Ruynes-en-Margeride

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Ruynes-en-Margeride
Ruynes-en-Margeride
Le pont de Garabit sur la Truyère.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Saint-Flour
Intercommunalité Saint-Flour Communauté
Maire
Mandat
François Odoul
2020-2026
Code postal 15320
Code commune 15168
Démographie
Population
municipale
711 hab. (2018 en augmentation de 11,62 % par rapport à 2013)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 00′ 10″ nord, 3° 13′ 27″ est
Altitude Min. 724 m
Max. 1 371 m
Superficie 29,66 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Flour
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Neuvéglise-sur-Truyère
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Ruynes-en-Margeride

Ruynes-en-Margeride est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Ruynes-en-Margeride, traversée par le 45e parallèle nord, est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ 5 000 km).

Elle est située sur le versant ouest de la Margeride, sur le bord de la Truyère. Elle est traversée par la ligne ferroviaire de Béziers à Neussargues et par l'autoroute A75.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Ruynes-en-Margeride est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Flour, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 36 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

La commune, bordée par un plan d’eau intérieur d’une superficie supérieure à 1 000 hectares, le lac du Barrage de Grandval, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[6]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (60,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (48,3 %), forêts (32,8 %), zones agricoles hétérogènes (14,8 %), zones urbanisées (1,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,9 %), eaux continentales[Note 3] (0,1 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La Ruine seigneuriale[modifier | modifier le code]

La première mention attestée du seigneur de Ruines est attestée en 1119. Il s'agit à cette date de Gausfred de Ruines et sa femme Alcie. La famille de Ruines s'éteint au XIVe siècle[11]. La seigneurie devient une propriété de la famille Mercœur puis au dauphin d'Auvergne en 1339. Il devient une propriété de la famille de Bourbon-Montpensier en 1442.

La seigneurie fait l'objet de différentes possessions au termes des successions. Elle est achetée en 1771 par Monsieur de Lastic. Il en assure la possession jusqu'à la Révolution.

Liste des seigneurs de la famille de Ruines connus au Moyen Âge
Nom du seigneur Dates Personnes mentionnées
Gausfred de Ruines Attesté en 1119 Sa femme Alcie.
Bernard de Ruines Attesté en 1204
Pons de Ruines Attesté en 1290 En 1294, sa veuve Delphine de Ruines assure la tutelle de ses enfants mineurs.

Pendant la guerre de Cent Ans, la ville est prise par Rodrigue de Villandrando, comte de Ribadeo. Cette situation entraîne des forts conflits avec la ville de Saint-Flour.

En 1640, la ville de Ruines est particulièrement atteinte par la peste.

Histoire administrative de la commune.[modifier | modifier le code]

De février 1790 à 1803, la Foraine de Ruines est érigée en commune.

En 1837, la commune absorbe celle du Morle[12], et en 1839, conjointement avec Vabres, celle de Saint-Gal[12].

Le 10 juin 1944, lors de la bataille du Mont Mouchet entre maquisards et armée allemande, 26 civils (dont deux femmes et un enfant) sont fusillés à Ruynes-en-Margeride par la SS Polizei Regiment 19. La commune est décorée de la Croix de guerre 1939-1945[13].

En 1962, la commune de Ruines change de nom pour Ruynes-en-Margeride.

Du au , elle est le siège de la communauté de communes Margeride-Truyère.

Elle est jumelée avec Le Fief-Sauvin, située en Maine-et-Loire.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[14]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1912 1929 Pierre Hugon   Député (1898-1910 et 1914-1919). Conseiller général
du canton de Ruynes-en-Margeride (1919-1933)
1929 1933 Antoine Aubezat    
1933 1943 Jean Esbrat    
1943 1944 Justin Rolland    
1944 1947 Hélène Odoul    
1947 1959 Armand Roudil    
1959 1977 Maurice Montel SFIO puis DVG Député (1936-1942 et 1945), Conseiller général
du canton de Ruynes-en-Margeride (1937-1940 et 1945-1976)
1977 1996 Louis Clavillier DVD puis UDF
puis UMP
Conseiller général du canton de Ruynes-en-Margeride
(1976-1995 et 1997-2015)
1996 2001 René Aubert    
Mars 2001 Mai 2020 Gérard Delpy DVG Retraité de l'enseignement.
Juin 2020 En cours François Odoul[15]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17].

En 2018, la commune comptait 711 habitants[Note 4], en augmentation de 11,62 % par rapport à 2013 (Cantal : −1,54 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
648649559625597642944859773
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8518468218578959059601 0271 118
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 049980960902880907835757725
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
692672584591605648640630671
2018 - - - - - - - -
711--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Zone d'activités de Belvezet.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Distinctions culturelles[modifier | modifier le code]

Ruynes-en-Margeride fait partie des communes ayant reçu l’étoile verte espérantiste, distinction remise aux maires de communes recensant des locuteurs de la langue construite espéranto.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument des fusillés
du 10 juin 1944.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville

Le blasonnement est : Coupé : au premier d'or à la croix alésée de gueules, au second d'azur au mur pignonné de neuf pièces.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Edouard Coudy, Ruynes et son canton, Le livre d'histoire, 1932.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  6. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  7. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  8. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 23 avril 2021)
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 23 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Edouard Coudy, Ruynes et son canton, Le Livre d'Histoire,
  12. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Liste des communes décorées de la Croix de guerre 1939-1945. [PDF]
  14. Les maires de Ruynes-en-Margeride.
  15. Annuaire des maires du Cantal., sur le site de l'AMF15.
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. « École de Signalauze », notice no PA00125277, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Château fort de Ruynes-en-Margeride », notice no PA00093591, base Mérimée, ministère français de la Culture