Saint-Ovin

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Saint-Ovin
Saint-Ovin
Vue sur le bourg et l'église Saint-Ouen.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Intercommunalité Communauté d'agglomération Mont-Saint-Michel-Normandie
Maire
Mandat
Christian Poulain
2020-2026
Code postal 50220, 50300
Code commune 50531
Démographie
Gentilé Ovinois
Population
municipale
768 hab. (2018 en diminution de 0,52 % par rapport à 2013)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 40′ 53″ nord, 1° 15′ 41″ ouest
Altitude Min. 36 m
Max. 193 m
Superficie 12,93 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Avranches
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pontorson
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Ovin

Saint-Ovin est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 768 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est au cœur de l'Avranchin. Son bourg est à 7 km à l'est d'Avranches, à 9 km au nord de Ducey, à 11 km au sud-ouest de Brécey et à 20 km au nord-ouest de Saint-Hilaire-du-Harcouët[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 10,6 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,7 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 12,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 1 061 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 14,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 9,9 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Brécey », sur la commune de Brécey, mise en service en 1996[9] et qui se trouve à 8 km à vol d'oiseau[10],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11,2 °C et la hauteur de précipitations de 1 100 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Granville – pointe du Roc », sur la commune de Granville, mise en service en 1973 et à 30 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 11,6 °C pour la période 1971-2000[13] à 11,9 °C pour 1981-2010[14], puis à 12,4 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Ovin est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[16],[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Avranches, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 32 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (96,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (51,6 %), zones agricoles hétérogènes (37,2 %), terres arables (7,6 %), forêts (3,6 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[22].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes parrochia Sancti Auvini au XIIIe siècle[23], Saint Ovenne en 1398[23], de Christovino en 1492[23] et Saint-Osvin au XIXe siècle et jusqu'en 1972, date à laquelle le toponyme est officiellement modifié sous sa forme actuelle[24]. Selon Ernest Nègre, le personnage auquel la paroisse aurait été dédiée est l'évêque métropolitain Ouen de Rouen[23], hypothèse derrière laquelle se range René Lepelley avec réserve toutefois[25]. Le v aurait été rajouté pour éviter le hiatus[23]. Charles Rostaing considère quant à lui qu'il s'agirait d'un saint d'Angleterre, du VIIe siècle également[26].

Le gentilé est Ovinois.

Micro-toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de l'ancienne commune de La Boulouze est attesté sous les formes Boelosa en 1144[27], Boolosa en 1162[27] et la Boulouse en 1398[27].
Ce toponyme signifie « la Boulaie », c'est-à-dire « le lieu planté de bouleaux ». Il s'agit de l'ancien français boul « bouleau », issu du bas latin d'origine gauloise betulla « bouleau »[27], dérivé avec le suffixe latin -osa qui a régulièrement abouti à -ouse, noté -ouze dans la partie ouest de la France (-euse étant le traitement correspondant de ce suffixe en français standard).

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1973, Saint-Ovin a fusionné avec La Boulouze et Le Mesnil-Ozenne, qui gardaient le statut de communes associées. En 1985, Le Mesnil-Ozenne a repris son indépendance[24]. La fusion-association de La Boulouze est transformée en fusion simple le [28].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1978 1998 Raymond Lerée    
1999 mars 2001 Brigitte Morice SE  
mars 2001[29] juillet 2020 Fernand Badier[30] UMP Inspecteur du Trésor
juillet 2020[31] En cours Christian Poulain SE Retraité de l'industrie
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[31]. Un des conseillers est maire délégué de la commune associée de La Boulouze.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[33].

En 2018, la commune comptait 768 habitants[Note 8], en diminution de 0,52 % par rapport à 2013 (Manche : −0,79 %, France hors Mayotte : +1,78 %). Saint-Osvin absorbe en 1972 La Boulouze et Le Mesnil-Ozenne. Le Mesnil-Ozenne reprend son indépendance en 1984.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
560618659601600605612638657
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
611606598557551534533750758
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
733726736620595666635615610
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
583507678760633675718769768
2018 - - - - - - - -
768--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique
Année Démographie Hommes Femmes
1999 674 hab 47,8 % 52,2 %
2005 718 hab 46,7 % 53,3 %
Source : Insee[35]
Évolution démographique de La Boulouze
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
192192206212168202194214
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
179184172150155154140135
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
13313312310511096116103
1936 1946 1954 1962 1968 - - -
101971048788---
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Sources : EHESS[36])

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de La Boulouze.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

L'Entente sportive Marcilly-Saint-Ovin (ESMSO), club de football, fait évoluer deux équipes en divisions de district[37]. Elle regroupe cinq villages : La Boulouze, Le Grand-Celland, Le Petit-Celland, Marcilly et Saint-Ovin.

En 2018, le club devient l'Association sportive Saint-Ovin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  9. « Station Météo-France Brécey - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Saint-Ovin et Brécey », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France Brécey - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  12. « Orthodromie entre Saint-Ovin et Granville », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station météorologique de Granville – pointe du Roc - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Granville – pointe du Roc - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique de Granville – pointe du Roc - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  22. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  23. a b c d et e Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 3 : Formations dialectales (suite) et françaises, Genève, (lire en ligne), p. 1568.
  24. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, (ISBN 2-95480-455-4 (édité erroné), notice BnF no FRBNF36174448), p. 236.
  26. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, .
  27. a b c et d Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 1 : Formations préceltique, celtiques, romanes, Genève, (lire en ligne), p. 264.
  28. « Recueil des actes administratifs de janvier 2018 » [PDF], sur le site de la préfecture de la Manche (consulté le ) : arrêté no 17-196 du (p. 19).
  29. « Fernand Badier brigue un troisième mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  30. Réélection 2014 : « Saint-Ovin (50220) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  31. a et b « Saint-Ovin. Christian Poulain élu maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  32. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  33. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  34. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  35. Saint-Ovin sur le site de l'Insee
  36. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : La Boulouze », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
  37. « Site officiel de la Ligue de Normandie – Ent. S. Marcilly-St-Ovin » (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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