Écomusée du maraîchage

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Écomusée du maraîchage
Pigeonnier et jardin pédagogique
Pigeonnier et jardin pédagogique
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Département Gironde
Ville Eysines
Adresse 198 av. du Taillan
Coordonnées 44° 52′ 52″ nord, 0° 39′ 14″ ouest
Informations générales
Collections Matériel agricole

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Écomusée du maraîchage

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Écomusée du maraîchage

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Écomusée du maraîchage

L'écomusée du maraîchage d'Eysines retrace une activité qui s'est fortement développée sur les communaux de la rive droite de la Jalle, dans une commune longtemps surnommée « le potager de Bordeaux ». Il s'intègre dans le parc intercommunal des Jalles[1].

Situation[modifier | modifier le code]

L'écomusée du maraîchage est hébergé dans les annexes du château Lescombes, au 198 avenue du Taillan, sur la commune d'Eysines, dans le département français de Gironde.
Il accueille le public tous les premiers dimanches du mois de 14 h 30 à 18 h ainsi que pour les journées du patrimoine[2] et sur demande, notamment pour les groupes scolaires.

Collections[modifier | modifier le code]

L'écomusée est animé par l'association « Connaissance d'Eysines[3] » : il expose une collection d'outils agricoles traditionnels restaurés, dans plusieurs bâtiments municipaux de caractère.

La vocation maraîchère de la commune liée à la qualité du terroir et à la présence de la jalle est une des caractéristiques géographique et économique de son territoire. Depuis plusieurs siècles, Eysines est le potager de Bordeaux.

Les aménagements hydrauliques attestés dès le Moyen Âge en font un modèle d'irrigation agricole, un avatar de la huerta andalouse.

Deux évolutions récentes ont motivé la création de l'écomusée :

  • la motorisation du matériel : rotovateurs, tracteurs et motoculteurs exposés dans l'exploitation Durousseau ;
  • les remembrements qui ont eu lieu depuis les années 50 et modifient le paysage : en particulier l'installation de serres en plastique et la déprise agricole. Certes la taille des exploitations reste modeste mais elle a doublé et parfois triplé, passant de 3ha (2ha de jardin et 1ha de vigne avant guerre) à parfois 9,5ha.

D'où la nécessité de garder la mémoire du passé en regroupant et valorisant les outils, des éléments architecturaux emblématiques et des témoignages oraux.

Le pigeonnier-puits[modifier | modifier le code]

Il abrite une collection d'outils et les panneaux d'une exposition sur le thème « Des labours à la soupe » :

  • Préparer le sol
  • Semer et planter
  • Les travaux de sarclage, désherbage
  • Fertiliser le sol
  • L'arrosage
  • Éliminer les parasites et les maladies
  • La récolte, le transport et la vente des légumes
  • La confection de la soupe.

Il a été bâti au XVIIe siècle au-dessus du puits du château et reconverti en château d’eau à la fin du XIXe siècle. Il est inscrit monument historique par arrêté du 4 mars 1992[4].

Il est de plan circulaire et coiffé d'un dôme de pierre. La porte d'origine se situe au nord.
Une seconde porte a été pratiquée au sud pour le cheval en 1794 pour actionner la meule posée sur la margelle de puits, à l'initiative de l'agronome Pierre Duret de la Plane[5].

À l'intérieur, un puits profond de quinze mètres. La margelle en pierre porte les traces profondes de l'usure des cordes utilisées pour puiser l'eau ainsi que les marques de la fixation de la meule dormante.

Ce pigeonnier combinait deux fonctions.

  • Les pigeons ont, en effet, la réputation de débarrasser les vignes des pucerons, des chenilles ou autres parasites et, par ailleurs, fournissent un engrais appréciable pour le maraîchage.
  • Le manège à cheval installé autour du puits en 1794 permettait d’élever l’eau dans une cuve logée sous la coupole.

Les outils exposés proviennent de dons de particuliers à l'association.

Une demi-journée de « portes ouvertes » est organisée le premier dimanche du mois de 14 h à 18 h. Des visites guidées pour les groupes sont proposées par l'association sur demande.

Le hangar du château[modifier | modifier le code]

À l'emplacement de la maison du paysan, dont il ne reste que le mur Est, ce hangar contient les charrettes et les outils volumineux.

Le jardin pédagogique[modifier | modifier le code]

Il est situé entre le pigeonnier et le château. Il a une superficie d'environ 1 000 m2. Y sont cultivés les légumes classiques d'Eysines tels que le giraumon brodé (variété locale de citrouille) ; il y a également un jardin d'aromates.

Des visites et ateliers sont animés par le jardinier municipal qui assure par ailleurs l'entretien de ce jardin.

La cabane du maraîcher[modifier | modifier le code]

La cabane, rue du Prado

Elle met en scène de A à Z le travail quotidien en plein air des maraîchers aux champs, l'environnement hydrographique ainsi que la vie à l'intérieur de la cabane dans les quatre pièces, le crampot (diminutif de crampa en gascon), l’atelier, le hangar et le box pour le cheval.

Elle a été achetée par la ville à M. Édouard Lacrampette en 2005 et restaurée à l’identique en 2006[6].

Elle est visitable sur rendez-vous et tous les premiers dimanches du mois d'avril à septembre, de 14h30 à 18h. Entrée gratuite.

Animations dans la Grange du Château[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 89, date de l'acquisition du domaine par la mairie, la Grange du château a abrité le chai et le cuvier, ainsi que le box du cheval.

Au sous-sol, la cave sert de réserve à l'Écomusée. Une grande croix blanche, peinte à la chaux sur le mur du fond, porte probablement témoignage du culte protestant sous l'Ancien Régime.

Dans la salle mise à disposition des associations par la mairie, se tient l'Assemblée Générale de l'association.

C'est dans la Grange, en 1999, que s'est tenue la première exposition de photos et d'outils de patrimoine rural organisée par Michel Cognie, professeur d'histoire à la retraite ; cet événement a été à l'origine de la création de l'Écomusée.

Communication[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Cognie, Eysines, Saint-Cyr-sur-Loire, Éd. Alan Sutton, coll. « Mémoire en Images », , 128 p. (ISBN 978-2-8138-0290-3).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. A'urba, « Schéma de référence du Parc intercommunal des Jalles », Bordeaux Métropole, (consulté le 5 octobre 2015)
  2. Journée du patrimoine 2015 sur le site de la mairie.
  3. L'accueil du blog de l'association Connaissance d'Eysines.
  4. « Notice sur le château Lescombes », notice no PA00083908, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 30 septembre 2009
  5. Archives familiales de la famille Duret étudiées par Mme Cabrou, novembre 95, Mémoire de maîtrise d'histoire contemporaine sous la direction de Pierre Butel
  6. La cabane du maraîcher sur le blog de l'association Connaissance d'Eysines