Bailly (Yvelines)

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Bailly
Bailly (Yvelines)
L'hôtel de ville.
Blason de Bailly
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Versailles
Intercommunalité Communauté d'agglomération Versailles Grand Parc
Maire
Mandat
Jacques Alexis
2020-2026
Code postal 78870
Code commune 78043
Démographie
Gentilé Baillacois
Population
municipale
3 733 hab. (2019 en diminution de 3,94 % par rapport à 2013)
Densité 572 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 32″ nord, 2° 04′ 42″ est
Altitude Min. 92 m
Max. 182 m
Superficie 6,53 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Noisy-le-Roi
(banlieue)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Chesnay-Rocquencourt
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Bailly
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Bailly
Liens
Site web mairie-bailly.fr

Bailly est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Bailly dans les Yvelines.
Locator Dot.png
Ancien panneau d'entrée.

Localisation[modifier | modifier le code]

Bailly est située dans la plaine de Versailles en bordure de la forêt de Marly à 8 km par la route du centre de Versailles.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Elle est limitrophe des communes de Marly-le-Roi au nord, Louveciennes au nord-est par les voies forestières, Le Chesnay-Rocquencourt à l'est, Versailles au sud-est, Saint-Cyr-l'École au sud, Fontenay-le-Fleury au sud-ouest, Noisy-le-Roi à l'ouest et L'Étang-la-Ville au nord-ouest sur environ 200 m.

Bailly est relié aux jardins du château de Versailles au sud-est de la ville. C'est une ville bourgeoise de l'Ouest parisien où se regroupaient beaucoup d'anciennes familles nobles et qui avec les générations sont pour la plupart restées.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes 17, 17S, 41, 71, 75, 76 et 77 de l'établissement Transdev d'Ecquevilly et par la ligne 27 de la société de transports Courriers de Seine-et-Oise.

La ville était autrefois desservie par la ligne de la Grande Ceinture à la gare éponyme. La halte ferma ses portes en 1939 par manque de rentabilité. La gare devrait rouvrir en 2022 sur la ligne de Tram Express Ouest ou T13 Express qui relierait alors Saint-Germain-en-Laye à Saint-Cyr.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bailly est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Noisy-le-Roi, une agglomération intra-départementale regroupant 3 communes[4] et 16 182 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[7],[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Bataliacum [Quand ?][9], Balliacum en 1351[10], Baalliacum[11], Ballietum[11], Baalle en 1207, Baalei à l'époque romane, puis Baali[11], Bailly Val de Gallye en 1559[12] et entre 1649 et 1659[13].

Bailly est un toponyme, fort répandu en France, soit seul, soit précédé d'un article, soit suivi d'un autre nom, il est mentionné dans 17 départements et désigne environ 40 localités, peut dériver du gaulois, du vieux français baile « enclos », du latin Baillium, dû à l'existence d'un fort à l’époque gallo-romaine, un vicus formé en rectangle autour de la villa d’un dignitaire ayant la fonction de bailli[Note 3], employé comme sobriquet, de l’anthroponyme Batallius auquel est ajouté le suffixe -acum[14], de localisation et de propriété.

Homonymie avec Bailly (Oise).

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune, longtemps restée rurale, se développe dans les années 1960 avec la création de grands ensembles résidentiels comme Harmony Ouest.[15] Proche de Paris par le Triangle de Rocquencourt, elle est affectée par le phénomène de rurbanisation.

Il y a eu pendant longtemps un château seigneurial maintenant détruit.

Le , les gardiens de la paix de la préfecture de police de Paris, Louis Huet et Raymond Rodon, déguisés en sapeurs-pompiers et venant à bicyclette à la rencontre des troupes américaines signalées dans la région, sont capturés et exécutés à l'entrée du village par les nazis.

Le , Georges Blandon, venu désamorcer les bombes destinées à faire sauter le fort du Trou-d'Enfer, est fusillé par les SS.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1958 Georges Laureau    
1958 1977 A. Léauthaud    
mars 1977 juin 1995 Colette Le Moal DVD puis UDF Retraitée, maire honoraire (2001)
Conseillère générale de Saint-Nom-la-Bretèche (1994 → 2008)
Députée suppléante
juin 1995 mars 2008 Jean-Marie Convain DVD Retraité, maire honoraire
mars 2008 juillet 2020 Claude Jamati UMP-LR Retraité
Vice-président de la CA Versailles Grand Parc (2011 → 2020)
juillet 2020 En cours Jacques Alexis DVD Cadre retraité, ancien adjoint
13e vice-président de la CA Versailles Grand Parc (2020 → )

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17].

En 2019, la commune comptait 3 733 habitants[Note 4], en diminution de 3,94 % par rapport à 2013 (Yvelines : +2,1 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
442421449406383404346352384
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
367380381372375383412384367
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
369332356403415478426445635
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
6551 1911 8853 6794 1454 0944 0223 9753 886
2018 2019 - - - - - - -
3 6153 733-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 32,8 %, soit en dessous de la moyenne départementale (38,0 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 29,5 % la même année, alors qu'il est de 21,7 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 716 hommes pour 1 899 femmes, soit un taux de 52,53 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,32 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[20]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
0,5 
9,3 
75-89 ans
10,2 
18,3 
60-74 ans
20,0 
21,4 
45-59 ans
22,6 
16,1 
30-44 ans
15,3 
13,0 
15-29 ans
13,3 
21,3 
0-14 ans
18,2 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2018 en pourcentage[21]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
1,3 
5,7 
75-89 ans
7,7 
13,4 
60-74 ans
14,5 
20,6 
45-59 ans
20,3 
19,8 
30-44 ans
19,9 
18,4 
15-29 ans
17 
21,5 
0-14 ans
19,4 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Avec la commune de Noisy-le-Roi, Bailly partage le collège de La Quintinye.

Elle compte aussi le seul lycée Montessori de France, dénommé « Athéna ». Cet établissement hors contrat a été créé en 1991. Il accueille des élèves de la maternelle au baccalauréat, 165 en 2021[22].

L'école primaire de Bailly, après rénovation.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

L'association Bailly Art Culture (BAC) organise de nombreuses manifestations (expositions, concerts…) originales et toujours très suivies.

Sports[modifier | modifier le code]

Avec la commune de Noisy-le-Roi, Bailly partage des structures sportives (via l'organisme SIBANO).

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi et activités[modifier | modifier le code]

Au recensement de 1999, la commune comptait 1 006 emplois, dont 51,3 % féminins. La proportion de salariés représentait 89,2 % de l'emploi total.

Ces emplois se répartissaient principalement dans le secteur tertiaire avec 886 emplois, soit 88,1 % du total, dont 22,2 % dans les services aux entreprises et aux particuliers et 10,9 dans le commerce. L'agriculture regroupait 7,1 % des emplois, l'industrie 4,1 % et la construction 0,8 %[23].

La population active comptait 1 867 personnes, soit un taux d'activité de 58,8 %. Parmi celles-ci, 1 737 avaient un emploi et 126 étaient en chômage, soit un taux de chômage de 6,7 %[24], inférieur au taux national (12,8 %) et à la moyenne départementale (8,7 %). Cette population active est en très légère diminution, - 0,5 % entre 1990 et 1999. Dans la même période, le nombre de chômeurs augmentait de 75 %.

Parmi les personnes ayant un emploi, seulement 178 (10,2 %) travaillaient dans la commune, chiffre en baisse de 31,3 % par rapport à 1990, tandis que 89,8 % travaillaient à l'extérieur de la commune, 688 (39,6 %) dans les Yvelines et 871 (50,1 %) dans les départements voisins. Les transports domicile-travail se faisaient très majoritairement (72,6 %) en voitures particulières.

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

  • Château Louis XIII (propriété de la Société philanthropique/fondation Stern pour la rééducation d'enfants paralytiques).
  • Tour du télégraphe Chappe.
  • Table royale.
  • Anciennes batteries militaires de 1870.
  • Église Saint-Sulpice classique des XIIIe et XVIIe siècles.
  • Calvaire qui aurait été consacré par saint Vincent-de-Paul.
  • Musée dans une salle de la mairie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Huet et Raymond Rodon, gardiens de la paix de la préfecture de police de Paris, venant à bicyclette à la rencontre des troupes américaines signalées dans la région, sont capturés et exécutés à l'entrée du village par les nazis le 20 août 1944.
  • Georges Blandon, venu désamorcer les bombes destinées à faire sauter le fort du Trou-d'Enfer, est fusillé par les SS le 21 août 1944.
  • Un des membres du groupe Triptik serait originaire de Bailly.
  • Blaise, Miguel et Pierre, membres du groupe de rap 47Ter, sont originaires de Bailly. Le nom de leur groupe provient de l’adresse de la salle des fêtes de Bailly où ils avaient, selon eux, l’habitude de se rendre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bailly

Les armes de Bailly se blasonnent ainsi :

d'azur aux deux rameaux d'argent mouvants de la pointe aux feuilles de chêne et de laurier ainsi que trois fleurs de lys d'or.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Représentant du roi ou d'un seigneur, dans une circonscription où il exerce par délégation un pouvoir administratif et militaire, et surtout des attributions judiciaires, soit en première instance, soit comme juge d'appel des prévôts ou des hauts-justiciers. Baillis et sénéchaux; bailli de village.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Noisy-le-Roi », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Paris », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. Madeleine Baltus, Toponymie du pays de Cruye et du Val de Galie-Revue de l'histoire de Versailles et de la Seine-et-Oise, 1938[réf. incomplète], [réf. à confirmer].
  10. Auguste Longnon, Pouillé de la Province de Sens, 1904, p. 212.
  11. a b et c Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  12. Archives Nationales LL. 1181.
  13. Archives Nationales Q. I472.
  14. Madeleine Baltus, op. cit.
  15. « Le patrimoine baillacois »,
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  20. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Bailly (78043) », (consulté le ).
  21. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département des Yvelines (78) », (consulté le ).
  22. le figaro, « Le lycée Montessori, un établissement où les élèves reprennent confiance en eux », sur Le Figaro Etudiant (consulté le )
  23. INSEE - Emplois au lieu de travail selon le sexe, le statut et l’activité économique des individus à Bailly
  24. INSEE - Activité - formes d'emploi à Bailly

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bruno Bentz, « Bailly (Yvelines). Château de Noisy », Archéologie médiévale, no 48,‎ (lire en ligne)
  • Bruno Bentz, « Bailly. Fouilles archéologiques de la grotte du château de Noisy en 2019 », Bulletin monumental, t. 178, no 4,‎ , p. 513-516 (ISBN 978-2-901837-85-5)
  • Bruno Bentz, « Yvelines : Bailly, château de Noisy. Aménagements hydrauliques révélés par les fouilles archéologiques en 2020 », Bulletin monumental, t. 179, no 3,‎ , p. 304-306

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]