Tété

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Tete et Tête.
Tété
Description de cette image, également commentée ci-après
Tété à Rennes en 2010.
Informations générales
Nom de naissance Niang Mahmoud Tété
Naissance (42 ans)
Dakar, Drapeau du Sénégal Sénégal
Activité principale Chanteur
Genre musical pop-folk, rock
Instruments Guitare
Labels Sony Music
Site officiel www.tete.tv

Niang Mahmoud Tété, dit Tété, né le à Dakar, est un chanteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Tété, né à Dakar, au Sénégal, le , de mère antillaise et de père sénégalais. Son prénom signifie « le guide » en wolof. En 1977, il déménage à Bordeaux pour migrer trois ans plus tard à Saint-Dizier, dans la Haute-Marne, dans l'est de la France. Il y passera une grande partie de sa jeunesse. Il est alors bercé par les grands jazzmen et la pop des Beatles qu'écoute sa mère. Il commence à pratiquer la musique à l’âge de 9 ans et s’inscrit dans une école de musique pour apprendre le solfège et le violon.

À 16 ans, il se retrouve quelque temps immobilisé par une jambe cassée. C’est alors qu’il joue de la guitare. Peu de temps lui suffit alors pour adopter l’instrument et créer ses premières compositions inspirées par Bob Dylan, Jimi Hendrix, Bob Marley, Lenny Kravitz mais aussi Serge Gainsbourg et Queen. Deux ans plus tard, il découvre Keziah Jones : c’est le détonateur.[réf. souhaitée] Cette révélation l’incite à se montrer au grand jour en chantant dans des bars.

Bac « éco » en poche, il choisit à la fac la filière scientifique de Nancy. Pendant ces quatre années d'études, Tété multiplie les expériences musicales. Il découvre le jeu collectif à travers le groupe Mohonese Be Honest avant de s’exercer en solo au Twin Peaks. Il y interprète ses références anglo-saxonnes ainsi que ses premières compositions en anglais puis en français. Il prend également des cours de chant.

Arrive alors, pour la plupart des gens, le moment de chercher du travail. Mais là n’est pas l’objectif de Tété qui préfère se mettre à jouer à plein temps, dans les rues et les bars nancéens et strasbourgeois.

Après l'est de la France, Tété décide de tenter sa chance à Paris à partir de 1998. C’est toujours en solo que ce guitariste autodidacte fait son chemin en écumant d'abord les cafés et les restaurants, jouant "au chapeau" pour gagner sa vie. Il se produit ensuite dans de petites salles parisiennes et de proche banlieue. La qualité de ses performances et l’efficacité du bouche à oreille lui constitue peu à peu un public grandissant. Il sort un EP 4 titres autoproduit en 1999 contenant certains titres comme « les envies », « le meilleur des mondes » et « Dodeline », qui figureront deux ans plus tard sur son premier album. La Fnac, intéressée, décide de le distribuer.

2000 est l’année importante de ce début de carrière. À 25 ans à peine, Tété est repéré par Epic, un label de Sony Music. Il s’entoure également de deux musiciens : Evymoon à la basse, rencontré dans l'est de la France, et du batteur Nicolas Picard, ami de longue date. Il multiplie les premières parties (M, Louise Attaque, Femi Kuti, Tryo…) et assure 115 concerts en un an, dont une participation remarquée aux Francofolies de La Rochelle. France Inter ne tarde pas à le programmer sur ses ondes. Le premier disque, Préambule, sort chez Epic en novembre 2000, annonciateur de l’album L'Air de rien en janvier 2001.

Il débute alors une nouvelle année riche en concerts (le batteur suisse Alberto Malo ayant préalablement remplacé Nicolas Picard), des affiches partagées avec entre autres Patrice et Sanseverino, de nombreux festivals et quelques dates au Québec lors de l'été. Un public grandissant, des journalistes charmés et une certaine reconnaissance du milieu professionnel, lui valent une première nomination aux Victoires de la Musique. Il joue pour la première fois À la faveur de l'automne, seul sur scène, au Rockschool Barbey de Bordeaux en octobre 2001. Ce morceau figurera sur l'album du même nom deux ans plus tard et deviendra son plus grand succès à ce jour.

Entre Paris et Montréal, 2002 est l’heure du retour à l’écriture tout en écoutant de nombreuses musiques : Nina Simone, M, Mathieu Boogaerts, Jacques Dutronc, Ryan Adams, Tom Waits, les Cardigans, Björk, des musiques 60’s et 70’s, du hip-hop, du classique, de la musique jamaïcaine… Sans oublier ses lectures : Sartre, Pennac, Kerouac, Salinger, Alphonse Allais, etc.[réf. souhaitée]

Après une petite année d’absence, de nouvelles chansons sont testées lors d’une mini tournée solo avant l’entrée en studio pour l’enregistrement du nouvel album À la faveur de l'automne. Cet album sort en octobre 2003 et devient disque d'or (plus de 100000 exemplaires vendus). Tété est nommé aux Victoires de la musique début 2004 dans la catégorie "album révélation de l'année", et achève cette même année par une série de concerts dans des salles plus importantes que celles qu'il fréquente jusqu'alors, dont le dernier, en décembre, au Zénith de Paris devant 6000 personnes.

L'année 2005 est consacrée à la scène, en solo, notamment lors de la tournée française "Urban Roots" avec le guitariste australien John Butler et le songwriter nord-américain Jude, qui passera par le Bataclan de Paris en avril. Tété termine l'année par une série de concerts au Japon (Nagoya, Osaka, Hiroshima et Tokyo), faisant salle comble à chaque fois.

En septembre 2006, Tété sort son quatrième album, Le Sacre des lemmings et autres contes de la lisière, et s'embarque pour une tournée d'un an. Il remplit quatre fois la salle parisienne l'Olympia, d'abord un soir en décembre 2006, puis trois d'affilée en avril et mai 2007. La tournée passe en outre par la scène Saint-Jean D'Acre des Francofolies de La Rochelle à l'été 2007. Le groupe est constitué de Bobby Jocky à la basse, David Abplanalp-Estimé puis David Aubaile aux claviers, Philippe Entressangle à la batterie ainsi que Dominique Larose et Cae-Joseph Massena aux choeurs. Au cours de cette tournée, après John Butler, le public français de Tété découvre un autre guitariste prodige australien, Jeff Lang, qui assurera la première partie des spectacles de nombreuses fois.

Tété achève, comme souvent, sa tournée en solo, à la fin de l'année 2007. Il retourne au Japon, où ses albums sont distribués par Meta Company, et fait à nouveau salles combles (2 soirs au Shibuya Club Quattro de Tokyo notamment).

À partir de l'été 2008, France 5 diffuse une série de 12 émissions documentaires, Tété où Dédé ? : Tété et le pianiste-compositeur André Manoukian prennent la route aux États-Unis à la rencontre des héritiers du jazz, du blues, du folk, du hip-hop et du rock. Les deux musiciens se rendent à New York, Miami, La Nouvelle-Orléans, San Francisco, rencontrent des artistes et expliquent chaque semaine les origines d'un style musical.

En 2009, Tété pose sa voix sur le premier album de Bensé, dans le titre Dans Ma Soucoupe, et teste ses futurs morceaux, seul, sur scène, lors d'une tournée baptisée "Labo solo". Il tourne également à l'étranger, en Afrique, en Amérique du Sud et aux États-Unis.

En 2010, il enregistre avec Joyce Jonathan la chanson Sur Mes Gardes (dans l'album du même nom), et sort son cinquième album, Le premier clair de l'aube, enregistré aux États-Unis sous la houlette de Steve Berlin (Los Lobos). Ce disque est le prélude à une tournée en trio avec le batteur Raphaël Chassin et l'ancien membre du groupe Paris Combo Mano Razanajato, puis Hugo Cechosz à la contrebasse. Le point d'orgue est une concert au Zénith de Paris à l'automne, avec de nombreux invités (outre Jeff Lang, qui assure également la première partie, Féfé et Abd Al Malik le rejoignent sur scène).

Il sort son sixième album studio début 2013, Nu là-bas, enregistré avec Raphaël Chassin à la batterie et Hugo Cechosz à la basse. La tournée qui suit incorpore en plus le guitariste François Lasserre, et marque un changement notable dans les concerts de Tété : à part sur les quelques morceaux qu'il interprète seul, il s'accompagne d'une guitare électrique.

En 2016, il collabore avec Leeroy, ex-membre du Saïan Supa Crew, pour la touchante et troublante ballade Capitaine Haddock sur l'album Noir Fluo de Leeroy. Il écrit également un titre pour le groupe Fréro Delavega. Il sort son septième opus en octobre, Les chroniques de Pierrot Lunaire, renouant avec une optique proche de ses débuts. La production est davantage centrée sur sa guitare acoustique et sa voix, auxquels s'ajoutent des arrangements plus minimalistes que sur ses précédents albums. Il est accompagné sur scène par le bassiste Thierry Fanfant, puis à nouveau par Hugo Cechosz.

Discographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

En 2014-2015, Tété participe à la série télévisée Hero Corp. Il y apparaît en tant que narrateur musicien. La même année, il apparait également en invité dans la série Cut !, où il joue le rôle de Théo, un sosie de Tété.

Dates diverses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nescop V. : « Tété en aparté », air le mag, n° 36, février 2013, p.  29

Liens externes[modifier | modifier le code]