Pierre Dunoyer de Segonzac

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Pierre Dunoyer de Segonzac
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Statue à Uriage-les-Bains
en l'honneur de Pierre Dunoyer de Segonzac.

Biographie
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Arme
Grade militaire
Général de brigade (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

Pierre Dominique Dunoyer de Segonzac (Toulon, 10 mars 1906 - Paris, 13 mars 1968), est un résistant et général de brigade français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Dominique Dunoyer de Segonzac naît le 10 mars 1908 à Toulon. Il est le fils de Charles Dunoyer de Segonzac, officier de marine, et d'Adèle Desvaux. Son enfance se déroule dans les différentes bases maritimes dans lesquelles est affecté son père : principalement Toulon et Lorient. Enfant, pendant la guerre de 1914-1918, il passe quelques années à Saint-Léonard-de-Noblat, dans le Limousin, où sa mère s'est installée, tandis que son père est engagé dans l'Atlantique puis en Méditerranée et en mer Noire.

Au début de la guerre de 1939-1945, à la tête de son escadron de chars du 4e régiment de cuirassiers, il combat près du Quesnoy un régiment de panzers appuyé par un régiment de fusiliers, et se bat jusqu'à l’armistice. Il devient ensuite le directeur de l'École des cadres d'Uriage, qu'il crée aussitôt après la défaite de 1940 avec l'appui du secrétariat à la Jeunesse du régime de Vichy. Résistant aux multiples pressions exercées par le régime, Dunoyer de Segonzac ménage à son école une grande autonomie qui lui permet d'en faire un lieu de réflexion, vivier de la Résistance.

À la fermeture de l'école par le gouvernement Laval à la fin de 1942, il entre dans la clandestinité et son équipe essaime dans de nombreux maquis (le Vercors, la région parisienne, la Bretagne, le Nord...). Au début du mois de février 1943, il entre en contact avec le capitaine Pommiès alors qu'il se trouve à Toulouse pour l'élaboration d'un service de renseignement et de contre-espionnage[1]. Par la suite, il prend lui-même le commandement des Forces françaises de l'intérieur (FFI) de la zone A du Tarn avec lesquelles il libère les villes de la région (Castres, Mazamet, Béziers). Constituant ses troupes en régiment, (le 12e Dragons), il prend Autun, entre dans Nevers pour y faire jonction avec la 1re armée du général de Lattre. Il entre en Allemagne après de très durs combats dans les Vosges.

Il est nommé général de brigade en 1959.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Pierre Dunoyer de Segonzac, Réflexions pour de jeunes chefs, École nationale des cadres, , 34 p. (présentation en ligne)
  • Pierre Dunoyer de Segonzac, Le Vieux Chef : mémoires et pages choisies, Paris, Éditions du Seuil, , 251 p. (présentation en ligne)

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le livre d'or de la Résistance dans le Sud-Ouest - Éditions Sud-Ouest », Dominique Lormier, 18 janvier 2011.