Bacilly

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Bacilly
Bacilly
Le bourg vu de l'est.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Canton Avranches
Intercommunalité Mont-Saint-Michel-Normandie
Maire
Mandat
Adolphe Baugé
2014-2020
Code postal 50530
Code commune 50027
Démographie
Gentilé Bacillais
Population
municipale
929 hab. (2015 en augmentation de 6,54 % par rapport à 2010)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 04″ nord, 1° 26′ 27″ ouest
Altitude Min. 7 m
Max. 75 m
Superficie 15,88 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-bacilly.com

Bacilly (prononcer /basiji:/) est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 929 habitants[Note 1].

Elle est située entre la vallée du Lerre et la vallée du Vergon. Le territoire de Bacilly est traversé par la route d'Avranches à Granville par la côte passant au village de Fougeray et par la route de Villedieu à la mer, ancienne voie montoise et saunière passant au bourg et à Fougeray.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est au nord-ouest de l'Avranchin, à l'intérieur des terres, toute proche de la baie du mont Saint-Michel. Couvrant 1 588 hectares, son territoire est le plus étendu du canton de Sartilly. Son bourg est à 7 km au sud de Sartilly et à 8,5 km à l'ouest d'Avranches[1].

Le point culminant (75 m) se situe en limite nord-est, sur la D 41. Le point le plus bas (7 m) correspond à la sortie du Vergon — dernier affluent de la Sée — du territoire, au sud-est.

Communes limitrophes de Bacilly[2]
Champcey Montviron Lolif
Dragey-Ronthon Bacilly[2] Marcey-les-Grèves
Genêts Vains Vains

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme de Bacilleio en 1066[3]. Le toponyme semble issu de l'anthroponyme roman Bassilius[4].

Le gentilé est Bacillais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l’Ancien Régime on trouve plusieurs fiefs à Bacilly.

  • Un fief appelé Bacilly, appartenant jusqu’au treizième siècle à des seigneurs de ce nom puis acquis par l’abbaye du Mont-Saint-Michel. Il fut fieffé (concédé moyennant une rente) à Antoine Ernault.
  • Le fief de Chantore, appartenant à une famille de ce nom, puis aux Thieuville, Mauny, Goyon de Matignon, Epinay. Il passa, par vente en 1511, à la famille Ernault qui le conserva jusqu’à la Révolution. Ce fief était vassal de celui de Saint-Pierre-Langers.
  • Le fief de la Grande Rousselière qui semble tirer son nom de la famille Roussel, propriétaire en 1327. On trouve deux siècles plus tard la famille Guiton puis Ernault. Ce fief était en débat de tenure entre de la baronnie de Moyon et la vicomté de Saint-Sauveur-Lendelin.
  • Le fief de la Petite Rousselière Champagne, appartenant à Robin Roussel en 1327, on trouve ensuite les Argennes, le Boucher, le Brun, Piton. Devait relever de la Grande Rousselière.
  • Le fief de Monframeray dépendant de la Grande Rousselière et réuni à ce fief avant 1614.
  • Autre fief dit de Bacilly, s’étendant sur Quettreville et relevant de la baronnie de Gouville. En 1327 Jean de Méautis possède ce fief.
  • Le fief de Champillon, semble d’abord avoir été uni à celui de Chavoy, possédé par la famille Breuilly. Au seizième siècle, Champillon appartient aux Lemercier puis La Broise.
  • Le fief de la Haye, sans doute possédé quelque temps par le Mont-Saint-Michel, mouvant de la baronnie de Moyon. Les Ernault furent les derniers propriétaires.
  • Le fief de la Pitière Bellesme, mouvant de celui de Champcey.
  • Le fief de Fougeray, dépendant du prieuré de Tombelaine, lequel appartenait à l’abbaye du Mont-Saint-Michel.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires[5]
Période Identité Étiquette Qualité
1846 1861 Auguste Bréhier[6]    
         
1932 1977 Jean Droüet de Montgermont    
1978 1986 Louis Rollo    
1986 mars 2001 Gérard Levavasseur    
mars 2001[7] mars 2014 Jean-Pierre Debon SE Enseignant
Maire honoraire
mars 2014[8] en cours Adolphe Baugé SE Cadre administratif et financier
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et quatre adjoints[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

En 2015, la commune comptait 929 habitants[Note 2], en augmentation de 6,54 % par rapport à 2010 (Manche : +0,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %). Bacilly a compté jusqu'à 1 676 habitants en 1806.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5761 5011 6761 6131 6231 5171 5401 5451 411
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3441 3381 3051 2971 1551 1011 0531 011903
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
905896880845862844854855843
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
821781691673644670771785900
2015 - - - - - - - -
929--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

En 1939, la commune a servi quelque temps de base de repli aux éditions Gallimard. Le patron Gaston Gallimard avait mis sa propriété, alors récemment acquise, à la disposition d'une partie des services de sa société.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Étienne.
Le château de Chantore.
  • L’église Saint-Étienne fut consacrée en 1283 par l’évêque Raoul de Thieuville, qui était aussi seigneur de Chantore. Cette église s’effondra en 1816 et fut rebâtie. Le droit de présenter à la cure était alternatif entre l’évêque et l’abbaye du Mont-Saint-Michel. Ce bénéfice était un des plus lucratif des cures rurales, le curé ayant la plupart des dîmes. Cette église dépend aujourd'hui de la paroisse Saint-Auguste-Chapdeleine du doyenné du Pays de Granville-Villedieu[14]. Elle abrite une statue de saint Eutrope classée à titre d'objet aux Monuments historiques[15].
  • Château de Chantore.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  4. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, (ISBN 2-95480-455-4 (édité erroné), notice BnF no FRBNF36174448), p. 57
  5. René Gautier, 601 communes et lieux de vie de la Manche, Éditions Eurocibles, (ISBN 978-2354-58-0360), p. 69
  6. Annuaire du département de la Manche, 33e année 1861, p 235.
  7. « Jean-Pierre Debon reçoit la médaille du Sénat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 21 août 2014)
  8. « Adolphe Baugé succède à Jean-Pierre Debon », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 21 août 2014)
  9. « Bacilly (50530) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 18 mai 2014)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. Site du diocèse
  15. « Statue : Saint Eutrope », notice no PM50000051, base Palissy, ministère français de la Culture.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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