Famille de Créquy

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Famille de Créquy
Image illustrative de l'article Famille de Créquy
Armes

Blasonnement D'or au créquier de gueules.
Devise « Qui s'y frotte, s'y pique »
Période XIe siècle - 1801
Fiefs tenus Créquy, Pas-de-Calais
Fonction(s) militaire(s) 2 maréchaux de France
Fonction(s) ecclésiastique(s) 2 évêques de Nantes
1 évêque d'Amiens
1 cardinal

La famille de Créquy (olim de Créqui) est une ancienne famille noble originaire de l'Artois qui prend son nom de la localité de Créquy, dans le Pas-de-Calais. Cette famille éteinte en 1801[1] était connue depuis le Xe siècle et a une filiation prouvée depuis Baudoin, sire de Créqui, vivant en 1209[1] [2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Arnoul, sire de Créquy, dit « le Vieil » ou « le Barbu », mort en 897 serait à l'origine de cette famille, cependant cette affirmation est vivement contestée, et la première trace fiable remonte à 986 avec la fondation par un certain Ramelin de Créqui de l'abbaye de Ruisseauville.

On ne peut considérer la filiation prouvée de la famille de Créquy que depuis Baudoin, sire de Créqui, vivant en 1209, marié à Marguerite de Saint-Omer[1].

Branches[modifier | modifier le code]

La famille de Créquy se divisa en de nombreuses branches toutes éteintes dont les principales étaient :

  • La branche de Fressin, éteinte en 1574 avec Antoine de Créquy, cardinal[1].
  • la branche des comtes de Créquy-Bernieulles éteinte en 1702[1].
  • La branche des seigneurs de Frohard et de Canaples, éteinte au XVIIIe siècle avec Jean-Antoine de Créquy, chevalier, baron de Frohard, dit le comte de Canaples[1].
  • La branche de Créqui-Hermont, éteinte avec Charles-Marie de Créquy, marquis de Créquy, décédé en 1801 dernier de sa famille[1].

Une branche de la famille de Créquy éteinte en 1413 prit le nom de la terre de Heilly[2].

Après l'extinction en 1801 de la famille de Créquy, son nom a été relevé par la famille de Beaucorps, autorisée à ajouter « Créqui » à son nom par ordonnance du 11 octobre 1815 et décisions de la Chancellerie du 12 aôut 1885 et 1er juin 1907[3].

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Baudouin I sire de Créqui et de Fressin, trouvé en 1007, baron en Artois, à qui on attribue la devise Nul ne s'y frotte et le cri de guerre À Créquy le grand baron. Il épousa Marguerite de Louvain.
  • Gérard de Créqui, chevalier croisé en 1096, dont les armes figurent à la Salle des Croisades du Palais de Versailles.
  • Raoul de Créqui qui épousa Mahaut de Craon juste avant son départ pour la deuxième croisade (1146-1147) avec Louis VII le Jeune. Raoul fut fait prisonnier à la bataille de Laodicée, et sa femme Mahaut, le croyant mort allait épouser le sire de Renty que Raoul trouva dans ses domaines à son retour. Il se fit reconnaître de son épouse grâce au demi-anneau nuptial qu'il avait emporté, d'où La Romance du sire de Créqui en cent sept quatrains. Il mourut en 1181.
  • Henri de Créquy, mort au siège de Damiette en 1240 ;
  • Jean V de Créquy, qui fut au service du duc de Bourgogne Philippe III le Bon. Il prit part à la défense de Paris contre Jeanne d'Arc en 1429, et fut ambassadeur d'Aragon et de France ;
  • Antoine de Créquy, petit-fils du précédent, était un des capitaines de François Ier, et décéda dans un accident au siège d'Hesdin en 1523 ;
  • Jean VIII, sire de Créquy, prince de Poix, seigneur de Canaples (décédé en 1555)
  • Antoine de Créquy, fils du précédent, (1535-1574), évêque de Nantes (1552) puis d'Amiens (1561), dit le cardinal de Saint-Triphon (créé cardinal le 11 mars 1565).

Armes[modifier | modifier le code]

« D'or au créquier de gueules »

Alliances[modifier | modifier le code]

Les principales alliances de la famille de Créquy sont : de Louvain, de Saint-pol, de Hainaut, de Craon, de Saint-Omer, de Picquigny, d'Heilly, de Beauvais, de Haverskerke, de Roye, de La Tour-Boulogne, de Rubempré, de Soissons, d'Acigné, de Lannoy, de Guisancourt, de Rouvroy Saint-Simon, de Gouffier, de Vieuxpont, de Bourbon-Vendôme, Le Fevre de Caumartin, de Manneville, d'Auxy, de Mannay, d'Humières, de Laval, Le Roy, Vignier, de Rohan etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome III, page 106.
  2. a et b Anselme de Sainte-Marie, Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, tome VI, 1730, pages 777 à 806.
  3. E. de Séréville et F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, 1975, page 159.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]