Saint-Just-Luzac

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Saint-Just-Luzac
La mairie de Saint-Just-Luzac.
La mairie de Saint-Just-Luzac.
Blason de Saint-Just-Luzac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Canton Marennes
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin de Marennes
Maire
Mandat
Ghislaine Le Rocheleuil-Begu
2014-2020
Code postal 17320
Code commune 17351
Démographie
Gentilé Saint-Justais, Luzacais
Population
municipale
1 971 hab. (2014en augmentation de 7.24 % par rapport à 2009)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 48′ 09″ nord, 1° 02′ 12″ ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 18 m
Superficie 47,74 km2
Localisation

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Liens
Site web www.st-just-luzac.fr

Saint-Just-Luzac (prononcé [sɛ̃.ʒyst.ly.zak]) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont appelés les Saint-Justais et Luzacais et les Saint-Justaises et Luzacaises [1].

Commune riveraine de l'estuaire de la Seudre dont elle occupe la rive droite, elle a la particularité géographique d'être la troisième commune la plus étendue de la Charente-Maritime.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation des principales communes bordant l'estuaire de la Seudre (image satellite SPOT).

La commune de Saint-Just-Luzac est située dans le sud-ouest du département de la Charente-Maritime, dans l'ancienne province historique de la Saintonge, à cinq kilomètres à l'est de la ville de Marennes et à vingt kilomètres à l'ouest de la ville de Saujon.

Sur un plan plus général, la commune de Saint-Just-Luzac est située dans la partie sud-ouest de la France[Note 1], au centre de la côte atlantique dont elle est distante de quelques kilomètres à vol d'oiseau, faisant partie du « midi atlantique »[2].

Elle est située au sud de l'ancien port militaire de Brouage qui fait partie du canton de Marennes auquel la commune appartient également.

Il s'agit avant tout d'une commune fluviale, bordant la rive droite de l’estuaire de la Seudre.

Par sa superficie, elle est la troisième commune la plus étendue de la Charente-Maritime, se situant après Marans et La Tremblade. Les 2/3 de sa surface sont occupés par des marais (au nord, marais de Brouage et au sud, marais de la Seudre). La commune de Saint-Just-Luzac est la plus grande commune, en superficie, du canton de Marennes.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune, qui est bordée au sud-ouest par l'estuaire de la Seudre sur plusieurs kilomètres et qui occupe la rive droite du fleuve, est également parcourue de nombreux chenaux, dont le chenal de Recoulaine.

Par ailleurs, deux grands canaux strient la commune, notamment au nord et à l'est. Au nord-est et à l'est, le canal de la Charente à la Seudre, mis en service pendant le Second Empire, sert de délimitation communale avec Marennes sur quelques kilomètres tandis qu'au nord du bourg de Saint-Just commence le canal de Mérignac dont les eaux se mêlent au chenal de Reux qui draine le marais de Brouage. Le canal de Mérignac sert pour sa part de délimitation communale avec Hiers-Brouage. D'une longueur approximative d'une douzaine de kilomètres et d'orientation sud-est/nord-ouest, il a été percé à la fin du XVIIIe siècle et rejoint le pertuis d'Antioche au nord de Bourcefranc-le-Chapus.

Topographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Just-Luzac occupe en son centre un promontoire calcaire qui formait une île il y a plusieurs milliers d'années, avant d'être progressivement rattachée au continent par suite de l'envasement de l'ancien golfe de Marennes. De fait, la commune est entourée de marais, qui ont succédé à la mer. Ceux-ci forment aujourd'hui les deux tiers du territoire communal, soit environ 3 100 hectares. Autrefois utilisés comme marais salants, ils furent presque tous reconvertis en parcs à huîtres sur les bords de la Seudre ou en zones de pacage sur la partie du marais de Brouage. Ils forment un écosystème unique où il est possible d'observer plusieurs espèces animales et végétales parmi lesquelles se trouvent entre autres des cigognes, des cygnes, des ibis, des échasses blanches. Dans ces zones humides à l’écosystème riche sont progressivement aménagées des postes d'observation ainsi que des pistes cyclables et des sentiers de promenade).

Le marais de Brouage à proximité de Saint-Just.

Si l'altitude moyenne de la commune est de 14 mètres[3], dans le détail, elle fait apparaître trois formes topographiques nettement différenciées.

Tout d'abord, les plus basses altitudes, voisines du niveau marin, se retrouvent en bordure de l'estuaire de la Seudre où celui-ci est parsemé d’innombrables claires à huîtres provenant des anciens marais salants dont ne subsiste plus aujourd'hui qu'une seule exploitation grâce au tourisme. C'est la partie estuarienne de la commune, sujette à des inondations fréquentes, notamment lors des coefficients des grandes marées d'équinoxe.

La partie centrale de la commune est celle qui forme la partie continentale. C'est ici que se regroupe l'habitat, en général dispersé et composé de nombreux villages et écarts. Les principaux villages de Saint-Just, Luzac et Mauzac qui sont traversés par la route départementale D 728, de création très ancienne datant très probablement de l'époque gallo-romaine, sont tous édifiés en retrait du fleuve sur la partie surélevée de l'ancienne presqu'île calcaire du Crétacé où l'altitude maximale s'élève jusqu'à 19 mètres à l'est de la commune, au Fief du Grand Bois, près du château de la Josephtrie et du camping Séquoia parc.

Enfin, au nord de la commune s'étend le vaste marais de Brouage où l'altimétrie moyenne est comprise entre le niveau marin et 2 mètres. C'est le domaine par excellence de l'élevage bovin où le marais est strié de part et d'autres par des chenaux et des canaux et où l'habitat est quasiment inexistant.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune est formée d'un habitat épars, regroupé autour des deux principaux bourgs que sont Saint-Just d'une part, et Luzac d'autre part. On y trouve une multitude d'anciens villages, enrichis dans le commerce du sel, et répartis principalement sur les côtes de l'ancienne île. Entre autres exemples, on peut citer Mauzac, Artouan, la Puisade, les Pibles ou encore les Fontenelles[4].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Citadelle de Brouage,
Hiers-Brouage
Beaugeay, Saint-Agnant,
Canal de la Charente à la Seudre
Saint-Jean-d'Angle Rose des vents
Marennes,
viaduc de la Seudre
N La Gripperie-Saint-Symphorien
O    Saint-Just-Luzac    E
S
la Seudre,
La Tremblade, Arvert, Étaules
la Seudre,
Chaillevette
Saint-Sornin,
Nieulle-sur-Seudre,
la Seudre

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type océanique : la pluviométrie est relativement élevée en automne et en hiver et les hivers sont doux. L'été reste tempéré grâce à la brise marine. Deux vents venant de l'océan, le noroît et le suroît, soufflent sur les côtes du département. L'ensoleillement de la côte charentaise est très important : avec 2250 heures par an, il est comparable à celui que connaît une partie de la côte méditerranéenne[5].

Données générales[modifier | modifier le code]

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Saint-Just-Luzac[6] 2250 755 4 13 26
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75
Données météorologiques de La Rochelle de 1961 à 1990[7]
Mois Jan Fév Mar Avr Mai Jui Jui Aoû Sep Oct Nov Déc Année
Températures minimales (°C) 3,4 4,0 5,4 7,4 10,7 13,7 15,8 15,7 13,7 10,5 6,3 3,9 9,2
Températures maximales (°C) 8,5 9,9 12,1 14,7 17,9 21,3 23,8 23,5 21,8 18,0 12,6 9,2 16,1
Températures moyennes (°C) 5,9 6,9 8,7 11,1 14,3 17,5 19,8 19,6 17,8 14,2 9,4 6,6 12,7
Ensoleillement (h) 84 111 174 212 239 272 305 277 218 167 107 85 2250
Pluviométrie (mm) 82,5 66,1 57,0 52,7 61,1 42,9 35,1 46,4 56,5 81,6 91,8 81,8 755,3

Tempête de décembre 1999[modifier | modifier le code]

La Charente-Maritime est le département français qui a été le plus durement touché par la tempête Martin du 27 décembre 1999. Les records nationaux de vents enregistrés ont été atteints avec 198 km/h sur l'île d'Oléron.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint-Just tirerait son nom d'un ancien évangélisateur de la Saintonge et du Poitou[4], originaire du Limousin, et compagnon de saint Hilaire, évêque de Poitiers au IVe siècle[8]. Le nom de Luzac dériverait quant à lui de Lucius et du suffixe -acum, indiquant la possession, et désignant probablement une villa gallo-romaine établie à cet endroit. Durant la Révolution, le village fut renommé Brutus[9].

Histoire de la commune[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Charente-Maritime.

Le territoire de la commune fut occupé de longue date, au moins depuis l'époque gallo-romaine, comme le prouvent les vestiges de villas retrouvés à la Puisade ainsi qu'à Pépiron, non loin de Mauzac. Des fouilles archéologiques effectuées sur ce site en 1960 ont révélé des bijoux en bronze, des objets décoratifs en marbre ainsi que des pièces de monnaie, collections aujourd'hui regroupées au musée archéologique de Rochefort. Vers le XIe siècle, les villageois commencèrent à coloniser les terres argileuses issues de l'ancien golfe, et à y développer des salines. Les différents villages deviennent bien vite des communautés prospères, ayant presque chacune son propre port, ses champs de céréales et ses vignes. À cette même époque, le nom de l'église de Saint-Just apparaît pour la première fois dans une charte, laquelle nous apprend le legs par le comte Geoffroy Martel de l'église paroissiale à l'abbaye aux Dames de Saintes.

Époque de prospérité, le Moyen Âge est aussi une période de troubles, notamment durant les guerres franco-anglaises : la « descente » du comte de Derby sur le pays de Marennes en est un exemple, sans compter sur les bandes de brigands qui écument occasionnellement la région. Quelques siècles plus tard, les guerres de religion furent ici comme ailleurs, source de violences et de divisions. Une partie de la population se rangera aux côtés des protestants, montant la garde dans la nouvelle église, alors en cours de construction. Ces soldats improvisés laisseront leur marque, sous la forme de graffitis particulièrement bien conservés, représentant des navires de l'époque. Le temple protestant, bâti à Luzac vers 1600, est finalement détruit lors de la révocation de l'édit de Nantes, en 1685. Comme dans toute la région, nombre de protestants émigrent, ceux qui restent célébrant le culte dans des maisons particulières. La paix revenue apporte avec elle une nouvelle période de prospérité, tant à Saint-Just, village à majorité catholique, qu'à Luzac, son pendant protestant.

Les salines sont peu à peu abandonnées et remplacées, au début du XIXe siècle, par des parcs ostréicoles : ceux-ci forment aujourd'hui un ensemble de 300 hectares, tandis que subsiste près du village d'Artouan un unique marais salant, témoignage de ce qui fit la prospérité du village pendant plusieurs siècles[4]. En 1970, la commune de Saint-Just, formée en 1790, devient la commune de Saint-Just-Luzac. C'est aujourd'hui un bourg en pleine croissance, orienté vers l'ostréiculture et le tourisme.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Les armes de Saint-Just-Luzac se blasonnent ainsi : « mi-parti : d'argent à un palmier au naturel mouvant de la pointe ».
Commentaires : La devise de la commune est : « Justus ut palma florebit » (Le juste fleurira comme un palmier (Psaumes 92: 13,14 ))

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2012 Pierre Portier    
2012 en cours Ghislaine Bégu Le Rocheleuil DVG Retraitée de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Jacques Lévy

1995. 2001

Région[modifier | modifier le code]

À la suite de la réforme administrative de 2014 ramenant le nombre de régions de France métropolitaine de 22 à 13, la commune appartient depuis le à la région Nouvelle-Aquitaine, dont la capitale est Bordeaux. De 1972 au , elle a appartenu à la région Poitou-Charentes, dont le chef-lieu était Poitiers.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 1 971 habitants, en augmentation de 7,24 % par rapport à 2009 (Charente-Maritime : 3,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 869 2 023 1 626 1 757 2 021 1 944 1 926 1 902 1 991
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 044 2 011 1 857 1 809 1 589 1 711 1 769 1 726 1 689
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 688 1 670 1 689 1 516 1 508 1 407 1 325 1 128 1 146
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 136 1 154 1 186 1 313 1 432 1 535 1 805 1 943 1 971
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Saint-Just-Luzac en 1999[14] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
Avant 1904
0,1 
6,4 
1905-1924
8,5 
14,9 
1925–1939
16,4 
21,5 
1940-1954
16,4 
20,9 
1955-1969
22,5 
18,8 
1970-1984
17,9 
17,4 
1985-1999
18,1 

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune repose essentiellement sur l'ostréiculture, l'agriculture, le commerce, les services à la personne, ainsi que le tourisme. L'implantation en 1945 d'une entreprise horticole spécialisée dans la culture du géranium lui vaut depuis lors le surnom de capitale du géranium[15]. La commune accueille régulièrement des foires aux géraniums qui lui valent une renommée, sinon nationale, du moins régionale. Le village est également équipé des services publics et commerces de base, d'une petite zone artisanale ainsi que d'un camping.

Le taux de chômage est un peu supérieur à la moyenne nationale, puisqu'il avoisine les 15,8 %, ce qui correspond à peu de chose près à la moyenne départementale, qui était de 15,39 % en 1999[16]

En moyenne, le revenu par ménage est de 12 927 par foyer et par an. 79 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement.

Culture[modifier | modifier le code]

Le musée Atlantrain, présent dans le village, est consacré aux maquettes de trains. Il renferme près de 5000 jouets et modèles réduits[17]. Certains de ces jouets sont très anciens : le musée renferme ainsi un train de plancher Rossignol datant de 1875. On peut également y admirer une reproduction au 1/32 ème d'une locomotive à vapeur 141 R, en état de marche.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Just[modifier | modifier le code]

Le porche gothique flamboyant de l'église Saint-Just.

Cette église, succédant à un ancien sanctuaire roman, est édifiée à partir du XVe siècle, sous l'impulsion des abbesses Jeanne de Villard et Anne de Rohan. C'est à l'époque, l'un des plus importants chantiers de la région, avec celui de l'église de Marennes. Cette église est un des rares exemples du style gothique flamboyant en Saintonge.

D'emblée, ses dimensions impressionnent : l'église mesure 41 mètres dans toute sa longueur, 17 mètres de largeur, et 12 mètres de hauteur sous voûte[4]. Elle est formée d'un triple vaisseau éclairé par de larges baies, coupé d'un transept et d'un large chœur gothique, probablement inachevé. Au-dessus de la nef, les combles furent aménagés afin de prévenir d'éventuels troubles et de pouvoir y loger femmes et enfants. On y accède par un escalier, situé au nord de l'église. Celui-ci est surmonté d'une échauguette, datant du XVe siècle.

L'aspect extérieur surprend un peu par l'absence de clocher : la construction de celui-ci, qui aurait dû être bâti sur le modèle de celui de Marennes, a en effet été interrompue par les guerres de religion. Un porche, qui aurait dû lui servir de base, est situé à l'ouest. Son originalité réside dans la forme triangulaire que ses bâtisseurs lui ont donné : unique dans la région, il pourrait avoir été inspiré par les porches polygonaux de certaines églises normandes.

L'église a été classée monument historique en 1910[18].

Temple de Luzac[modifier | modifier le code]

Ce temple est le troisième édifice dédié au culte réformé établi dans le village. Il succède à un premier temple, édifié vers 1600 et détruit en 1685, lors de la révocation de l'édit de Nantes. Les registres nous apprennent que celui-ci mesurait 14 mètres de long et qu'il était doté d'un campanile, dont la cloche fut donnée à l'église Saint-Louis de Bourcefranc, où elle se trouve encore. Le second temple fut édifié en 1755, et remplacé en 1830 par l'actuel édifice. Il s'agit d'un bâtiment au style très dépouillé, composé d'une façade avec fronton, surmonté d'un campanile. Une bible ouverte, sculptée au-dessus de la porte d'entrée, accueille les fidèles.

Château de Feusse[modifier | modifier le code]

Ce château, daté du milieu du XVIIe siècle, se dresse dans un hameau appelé le Bournet. On peut y voir des boiseries peintes réalisées en 1699. L'ensemble est classé monument historique depuis 1984.

Moulin des Loges[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Moulin des Loges.
Moulin des Loges de Saint-Just-Luzac.

Ce moulin à marée est l'un des seuls subsistant dans la région. Datant du XVIIIe siècle, le Moulin des Loges est aujourd'hui la propriété du conservatoire du littoral. Il est l'un des derniers moulin à marée d'Europe à produire de la farine.

Aux alentours[modifier | modifier le code]

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Un groupe scolaire, baptisé du nom de Éric Tabarly, regroupe les écoles maternelles et primaires de la commune. Le collège le plus proche est celui de Marennes.

Santé[modifier | modifier le code]

Deux médecins généralistes exercent sur la commune : ils sont regroupés dans un cabinet médical situé à Luzac. Le village compte également une pharmacie. La caserne des pompiers la plus proche se trouve sur la commune voisine de Marennes, où sont implantés des services médicaux plus spécialisés.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune est équipée d'un stade, abritant, entre autres, un club de football, baptisé l'étoile sportive de Saint-Just[19].

Un terrain de Tennis se trouve juste à côté du stade de foot.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

D'un côté, Saint-Just, avec son église, fut pendant très longtemps la partie catholique du village. De l'autre côté, le temple accueillait les protestants.

Marchés[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean Ogier de Gombauld (1576_1666): poète et auteur dramatique, il a été le premier titulaire du cinquième siège de l'Académie française.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Certains y voient une appartenance géographique au midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy - ainsi Saint-Just-Luzac comme le département de la Charente-Maritime peuvent être rattachés à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, p.21
  3. Relief
  4. a, b, c et d Le bassin de Marennes
  5. Données Météo France.
  6. Données de la station de La Rochelle, sources l'Internaute, INSEE et Lameteo.org
  7. Relevés météorologiques de La Rochelle, Charente-Maritime (17), de 1961 à 1990 (infoclimat.fr)
  8. Ce qui va cependant à l'encontre de l'étymologie la plus répandue, attribuant le nom du village à un autre Saint-Just, évêque de Lyon au IVe siècle
  9. in Le journal communautaire de la communauté de communes du bassin de Marennes, avril 2004, page 1
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. Pyramide des âges, Recensement 1999 sur le site de l'INSEE
  15. in Le journal communautaire, avril 2004
  16. Taux de chômage sur le site de l'internaute (1999)
  17. Le bassin de Marennes (Musée Atlantrain)
  18. Notice no PA00105192, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. L'étoile sportive de Saint-Just : club de football

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]