Puiseux-Pontoise

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Puiseux-Pontoise
Image illustrative de l'article Puiseux-Pontoise
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Cergy-1
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise
Maire
Mandat
Thierry Thomassin
2014-2020
Code postal 95650
Code commune 95510
Démographie
Gentilé Puiséens, Puiséennes
Population
municipale
406 hab. (2014)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 03′ 00″ nord, 2° 01′ 00″ est
Altitude 100 m (min. : 40 m) (max. : 116 m)
Superficie 5,64 km2
Localisation

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Puiseux-Pontoise

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Puiseux-Pontoise

Puiseux-Pontoise est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Puiseux-Pontoise est la moins peuplée de l'agglomération de Cergy-Pontoise, avec 422 habitants. Elle se situe à environ 30 km au nord-ouest de Paris.

Communes limitrophes de Puiseux-Pontoise[1]
Courcelles-sur-Viosne Montgeroult Boissy-l'Aillerie
Sagy Puiseux-Pontoise[1] Osny
Courdimanche Cergy

La commune accueille sur son territoire le cimetière intercommunal de Cergy-Pontoise.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Puiseux-Pontoise provient du latin puteolum, puits[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Situé sur la chaussée Jules-César, voie romaine de Lutèce à Lillebonne (près du Havre), une petite agglomération se développe, sa population servant probablement de relais, avec quelques fermes. Son activité reste essentiellement agricole, et ce jusqu'au XIXe siècle.

Une petite activité industrielle s'y développe alors : une distillerie d'alcool de betterave qui n'a disparu que récemment, et une importante briqueterie, reconvertie de nos jours en fabrique de matériaux de construction.

Pendant la guerre de Cent Ans, en 1433, les godons prennent pillent et brûlent Puiseux, Courdimanche et Vauréal.

L'ancienne cour de l'église a été reconvertie en zone d'activité artisanale et de bureaux. Au premier plan, portail en fer ouvert ; à gauche, vieux bâtiment, fenêtres modernes entourées de glycine ; en face bâtiment ancien d'un étage, avec église en arrière-plan, à gauche bâtiment en biais
Zone d'activité de la cour de l'église.

Au début de la Première Guerre mondiale, en 1914 une batterie de DCA était installée à Puiseux. Mais son évolution radicale arrive durant les années 1960 : en effet, le village est intégré à la ville nouvelle en construction de Cergy-Pontoise. Le village et ses deux hameaux (la Briqueterie et la Jardinerie) ont été pris dans la dynamique de la ville nouvelle essentiellement à la fin des années 1980. Les terres agricoles ont en majorité disparu, la population n'est plus totalement rurale, des équipements publics ont surgi de terre. Les grands travaux entrepris dès cette époque (réfection totale du réseau d'eau potable et d'assainissement, enfouissement des lignes électriques et téléphoniques, lancement des programmes de lotissements) ont permis de transformer « en douceur » la commune, qui reste un village tout en bénéficiant des équipements destinés à la population : un stade, une nouvelle école de trois classes, une mairie agrandie avec sa salle du conseil, une salle des fêtes.

Cette transformation de la commune s'est faite avec le concours du SAN pour la construction des équipements, et avec celui de l'EPA pour implanter quelques activités économiques et leurs emplois correspondants ; les activités nouvelles sont aujourd'hui partagées entre les activités industrielles, commerciales, de services et artisanales, créant ainsi un bon équilibre. Cette profonde mutation du village s'est faite avec la coopération d'une large majorité de la population, qui reste attachée aux racines de la commune tout en vivant bien son intégration dans l'agglomération de Cergy-Pontoise.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Cergy-pontoise dans le département du Val-d'Oise.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[2], la commune faisait partie du département de la Seine-et-Oise. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais au Val-d'Oise et son arrondissement de Pontoise après un transfert administratif effectif le .

La commune faisait partie depuis 1793 du canton de Pontoise. Celui-ci est scindé en 1976 et la Puiseux-Pontoise est rattaché au nouveau canton d'Osny. Une nouvelle modification intervient en 1985 et la commune intègre le canton de Cergy-Nord. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Cergy-1.

La commune fait partie du ressort du tribunal d'instance, de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[3],[4].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise, gérée par la Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[5]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1925   M. L. Thomassin[6]    
Les données manquantes sont à compléter.
1971 2001 Jean-Gérard Thomassin[7]   Maraîcher
mars 2001 En cours Thierry Thomassin   Maraîcher[8]
Fils du précédent
Réélu pour le mandat 2014-2020[9]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 406 habitants, en diminution de -14,16 % par rapport à 2009 (Val-d'Oise : 3,04 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
198 188 210 173 146 135 138 142 155
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
162 187 171 182 189 190 223 240 244
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
278 270 277 253 265 323 310 224 341
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
307 366 330 282 175 422 474 422 406
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques
Église Saint-Pierre par beau temps, hortensias à droite au premier plan
Église Saint-Pierre.
Croix de cimetière.

Puiseux-Pontoise compte deux monuments historiques sur son territoire :

  • Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, rue de l'Église (inscrite monument historique par arrêté du 3 février 1966[14]) : Sa fondation est antérieure au XIIe siècle, et sa nef d'origine, très simple est basse, a subsisté jusqu'en 1895. Grâce à la générosité de la famille Thomassin, elle a été substituée à une nef néo-gothique avec bas-côtés et chapelles, qui a été bénite en 1898. Au moins son vaisseau central imite bien le style gothique en vigueur pendant la première moitié du règne de saint Louis, qui est celui du transept des années 1230. Ses croisillons étaient d'emblée conçus pour se raccorder à des bas-côtés, mais ne communiquaient avec la nef que par des passages provisoires. En s'ouvrant largement sur le transept, la construction néo-gothique met enfin en valeur les parties anciennes de l'église, et forme avec eux un espace presque homogène. Sans toucher aux colonnettes à chapiteaux anciennes, la croisée du transept et le croisillon nord ont été revoûtés à la période flamboyante, au début du XVIe siècle, et les délicats réseaux des fenêtres des croisillons datent de cette époque, ainsi que le clocher en bâtière qui s'élève au-dessus de la croisée du transept.
Son style est assez insipide comparé à la plupart des autres clochers du Vexin français. La partie la plus ancienne de l'église est le petit chœur rectangulaire au chevet plat. Extrêmement austère à l'extérieur, il se distingue néanmoins par une belle petite voûte à six branches d'ogives des années 1190 / 1210, qui constitue une curiosité archéologique : ce type de voûte est habituellement réservé aux grandes églises[15].
  • Croix de cimetière (classée monument historique par arrêté du 15 juin 1938[16]) : Seuls le grand socle carré et la base du fût remontent au XIIIe siècle. À en juger d'après cette base, le fût actuel remplace certainement une colonnette à chapiteau assez mince. Il a été refait au XVIIe ou XVIIIe siècle, ainsi que la croix[17].
Autres éléments du patrimoine

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Puiseux-Pontoise sur Géoportail.
  2. Journal Officiel, Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
  3. Site du conseil général - Administration du Val-d'Oise
  4. Ministère de la Justice - Conseil départemental de l'accès au droit du Val-d'Oise
  5. « Les maires de Puiseux-Pontoise », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 13 octobre 2015).
  6. « Puiseux-Pontoise, de la ferme à l’agglo : De générations en générations, les Thomassin ont presque toujours présidé aux destinées de Puiseux-Pontoise », Cergy, ma ville - Le magazine de la ville de Cergy, no 117,‎ , p. 14 (lire en ligne [PDF]).
  7. Élie Julien, « ean Thomassin, maire de Puiseux-Pontoise pendant 30 ans, est décédé », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne) « Jean Thomassin était « un amoureux de la vie locale, il a participé à la création de la ville nouvelle, il voulait rendre service aux habitants », continue son fils. « Être maire, dans la famille, ce n’est pas un choix mais une fonction. Il est resté mon conseiller municipal et élu de l’agglomération jusqu’en 2007. »Né le 10 juin 1928, deuxième d’une fratrie de quatre, Jean Thomassin était malade depuis plusieurs années. Ce paysan était connu des habitants de l’agglomération pour avoir lancé, en 1976, le premier champ de fraises en cueillette libre ».
  8. Caroline Braud, « Redécouvrez la cueillette des fraises », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  9. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, Préfecture du Val-d'Oise, (consulté le 9 octobre 2015).
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. « Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul », notice no PA00080180, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. Louis Régnier, Excursions archéologiques dans le Vexin français, première série : Puiseux, Évreux, Imprimerie de l'Eure, , 278 p. (lire en ligne), p. 185-194.
  16. « Croix de cimetière », notice no PA00080179, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. Régnier 1922, op. cit., p. 194-195.