Bacilly

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Bacilly
Le bourg vu de l'est.
Le bourg vu de l'est.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Canton Avranches
Intercommunalité Mont-Saint-Michel-Normandie
Maire
Mandat
Adolphe Baugé
2014-2020
Code postal 50530
Code commune 50027
Démographie
Gentilé Bacillais
Population
municipale
926 hab. (2014)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 04″ nord, 1° 26′ 27″ ouest
Altitude Min. 7 m – Max. 75 m
Superficie 15,88 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-bacilly.com

Bacilly (prononcer /basiji:/) est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 926 habitants[Note 1].

Elle est située entre la vallée du Lerre et la vallée du Vergon. Le territoire de Bacilly est traversé par la route d'Avranches à Granville par la côte passant au village de Fougeray et par la route de Villedieu à la mer, ancienne voie montoise et saunière passant au bourg et à Fougeray.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est au nord-ouest de l'Avranchin, à l'intérieur des terres, toute proche de la baie du mont Saint-Michel. Couvrant 1 588 hectares, son territoire est le plus étendu du canton de Sartilly. Son bourg est à 7 km au sud de Sartilly et à 8,5 km à l'ouest d'Avranches[1].

Le point culminant (75 m) se situe en limite nord-est, sur la D 41. Le point le plus bas (7 m) correspond à la sortie du Vergon — dernier affluent de la Sée — du territoire, au sud-est.

Communes limitrophes de Bacilly[2]
Champcey Montviron Lolif
Dragey-Ronthon Bacilly[2] Marcey-les-Grèves
Genêts Vains Vains

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme de Bacilleio en 1066[3]. Le toponyme semble issu de l'anthroponyme roman Bassilius[4].

Le gentilé est Bacillais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l’Ancien Régime on trouve plusieurs fiefs à Bacilly.

  • Un fief appelé Bacilly, appartenant jusqu’au treizième siècle à des seigneurs de ce nom puis acquis par l’abbaye du Mont-Saint-Michel. Il fut fieffé (concédé moyennant une rente) à Antoine Ernault.
  • Le fief de Chantore, appartenant à une famille de ce nom, puis aux Thieuville, Mauny, Goyon de Matignon, Epinay. Il passa, par vente en 1511, à la famille Ernault qui le conserva jusqu’à la Révolution. Ce fief était vassal de celui de Saint-Pierre-Langers.
  • Le fief de la Grande Rousselière qui semble tirer son nom de la famille Roussel, propriétaire en 1327. On trouve deux siècles plus tard la famille Guiton puis Ernault. Ce fief était en débat de tenure entre de la baronnie de Moyon et la vicomté de Saint-Sauveur-Lendelin.
  • Le fief de la Petite Rousselière Champagne, appartenant à Robin Roussel en 1327, on trouve ensuite les Argennes, le Boucher, le Brun, Piton. Devait relever de la Grande Rousselière.
  • Le fief de Monframeray dépendant de la Grande Rousselière et réuni à ce fief avant 1614.
  • Autre fief dit de Bacilly, s’étendant sur Quettreville et relevant de la baronnie de Gouville. En 1327 Jean de Méautis possède ce fief.
  • Le fief de Champillon, semble d’abord avoir été uni à celui de Chavoy, possédé par la famille Breuilly. Au seizième siècle, Champillon appartient aux Lemercier puis La Broise.
  • Le fief de la Haye, sans doute possédé quelque temps par le Mont-Saint-Michel, mouvant de la baronnie de Moyon. Les Ernault furent les derniers propriétaires.
  • Le fief de la Pitière Bellesme, mouvant de celui de Champcey.
  • Le fief de Fougeray, dépendant du prieuré de Tombelaine, lequel appartenait à l’abbaye du Mont-Saint-Michel.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires[5]
Période Identité Étiquette Qualité
1846 1861 Auguste Bréhier[6]    
         
1932 1977 Jean Droüet de Montgermont    
1978 1986 Louis Rollo    
1986 mars 2001 Gérard Levavasseur    
mars 2001[7] mars 2014 Jean-Pierre Debon SE Enseignant
Maire honoraire
mars 2014[8] en cours Adolphe Baugé SE Cadre administratif et financier
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et quatre adjoints[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 926 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2007, 2012, 2017, etc. pour Bacilly[10]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Bacilly a compté jusqu'à 1 676 habitants en 1806.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 576 1 501 1 676 1 613 1 623 1 517 1 540 1 545 1 411
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 344 1 338 1 305 1 297 1 155 1 101 1 053 1 011 903
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
905 896 880 845 862 844 854 855 843
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
821 781 691 673 644 670 771 886 926
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

En 1939, la commune a servi quelque temps de base de repli aux éditions Gallimard. Le patron Gaston Gallimard avait mis sa propriété, alors récemment acquise, à la disposition d'une partie des services de sa société.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Étienne.
  • L’église Saint-Étienne fut consacrée en 1283 par l’évêque Raoul de Thieuville, qui était aussi seigneur de Chantore. Cette église s’effondra en 1816 et fut rebâtie. Le droit de présenter à la cure était alternatif entre l’évêque et l’abbaye du Mont-Saint-Michel. Ce bénéfice était un des plus lucratif des cures rurales, le curé ayant la plupart des dîmes. Cette église dépend aujourd'hui de la paroisse Saint-Auguste-Chapdeleine du doyenné du Pays de Granville-Villedieu[13]. Elle abrite une statue de saint Eutrope classée à titre d'objet aux Monuments historiques[14].
  • Château de Chantore.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  4. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, (ISBN 2-95480-455-4 (édité erroné), notice BnF no FRBNF36174448), p. 57
  5. René Gautier, 601 communes et lieux de vie de la Manche, Éditions Eurocibles, (ISBN 978-2354-58-0360), p. 69
  6. Annuaire du département de la Manche, 33e année 1861, p 235.
  7. « Jean-Pierre Debon reçoit la médaille du Sénat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 21 août 2014)
  8. « Adolphe Baugé succède à Jean-Pierre Debon », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 21 août 2014)
  9. « Bacilly (50530) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 18 mai 2014)
  10. Date du prochain recensement à Bacilly, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. Site du diocèse
  14. « Statue : Saint Eutrope », notice no PM50000051, base Palissy, ministère français de la Culture.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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