Le Parc (Manche)

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Le Parc
Le Parc (Manche)
L'église Sainte-Pience.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Intercommunalité Communauté d'agglomération Mont-Saint-Michel-Normandie
Maire
Mandat
Marc Leneveu
2020-2026
Code postal 50870
Code commune 50535
Démographie
Gentilé Parquois
Population
municipale
921 hab. (2019)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 45′ 30″ nord, 1° 17′ 33″ ouest
Altitude Min. 14 m
Max. 201 m
Superficie 22,63 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Avranches
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Avranches
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web commune-leparc.sitego.fr

Le Parc est une commune française située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 921 habitants[Note 1]. Elle est créée le par la fusion simple de trois communes (Braffais, Plomb et Sainte-Pience), sous le régime juridique des communes nouvelles.

Géographie[modifier | modifier le code]

Panneau de l'entrée sud.

Le village du Parc est un lieu-dit de l'ancienne commune de Sainte-Pience, situé sur la route reliant Avranches à Villedieu-les-Poêles. Connu depuis le Moyen Âge, il y était décrit la présence d'une maison forte près d'un étang, « au bout du chemin du vieux logis entouré par un parc à gibier »[1].

Le lieu est également connu par son carrefour qui faisait l'objet de bouchons avant l'ouverture de l'autoroute A84[réf. nécessaire].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 10,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 12,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 4] : 1 059 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 14,5 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 9,1 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Brécey », sur la commune de Brécey, mise en service en 1996[8] et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[9],[Note 5], où la température moyenne annuelle est de 11,2 °C et la hauteur de précipitations de 1 100 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 6], « Granville – pointe du Roc », sur la commune de Granville, mise en service en 1973 et à 23 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 11,6 °C pour la période 1971-2000[12] à 11,9 °C pour 1981-2010[13], puis à 12,4 °C pour 1991-2020[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Le Parc est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[15],[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Avranches, dont elle est une commune de la couronne[Note 8]. Cette aire, qui regroupe 32 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[18],[19].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune nouvelle prend le nom du lieu-dit de l'ancienne commune de Sainte-Pience, connu depuis le Moyen Âge[1].

Le Parc est attestée sous la forme Parcus au Moyen Âge[réf. nécessaire]. Les parcs des châteaux nourrissaient des bêtes sauvages destinées à être chassées. Au parc s'opposait la forêt, que son nom, dérivé du mot foris (« en dehors »), désignait comme extérieure au parc[20].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les trois anciennes communes.

Le village du Parc est un lieu-dit connu depuis le XVe siècle sous le nom de "parc de l'ancien manoir de la Martinière de Braffais"[21], appelé le Château.

La commune est créée le par la fusion de trois communes, sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi no 2010-1563 du de réforme des collectivités territoriales.

L'arrêté préfectoral fixant les conditions a été publié le [22]. Il précise que le siège de la nouvelle commune est fixé 2 route de Villedieu, sur l'ancienne commune de Sainte-Pience. Il n'est pas créé de communes déléguées.

Depuis le , la commune du Parc fait partie de la communauté d'agglomération Mont-Saint-Michel-Normandie.

Les trois anciennes communes sont situées dans trois cantons différents : canton d'Isigny-le-Buat (Braffais), canton d'Avranches (Plomb) et canton de Bréhal (Sainte-Pience). Ce découpage est conservé après la création de la commune nouvelle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Jusqu'aux élections municipales de 2020, le conseil municipal est composé des conseillers des trois anciennes communes, dont le maire et huit adjoints. Une nouvelle mairie a été créée, et les trois anciennes mairies de Braffais, Plomb et Sainte-Pience ont été désaffectées à l'usage du public. Celle de Braffais est utilisée depuis 2016 par l'Association Mont Billard Saint-Michel.

Circonscriptions électorales[modifier | modifier le code]

À la suite du décret du , la commune est entièrement rattachée au canton d'Avranches[23].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Janvier 2016[24] mai 2020 Christophe Cossé SE Chef d'entreprise, ancien maire de Braffais
mai 2020[25] En cours Marc Leneveu SE Fonctionnaire

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis sa création.

En 2019, la commune comptait 921 habitants[Note 9].

Évolution de la population  [ modifier ]
2014 2019
901921
(Sources : Insee à partir de 2014[26].)


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2019, légale en 2022.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Élisabeth Sirot, Noble et forte maison : L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe siècle au début du XVIe siècle, Paris, Editions Picard, , 207 p. (ISBN 978-2-7084-0770-1), p. 71.
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  8. « Station Météo-France Brécey - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Le Parc et Brécey », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France Brécey - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « Orthodromie entre Le Parc et Granville », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique de Granville – pointe du Roc - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Granville – pointe du Roc - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Granville – pointe du Roc - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. Georges Gougenheim et Préface d'Alain Rey, Les mots français dans l'histoire et dans la vie, Omnibus, , 766 p. (ISBN 978-2-258-08417-9, lire en ligne), p. 231.
  21. René Gautier, 601 communes et lieux de vie de la Manche.
  22. « Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Manche septembre 2015 - numéro spécial 69 », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Manche, no 69,‎ (lire en ligne [PDF]).
  23. Décret no 2020-212 du 5 mars 2020 modifiant le décret no 2014-246 du 26 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Manche..
  24. « Christophe Cossé, maire de la commune du Parc », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  25. « Marc Leneveu élu nouveau maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.