Barenton

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Barenton
L'église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption.
L'église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Canton Le Mortainais
Intercommunalité Mont-Saint-Michel-Normandie
Maire
Mandat
Hubert Guesdon
2014-2020
Code postal 50720
Code commune 50029
Démographie
Gentilé Barentonnais
Population
municipale
1 214 hab. (2014)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 57″ nord, 0° 49′ 55″ ouest
Altitude Min. 88 m – Max. 297 m
Superficie 34,88 km2
Localisation

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Liens
Site web www.barenton.fr

Barenton (prononcé [baʁɑ̃tɔ̃]) est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 1 214 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Barenton est située au sud-est du département de la Manche, non loin des limites ornaise et mayennaise. Située aux confins du Mortainais et du Domfrontais, elle est au cœur du bocage normand.

L'axe routier principal de Barenton est la route départementale 907. Auparavant classée route nationale 807, celle-ci a été déclassée en RD 907 entre Domfront et Mortain, à la suite de la réforme de 1972. Barenton avait, en commun avec Le Teilleul, une station ferroviaire, dénommée Barenton-Le-Teilleul, située sur la ligne Domfront - Avranches. La circulation ferroviaire n'ayant plus cours aujourd'hui sur cette ligne, la voie ferrée a été réaménagée en voie verte, et l'ancienne gare existe toujours, dans le canton de Barenton, sur la commune de Saint-Cyr-du-Bailleul. Elle a été réhabilitée en gite depuis l'année 2012.

Barenton est majoritairement dans le bassin de la Sélune, fleuve côtier, qui délimite le territoire au sud. Plusieurs de ses premiers affluents de rive droite parcourent le territoire communal dont le ruisseau de Chenilly qui marque la limite à l'ouest et le ruisseau du Moulin Richard qui contourne le bourg par le nord. Une frange nord, paradoxalement, correspondant à la zone couverte par la forêt de la Lande Pourrie, est dans le bassin de la Loire par son sous-affluent la Sonce qui rejoint l'Égrenne à Rouellé.

Le point culminant (297 m) se situe au nord, en forêt de la Lande Pourrie. Le point le plus bas (88 m) correspond à la sortie de la Sélune du territoire, à l'ouest. La commune est bocagère.

Communes limitrophes de Barenton[1]
Saint-Clément-Rancoudray,
Saint-Jean-du-Corail
Ger Saint-Georges-de-Rouelley
Saint-Jean-du-Corail,
Husson
Barenton[1] Saint-Georges-de-Rouelley
Saint-Cyr-du-Bailleul Saint-Cyr-du-Bailleul Saint-Cyr-du-Bailleul

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du toponyme n'est pas élucidée. René Lepelley émet l'hypothèse, comme pour Barentin, d'une origine gauloise évocant l'eau[2]. Albert Dauzat et Charles Rostaing conjecturent sur l'anthroponyme latin Barus[3].

Le gentilé est Barentonnais[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Jean de Tréhal, écuyer, seigneur de Laventure, et ses frères, vendirent Barenton aux trois frères Juhé, par contrat passé à Rennes, le , moyennant le prix de 1 460 livres tournois. Jean semble avoir hérité de ses deux frères qui étaient chanoines, et tenu seul la Filolaye, pour laquelle il fut, en 1500, puis 1501, dans la nécessité de contraindre Florentin Girard, seigneur de la deuxième moitié de Barenton, à remettre ses titres pour les soumissions de son fief. L'année suivante, en 1502, il eut un procès avec le même seigneur pour le paiement de 8 livres de rente, dues au premier fief de Barenton comme récompense du patronage de l'église, abandonné par lui. Les armoiries de Juhé figuraient encore à la vitre du principal autel de cette même église. Elles étaient d'argent au chevron de gueules, accompagné de trois étoiles de même posées 2 et 1[5].

Vers la fin du XIXe siècle, la famille Parey possédait une bonne partie du bourg et notamment beaucoup de fermes.

Entre le 11 avril 1941 et le 8 octobre 1942, l'un des quarante camps français d'internement pour Tziganes est implantée sur le territoire de la commune[6]. Fait oublié, il est remis en lumière par le MRAP qui milite à partir de 1997, pour l'installation d'une stèle commémorative sur une partie du terrain, achetée par l'association en décembre 2002. Soutenu financièrement par le conseil régional de Basse-Normandie et le conseil général de la Manche, le projet s'est heurté au refus de la municipalité. La stèle sera finalement inaugurée le 11 octobre 2008[7], à proximité de la limite avec Saint-Clément-Rancoudray.

En 1953, Barenton est le cadre des débuts de l'autocross[8]. Par la suite, en 1969, un groupe de cascadeurs amateurs s'est formé : les Fermax, à l'initiative de deux pilotes d'auto-cross (Fernand et Maxime).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[4]
Période Identité Étiquette Qualité
1833 1849 Louis-Pierre Leroux[9]    
         
1907 1941 Louis Béchet Rad.-RG  
1941 1945 Alexandre Bonenfant    
1945 1952 Louis Launay    
1952 1983 Émile Bizet UDR, puis RPR Vétérinaire, député, conseiller général
1983 en cours Hubert Guesdon[10] UMP Médecin, conseiller général de la Manche
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[10].

Barenton a été jusqu'en 2015 le chef-lieu d'un canton de quatre communes, constitué de Ger, Saint-Cyr-du-Bailleul et Saint-Georges-de-Rouelley. De 1989 à 2012, Barenton a été rattachée à la communauté de communes de la Sélune, qui a été intégrée dans la communauté de communes du Mortainais au 1er janvier 2013. À plus grande échelle, la commune est incluse dans le Pays de la Baie du Mont-Saint-Michel.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 1 214 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2007, 2012, 2017, etc. pour Barenton[11]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Barenton a compté jusqu'à 3 309 habitants en 1806.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 100 3 117 3 309 2 965 3 106 3 047 3 086 2 992 3 009
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 945 2 818 2 768 2 584 2 445 2 377 2 416 2 516 2 208
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 100 2 091 2 131 1 821 1 738 1 785 1 826 1 842 1 774
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 672 1 598 1 452 1 547 1 437 1 348 1 293 1 235 1 214
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Grâce à la forêt de la Lande Pourrie, où passe le sentier de grande randonnée GR 22, et à un patrimoine bocager typique (pommiers, poiriers), Barenton fait partie du parc naturel régional Normandie-Maine. C'est dans ce cadre qu'on peut trouver à Barenton le musée du poiré, consacré à la tradition cidricole de la région et verger conservatoire.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Le portail du cimetière de Notre-Dame de Montéglise.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

L'Union sportive de la Sélune fait évoluer une équipe de football en division de district[15].

Barenton dispose également d'un club de tennis, le Tennis Club Barenton-Ger créé dans les années 1995.

Culture[modifier | modifier le code]

Depuis 2004, une médiathèque permet la consultation d'ouvrages et CD parmi 4 000 références.

Depuis 2009, un espace public numérique permet d'avoir accès à du matériel informatique et des ateliers spécifiques.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Guillaume Postel (1510 au village de la Dolerie à Barenton - 1581) est un orientaliste, philologue et théosophe français de confession catholique. Esprit universel et cosmopolite, Postel est le représentant français le plus caractéristique de la kabbale chrétienne.
  • Catherine Théot (1716 à Barenton - 1794) est une prophétesse auto-proclamée de l'époque de la Révolution française.
  • Siméon Bonnesoeur-Bourginière (1754 - 1844 à Barenton). Conventionnel, député, commissaire du département de la Manche, avocat, président du tribunal de Mortain. inhumé dans l'église de Montéglise, il était l'oncle du peintre Géricault.
  • Arthur Legrand (1833 - 1916), homme politique, conseiller général du canton de Barenton en 1866.
  • Hilaire de Barenton (1864 à Barenton - 1942), de son vrai nom Étienne-Marie Boulé, est un père capucin, historien des langues du Moyen-Orient.
  • Georges Lemare (1917 à Barenton - 1948) est un aviateur français qui s'est distingué au cours de la Seconde Guerre mondiale. Avec 13 victoires aériennes homologuées, il est l'un des premiers as français de la Seconde Guerre mondiale.
  • Émile Bizet (1920 - 1983), député de la Manche et maire de Barenton de 1962 à 1983.
  • Vladimir Volkoff (1932 - 2005), écrivain, a vécu à Barenton pendant la Seconde Guerre mondiale.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  2. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, (ISBN 2-95480-455-4 (édité erroné), notice BnF no FRBNF36174448), p. 58
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  4. a et b René Gautier, 601 communes et lieux de vie de la Manche, Éditions Eurocibles, (ISBN 978-2354-58-0360), p. 70
  5. Jean de Tréhal : Hippolyte Sauvage, Revue historique, archéologique et monumentale de l'arrondissement de Mortain,
  6. Travail de mémoire mené par le MRAP pour la communauté rom et conflits avec la municipalité de Barenton
  7. « Une stèle à la mémoire des Tziganes du camp de Barenton », Ouest-France, 19 septembre 2008
  8. Les débuts de l'autocross, www.autocross-france.net
  9. Annuaire du département de la Manche, 12e année, 1840, p 225.
  10. a et b Réélection 2014 : « Barenton (50720) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 17 juin 2014)
  11. Date du prochain recensement à Barenton, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. « Chapelle Notre-Dame-de-Montéglise », notice no PA00110646, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – US de la Selune » (consulté le 26 mai 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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