Reichstett

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Reichstett
L'église Saint-Michel.
L'église Saint-Michel.
Blason de Reichstett
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin
Arrondissement Strasbourg
Canton Hœnheim
Intercommunalité Strasbourg Eurométropole
Maire
Mandat
Georges Schuler
2014-2020
Code postal 67116
Code commune 67389
Démographie
Gentilé Reichstettois
Population
municipale
4 387 hab. (2014)
Densité 576 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 47″ nord, 7° 45′ 11″ est
Altitude Min. 133 m
Max. 149 m
Superficie 7,61 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.reichstett.fr/

Reichstett est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 7 km de Strasbourg et membre de Strasbourg Eurométropole, Reichstett a été récompensée par trois fleurs au concours des villes et villages fleuris[1].

Reichstett est une étape du grand itinéraire cyclable EuroVelo 5 (EV5 Via Romea Francigena de Londres à Rome/Brindisi). Il emprunte entre Saverne et Strasbourg l'ancien chemin de halage du canal de la Marne au Rhin qui passe au sud-est de la commune. Par ailleurs, Reichstett est une étape de l'itinéraire cyclable franco-allemand de la piste des forts qui épouse l'ancienne ceinture de la place fortifiée de Strasbourg sur 85 kilomètres.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

La métropole de Strasbourg a décidé de renaturer la Souffel, et de la restaurer dans son état hydromorphologique antérieur[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Reichstett
Vendenheim La Wantzenau
Reichstett
Souffelweyersheim Hœnheim

Histoire[modifier | modifier le code]

Pour la première fois, l'existence du village est mentionnée dans un document de l'empereur Frédéric Barberousse. Reichstett faisait alors partie du Saint-Empire romain germanique, le premier empire allemand. Barberousse légua en 1163 les biens de la banlieue de Rinstett à l'église Saint-Thomas de Strasbourg. De 1271 à 1486, on fait mention d'une génération de noblesse qui s'éteignit avec Nicolas de Rinstett en 1486. Un document de 1350 nomme le village de Rynstett alors qu'en 1163 on écrivait Rinstetten et en 1259 Rinstettin.

Incendiée à plusieurs reprises par des bandes pillardes, Reichstett fut entièrement détruite par les troupes de Mansfeld en 1622, lors de la guerre de Trente Ans qui ravageait l'Empire allemand. Dix ans plus tard, en 1632, les Suédois forcèrent les habitants à évacuer le village. En 1667, Reichstett ne comptait plus que 80 habitants qui payaient la dîme au curé du village. Dans un document de 1670, il apparaît que Reichstett était un village riche, au sol fertile, possédant une belle forêt et des champs bien cultivés.

En 1678, Reichstett fut envahie par les armées françaises du maréchal de Créquy, lesquelles incendièrent le village, tandis que Turenne poursuivait les soldats impériaux au-delà du Rhin. C'est de cette époque que date son annexion par la France.

De 1790 à 1802, Reichstett appartenait au canton de Brumath ; de 1802 à 1835 au canton d'Oberhausbergen, de 1835 à 1973 au canton de Schiltigheim.

En 1800, Reichstett comptait 778 habitants et 1 002 en 1833. En 1871, on dénombrait 218 maisons avec 1 048 habitants, en 1907, 252 maisons abritent 1 464 habitants. Dès 1869 il est fait mention de l'école à classe unique et mixte. Cette école était dirigée par un instituteur. Chaque élève payait 10 centimes par semaine et, en hiver, apportait sa bûche. Le nombre croissant d'élèves déclencha la création d'une deuxième classe. L'instruction des filles était confiée à une sœur de saint Jean de Basse (1827).

L'église actuelle, construire en 1767, fut agrandie par deux transepts vers 1900. La construction des orgues date de la même époque.

Durant la Première Guerre mondiale, les soldats (allemands) employèrent le fort Rapp comme camp de prisonniers russes et italiens. Entre les deux guerres, une politique radicale de francisation fut établie dans les écoles, puis à nouveau suspendue durant l'occupation nazie de 1940-1944. De juin 1940 à la Libération en 1944, Reichstett, comme d'ailleurs toute l'Alsace, subit l'annexion de facto au Troisième Reich allemand. La commune fut administrée par un Bürgermeister et un Ortsgruppenleiter (après avoir connu pendant des siècles un Schultheiß et pendant la période 1790-1871 un maire).

Le 23 novembre 1944, la commune fut libérée par la 2e division blindée du général Leclerc. Le général de Gaulle, grâce à son prestige auprès des Américains, réussit à maintenir ces derniers sur leurs positions occupées en novembre 1944 face à une contre-offensive allemande. Quelques jours après, une contre-offensive lancée par les troupes françaises écartait tout danger.

À la Libération, un comité administratif fut désigné par le préfet et resta en fonction jusqu'aux premières élections municipales en automne 1945.

Dès lors, la commune connut un essor des plus considérables, surtout à partir de 1960, début de la construction de la raffinerie.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Reichstett

Les armes de Reichstett se blasonnent ainsi :
« D'azur à saint Michel Archange tenant de sa dextre une épée haute et de sa senestre une balance, le tout d'or. »[3].

Économie[modifier | modifier le code]

Reichstett accueille (la plus grosse partie se trouve sur le ban de Vendenheim) une raffinerie de pétrole appartenant au groupe Petroplus et classée Seveso[4]. Le site pollué de l'ancienne raffinerie va être réhabilité, seule une cheminée sera conservée à l'adresse de ceux qui ont gardé la nostalgie du passé industriel du site, mais aussi pour permettre à des faucons d'occuper les lieux[5].

La multinationale mexicaine de matériaux de construction Cemex y possède une unité de production de béton prêt à l'emploi.

Reichstett possède, dans son banc communal, une zone industrielle comportant de nombreuses entreprises ainsi qu'une société d'expertise comptable le long de la D 63.

De nombreux commerces sont présents dans la ville : boulangerie, coiffeur, bureau de tabac, fleuriste, supermarché, sans oublier un bureau de poste, une pharmacie et plusieurs banques. En outre, des possibilités de restauration et d'hébergement existent dans la ville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 15 mars 2008 Claude Marty DVG  
15 mars 2008 en cours Georges Schuler[6] LR  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 387 habitants, en diminution de -0,54 % par rapport à 2009 (Bas-Rhin : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
765 778 884 932 1 002 1 025 1 119 1 073 1 066
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 053 1 074 1 005 1 050 1 069 1 087 1 102 1 286 1 354
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 395 1 464 1 488 1 240 1 306 1 340 1 353 1 368 1 457
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 666 2 548 3 597 4 464 4 640 4 882 4 466 4 407 4 387
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Reichstett dispose d'une école maternelle publique et d'une école élémentaire publique.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lors de l'émission « Cinq à sept avec Arthur » du 8 juin 2016 sur TF1, l'animateur de TF1 Denis Brogniart a annoncé que dans son enfance, il habitait le village de Reichstett en Alsace.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Reichstett est jumelée avec :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La première en 1998, la deuxième en 2001 et la troisième en 2006 - voir « Le fleurissement à Reichstett » sur reichstett.fr, consulté le 26 septembre 2011
  2. [PDF] [media.strasbourg.eu/alfresco/d/a/workspace/SpacesStore/93ed614b-4e0a-4142-abe2-ccbb5495c5e2/Deviation-Souffel-Reichstett.pdf] sur media.strasbourg.eu
  3. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le 24 mai 2009)
  4. Voir « Risques Technologiques » sur reichstett.fr, consulté le 26 septembre 2011
  5. Cheminées de la raffinerie de Reichstett sur 20minutes.org
  6. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. Parc de la Maison alsacienne, écomusée de Reichstett
  12. « Le fort Rapp », notice no PA67000049 et « une deuxième fiche », notice no IA67007975, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « L'église paroissiale Saint Michel », notice no A67007955, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « L'orgue », notice no IM67010861, base Palissy, ministère français de la Culture
  15. Histoire de l'église et de son orgue sur reichstett.fr, consulté le 26 septembre 2011
  16. « Le mobilier de l'église paroissiale Saint Michel », notice no IA67007955, base Palissy, ministère français de la Culture
  17. L'ancienne horloge sur reichstett.fr, consulté le 26 septembre 2011
  18. « L'écluse 49 », notice no IA67007963, base Mérimée, ministère français de la Culture