Villemaur-sur-Vanne

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Villemaur-sur-Vanne
Villemaur-sur-Vanne
Blason de Villemaur-sur-Vanne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Canton Aix-en-Othe
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Othe aixois
Commune Aix-Villemaur-Pâlis
Statut Commune déléguée
Maire délégué Philippe Prot
2014-2020
Code postal 10190
Code commune 10415
Démographie
Population 502 hab. (2013)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 26″ nord, 3° 43′ 45″ est
Altitude Min. 120 m
Max. 232 m
Superficie 19,65 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Aix-Villemaur-Pâlis
Localisation

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Villemaur-sur-Vanne est une commune déléguée d'Aix-Villemaur-Pâlis et une ancienne commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Vanne est un toponyme désignant un « retranchement construit dans une rivière pour fermer le passage aux poissons »[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Villemaur-sur-Vanne est une petite commune bâtie sur un ancien cimetière. Son précédent nom datant du XVIIe siècle s'écrivait VilleMort. Au Moyen Âge, une fosse commune était située à l'entrée du village afin de dissuader les fourbes d'y pénétrer. (Source : Archives communales de Villemaur-sur-Vanne)

Des auteurs se piquant de toponymie pensent que la terminaison en "-maur" signifie fonds marécageux; De fait, les villages de Vaumort (Yonne) et l'habitant de Fossemor (à Theil - Yonne) donnent du crédit à l'hypothèse.

Moyen Âge : la seigneurie indépendante[modifier | modifier le code]

Durant tout le XIIe siècle, le village est le siège d'une seigneurie qui dispose d'un certain relief. Il est situé sur la voie romaine de Sens à Troyes. Un chemin conduit directement à Joigny, comté qui intègre la vassalité du comté de Troyes dès l'année 1100. Ce chemin passe par Coulours où les Templiers (un ordre champenois) installent leur première commanderie, et par Rigny-le-Ferron, où les vicomtes de Joigny installent le siège de leur vaste seigneurie.

Un lignage possède la seigneurie durant tout le XIIe siècle. Son autorité est néanmoins cantonnée par d'autres seigneurs des environs : les Trainel à Pouy et Villeneuve-l'Archevêque; les de Mauny à Bagneaux, vassaux des Trainel; les vicomtes de Joigny à Rigny-le-Ferron ; l'évêque de Troyes à Aix-en-Othe; le sire de Marigny (cadet de la famille de Trainel) au Nord. La seigneurie sous la suzeraineté du comté de Troyes qui se fond dans le comté de Champagne à partir des années 1160.

Le premier titulaire connu est Manasses. En épousant Ermensent, veuve d'un vicomte de Sens, il portera courtement le titre vicomtal (de Sens) en 1103[2]. Il vit en 1125 et est peut-être décédé avant 1127. Il semble être le frère d'un Hilduin de Marolles (sur-Seine ?). Son fils puîné Manasses sera chanoine de Sens (1164) et archidiacre de Troyes (1131), mettant à profit la paix retrouvée après 1152 entre le domaine royal et la Champagne pour faire une carrière à cheval sur la frontière. Son fils aîné Eudes de Villemaur décède avant 1154. Sa veuve Hélie se remarie à Guillaume Le Roi maréchal de Champagne (1158).

Les seigneurs disposent d'un château à Villemaur. Deux familles de chevaliers sont vouées à sa garde : les le Louche et les le Chasseur. Une collégiale dotée de chanoines démontre la volonté de prestige de la famille.

À la fin du XIIe siècle, le lignage disparaît à la quatrième génération.

Moyen Âge : le domaine comtal[modifier | modifier le code]

La seigneurie entre dans le domaine comtal champenois vers 1195. Le comte choisit d'ériger Villemaur au rang de châtellenie. On lui rattache ainsi des fiefs dont les titulaires n'ont plus à se rendre à Troyes pour accomplir leur devoir féodal. De cette petite châtellenie dépendra la seigneurie de Marigny (propriété d'une branche de la famille de Trainel) ; le fief de la Mothe, à la sortie Nord de Rigny-le-Ferron[3]. Un prévôt comtal succède au prévôt seigneurial.

Villemaur, un village fortifié.

Moyen Âge : une héritière désintéressée[modifier | modifier le code]

À la fin du XIIIe siècle le comté de Champagne passe à la Couronne de France par le mariage de la comtesse Jeanne avec Philippe IV le Bel. En 1316, leur fils aîné le Roi Louis X le Hutin décède, rapidement suivi dans la tombe par son fils posthume Jean Ier.

Sa fille, Jeanne de France, est dépossédée de la couronne de France et de ses droits en Champagne-Brie par son oncle Philippe de Poitiers (Philippe V) : son tuteur et oncle, le duc de Bourgogne, puis son mari Philippe d'Evreux, lui font ménager par plusieurs traités passés avec Philippe V, Charles IV et Philippe VI, un dédommagement financier sous forme de rentes et assignations[4]. À cette occasion, on découvre l'existence de forges, sans doute alimentées en combustible et en minerai par la forêt d'Othe voisine[5]. Aux XVe-XVIe siècles, Villemaur forme avec Isle, Chaource, Maraye, Payns, un groupe de châtellenies constituant un groupe féodal aux mains des ducs de Bourgogne, notamment la duchesse Marguerite, puis leurs descendants comtes ou ducs de Nevers (voir l'origine de ce fief aux articles Chaource et Isles).

Aux XVIIe-XVIIIe siècles, Villemaur forme avec Saint-Liébault le duché de Villemaur pour le chancelier Séguier, puis le duché d'Estissac pour les descendants du chancelier membres de la famille de La Rochefoucauld-d'Estissac.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Villemaur-sur-vanne.svg

Les armes parlantes de la ville se blasonnent ainsi :

d’argent aux trois têtes de maure de sable, tortillées d’argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 M. Gérard Caillat    
mars 2008 2016 M. Philippe Prot[6] DVD Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 502 habitants, en augmentation de 2,45 % par rapport à 2008 (Aube : 1,56 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
511526537538651709801786843
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
867877939912967927868864797
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
720669649586593614616530548
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
506488442384381424490502-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (23,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50 % contre 48,7 % au niveau national et 48,7 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 50 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,7 %, 15 à 29 ans = 9,4 %, 30 à 44 ans = 26,1 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 20,8 %) ;
  • 50 % de femmes (0 à 14 ans = 20,8 %, 15 à 29 ans = 13,1 %, 30 à 44 ans = 21,6 %, 45 à 59 ans = 22 %, plus de 60 ans = 22,5 %).
Pyramide des âges à Villemaur-sur-Vanne en 2008 en pourcentage[11]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,4 
9,0 
75 à 89 ans
9,4 
11,8 
60 à 74 ans
12,7 
20,0 
45 à 59 ans
22,0 
26,1 
30 à 44 ans
21,6 
9,4 
15 à 29 ans
13,1 
23,7 
0 à 14 ans
20,8 
Pyramide des âges du département de l'Aube en 2008 en pourcentage[12].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
6,5 
75 à 89 ans
10,3 
13,7 
60 à 74 ans
14,3 
21,2 
45 à 59 ans
20,6 
20,2 
30 à 44 ans
19,1 
19,0 
15 à 29 ans
17,1 
19,1 
0 à 14 ans
17,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Villemaur-sur-Vanne compte trois édifices protégés comme monuments historiques :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Famille de Villemor. Cette famille de la bourgeoisie troyenne, connue depuis le début du XVIe siècle, s'élève socialement pour s'agréger à la noblesse sous Louis XIII.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1109 - (ISBN 2600001336).
  2. Étienne Meunier. La succession de la vicomté de Sens. Le partage entre les seigneur de Vallery et ceux de Chaumont, CSGY, XIX, 2013
  3. À ne pas confondre avec le château de Rigny-le-Ferron situé pour sa part à l'Ouest du bourg, en bordure du rû. Ce fief s'étend sur une rue Nord-Sud du village.
  4. « Les finances de la Champagne aux XIII-XIVe siècles, par André Lefèvre, p. 409-447, notamment p. 425 », sur Persée ; Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, 1858, vol. 19, n° 1
  5. « Les forges champenoises de la comtesse de Flandre, p. 747-7777, par Philippe Braunstein », sur Persée ; Les Annales 1987, vol. 42, n° 4
  6. Site officiel de la préfecture de l‘Aube
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .
  11. « Évolution et structure de la population à Villemaur-sur-Vanne en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 12 février 2012).
  12. « Résultats du recensement de la population de l'Aube en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 12 février 2012)
  13. « Eglise », notice no PA00078302, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. http://www.lest-eclair.fr/article/culture-et-loisirs/le-pays-dothe-se-decouvre-deglises-en-villages « Copie archivée » (version du 30 décembre 2014 sur l'Internet Archive)
  15. « Polissoir dit de la Pierre aux dix doigts », notice no PA00125381, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Pont enjambant la Vanne », notice no PA00078303, base Mérimée, ministère français de la Culture