Conseil international des musées

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Conseil international des musées (ICOM)
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Cadre
Forme juridique Organisation non gouvernementale
But Coopération et échanges scientifiques entre musées
Zone d’influence Monde entier
Fondation
Fondation 1946
Identité
Siège Paris
Fonds de dotation Fonds de dotation de l’ICOM[1]
Site web icom.museum

Le Conseil international des musées (The International Council of Museums, ICOM), créé en 1946, est la seule organisation de musées et de professionnels de musées à l’échelon mondial. Elle a pour mission de promouvoir et protéger le patrimoine culturel et naturel, présent et futur, tangible et intangible. Avec 30 000 membres répartis dans 137 pays, l’ICOM est un réseau unique de professionnels de musées, dont le périmètre d’actions comprend de nombreux domaines liés au musée et au patrimoine.

Présentation[modifier | modifier le code]

L’ICOM est une organisation non-gouvernementale en relation formelle avec l’UNESCO[2],[3] et entretenant un statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations unies. L’ICOM collabore avec des partenaires tels que l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI)[4], INTERPOL[5] et l’Organisation mondiale des douanes (OMD), afin d’assurer le développement de ses missions de service public dans le monde. L'ICOM lutte contre le trafic illicite de biens culturels, sensibilise sur la gestion du risque et prépare à l’urgence, dans le cadre de la protection du patrimoine culturel mondial lors de catastrophes naturelles ou conflits armés. Par ailleurs, c'est l'ICOM qui a défini le cadre de l'utilisation du domaine de premier niveau commandité .museum.

Code de Déontologie de l’ICOM pour les musées[modifier | modifier le code]

Ayant un rôle prépondérant en matière de déontologie, l’ICOM a adopté son code de déontologie pour les musées en 1986, un outil de référence qui fixe des normes d’excellence devant être respectées par tous les membres de l’organisation. Traduit en 36 langues et révisé en 2006, le Code de Déontologie de l’ICOM[6] pour les musées établit les valeurs et les principes partagés au sein de l’ICOM et de la communauté muséale mondiale. Ces normes d’autorégulation pour les musées comportent des principes fondamentaux pour l’administration des musées et pour l’acquisition et la cession de collections, ainsi que des règles de conduite à l’usage des professionnels.

Lutte contre le trafic illicite[modifier | modifier le code]

Le trafic illicite[7] des biens culturels entraîne des dommages importants pour le patrimoine matériel, notamment dans certaines régions du monde où vols et pillages sont monnaie courante[8]. La lutte contre le trafic illicite des biens culturels est l’un des programmes prioritaires de l’ICOM. De ce fait, l’ICOM publie ses Listes rouges[9] pour sensibiliser au trafic et au commerce illicite de biens culturels.

Programme d’urgence dans les musées[modifier | modifier le code]

Engagé dans la protection du patrimoine culturel, l’ICOM protège les institutions culturelles des situations de conflits ou des catastrophes naturelles[10], par le biais de soutien et d’outils de gestion des risques. À travers son Groupe d’intervention de secours aux musées en cas de catastrophe, son Programme d’urgence dans les musées (MEP)[11] et son rôle actif au Comité international du Bouclier bleu (ICBS), l’ICOM protège les musées du monde entier en mobilisant rapidement et efficacement ses ressources, afin de fournir un soutien à la fois de prévention et de résolution face à des situations de crise. Le Getty Conservation Institute et le Centre international d'études pour la conservation et la restauration des biens culturels (ICCROM) ont collaboré à ce programme en participant au développement des outils de formation du MEP. Le programme d’action de l’ICOM propose une réponse globale à long-terme qui renforce la dynamique du Comité international du Bouclier Bleu.

Journée internationale des musées[modifier | modifier le code]

Organisée par l’ICOM depuis 1977, la Journée internationale des musées (International museum day, IMD) est célébrée à travers le monde chaque année autour du 18 mai. De l’Amérique à l’Océanie en passant par l’Europe, l’Asie et l’Afrique, la Journée internationale des musées a pour objectif de sensibiliser le grand public aux enjeux des musées dans le développement de la société. Cet événement gagne un peu plus chaque année en visibilité et en popularité. La participation à la Journée internationale des musées promeut une plus grande diversité et un dialogue interculturel au sein de la communauté muséale mondiale.[réf. nécessaire]

Chaque année, l’ICOM détermine un thème spécifique pour la Journée internationale des musées. En 2016, Le thème était « Musées et paysages culturels ». Synthèse de nature et d’histoire, un paysage culturel est un territoire en mutation et en constante évolution : il compose avec une identité géologique spécifique et les transformations imposées par le temps et les hommes. Ce paysage, individus et collectivités veillent à sa protection et sa valorisation.Des missions qui sont aussi relevées par les musées, dépositaires d’objets et de biens qui sont autant de témoignages matériels et immatériels d’un territoire plus ou moins vaste.[interprétation personnelle] L’ICOM a une fois encore soutenu la Nuit européenne des musées[12], un événement constituant le préambule de la Journée Internationale des Musées dans l’esprit d’une semaine des musées se déroulant jours et nuits.

Le thème de 2017 est « Musées et histoires douloureuses: dire l'indicible dans les musées ». Ce thème met en lumière le rôle des musées qui, en se mettant au service de la société, peuvent devenir des centres de pacification des relations entre les peuples. De même, il met en exergue comment l'acceptation d'un passé douloureux constitue un premier pas pour envisager un avenir commun sous le signe de la réconciliation.[interprétation personnelle]

Comités[modifier | modifier le code]

L’engagement de l’ICOM pour la promotion de la culture et de la connaissance est renforcé par ses 30 Comités internationaux[13] dévoués à une large gamme de spécialités des musées. Ils mènent des recherches avancées dans leur domaine respectif et dans l’intérêt de l’ICOM.

L’ICOM est également composé de 117 comités nationaux[14] qui assurent la gestion des intérêts de l’organisation dans leurs pays respectifs. Les comités nationaux représentent leurs membres au sein de l’ICOM et contribuent à la réalisation des programmes de l’organisation.

Conférence générale[modifier | modifier le code]

Tous les trois ans, la Conférence générale de l’ICOM réunit les professionnels des musées du monde entier. La première édition a eu lieu à Paris en 1948. Ces dernières années, les Conférences générales se sont déroulées à Séoul en 2004 (la première en Asie), à Vienne en 2007 et à Shanghai du 7 au 12 novembre 2010. Cette 22e Conférence générale suivait l’exposition universelle où un pavillon de l’ICOM avait été inauguré et nommé « Musées, Cœur de la Ville ». En 2013, la Conférence Générale a eu lieu à Rio de Janeiro et en 2016 à Milan.

Gouvernance[modifier | modifier le code]

À la tête de l'ICOM, un Président élu et un Directeur général désigné travaillent étroitement avec les organes institutionnels de l'organisation. 

Suay Aksoy a été élue Présidente de l'ICOM lors de la Conférence générale en août 2016 et le Directeur général Dr. Peter Keller en décembre 2016.

Présidents[modifier | modifier le code]

No. Période Nom Pays
1 1946-1953 Chauncey Hamlin Drapeau des États-Unis États-Unis
2 1953-1959 Georges Salles Drapeau de la France France
3 1959-1965 Philip Hendy Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
4 1965-1971 Arthur van Schendel Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
5 1971-1977 Jan Jelínek Drapeau de la Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie
6 1977-1983 Hubert Landais Drapeau de la France France
7 1983-1989 Geoffrey Lewis Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
8 1989-1992 Alpha Oumar Konaré Drapeau du Mali Mali
9 1992-1998 Saroj Ghose Drapeau de l'Inde Inde
10 1998-2004 Jacques Perot Drapeau de la France France
11 2004-2010 Alissandra Cummins Drapeau de la Barbade Barbade
12 2010-2016 Hans-Martin Hinz Drapeau de l'Allemagne Allemagne
13 2016- Suay Aksoy Drapeau de la Turquie Turquie

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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