Saint-Viâtre

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Saint-Viâtre
Saint-Viâtre
L'église Saint-Viâtre.
Blason de Saint-Viâtre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Romorantin-Lanthenay
Intercommunalité Communauté de communes de la Sologne des étangs
Maire
Mandat
Christian Léonard
2020-2026
Code postal 41210
Code commune 41231
Démographie
Population
municipale
1 196 hab. (2017 en diminution de 6,05 % par rapport à 2012)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 31′ 27″ nord, 1° 56′ 03″ est
Altitude 108 m
Min. 92 m
Max. 132 m
Superficie 89,79 km2
Élections
Départementales Canton de la Sologne
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Viâtre
Liens
Site web saint-viatre.fr

Saint-Viâtre est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher, en région Centre-Val de Loire.

Localisée à l'est du département, la commune fait partie de la petite région agricole « la Grande Sologne », vaste étendue de bois, d'étangs et de prés aux récoltes médiocres. Elle est drainée par le Beuvron, le Néant, le Chalès (6,601 km) et par divers petits cours d'eau. Avec une superficie de 8 979 ha en 2017, la commune fait partie des 4 communes les plus étendues du département.

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels qui occupent la quasi-totalité du territoire communal. Plusieurs espaces naturels d'intérêt sont présents sur la commune : un espace protégé, deux sites natura 2000 et cinq zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF). En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture des céréales et des oléoprotéagineux. À l'instar du département qui a vu disparaître le quart de ses exploitations en dix ans, le nombre d'exploitations agricoles a fortement diminué, passant de 7 en 1988, à 14 en 2000, puis à 14 en 2010.

Le patrimoine architectural de la commune comprend deux bâtiments portés à l'inventaire des monuments historiques : l'église Saint-Viâtre, inscrite en 2006, et le chafaud, inscrit en 1925.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Viâtre se trouve à l'est du département de Loir-et-Cher, dans la petite région agricole de la Grande Sologne[1],[2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 46,1 km de Blois[3], préfecture du département, à 22,9 km de Romorantin-Lanthenay[4], sous-préfecture, et à 14,2 km de Salbris, chef-lieu du canton de la Sologne dont dépend la commune depuis 2015[5]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Lamotte-Beuvron[6].

Les communes les plus proches sont[7] : La Ferté-Beauharnais (6,7 km), Marcilly-en-Gault (7,8 km), Nouan-le-Fuzelier (7,9 km), Neung-sur-Beuvron (9,7 km), Chaumont-sur-Tharonne (10,1 km), Lamotte-Beuvron (11,1 km), La Marolle-en-Sologne (13,4 km), Yvoy-le-Marron (13,6 km) et Salbris (14,2 km).

Paysages et relief[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la Convention européenne du paysage, adoptée le et entrée en vigueur en France le , un atlas des paysages de Loir-et-Cher a été élaboré en 2010 par le CAUE de Loir-et-Cher, en collaboration avec la DIREN Centre (devenue DREAL en 2011), partenaire financier[8]. Les paysages du département s'organisent ainsi en huit grands ensembles et 25 unités de paysage[Note 1],[9]. La commune fait partie de l'unité de paysage de « la Grande Sologne », dans la Sologne[10].

À l'échelle régionale, le très important taux de boisement de la Sologne en fait une sorte de gigantesque île de verdure au cœur d'un océan de cultures, entre Beauce et Champagne Berrichonne. La Grande Sologne, localisée au sud-est, entre les vallées de la Loire et du Cher, occupe à elle seule un tiers environ du Loir-et-Cher. Elle déborde ses limites en s'étendant sur le Loiret et le Cher, rejoignant la Forêt d'Orléans au nord-est et couvrant la plus grande partie du coude de la Loire jusqu'aux portes de Bourges, au sud[11].

L'altitude du territoire communal varie de 92 mètres à 132 mètres[12],[13].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentantle réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Saint-Viâtre.

La commune est drainée par le Beuvron (4,558 km), le Néant (10,53 km), le Chalès (6,601 km) et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 100,45 km de longueur totale[14].

Le Beuvron, d'une longueur totale de 115,2 km, prend sa source dans la commune de Coullons, dans le Loiret et se jette dans la Loire à Candé-sur-Beuvron, après avoir traversé 29 communes[15].

Le Néant traverse la commune d'est en ouest. D'une longueur totale de 40,7 km, il prend sa source dans la commune de Pierrefitte-sur-Sauldre (41) et se jette dans le Beuvron à Montrieux-en-Sologne (41), après avoir traversé 6 communes[16].

Sur le plan piscicole, ces cours d'eau sont classés en deuxième catégorie, où le peuplement piscicole dominant est constitué de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[17].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1971-2000

- Moyenne annuelle de température : 11,4 °C
- Nombre de jours avec une température inférieure à -5 °C : 3,7 j
- Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,4 j
- Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,9 °C
- Cumuls annuels de précipitation : 713 mm
- Nombre de jours de précipitation en janvier : 11 j
- Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,1 j

La commune bénéficie d'un climat « océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climat de la France définie en 2010. Ce type affecte l'ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, et en particulier la plus grande partie du département de Loir-et-Cher. Le climat reste océanique mais avec de belles dégradations. Les températures sont intermédiaires et les précipitations sont faibles (moins de 700 mm de cumul annuel), surtout en été, mais les pluies tombent en moyenne sur 12 jours en janvier et sur 8 en juillet, valeurs moyennes rapportées à l'ensemble français. La variabilité interannuelle des précipitations est minimale tandis que celle des températures est élevée[18].

Les paramètres climatiques qui ont permis d'établir cette typologie comportent 6 variables pour les températures et 8 pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[18]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer.

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d'intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[19].Un espace protégé est présent sur la commune : les « Étangs de Saint-Viatre ». Ils font l'objet d'un arrêté de protection de biotope du fait de la présence de nombreuses espèces protégées : des oiseaux (héron cendré, héron bihoreau, héron pourpré, grèbe à cou noir, grèbe castagneux, butor étoilé, busard des roseaux, blongios nain, guiffette noire, guiffette moustac, rousserolle turdoïde) et des espèces végétalesIl présente une superficie de 2 473,7 ha[20].

Sites Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État membre. Les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l'état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés[21]. Des parties du territoire communal sont incluses dans les sites Natura 2000 suivants[22] :

  • la « Sologne », d'une superficie de 346 184 ha[23] ;
  • les « Étangs de Sologne », d'une superficie de 29 624 ha[24].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d'améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d'aide à la prise en compte de l'environnement dans l'aménagement du territoire. Le territoire communal de Saint-Viâtre comprend cinq ZNIEFF[25] :

  • l'« Étang de Chalès » (44,8 ha)[26] ;
  • l'« Étang de la Grande Corbois » (69,23 ha)[27] ;
  • l'« Étang des Brosses » (55,17 ha)[28] ;
  • les « Étangs du Domaine de Bièvres » (275,94 ha)[29] ;
  • les « Prairies de la Bourgeoisie » (7,61 ha)[30].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Infrastructures et occupation des sols de la commune de Saint-Viâtre.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee, Saint-Viâtre est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 5],[31],[32].

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels (98,8 %). La répartition détaillée ressortant de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover millésimée 2012 est la suivante : terres arables (17,4 %), zones agricoles hétérogènes (17,1 %), prairies (2,8 %), forêts (52,7 %), zones humides intérieures (0,6 %), zones urbanisées (1,2 %), eaux continentales (8,2 %)[14].

Planification[modifier | modifier le code]

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d'un établissement public, pour déterminer les partis d'aménagement de l'espace au sein d'un SCoT, un document essentiel d'orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCOT de Grande Sologne, prescrit en juillet 2015[33].

En matière de planification, la commune disposait en 2017 d'un plan d'occupation des sols approuvé, un plan local d'urbanisme était en révision[34].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Viâtre en 2016 en comparaison avec celle du Loir-et-Cher et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (16,8 %) inférieure à celle du département (18 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,6 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 73,3 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (70,9 % en 2011), contre 68,1 % pour le Loir-et-Cher et 57,6 pour la France entière.

Le logement à Saint-Viâtre en 2016.
Saint-Viâtre[35] Loir-et-Cher[36] France entière[37]
Résidences principales (en %) 72,3 74,5 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 16,8 18 9,6
Logements vacants (en %) 11,0 7,5 8,1

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire communal de Saint-Viâtre est vulnérable à différents aléas naturels : inondations (par débordement du Beuvron), climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible). Il est également exposé à deux risques technologiques : le risque industriel et le transport de matières dangereuses[38],[39].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Zones inondables de la commune de Saint-Viâtre.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont liés au retrait-gonflement des argiles[38]. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[40]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Georisques[41].

Un atlas des zones inondables du Beuvron est établi en décembre 2003. Les crues historiques du Beuvron sont celles de 1856, de 1910 et de 1936-1937. Le débit de la crue de référence varie ainsi entre 60 et 160 3/s selon les sections[42].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Nexter Munitions, société spécialisée dans le domaine de la fabrication de gamme complète de munitions de char, d'artillerie et de moyen calibre, cartouches à percussion centrale et à percussion annulaire, explosifs à base de nitroglycérine et de nitrocellulose, etc. est une entreprise de statut Seveso seuil haut[43]. À ce titre, en cas d'accident, elle représente un risque majeur pour l'environnement qui doit être pris en compte dans les documents d'urbanisme. Un Plan de prévention des risques technologiques a été élaboré et approuvé à cet effet[44].

Le risque de transport de marchandises dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d'avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu'à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d'urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[45].


Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village s'est d'abord appelé Tremblevy (du latin tremuli vicus, le village du tremble), puis au XVIIe siècle le nom devient Tremblevif, probablement à cause du paludisme qui sévissait dans la région à cette époque[réf. nécessaire].


Histoire[modifier | modifier le code]

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Nouvelle organisation territoriale[modifier | modifier le code]

Le décret de l'Assemblée nationale du décrète qu'« il y aura une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne »[46], mais ce n'est qu'avec le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II () que la paroisse de Saint-Viâtre devient formellement « commune de Saint-Viâtre »[46],[47].

En 1790, dans le cadre de la création des départements, la municipalité est rattachée au canton de Salbris et au district de Romorantin[47]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du , et ne conservent qu'un rôle électoral, permettant l'élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[48],[49]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, considérés comme des rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance en retrouvant une fonction administrative[48]. Enfin, sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons en Loir-et-Cher de 33 à 24[50]. Saint-Viâtre est alors rattachée au canton de Salbris et à l'arrondissement de Blois par arrêté du 5 vendémiaire an X ()[51],[47],[52]. Cette organisation va rester inchangée pendant près de 150 ans.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

C'est en 1854[53] à la demande de la commune, que la ville devient Saint-Viâtre en l'honneur d'un ermite retiré dans les bois de Sologne que la tradition nomme Viâtre. Sa tombe se situe dans la crypte de l'église, point central du village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Viâtre est membre de la communauté de communes de la Sologne des étangs, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le [54].

Elle est rattachée sur le plan administratif à l'arrondissement de Romorantin-Lanthenay, au département de Loir-et-Cher et à la région Centre-Val de Loire[6], en tant que circonscriptions administratives[6]. Sur le plan électoral, elle est rattachée au canton de la Sologne depuis 2015 pour l'élection des conseillers départementaux[55] et à la deuxième circonscription de Loir-et-Cher pour les élections législatives[56].

Politique et administration municipale[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Saint-Viâtre, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel plurinominal avec prime majoritaire[57]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges au conseil municipal est de 15. Le maire, à la fois agent de l'État et exécutif de la commune en tant que collectivité territoriale, est élu par le conseil municipal au scrutin secret lors de la première réunion du conseil suivant les élections municipales, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil[58].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean Hennequart   Pisciculteur
mars 2008 ? Christian Léonard   Charpentier
mars 2014 mai 2020 Christian Leonard[59]   Entrepreneur en batiments
mai 2020 en cours Christian Léonard[59],[60]   Ancien artisan, commerçant ou chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

L'organisation de la distribution de l'eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La compétence eau et assainissement des communes est un service public industriel et commercial (SPIC)[61].

Assainissement des eaux usées[modifier | modifier le code]

En 2019, la commune de Saint-Viâtre gère le service d'assainissement collectif en régie directe, c'est-à-dire avec ses propres personnels, avec le statut de entreprise privée[62]. Une station de traitement des eaux usées est en service au sur le territoire communal[63] : « Rue Des Bouleux », un équipement utilisant la technique de l'aération par boues activées et filtres plantés, avec prétraitement, dont la capacité est de 1 500 EH, mis en service le [64].

L'assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[65]. La communauté de communes de la Sologne des étangs assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l'entretien des installations[66].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Viâtre est située dans l'académie d'Orléans-Tours. La commune dispose d'une école élémentaire publique, l'école Les Bouleux[67], et d'une école élémentaire privée, l'école Notre-Dame-de-Lourdes[68].

Sécurité, justice et secours[modifier | modifier le code]

La sécurité de la commune est assurée par la brigade de gendarmerie de Neung-sur-Beuvron qui dépend du groupement de gendarmerie départementale de Loir-et-Cher installé à Blois[69].

En matière de justice, Saint-Viâtre relève du conseil de prud'hommes de Blois, de la Cour d'appel d'Orléans (juridiction de Blois)[70], de la Cour d'assises de Loir-et-Cher, du tribunal administratif de Blois, du tribunal de commerce de Blois et du tribunal judiciaire de Blois[71].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[72]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[73].

En 2017, la commune comptait 1 196 habitants[Note 6], en diminution de 6,05 % par rapport à 2012 (Loir-et-Cher : +0,08 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9881 0691 0221 0951 2571 3131 1941 2061 240
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2561 2551 3151 3611 4351 5311 6281 7421 841
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8441 9061 8541 6231 6571 5911 5041 4691 314
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 2821 2451 2231 1621 0631 1571 1881 2651 212
2017 - - - - - - - -
1 196--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[74] puis Insee à partir de 2006[75].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (26,3 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est égale à la population féminine.

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50 % d'hommes (0 à 14 ans = 18 %, 15 à 29 ans = 15,2 %, 30 à 44 ans = 22,1 %, 45 à 59 ans = 22,1 %, plus de 60 ans = 22,8 %) ;
  • 50 % de femmes (0 à 14 ans = 17,2 %, 15 à 29 ans = 12,6 %, 30 à 44 ans = 20,9 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 28,3 %).
Pyramide des âges à Saint-Viâtre en 2007 en pourcentage[76]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,7 
8,6 
75 à 89 ans
9,9 
14,0 
60 à 74 ans
17,7 
22,1 
45 à 59 ans
21,0 
22,1 
30 à 44 ans
20,9 
15,2 
15 à 29 ans
12,6 
18,0 
0 à 14 ans
17,2 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[77]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque année une foire a lieu au début du mois de mai.

Économie[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Saint-Viâtre selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[78] :

Établissements actifs par secteur d'activité au .
total % com (% dep[79]) 0 salarié 1 à 9 salarié(s) 10 à 19 salariés 20 à 49 salariés 50 salariés ou plus
Ensemble 95 100,0 (100) 63 30 2 0 0
Agriculture, sylviculture et pêche 13 13,7 (11,8) 6 7 0 0 0
Industrie 4 4,2 (6,5) 2 2 0 0 0
Construction 10 10,5 (10,3) 4 5 1 0 0
Commerce, transports, services divers 57 60,0 (57,9) 45 12 0 0 0
dont commerce et réparation automobile 21 22,1 (17,5) 16 5 0 0 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 11 11,6 (13,5) 6 4 1 0 0
Champ : ensemble des activités.

Le secteur du commerce, transports et services divers est prépondérant sur la commune (57 entreprises sur 95) néanmoins le secteur agricole reste important puisqu'en proportions (13,7 %), il est plus important qu'au niveau départemental (11,8 %). Sur les 95 entreprises implantées à Saint-Viâtre en 2016, 63 ne font appel à aucun salarié, 30 comptent 1 à 9 salariés et 2 emploient entre 10 et 19 personnes

Au , la commune est classée en zone de revitalisation rurale (ZRR), un dispositif visant à aider le développement des territoires ruraux principalement à travers des mesures fiscales et sociales. Des mesures spécifiques en faveur du développement économique s'y appliquent également[80]

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la polyculture et le polyélevage[81]. Le département a perdu près d'un quart de ses exploitations en 10 ans, entre 2000 et 2010 (c'est le département de la région Centre-Val de Loire qui en compte le moins)[82]. Cette tendance se retrouve également au niveau de la commune où le nombre d'exploitations est passé de 66 en 1988 à 14 en 2000 puis à 14 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 27 ha en 1988 à 40 ha en 2010[81]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Saint-Viâtre, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l'agriculture à Saint-Viâtre (41) entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[81]
Nombre d'exploitations (u) 66 14 14
Travail (UTA) 70 22 9
Surface agricole utilisée (ha) 1 778 818 561
Cultures[83]
Terres labourables (ha) 1 383 614 421
Céréales (ha) 901 331 263
dont blé tendre (ha) 40 27 9
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 243 110 114
Tournesol (ha) s s s
Colza et navette (ha) 0 s
Élevage[81]
Cheptel (UGBTA[Note 7]) 831 250 88

.

Produits labellisés[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est intégré aux aires de productions de divers produits bénéficiant d'une indication géographique protégée (IGP) : le vin Val-de-loire[84], les volailles de l’Orléanais[85] et les volailles du Berry[86],[87].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Viâtre.

La fontaine de Saint-Viâtre[modifier | modifier le code]

La légende dit qu'un ermite vivant au VIe siècle sur les lieux actuel de Saint-Viâtre soit à l'origine de ce village. Cet ermite, construisant un édifice fut si content de l'avoir achevé qu'il jeta son marteau à plusieurs lieux de là. À l'endroit où le marteau tomba une fontaine jaillit. Cette fontaine existe toujours et fut déplacée d'une centaine de mètres en 1985 car elle se situait sur le tracé de l'autoroute A71.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr saint viâtre (loir-et-cher).svg

Les armoiries de Saint-Viâtre se blasonnent ainsi :

Parti : au premier d'argent au chef d'azur, au second d'hermine aux trois fasces ondées de sable, au lambel de gueules brochant.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Provost, Carte archéologique de la Gaule - Le Loir-et-Cher, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, , 159 p. (ISBN 2-87754-003-0)
  • Christian Poitou, Paroisses et communes de France - Loir-et-Cher, Paris, CNRS Editions, , 591 p. (ISBN 2-271-05482-6)
  • Stéphane Gendron, Les noms de lieux du Centre, Paris, éditions Bonneton, , 232 p. (ISBN 978 2 862 53226 4).
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d'hier, communes d'aujourd'hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d'histoire administrative, Paris, Institut National d'Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une unité de paysage est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Les normales climatiques sont des produits statistiques calculés sur des périodes de 30 ans, permettant de caractériser le climat sur cette période et servant de référence.
  4. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d'une superficie en général limitée caractérisée par la présence d'espèces, d'association d'espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  5. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  7. L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d'espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Petites régions agricoles (PRA) par commune », sur https://geo.data.gouv.fr/ (consulté le 15 mars 2020)
  2. [PDF]« Carte des petites régions agricoles de Loir-et-Cher », sur la plateforme de l'information territoriale de Loir-et-Cher (consulté le 15 mars 2020)
  3. « Orthodromie entre "Saint-Viâtre" et "Blois" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 15 mars 2020).
  4. « Orthodromie entre "Saint-Viâtre" et "Romorantin-Lanthenay" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 15 mars 2020).
  5. « Orthodromie entre "Saint-Viâtre" et "Salbris" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 15 mars 2020).
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  7. « Communes les plus proches de Saint-Viâtre », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 15 mars 2020).
  8. « Pourquoi un Atlas des paysages du Loir-et-Cher ? », sur le site de l'atlas des paysages de Loir-et-Cher (consulté le 15 mars 2020)
  9. « Comment s'organise le contenu Internet de l'Atlas ? », sur le site de l'atlas des paysages de Loir-et-Cher (consulté le 15 mars 2020)
  10. « Unité de paysage : La Grande Sologne - intro », sur le site de l'atlas des paysages de Loir-et-Cher (consulté le 15 mars 2020)
  11. « Unité de paysage : La Grande Sologne - description », sur le site du CAUE dédié à l'atlas des paysages de Loir-et-Cher (consulté le 15 mars 2020)
  12. Répertoire géographique des communes (RGC) 2015. En 2016, le RGC a été remplacé par la base Admin Express qui ne comporte plus que l'altitude moyenne de la commune, les altitudes minimale et maximale pouvant être trouvées par un système d'information géographique.
  13. Carte de Saint-Viâtre, sur Géoportail, consulté le 15 mars 2020.
  14. a et b « Fiche communale de Saint-Viâtre », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 16 mars 2020)
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