Chapelle-des-Bois

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Chapelle-des-Bois
Chapelle-des-Bois
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Intercommunalité Communauté de communes des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs
Maire
Mandat
Elisabeth Greusard
2020-2026
Code postal 25240
Code commune 25121
Démographie
Gentilé Chapelands, Chapelandes [1]
Population
municipale
254 hab. (2018 en diminution de 1,55 % par rapport à 2013)
Densité 6,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 35′ 57″ nord, 6° 06′ 55″ est
Altitude Min. 1 006 m
Max. 1 374 m
Superficie 39,69 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Frasne
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
Voir sur la carte administrative de Bourgogne-Franche-Comté
City locator 14.svg
Chapelle-des-Bois
Géolocalisation sur la carte : Doubs
Voir sur la carte topographique du Doubs
City locator 14.svg
Chapelle-des-Bois
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Chapelle-des-Bois
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Chapelle-des-Bois

Chapelle-des-Bois est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie de la région culturelle et historique de Franche-Comté.

Ses habitants se nomment les Chapelands et Chapelandes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Chapelle-des-Bois est la commune située la plus au sud du département du Doubs, elle est limitrophe du département du Jura et de la Suisse (canton de Vaud). La commune est frontalière avec la commune suisse de Chenit et fait partie du Parc naturel régional du Haut-Jura. Elle est traversée par la RD 46.
Avec 1090 m d'altitude, Chapelle-des-Bois est une des communes les plus élevées du département.

Borne d'altitude scellée sur la façade de l'église: 1090 m.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Champion en 1632 ; Chapelle-des-Bois depuis 1645[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Foncine-le-Haut (Jura) Châtelblanc Chaux-Neuve Rose des vents
Foncine-le-Bas (Jura) N Le Chenit (CH - Vaud)
O    Chapelle-des-Bois    E
S
Lac-des-Rouges-Truites (Jura) Morbier, Bellefontaine (Jura) Bois-d'Amont (Jura)

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chapelle-des-Bois est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (75,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (75,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (75,8 %), prairies (20,6 %), zones humides intérieures (2,5 %), zones urbanisées (0,8 %), eaux continentales[Note 2] (0,3 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte de Cassini.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Pierre-Auguste Bourgeois[10]    
mars 2014 En cours
(au 1er juin 2020)
Elisabeth Greusard [11]
Réélue pour le mandat 2020-2026
SE Professeure
Les données manquantes sont à compléter.

Une bataille de la seconde guerre mondiale à la Combe des Cives[modifier | modifier le code]

Le 30 août 1944 a eu lieu un combat pour la libération de la France à 3 km à la sortie du village : La Combe des Cives. Un engagement entre maquisards issus des Maquis de l'Ain et du Haut-Jura, le camp Roland-Gao, des jeunes essentiellement de la région de Nantua/Oyonnax contre une unité allemande de la 11e panzer division. L'engagement va durer plusieurs heures et tournera à l'avantage des résistants français. Les pertes allemandes sont sévères.

L'accrochage a lieu sur la route D 46 à proximité de Chez-Buffard (il reste des traces de balles en façade de la ferme). La colonne allemande est stoppée nette par des tirs de FM et de mitrailleuses maquisardes provenant des bois en face à environ 300 m de la route. Les murets de pierres qui séparent les champs de la Combes sont une aide précieuse pour ces Petits enfants de la France pour avancer à découvert puis se cacher derrière. Une torpille de bazooka atteint un camion rempli de munition. Certains soldats allemands essaient de fuir en grimpant dans la forêt derrière eux, la frontière suisse étant à deux pas. Les douaniers suisses assistaient depuis un belvédère à ce combat.

D'autres accrochages ont lieu simultanément à Bellefontaine et La Combe de Morbier. Ce sont les derniers. La région se libère début septembre. La résistance se termine, mais la guerre n'est pas finie.

Chaque année, le dernier week-end d'août a lieu une petite cérémonie au monument de la Chapelle des Bois à la mémoire de ceux qui sont tombés dans ce combat.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2018, la commune comptait 254 habitants[Note 3], en diminution de 1,55 % par rapport à 2013 (Doubs : +1,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
784683778754905752702681645
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
659623616576590602555531519
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
526483418329299291275216206
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
174179165217202244258262255
2018 - - - - - - - -
254--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Étendue herbeuse brodée de sapin avec un plan d'eau au premier plan.
Zone humide au lac des Mortes.
Église Saint-Jean-Baptiste.

Située entre le massif du Risoux et la forêt du Mont Noir, la commune est un point de départ pour les randonnées pédestres et celles en ski de fond.

L'Écomusée de la maison Michaud évoque la vie paysanne au cours des siècles passés et permet de découvrir l'ingéniosité des hommes qui ont su adapter leurs activités aux contraintes d'un climat rude et tirer parti des richesses de la montagne.

L'église Saint-Jean-Baptiste de Chapelle-des-Bois, construite au XVIIe siècle et agrandie au siècle suivant, et qui est inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 1974. Elle a été restaurée en 1981.

Au sud-est de la commune, les lacs de Bellefontaine et des Mortes sont deux plans d'eau entourés de zones humides remarquables.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

La chapelloise, danse traditionnelle originaire de Suède, tirerait son nom du village de Chapelle-des-Bois.

L'histoire du film La grotte aux loups, film policier de 1980 avec Claude Jade, se passe à Chapelle-des-Bois.

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[16][modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/doubs-25
  2. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 2, Besançon, CÊTRE, .
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 13 mai 2021)
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 13 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  11. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. « Amis du musée de la Résistance Ain-Jura à Nantua », sur www.resistance-ain-jura.com (consulté le 8 septembre 2018).