La Chaise-Baudouin

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La Chaise-Baudouin
La Chaise-Baudouin
L'église Saint-Ouen.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Intercommunalité Communauté d'agglomération Mont-Saint-Michel-Normandie
Maire
Mandat
Thierry Sadiman
2020-2026
Code postal 50370
Code commune 50112
Démographie
Gentilé Chaiseron
Population
municipale
465 hab. (2019 en diminution de 6,06 % par rapport à 2013)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 45′ 52″ nord, 1° 14′ 09″ ouest
Altitude Min. 55 m
Max. 205 m
Superficie 12,06 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton d'Isigny-le-Buat
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web lachaisebaudouin.fr

La Chaise-Baudouin est une commune française du département de la Manche, en Normandie. Elle est peuplée de 465 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La Chaise-Baudouin se situe dans la partie normande du Massif armoricain, au sud du Cotentin. Le village se trouve à 9 kilomètres au sud de Villedieu-les-Poêles-Rouffigny, et à 16 kilomètres au nord d'Avranches. Une partie de la commune est traversée par l'autoroute A84.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 10,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 12,5 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 4] : 1 073 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 14,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 9,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Brécey », sur la commune de Brécey, mise en service en 1996[8] et qui se trouve à 7 km à vol d'oiseau[9],[Note 5], où la température moyenne annuelle est de 11,2 °C et la hauteur de précipitations de 1 100 mm pour la période 1981-2010[10].

Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 6], « Granville – pointe du Roc », sur la commune de Granville, mise en service en 1973 et à 27 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 11,6 °C pour la période 1971-2000[12] à 11,9 °C pour 1981-2010[13], puis à 12,4 °C pour 1991-2020[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Chaise-Baudouin est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[15],[16],[17].

La commune est en outre hors attraction des villes[18],[19].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (93,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (53,8 %), zones agricoles hétérogènes (39,6 %), forêts (4,4 %), zones urbanisées (2,3 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[21].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de La Chaise-Baudouin, aussi connue sous la forme la Chése Baudoin vers 1210[22], fait référence à une ancienne demeure seigneuriale, la Casa Balduini[23]. Le mot Casa, dont dérive celui de Chaise, signifie habitation ou logis. Le maître du lieu est ici Baudouin de Meules, seigneur normand du XIe siècle[24].

Le gentilé est Chaiseron[25].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de la Chaise Baudouin trouve son origine dans le don d'une terre fait par le duc Guillaume II de Normandie à son vassal Baudouin de Meules[24] (XIe siècle). Le nouveau seigneur construisit une résidence au sein de cette zone boisée, connue sous le nom de Forêt de l'Avranchin[23] ou Bois-Baudouin. Le cimetière actuel, de forme circulaire, pourrait être le lieu de cette demeure. Des groupes de paysans se groupèrent alors autour du logis seigneurial et en défrichèrent les abords.

En 1210, l'existence d'une église est attestée[26]. Au XIVe siècle, La Chaise-Baudouin dépend de la seigneurie du Val-de-Sée, dont le château se trouve à Tirepied. Durant les guerres de Religion, la paroisse, ainsi que tout l'Avranchin, est pillée par les troupes du capitaine protestant Gabriel de Montgommery[27]. Après les troubles de la révolte des Va-nu-pieds (1639), le village retrouve une certaine stabilité. En 1760, la paroisse compte cent-quarante-trois feux[28].

Durant la Révolution française, l'église Saint-Ouen est fermée au culte, tandis que les chouans mènent de nombreuses actions contre le pouvoir républicain.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 1989 Zéphyrin Mancel   Exploitant agricole
mars 1989 mars 2001 Maurice Rivière   Exploitant agricole
mars 2001 mars 2008 Zéphyrin Mancel   Exploitant agricole
mars 2008 2011 Nicole Gauthier SE Secrétaire comptable
août 2011   Yolande Guesdon SE Retraitée
mars 2014[29] En cours Vincent Pépin SE Employé
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[31].

En 2019, la commune comptait 465 habitants[Note 8], en diminution de 6,06 % par rapport à 2013 (Manche : −0,97 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
800669812903924950886888942
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
951917914851867854821857797
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
763700705655659676698626615
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
523486426452439396423427484
2017 2019 - - - - - - -
471465-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Naissances[modifier | modifier le code]

Évolution des naissances
1962-1968 1968-1975 1975-1982 1982-1990 1990-1999
53 52 32 31 37

Décès[modifier | modifier le code]

Évolution des décès
1962-1968 1968-1975 1975-1982 1982-1990 1990-1999
34 46 38 34 43

Monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Ouen fut construite aux XVIIe – XVIIIe siècles[23] (nef et chœur), à partir d'une structure plus ancienne, comme en attestent le clocher et la chapelle nord (XVe siècle). Cette reconstruction est probablement due aux destructions opérées par Gabriel de Montmorency en 1562. En 1750, l'église fut agrandie et dotée d'une nouvelle façade de granit. Parmi les éléments architecturaux d'importance se trouvent la fenêtre du chevet, ainsi que la porte en anse de panier. L'église abrite des fonts baptismaux du XVIe, un maître-autel de la première moitié du XVIIIe en bois, ainsi que des stalles du XIXe.
  • Le cimetière est orné d'une imposante croix en granit (1781).
  • Au lieu-dit l'Ourserie se trouvent deux croix (1709) à l'orientation singulière. Leurs croisillons se touchent à angle droit.
  • Au lieu-dit les Abbayes, une ancienne chapelle du XVIIe siècle est transformée en grange. Une des poutres de la charpente conserve les armoiries de la famille d'Auray.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • À proximité de l'église est le manoir du Montier, ancienne demeure de la famille d'Auray établie à La Chaise-Baudoin depuis la fin du XIVe siècle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2019.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[34].
  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le ).
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  8. « Station Météo-France Brécey - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre La Chaise-Baudouin et Brécey », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France Brécey - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « Orthodromie entre La Chaise-Baudouin et Granville », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique de Granville – pointe du Roc - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Granville – pointe du Roc - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Granville – pointe du Roc - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le ).
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  21. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  22. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : Formations dialectales (suite) et françaises, Droz, , p. 1402.
  23. a b et c E. Le Héricher, Avranchin monumental et historique, Avranches, E. Tostain, , p. 250.
  24. a et b (en) David Bates, Regesta regum Anglo-Normannorum: the Acta of William I, 1066-1087, Oxford, Oxford University Press, , p. 272.
  25. « La Chaise-Baudoin - un petit village français », sur lachaisebaudouin.fr, Commune de La Chaise-Baudouin (consulté le )
  26. A. Lecanu, Histoire du diocèse de Coutances et Avranches, Coutances, Imprimerie de Salettes, , p. 268.
  27. J.-J. Desroches, Annales civiles, militaire et généalogiques du pays d'Avranches ou de toute la Basse-Normandie, Caen, A. Hardel, , p. 373.
  28. J.-J. Expilly, Dictionnaire géographique, historique et politique des gaules et de la France, t. 2, Paris, Desaint & Saillant, , p. 163.
  29. « La Chaise-Baudouin (50370) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  30. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  31. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  32. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  34. « La Chaise-Baudouin sur le site de l'Institut géographique national » [archive du ] (archive Wikiwix)