Boisemont (Val-d'Oise)

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Boisemont
Boisemont (Val-d'Oise)
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Intercommunalité CA de Cergy-Pontoise
Maire
Mandat
Stéphanie Savill
2020-2026
Code postal 95000
Code commune 95074
Démographie
Gentilé Boisemontais
Population
municipale
782 hab. (2018 en augmentation de 1,16 % par rapport à 2013)
Densité 282 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 01′ 00″ nord, 2° 00′ 00″ est
Altitude 150 m
Min. 99 m
Max. 191 m
Superficie 2,77 km2
Type Commune urbaine
Aire d'attraction Paris
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Cergy-2
Législatives 10e circonscription du Val-d'Oise
Localisation
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Boisemont
Liens
Site web https://ville-boisemont.fr

Boisemont est une commune française située dans le département du Val-d'Oise, en région Île-de-France. C'est l'une des treize communes de la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise.

Ses habitants sont appelés les Boisemontais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Boisemont est un village périurbain du Vexin français situé sur les hauteurs de l'Hautil, dans l'un des méandres de la Seine, limitrophe du département des Yvelines, dans un environnement boisé (bois de la Porte-Neuve, de la Hutte, de Boisemont). Il se trouve à 5 km au sud-ouest de Cergy, à 31 km au sud-ouest de Paris et à 21 km au nord-est de Mantes-la-Jolie.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe de Jouy-le-Moutier, Menucourt, Courdimanche et Vauréal dans le département du Val-d'Oise ainsi que Triel-sur-Seine et Vaux-sur-Seine dans le département voisin des Yvelines.

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Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Boisemont est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[5],[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Boissemont en 1193[7] ou 1194[8], Beusemont en 1357[9].

Il s'agit d'une formation médiévale en -mont « hauteur, colline », dont le premier élément Boise- représente le nom de personne germanique Bosso, tombé dans l'attraction du français bois[8], compris donc comme « hauteur, colline boisée ».

Remarque : l'homonymie avec Boisemont (Eure, Bosemont 1156, Beusemont XIIIe siècle[10]) n'est qu'apparente et partielle, car Boise- n'y représente pas le nom de personne germanique Bosso, mais la forme plus fréquente Boso[10], à laquelle se superpose le nom de personne norrois Bósi[11] cf. Beuzeville, Beuzebosc et Beuzemouchel

Histoire[modifier | modifier le code]

Les versants de l'Hautil sont occupés dès la préhistoire comme l'attestent les découvertes de silex taillés.

Le un orage causa de gros dégâts à Neuville, et dévasta Jouy-le-Moutier, Vauréal, Boisemont, Courdimanche, Osny, Cergy, Puiseux, et Pontoise.

Village d'agriculteurs, de tuiliers ou de cercliers jusqu'au XIXe siècle, Boisemont a connu un début de développement démographique en 1911 avec la construction d'un premier lotissement sur le plateau de l'Hautil. D'abord intégré à sa création à la ville nouvelle de Cergy-Pontoise, le village l'a quitté volontairement en 1984, ayant souhaité conserver son caractère rural.

La commune a fait l'acquisition et a restauré le château de Boisemont ainsi que son parc arboré de deux hectares en l'an 2000.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[12], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement de Pontoise après un transfert administratif effectif au .

Elle faisait partie de 1793 à 1976 du canton de Pontoise de Seine-et-Oise puis du Val-d'Oise. En 1976, elle est rattachée au canton de Cergy, puis, en 1985, le canton de l'Hautil[13]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune est membre depuis 2014 du canton de Pontoise

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la dixième circonscription du Val-d'Oise.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Boisemont , ayant obtenu l'assurance de conserver la spécificité de son caractère rural[14]. a adhéré en 2005 à la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2001 et auquel la commune a donc transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1914 Maurice Fouquet[Note 3]   Soldat au 272e régiment d'infanterie tué, disparu au combat à Saint-Hubert le 4 octobre 1914[15],[16]
Mort pour la France
Les données manquantes sont à compléter.
1977 mai 2020[17] Jean Claude Wanner SE  
mai 2020[18] En cours
(au 3 février 2021[19])
Stéphanie Savill   Directrice des solidarités en mairie d’Éragny-sur-Oise

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[21].

En 2018, la commune comptait 782 habitants[Note 4], en augmentation de 1,16 % par rapport à 2013 (Val-d'Oise : +3,67 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
181177208185214220220226227
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
223264233230218217210205153
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
169174198151199185175170244
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
298336382464598690700747769
2018 - - - - - - - -
782--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

En 2020, la commune dispose d'une école[14].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Une brocante est organisée chaque 1er dimanche de septembre[14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Madeleine.
Château de Boisemont.

La commune est classée en zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager[14].

  • Église Sainte-Madeleine, rue de l'Église : construit pour l'essentiel en 1732, tout en conservant au chœur des vestiges d'une chapelle primitive du XIIe siècle, c'est un petit édifice à nef unique, sans transept, qui rappelle la mémoire de sa fondatrice, châtelaine de Boisemont : Marie-Madeleine Bellanger, épouse de Pierre Dupré de Saint-Maur (1697-1765), conseiller au Parlement de Paris.
    L'on constate deux parties distinctes, la nef de trois travées et le chœur carré au chevet plat de deux travées. La façade occidentale, assez austère, possède la porte en anse de panier surmontée par une baie de la même forme. En dessus du pignon, s'élève le clocher en charpente avec sa flèche octogonale couverte d'ardoise. Les fenêtres des façades latérales sont plein cintre. Comme particularité, le balcon à l'extrémité ouest de la nef est accessible par un escalier extérieur. L'église a fait l'objet d'une restauration au XIXe siècle, entraînant certaines modifications et retouches. Une dernière restauration a lieu pendant les années 1990[23]
  • Lavoir au Clerc, Grande-Rue : Petit lavoir couvert, dont le bassin est cerné de murs de trois côtés. Les espaces dédiés aux lavandières à gauche et à droite du bassin rectangulaire sont protégés par deux toits en appentis se faisant face, sans prendre appui sur des piliers. Construit vers 1819/20, le lavoir a été rebâti en 1898. Boisemont possédait deux autres lavoirs plus petits, aujourd'hui disparus. Un règlement municipal fixait toutefois les jours d'utilisation, de sorte que les lavoirs ne pouvaient être utilisés que par roulement. La commune voulait ainsi assurer que suffisamment d'eau pour l'extinction d'éventuels incendies soit disponible[23].
  • Château de Boisemont, rue de la Ferme : Il s'agit du logis cossu d'une ferme, bâti au XIXe siècle en brique rouge et pierre de taille. De seulement cinq travées, la façade principale est agrémentée de nombreux détails, comme des gables au-dessus de la première et dernière travée, qui sont également cantonnées de pilastres, ou une lucarne au centre. Sa fenêtre, tout comme celles du rez-de-chaussée, sont surmontées de petits frontons triangulaires. Les fenêtres de l'unique étage sont en anse de panier. L'ancienne ferme seigneuriale s'est presque entièrement conservée. Elle se compose de trois corps de bâtiments des XVIe et XVIIe siècles, disposés autour d'une cour triangulaire. Le surnom de ferme rose vient du crépi qui couvre les façades depuis 1876. La ferme comporte également un colombier cylindrique du XVIe siècle, et une grange partiellement en colombages de la même époque[23].
  • « Ferme rose », l'une des rares constructions du secteur à avoir conservé ses enduits roses[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Dupré de Saint-Maur (1697-1765), conseiller au Parlement de Paris, et son épouse Marie-Madeleine Bellanger. Leur fille, Colombe-Madeleine Dupré de saint-Maur, épousa le chevalier Jean-Louis Garnier des Garets, seigneur d'Ars en Dombes, chevalier de Saint-Louis.
  • Lyli Herse (1928-2018), huit fois championne de France de cyclisme sur route entre 1956 et 1967 puis cheffe d'entreprise, vivait à Oisemont avant sa mort[24].

Boisemont au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Vigoureux (Claude), "Une famille aux Temps modernes : les Garnier des Garets". Mémoire de maîtrise, Université Lyon III Jean-Moulin, 1989.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Boisemont », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Une rue de la commune porte son nom
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Communes limitrophes de Boisemont » sur Géoportail..
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Paris », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  8. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz, Genève, p. 916, no 16280 (lire en ligne) [1]
  9. ibidem
  10. a et b François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154).
  11. Dominique Fournier, « Beuzeville-au-Plain », in WIKIMANCHE (lire en ligne) [2]
  12. Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 162 du 12 juillet 1964, p. 6204–6209, fac-similé sur Légifrance.
  13. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. a b c d et e « Boisemont », Les 13 communes, sur https://www.cergypontoise.fr (consulté le ).
  15. Maurice Clément FOUQUET sur Mémoire des Hommes
  16. La ferme Saint-Hubert était située dans la Marne sur la commune de Vienne-le-Château secteur de Massiges, bois d'Hauzy. Il est porté disparu lors « arrosage par les obus de 150,de 105 et de 77 de campagne de l'armée allemande » (Voir JMO)
  17. Julie Ménard, « Boisemont : maire depuis 1977, Jean-Claude Wanner ne se représentera pas en 2020 : Il en est à son septième mandat. L’élu de 84 ans fait partie des plus anciens maires du département », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ) « À 84 ans, le maire (SE) de Boisemont, village de 768 âmes, ne compte pas se relancer dans la course aux élections municipales de 2020 (...) C’est sous son impulsion que les habitations du village ont toutes été raccordées à un réseau d’assainissement d’eau au début des années 1980. C’est aussi lui qui a fait construire une école maternelle en 1987, aménager un parc paysager en 1990 et fait restaurer le château en 1999 ».
  18. « Installation du nouveau conseil municipal », sur https://ville-boisemont.fr (consulté le ).
  19. Jérôme Cavaretta, « Val-d'Oise. Boisemont. Stéphanie Savill « n'a pas changé » : Élue maire de Boisemont en mars dernier, Stéphanie Savill a pris la succession de Jean-Claude Wanner, maire de la petite commune de l'agglo pendant 43 ans », La Gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne)
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  23. a b et c Véronique Daver et Hautem Bali, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Boisemont », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ , p. 359-361 (ISBN 2-84234-056-6).
  24. Julien Ducouret, « Lyli Herse, disparition d’une championne cycliste du Val-d'Oise : Huit fois championne de France sur route entre 1956 et 1967, Lyli Herse est décédée peu avant ses 90 ans à Osny », La Gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ).