4e bataillon de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

4e bataillon de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr
Image illustrative de l’article 4e bataillon de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr
Insigne historique du « bataillon EOR »
du 3° bataillon de l'ESM Saint-Cyr.

Création 13 mars 1875
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Rôle École militaire
Fait partie de École spéciale militaire de Saint-Cyr
Garnison Coëtquidan
Ancienne dénomination « Bataillon EOR » de l'ESM de Saint-Cyr
Devise « L'audace de servir »
Anniversaire bataille d'Austerlitz
Décorations Légion d'honneur
Croix de guerre 1914-1918
Croix de guerre 1939-1945
Croix de guerre des TOE
Commandant Lieutenant-colonel Frédéric Duprez

Le 4e bataillon de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr (E.S.M. 4) est l'une des trois écoles de formation des officiers français de l'Armée de terre.

Il fait partie de l'ensemble des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan, implantées dans le camp militaire de même nom situé sur le territoire de la commune de Guer, dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Dédiée historiquement à la formation des seuls officiers de réserve du contingent, la diversité constitue désormais, après la redéfinition de ses missions en 2001 consécutivement à la fin de conscription, la caractéristique de cette école : celle des recrutements, comme celle des profils de carrière. Elle propose essentiellement des stages courts, sous diverses variantes, notamment sous contrat, en fonction des filières d'élèves-officiers concernés. Elle forme environ huit cents stagiaires chaque année.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 4e bataillon est intimement lié, à son origine, à la création et au développement des officiers de réserve de l'Armée de terre, décidé en 1875 (loi du , sur le cadre juridique des officiers de réserve), marquant les débuts de la réserve militaire contemporaine[1].

Avec la persistance des conflits et des engagements armés continus de la France, la nécessité des officiers de réserve s'est imposée, à plusieurs titres : entretien du lien entre la nation et son armée, renforts quantitatifs et qualitatifs, desseins de carrière plus riches et plus variés, alternant activités civiles et activités militaires.

L'armée de conscription et le service militaire en France nécessitaient, également, des renforts d'encadrement militaire.

PC du 4e bataillon à Coëtquidan vu du marchfeld Turenne.
Bâtiments des compagnies du 4e bataillon à Coëtquidan.
Autre vue des bâtiments des compagnies du 4e bataillon à Coëtquidan

Ayant fait preuve d’un excellent comportement lors de la Première Guerre mondiale, ces officiers de réserve furent bien acceptés des officiers d’active et leur instruction se fait ainsi dès 1919 dans les deux grandes écoles d'officiers d'active de l'armée de Terre, Saint-Maixent (Deux-Sèvres) et Saint-Cyr (Yvelines) ; à partir de 1931 au sein du 3e bataillon de Saint-Cyr (pour une durée de formation variant au fil du temps entre 24 et 16 semaines)[2]. Initialement amalgamés, ils continuèrent à porter le Grand uniforme[3].

La Seconde Guerre mondiale a encore montré le bien-fondé de cette nécessité, au cours de laquelle 4500 officiers de réserve furent mobilisés[3].

La formation des élèves officiers de réserve (EOR en abrégé) restait donc indispensable ; celles des EOR de l'Armée de terre a continué d'être confiée à plusieurs écoles d'officiers ; en France, toujours celles de Saint-Cyr (jusqu'à l'occupation allemande qui voit sa destruction) et Saint-Maixent (ces deux écoles déménageant en zone libre à Aix-en-Provence jusqu'à leur dissolution par l'occupant) ; puis hors de métropole pendant la guerre, temporairement d'une part dans le Worcestershire au Royaume-Uni avec l'École militaire des cadets jusqu'en 1944, qui en se structurant reprend la tradition de Saint-Cyr[4], d'où se détachent les EOR formés à Camberley (Royaume-Uni), mais aussi à Brazzaville (Congo)[5],[6] et à Damas (Syrie) pour la France Libre ; et surtout l'École militaire de Cherchell, en Algérie française, à partir de (École des élèves aspirants) avec un bref détachement à Médouina (Maroc), puis à partir de 1947 tous les EOR affectés en Afrique du Nord (ceux de la métropole restant d'abord tous à Saint-Maixent, puis seulement une partie à partir de 1949). Jusqu’à la fin de la guerre, cette école assume sa fonction d'amalgame, selon le vœux du général De Lattre de Tassigny, en réunissant, au profit parfois de différentes armes, à la fois des « maixentais », des « cyrards » et les EOR qui prirent numériquement de plus en plus d'importance ensuite compte tenu des besoins d'engagements en Algérie ; sans compter une filière sous-officiers (à partir de 1946)[7].

En 1958, l'École de Cherchell devient « l'École militaire d'infanterie » (EMI) ; initialement en son sein, l'École des élèves aspirants reprend le nom de « l'École militaire interarmes » (EMIA en abrégé) et part — pour l'essentiel — pour le camp de Coëtquidan (Morbihan) rejoindre les saint-cyriens qui s'y sont déjà établis depuis la Libération. Une promotion d'EOR (« Drapeau de Saint-Cyr ») y sera exceptionnellement formée (en 28 semaines) cette année là (1958)[8] mais la première promotion de Saint-Cyr à Coëtquidan (promotion « Victoire ») avait déjà réuni en 1945 des élèves d'origine diverse, y compris des résistants et combattants issus des EOR[9],[7].

À partir de 1959, l’accroissement du nombre des EOR, désormais tous formés à l'EMI de Cherchell[10], représentait en permanence un effectif oscillant entre 1100 et 1500 élèves. Le Groupement d’instruction EOR de Cherchell passa ainsi de 2 à 3 Bataillons comportant chacun 4 Compagnies soit 12 Compagnies et un total de 40 à 46 sections. Le nombre annuel des promotions passa en 1960 à 6, la durée de la formation étant de 23 semaines[10]. L'indépendance de l'Algérie, en , apporte la fin de la formation des EOR à Cherchell et, subsidiairement, celle des sous-officiers. La formation des EOR et l'école elle-même sont ainsi transférées à Montpellier.

En 1967, tandis qu'une partie de la formation, en l'espèce l'infanterie mécanisée, continue à Montpellier, à l'école de l'infanterie nouvellement fusionnée, la formation du « peloton EOR » de l'infanterie motorisée se concentre au camp de Coëtquidan, toujours sous l'égide du 3e bataillon de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, au moment où les saint-cyriens investissent leurs nouveaux locaux (nouvelle école) ; puis la formation est unifiée dans les années 1970 au sein du « bataillon EOR »[11] et s'effectue en totalité à Coëtquidan, toujours dans les bâtiments délaissés par les saint-cyriens. À l'époque, la scolarité au sein du bataillon EOR a été réduite à quatre mois en plus de la préparation militaire supérieure (PMS) ou du peloton préparatoire (dit PPEOR). Les mieux classés accèdent toujours directement au grade de sous-lieutenant à l'issue de leur formation (en moyenne, du tiers à presque la moitié de la promotion)[12]. La majorité devient aspirant et le demeure jusqu'à la fin du service militaire. Ceux qui échouent à l'examen de fin de stage, sont généralement nommés maréchal des logis (sergent). La formation accueille des stagiaires de l'ENA.

Baptème au sabre de la promotion ESM 4 « Général Branet » (2017-2018) sur le marchfeld Kleber

En 1982, le bataillon EOR perd son assimilation au 3e bataillon et prend plus simplement le nom de « bataillon EOR de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr », à la suite de l'allongement de la scolarité de l'E.S.M. portée à trois ans ; le 3e bataillon constituant désormais la première année du cycle saint-cyrien de l'ESM[1],[13]. On teste l'amalgame lors du premier mois de formation notamment avec les EOA (élève officier d'active) saint-cyriens, les EOX (élève polytechnicien), etc.[13].

En 1985, sont créées trois filières: la filière F1 formant des spécialistes, la filière F2 dispensant une formation toutes armes et la filière F3 réservée à des formations spécifiques.

En 1991, le bataillon EOR est rebaptisé « 4e bataillon de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr » (E.S.M.4 en abrégé)[1],[13].

En 1998, les filières sont réorganisées. F1 et F2 devient « Voie de commandement » ; la formation des EOR dure deux mois[13]. Nouveau changement en juin 1999 où l'on ne distingue plus que la voie « Encadrement » (EOR-/E) et la voie « Spécialistes » (EOR/S), le stage pour cette dernière ne durant qu'un mois.

En 2001, la professionnalisation progressive des armées entraîne la disparition des stages d'officiers du contingent (EOR). La même année, les premiers officiers sous contrat (OSC) du 4e bataillon reçoivent leur galon spécifique d'élève-officier (surnommé « la crevette ») et sont baptisés avec sabres[13]. La promotion « Campagne de Norvège » réunit ainsi les derniers EOR et les premiers OSC.

Depuis 2001, le 4e bataillon forme désormais les différents officiers sous contrat (EOSC) de l'Armée de terre, relevant de différentes filières, ce qui n'exclut pas des stages pour officiers de réserve. À titre principal on distingue les O.S.C./S, spécialistes formés en deux mois et les O.S.C./E, encadrement formés en quatre mois (allongé depuis 2017). Les stages, variés, ont une durée de quinze jours à presque neuf mois. Les élèves-officiers sont d'origines et de vocations très diverses. Par exemple, parmi les élèves de l'École polytechnique (EOX), ceux qui choisissent l'Armée de terre pour stage de première année suivent leur formation militaire d'officiers auprès du 4e bataillon[1]. Le bataillon forme également les V.A.D.A.T. (volontaires aspirants de l’Armée de terre), les E.O.C. (élèves-officiers commissaires), les B.S.T.A.T. (élèves-officiers venant des corps de troupe), les E.O.G.N. (élèves-officiers de la Gendarmerie nationale) et les E.O.P. (élèves-officiers pilotes de l’A.L.A.T.).

Le 4e bataillon a la capacité de former, chaque année, entre cinq cents et mille élèves-officiers[1].

Formation[modifier | modifier le code]

Gallon d'aspirant de l'infanterie qu'obtenaient les EOR, désormais les OSC, à la fin de leur formation

Les élèves suivent une formation initiale militaire complète. Initialement, celle-ci est d'une durée de quatorze semaines pour les futurs OSC-Spécialistes, de presque 24 semaines pour les futurs OSC-Encadrement (futurs chefs de section des différents armes de l'Armée de terre)[14].

Les formations complémentaires diffèrent selon les spécialités. Par exemple, à l'issue de la formation initiale militaire et d'une première affectation en unité, les jeunes officiers sous contrat encadrement suivent un stage en école d'application, selon leur arme d'affectation. De même, les officiers sous contrat de la filière pilotes suivent un stage de formation au pilotage d'une durée de douze à quinze mois, puis un stage de spécialisation de trente-et-une ou de cinquante-deux semaines, selon leur orientation.

Les engagements contractuels sont de cinq années ou de dix années, selon les filières, renouvelables jusqu'à quinze années, voire vingt années, au maximum.

Les élèves-officiers ingénieurs militaires d'infrastructure de la Défense (EOIMI), les élèves-officiers de l'École polytechnique (EOX), les élèves-officiers ingénieurs des études et techniques de l'armement et les élèves-officiers sur titre de grandes écoles partenaires (partenariat grandes écoles - PGE), suivent une formation d'une douzaine de semaines, entre octobre et décembre de chaque année. Nommés au grade d'aspirant à l'issue de ce premier stage, ils poursuivent alors leur formation militaire directement dans leurs unités d'affectation.

Avec la promotion 2017-2018, pour les futurs OSC-E, un allongement de la durée de formation à 35 semaines à Saint-Cyr Coëtquidan est mis en place, avec quatre semaines au Centre national d'entraînement commando (à la clef le monitorat commando pour les meilleurs d'entre eux). Cette formation est suivie de trois mois de stage en régiment, et enfin un an d'école d'application.[réf. nécessaire].

Recrutement[modifier | modifier le code]

Les élèves-officiers du 4e bataillon viendront renforcer le corps des officiers sous contrat (OSC). Ils sont sélectionnés sur titres, constitués de diplômes d'enseignement supérieur.

Depuis 2001 le 4e bataillon assure la formation militaire initiale[15],[16] :

ainsi que :

Pour cela, les conditions d'admission des trois principales filières sont :

  • être admis sur titre avec un diplôme de niveau II bac+3, après avis d'une commission de recrutement nationale ;
  • être âgé de 32 ans au plus ;
  • être de nationalité française.

Les écoles de Saint-Cyr Coëtquidan regroupent trois formations d'élèves, toutes destinées à la formation des officiers de l'Armée de terre.

Outre le 4e bataillon de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr (ESM 4), au recrutement indiqué ci-dessus, se trouvent à Saint-Cyr Coëtquidan deux autres filières de formation initiale d'officiers :

  • l'École spéciale militaire de Saint-Cyr (l'ESM) elle-même, avec ses trois autres bataillons (ESM 3, 2, 1), pour les élèves officiers de carrière, appelés « saint-cyriens », qui passent successivement du 3° au 1° bataillon ;
  • l'École militaire interarmes (l'EMIA) principalement pour les sous-officiers appelés à devenir officiers de carrière.

Traditions[modifier | modifier le code]

Stèle dédiée à La Crevette devant le PC du 4e bataillon
Plaquette de la promotion EOR « Capitaine Danjou » - 1971 (cf. pages intérieures ici et )

Elles se sont établies peu à peu et ont varié dans le temps en fonction de l'évolution des formations et de leur localisation. Historiquement, le 4e bataillon de l’ESM de Saint-Cyr est lié à la formation des officiers de réserve qui au lendemain de la Première Guerre mondiale étaient encore autorisés à porter le grand uniforme des saint-cyriens, sabre compris[17]. Ce n'est plus le cas depuis longtemps, en raison notamment de l'élargissement et la diversification du recrutement, la scolarité des OSC et EOR étant par ailleurs trop courtes pour qu'ils soient "bahutés"[18]. Héritier dans la période contemporaine du peloton E.O.R. (élèves officiers de réserve) du 3e bataillon de l'ESM, puis du bataillon EOR de l'ESM de Saint-Cyr, le 4e bataillon est à la fois le détenteur des traditions des E.O.R. ainsi que des O.R.S.A. (officiers de réserve en situation d'activité) mais ce n'est que dans les années 1980-1990 qu'elles ont été revitalisées et adaptées lors du regroupement avec d'autres filières plus professionnalisées.

Auparavant, au moins depuis leur installation à Coëtquidan, les promotions d'EOR rédigeaient déjà leur plaquette de promotion, laissant libre cours à leurs facéties, en sus des photos des cadres et de chaque section d'élèves (photo) ; un exemplaire de chaque plaquette de promotion est aujourd'hui conservé au PC du 4e bataillon. Depuis 1984, chaque promotion écrit son chant[19],[13]. Depuis la promotion « Capitaine Marc Bloch » (1995), le chant de tradition du bataillon s'intitule « Pour l'audace de servir » qui est aussi la devise des EOR et, aujourd'hui celle du 4e Bataillon[20],[1]. À l'égal de l'ESM et donc des saint-cyriens, l'anniversaire du 4e bataillon est le 2 décembre, date anniversaire de la bataille d'Austerlitz (cérémonie des 2S)[21]. Les deux filières partagent d'ailleurs depuis 1931 le même drapeau, celui de l'ESM [22].

Honneurs rendus aux EOR et au 4e bataillon à l'intérieur de l'actuel Musée des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan

La présentation au drapeau se fait avec les 1er et 3e bataillon réunis devant le drapeau de l'ESM, cour Rivoli. Sur la même esplanade (Marchfeld), le baptême au sabre, réintroduit en 2001 (promotion « Maréchal Bertier »)[13], avec la remise de leurs galons, a lieu en décembre, en nocturne, selon le rituel du Triomphe des écoles de Coëtquidan, avec le modèle F1 (version 1974) inspiré du modèle An IX de la Cavalerie Légère, qui est aussi celui de l'EMIA, et non avec le modèle propre aux saint-cyriens ; ce dernier a une garde 3 branches, une lame droite dans un fourreau clair, alors que le modèle F1 a une garde 2 branches et une lame légèrement courbée dans un fourreau noir. Le sabre est un symbole d'autorité : celle qui permet « d'être à la hauteur d'une tâche plus grande que soi ». Il symbolise également la prise de responsabilités. En contrepartie de l'autorité et de la responsabilité, sont attendues l'exemplarité et l'esprit de discipline de l'officier.

L'un des marbres muraux listant les promotions d'EOR (1967 à 1974) au PC du 4e Bat.

Aujourd'hui, seuls les cadres du 4e bataillon portent encore le Grand uniforme. La tenue des élèves a varié dans le temps. De nos jours, la tenue de cérémonie des élèves est majoritairement la TDF (couleur kaki clair dite "Terre De France"), le képi bleu clair de l'école, avec ceinturon identique aux élèves saint-cyriens et bélière, gants blancs, sauf origines spécifiques comme les polytechniciens par exemple qui portent l'uniforme de leur école, etc.

Dés qu'ils seront formés à Saint-Cyr les élèves porteront rapidement l'insigne de l'ESM Saint-Cyr surmonté des initiales « EOR » jusqu'en 1974. À cette date (promotion Lt Tom Morel) - bien que l'insigne de promotion apparaît dès la promotion Charles Péguy en 1973 - chaque promotion a son propre insigne, comportant le nom de son parrain[23]. Au début, certains de ces insignes portent eux aussi la mention « EOR » (par exemple, les promotions « Saint-Exupéry », « Maréchal Lyautey », « Jeanne d'Arc », « Montluc », etc.), Parmi eux, ceux des promotions « Tom Morel » jusqu'à « Lieutenant Jordy » inclus précisent même le millésime de la formation. Ces pratiques n'ont plus cours. Par exception, de 1998 à 1999, l'insigne de cinq promotions de la filière "Voie de commandement" est normalisé (un seul fond d'insigne évoquant l'ESM dans la Grande Guerre ; seul le nom de promotion change)[23],[13]. Le choix des personnalités comme parrains est souvent lié dans la période contemporaine à d'illustres anciens réservistes ou volontaires civils ; il est logiquement indépendant de celui fait par les saint-cyriens. Toutefois, par le passé, en 1934 les EOR choisissent le nom d'« Albert 1er », déjà adopté par les saint-cyriens pour la promotion 1933/35 et en 1971 le nom du « Capitaine Danjou » est choisi par les deux filières. Durant le cycle de formation désormais annuel (fédérant toutes les filières de l'ESM4), l'insigne de la promotion en cours est édifié en grand format devant le PC du 4e bataillon et une exposition biographique sur le parrain est présentée au Musée du Souvenir des Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan.

Un grand ancien : Jacques Chaban-Delmas, major de la promo EOR de 1939, général de la France libre à 29 ans en 1944.

En 1984, la promotion EOR « Sous-lieutenant de Saint Salvy » a inauguré une stèle dédiée à « Notre Dame des EOR », un ancien pylône facilement repérable de loin par les élèves (initialement les saint-cyriens) de retour d'exercice, avec le clin d'œil que l'on devine[24], non loin du PC du 4e bataillon. En 1991 la promotion EOR « Colonel Zahm » a inauguré, avec le même humour, une stèle dédiée à « La Crevette » (photo), surnom donné au galon d'élève officier (fin liseré droit chevronné de rouge sur fond argenté), qui se trouve désormais devant le dit PC (elle était auparavant sur la pelouse au nord de ce bâtiment[25]). L'actuel PC se situe depuis l'arrivée des EOR en 1967 dans les locaux primitivement occupés par le Musée du Souvenir des Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan, lorsque celui-ci s'installe plus à son aise la même année dans la nouvelle école (accueillant les bataillons 1-2-3) cour Rivoli à Coëtquidan ; le PC fait face à l'ancien marchfeld (place d'armes) des saint-cyriens où la statue de Kléber, désormais installée sur le nouveau marchfeld Rivoli, a laissé la place à celle de Turenne, parrain de la seconde promotion EOR de 1967[26] (la première porte le nom d'« Armor », pour marquer l'implantation en Bretagne). Au sein du dit musée, une grande plaque murale en marbre et une vitrine rendent hommage aux EOR et au 4e bataillon (photo) tandis qu'au sein de l'actuel PC figurent aussi sur des plaques murales en marbre (photo) toutes les promotions d'EOR puis celles des EOSC (années, nom de baptème, effectifs promus, major de promo). On remarque ainsi le nom de Jacques Delmas (major de la « promotion Joffe » en 1939)[2],[27], promu général pendant la guerre par le Général de Gaulle (photo), futur Premier ministre et président de l'Assemblée Nationale sous la Ve République.

Une course dite "à la crevette" faisant partie du cursus d'entrainement traditionnel est organisée lors de chaque promotion. Elle précède celle dite "du képi" qui est une étape importante dans la formation des jeunes officiers.

Promotions[modifier | modifier le code]

Dans la lignée historique des différentes formations d'EOR qui depuis 1991 se perpétue avec le 4e bataillon de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, les premières promotions identifiées d'élèves-officiers de réserve formées à Saint-Cyr remontent à l'année 1932 (le rattachement au 3e bataillon date de 1931), bien que cette filière débute en 1919[28] et que, ni le site de Coëtquidan, ni l'école de Saint-Cyr, ne sont les seuls concernés s'agissant de la formation des officiers d'infanterie.

Depuis 1932, cette filière aurait produit plus de deux cents promotions (classées ici selon la date d'entrée)[2],[13],[23].

Commandants[modifier | modifier le code]

  • ...1970,1971 : Lieutenant-colonel de La Morinière

(.../...)

  • 2001-2003 : lieutenant-colonel Richard Pau (infanterie)
  • 2003-2005 : lieutenant-colonel, puis colonel, Jérôme Gardey de Soos (infanterie-parachutiste)
  • 2005-2008 : lieutenant-colonel Jean-Paul Tissier (gendarmerie)
  • 2008-2011 :
  • 2011-2013 : lieutenant-colonel Olivier Le Segretain du Patis (infanterie/Légion étrangère)
  • 2013-2016 : lieutenant-colonel Jean-Michel Antoine (infanterie)
  • Depuis 2016 : lieutenant-colonel Frédéric Duprez (infanterie/Légion étrangère)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f « Historique et traditions du 4e bataillon de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr », sur le site des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan (consulté le 20 août 2015).
  2. a b et c Les Promotions d’Élèves Officiers de Réserve à Saint-Cyr et plaque de marbre des premières promotions E.O.R
  3. a et b « Hommage rendu au Chef de bataillon Christophe Barek-Deligny par les Écoles militaires de Saint-Cyr-Coëtquidan », sur www.clan-r.org, (consulté le 12 août 2018)
  4. Pierre Lefranc, L'École militaire des cadets de la France libre, Espoir n°135, juin 2003 Extrait en ligne
  5. Inaugurée le 23 février 1941 en présence du général de Larminat, alors Haut-commissaire de l'Afrique française libre, l'école portait le nom de « camp Colonna d'Ornano » et avait pour devise : « Action, sacrifice, espérance ». Voir France d'abord, , 4e éd..
  6. http://www.france-libre.net/eleves-officiers-france-libre/
  7. a et b Eric Labayle «De la Revanche à la Libération, l'École des Elèves-Aspirants de Cherchell-Médiouna (1942-1945)», Anovi, juin 1996
  8. Inauguration de la plaque EOR, rectifiée. Promotion E.O.R. N° 804 “ Drapeau de Saint-Cyr ” février à août 1958
  9. Promotion Victoire Coëtquidan 1945
  10. a et b École militaire de Cherchell 1942-1962 (site de l'« Association Nationale des Cadres de Cherchell, Officiers de Réserve et Élève »)
  11. Témoigne de cette appellation la plaquette de la promotion Capitaine Danjou de 1971 Cf. aperçu des pages intérieures de la plaquette sur commons.wikimedia.org
  12. Après avoir été semble t-il la règle jusqu'en 1939 pour la totalité de la promotion, ensuite seuls les mieux classés sortent sous-lieutenants après cette date, d'abord très peu en proportion au nombre d'aspirants, puis la proportion augmente très nettement, pour cesser brutalement fin 1972 avec la promotion « Asp. Zirnheld » qui n'en compte aucun. Huit promotions plus tard on retrouve un S-Lt pour 110 Asp. dans la promotion « Lt Jordy » en 1974 (voir l'illustration ci-dessous représentant une plaque murale listant des promotions d'EOR au PC du 4e Bat.)
  13. a b c d e f g h et i Les promotions du 4e bataillon de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (élèves officiers de réserve et élèves-officiers sous contrat) sur le site guer-coetquidan-broceliande.fr (consulté le 20 août 2015).
  14. « Les scolarités du 4e bataillon de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr », sur le site des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan (consulté le 26 mai 2013).
  15. « Recrutement au 4e bataillon de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr », sur le site des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan (consulté le 26 mai 2013).
  16. Les scolarités du 4e bataillon de l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr
  17. Histoire et traditions du 4e bataillon de l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr
  18. Le bahutage est une période de transmission de valeurs et des traditions du parfait officier par les élèves du bataillon supérieur, se terminant avec la remise du Casoar en passant par la remise de l'épaulette, etc.
  19. Les chants de promotion du 4e bataillon de l’ESM Saint-Cyr
  20. Chant de l’ESM 4 Pour l’audace de servir
  21. 2S = 2 décembre, le « S » de AuSterlitz représentant « décembre » (en 3e position) suivant la tradition du calendrier scolaire de Saint-Cyr ; le « A » représentant « octobre » date de la rentrée scolaire des cyrards
  22. Le drapeau de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr sur www.st-cyr.terre.defense.gouv.fr
  23. a b et c Insignes du 4e bataillon de l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr sur ltn-tom-morel.fr
  24. Stèle “A LA DAME DES E.O.R.” sur www.guer-coetquidan-broceliande.fr
  25. Stèle “LA CREVETTE” sur www.guer-coetquidan-broceliande.fr
  26. Statue du Maréchal de TURENNE sur www.guer-coetquidan-broceliande.fr
  27. La promotion « Joffre » semble être la première où seuls les mieux classés étaient promus sous-lieutenants, les autres étant désormais nommés aspirants, dans une proportion de 38/200 en 1939
  28. Comme en témoigne la plaque présente au sein du Musée du souvenir des écoles de Saint-Cyr à Coëtquidan (rappel)
  29. GROUT de BEAUFORT sur maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr
  30. Georges Taylor sur www.ordredelaliberation.fr
  31. Pierre Lafon sur www.ordredelaliberation.fr
  32. Lieutenant Alain de STABENRATH (29 ans) sur soldatsdefrance.fr
  33. CHATENAY Jacques, Douglas, Georges sur maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr
  34. Henry Lévy-Finger in Mireille Hincker, « Les Compagnons de la Libération du Bas-Rhin », Juillet 2010 sur http://www.souvenir-francais67.fr
  35. DEMARNE Paul, Georges, Fernand
  36. CALLOC’H DE KERILLIS Alain
  37. ARNOUX DE MAISON ROUGE
  38. [1]
  39. Lieutenant Louis Le Roux (ou Leroux)
  40. 149e PROMOTION EOR 98/06 CHEF DE BATAILLON de COURS SAINT GERVASY sur www.alat.fr

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christophe Carichon, « Jean Deuve, le seigneur de l'ombre » (bio sur la carrière d'un anc. EOR d'infanterie), Artège Editions, Collection Art. Christiani, septembre 2012, 304 p. (ISBN 978-2360401031)
  • Nicolas De Lemos (ESM4 Maquis de Bretagne), « De l'art du commandement : Réflexions d'un officier de réserve », L'Esprit du Livre Editions, Collection Stratégie & défense, avril 2011 (ISBN 978-2915960952) ;
  • Colonel Groussard, « Programme de l'instruction militaire des E. O. R. - 1939-1940 », Imprimerie de l'École Spéciale Militaire, Saint-Cyr, janvier 1939, 38p. ;
  • Eric Labayle « De la Revanche à la Libération, l'École des Elèves-Aspirants de Cherchell-Médiouna (1942-1945) », Anovi, juin 1996, 716p. (ISBN 978-2950265623).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]