Martainville-Épreville

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Martainville et Épreville (homonymie).
Martainville-Épreville
Le château de Martainville
Le château de Martainville
Blason de Martainville-Épreville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Le Mesnil-Esnard
Intercommunalité Plateau de Martainville
Maire
Mandat
Lionel Saillard
2014-2020
Code postal 76116
Code commune 76412
Démographie
Population
municipale
713 hab. (2014)
Densité 94 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 27′ 38″ nord, 1° 17′ 31″ est
Altitude Min. 138 m – Max. 162 m
Superficie 7,61 km2
Localisation

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Martainville-Épreville

Martainville-Épreville est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie (anc. Haute-Normandie).

À 15 km à l'est de Rouen, cette commune se situe sur la route de Rouen à Beauvais (RN 31, ex-RN 30), « au milieu d'une belle campagne fertile de bons blés » (Thomas Corneille). L'ensemble manorial qu'il constituait au XVIe siècle est relativement bien conservé, notamment le château de Martainville qui fait la renommée de la commune.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village est attesté sous la forme latinisée Martinvillam en 1053[1].

Nom de lieu médiéval en -ville au sens de « domaine rural » (terme issu du gallo-roman VILLA « grand domaine rural »), précédé du nom de personne Martin, très fréquemment usité dans la toponymie normande.

On trouve, par ailleurs, quantité de Martigny / Martagny / Martignac en France, noms de fundus gallo-romains plus anciens, recensés par Albert Dauzat et Charles Rostaing[2]. Par contre, le nom Martin est plus rare postérieurement, sauf en Normandie, notamment dans une combinaison avec l'appellatif -ville (sauf Martinvelle, Vosges, qui serait un ancien Martinville).

Il est possible que de nombreux scandinaves aient été baptisés sous le nom de Martin, comme en témoigne Martintot, construit avec l'appellatif norrois topt « place, emplacement, ferme ».

Épreville-sur-Ry est une ancienne commune rattachée à Martainville-sur-Ry qui prit alors le nom de Martainville-Épreville.

Elle est mentionnée sous la forme Spriville en 1055 - 1066 et Espreville vers 1240[3].

L'archétype Épreville est typique de la toponymie normande, attestés sous la forme Spreville le plus souvent, et Sproville pour les plus anciennes. cf. Épreville (Fécamp, Sprovilla vers 1025). Il pourrait s'agir de « la ferme de *Sprot », nom d'homme anglo-norrois que l'on trouve également dans Épretot (*Sprottopt) et dans Sproatley ou Sprotborough en Angleterre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Jacques Le Pelletier (env. 1446-1511) fait l'acquisition de la seigneurie de Martainville le . Depuis Léon de Glanville et Michel Mollat, on sait que Jacques appartient à la grande bourgeoisie marchande de Rouen. Il est installé avec son frère cadet Richard rue aux Ours, paroisse Saint-Cande-le-Jeune, dans le grand hôtel offert par leur père. Héritiers en 1480 de l'une des plus grosses fortunes de la ville, les deux frères font fructifier leurs biens en exportant de l'étain en Angleterre et du blé au Portugal, en spéculant sur le sel breton, en marchandant aux foires de Lyon et en armant des navires pour la Méditerranée. Leurs bénéfices de marchands sont réinvestis en maisons de rapport, en rentes foncières et en de nombreuses terres et seigneuries situées dans les environs de la capitale normande, en particulier autour du fief de Martainville. L'entrée de Jacques au Conseil de la ville, d'abord comme quartenier en 1492, puis comme conseiller-échevin en 1493 (jusqu'en 1496), marque l'apogée de sa carrière. À cette charge, il apporte son avis sur de nombreux sujets et oriente la politique de Rouen.

En 1511, Jacques décède sans descendance directe et laisse toutes ses possessions dont Martainville à son neveu Jacques II Le Pelletier (1485-1545), qui détient l'importante charge de vicomte de l'eau à Rouen. En 1570, la famille est anoblie, par l'acquisition du fonds de la famille Peloque. La famille, qui obtiendra du roi, en 1571, le droit de changer son nom de Le Pelletier en celui de la terre de Martainville, demeurera propriétaire de la seigneurie jusqu'au XVIIIe siècle. Les seuls travaux documentés concernent la restauration du bâtiment principal au début du XXe siècle. Les fenêtres et les lucarnes, refaites en 1939 telles que Claude Sauvageot les avait restituées sur le papier en 1867 d'après les vestiges encore en place, retrouvent leurs proportions ; les allèges abaissées et les meneaux disparus sont recréés ; un complément apocryphe, un bâtiment à deux niveaux couvert en appentis adossé au côté sud, est détruit en 1917 ; enfin, à l'intérieur du logis, les cloisons ajoutées au XVIIe siècle pour créer de nouvelles pièces, plus petites, sont retirées. Ces travaux de restauration sont poursuivis dans les années 1950. Depuis 2008, une nouvelle campagne de restauration a été lancée avec notamment une rénovation totale des façades du château.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au avril 2014)
Lionel Saillard se  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 713 habitants, en diminution de -1,66 % par rapport à 2009 (Seine-Maritime : 0,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1861 1876 1881 1886
235 215 235 210 458 414 402 396 378
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
416 366 373 378 378 341 324 320 324
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008
396 395 389 438 515 599 606 611 702
2013 2014 - - - - - - -
708 713 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Martainville-Épreville

Les armes de la commune de Martainville-Épreville se blasonnent ainsi :
d’argent à la fasce d’azur chargée de trois besants d’or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, 1979, 180 p. ( (ISBN 2-7084-0040-1)) (OCLC 6403150). p. 106.
  2. Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6). p. 438.
  3. F. de Beaurepaire, Op. cité. p. 72.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Jean Benoît Désiré Cochet, Répertoire archéologique du département de la Seine-Inférieure, Paris : Imprimerie nationale, 1871.[1]