Melrand

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Melrand
Melrand
Calvaire de Melrand, route de Guémené.
Blason de Melrand
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Intercommunalité Communauté de communes Centre Morbihan Communauté
Maire
Mandat
Charles Boulouard
2020-2026
Code postal 56310
Code commune 56128
Démographie
Gentilé Melrandais
Population
municipale
1 516 hab. (2017 en augmentation de 0,86 % par rapport à 2012)
Densité 38 hab./km2
Population
aire urbaine
13 500 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 58′ 52″ nord, 3° 06′ 37″ ouest
Altitude Min. 32 m
Max. 161 m
Superficie 40,39 km2
Élections
Départementales Canton de Pontivy
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.melrand.fr/

Melrand [mɛlʁɑ̃] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne. La présence d'un tumulus à Saint-Fiacre datant de l'âge du bronze atteste d'un peuplement ancien du territoire.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La mention la plus ancienne du nom de Melrand est attestée en 1125 dans le cartulaire de Redon, sous la forme de Melran parrochia. En 1273, le nom s'écrit Melrant, en 1387 on trouve la forme actuelle de Melrand. Les archives de Rohan notent Melrerant, Melrant en 1514, Melran en 1536 avant de prendre la forme définitive de Melrand. L'orthographe du mot Melrand a peu varié au fil des siècles et sa forme actuelle est utilisée depuis le XVIe siècle[1].

L'étymologie du toponyme Melrand est discutée (grammatici certant). Les hypothèses s'appuient sur la langue bretonne usitée dans la commune depuis l'arrivée des Bretons en Armorique[2]. :

  • Mel pourrait correspondre à la forme bretonne de saint Méloir, fils de saint Méliau, un des premiers princes de Cornouaille qui vivait vers le VIe siècle. En 1596, l'église paroissiale est désignée « Ecclesia Sancti Melorici » en latin, c'est-à-dire « l'église Saint-Méloir ». Méloir et Méliau furent tous deux assassinés par Rivoad frère du second. Et comme le breton Ran signifie « fraction, partie » d'un territoire en français, Mel-Ran voudrait donc dire « territoire dédié à saint Méloir ».
  • Selon une nomenclature de Melrand de 1836, la commune de Melrand tire son nom de mel ou mellat, jeu de la soute en usage dans les campagnes bretonnes du Moyen Âge à la Révolution. Pour gagner la partie, les deux équipes de joueurs en lice ne devaient pas sortir d'un espace limité matérialisée par des éléments naturels (comme un ruisseau par exemple), section de territoire nommée ran en breton. D'où Mell et Ran.
  • Une autre interprétation citée dans le dictionnaire celtique de Johann Kaspar Zeuss, donnerait à mel la signification de guerrier, soldat (Cf. Mael en vieux-breton) et ran signifiant partie, lot. Melrand signifierait le « fief de Mael », territoire donné en partage à ce guerrier.
  • Autre hypothèse : en breton mell veut dire grand et rann une partie ou fraction. Or la paroisse de Melrand serait issue d'une séparation d'avec la paroisse de Bieuzy, d'où peut-être Mell et Rann.

Mêlrant en breton.

Géographie[modifier | modifier le code]

Melrand est une commune rurale appartenant à la communauté de communes du pays de Baud. La superficie de la commune est de 4 039 hectares dont 432 hectares de bois. Le bourg est situé presque au centre de la commune et à vol d'oiseau à 14 km au sud-est de Pontivy, 15 km au nord-ouest de Baud, à 32 km au nord-est de Lorient et à 45 km au nord-ouest de Vannes. La commune est traversée par la Sarre qui conflue à l'est de la commune à Saint-Rivalain avec le Blavet. Le Blavet, dont le cours est canalisé, matérialise à l'est la limite communale. Plusieurs écluses jalonnent le cours du Blavet : d'amont en aval l'écluse du Moulin Neuf, l'écluse de Boterneau et l'écluse de Tréblavet. La commune est également arrosée par l'Houée et le Brandifrout, deux affluents du Blavet.


Communes limitrophes de Melrand
Persquen Guern Le Sourn
Inguiniel Melrand Pluméliau-Bieuzy
Bubry Quistinic Saint-Barthélemy

Urbanisme[modifier | modifier le code]

En 2016 on recensait 1 159 logements à Melrand. 777 logements étaient des résidences principales (67,0 %), 215 des résidences secondaires (18,5 %) et 167 des logements vacants (14,4 %). Sur ces 1 159 logements, 1093 étaient des maisons (94,2 %) contre 42 seulement des appartements (3,6 %). Sur les 777 résidences principales, 160 avaient été construites avant 1919, soit un taux de 20,6 %. Le tableau ci-dessous présente la répartition en catégories et types de logements à Melrand en 2016 en comparaison avec celles du Morbihan et de la France entière.

Le logement à Melrand (56) en 2016.
Melrand[3] Morbihan[4] France entière[5]
Résidences principales (en %) 67,0 74,5 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 18,5 18,0 14,4
Logements vacants (en %) 14,4 7,5 8,1

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Il est traditionnel de faire de Melrand une commune bretonne issue de l'émigration de Bretons chassés de Grande-Bretagne par les Anglo-Saxons (Ve siècle) et qui s'installent le long des cotes et des rivières en défrichant des terres peu habitées. Située aux confins de cornouaille et du vannetais, Melrand et les villages qui la composent doivent en effet leur toponymie au breton que parlaient les nouveaux arrivants. Mais le toponyme qui dérive probablement de « Rann » (partie) suggère un démembrement tardif et ne peut en aucune façon être celui d'une paroisse primitive[6].

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Au mois de , les auxiliaires espagnols au service du duc de Mercœur pillèrent toutes les paroisses voisines de Guéméné, et Melrand dut verser la valeur de 14 fouages d'un coup (registre paroissial)[7], ce qui représentait une somme d'argent considérable et causait la ruine et le malheur des habitants.

Suite à la visite au mois de septembre 1599 par le sieur Le Goff de l'église, des ornements et des objets mobiliers, la fabrique de la paroisse a ordre de réparer l'église et le presbytère et de faire quelques acquisitions dans un délai de deux mois, sous peine d'amende et de prison. Le recteur paiera la quarte partie (registre paroissial)[8].

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le géographe Jean-Baptiste Ogée écrit dans son dictionnaire historique et géographique paru à la fin du XVIIIe siècle au sujet de la paroisse de Melrand : On y compte 3000 communiants. Le territoire est arrosé des eaux de la petite rivière de Sarre et renferme des terres bien cultivées. On y fait du cidre.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Les continuateurs du géographe Jean-Baptiste Ogée écrivent au sujet de la commune de Melrand : Le bourg de Melrand, situé sur un plateau peu élevé, et presque au centre de la commune, est à peu de distance de la rivière de Sarre. Le sol est généralement peu productif; les meilleurs parties sont celles qui avoisinent le Blavet et celles qui entourent le bourg. Le froment est à peine cultivé; mais le seigle, l'avoine, le mil, le blé noir et même le chanvre y viennent bien. L'assolement en cette commune est de cinq ans, y compris une année de repos que l'on donne aux terres, suivant l'ancienne et déplorable coutume. Le pays est en général boisé, mais en bois de haie plus qu'en bois isolée. L'agriculture a fait en Melrand des efforts extraordinaires, et l'on peut dire en thèse général que les terres qui n'y sont pas cultivées ne méritent pas de l'être. La commune a une superficie totale de 4045 ha dont 2165 ha de terres labourables, 541 ha de prés, 80 ha de bois, 5 ha de châtaigneraie, 52 ha de vergers et jardins et 1092 ha de landes et terres incultes. Plusieurs moulins sont en activité: Coetpossen, de la Madeleine, Talroch, du Poul, Manéguen.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La première guerre mondiale fait 193 tués (chiffres du monument aux morts).

Une rue du bourg de Melrand au début du siècle dernier (carte postale Le Cunff)
Vieillard de Melrand en costume traditionnel (carte postale Le Cunff)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014
Réélu en 2020[9]
En cours Charles Boulouard    
2008 2014 Jean-Paul Pasco SE Aide-soignant
1983 2008 Louis André   Artisan électricien en retraite
1965 1983 Léon Pennober   Commerçant
1959 1965 Roger Bellec   Magistrat
1935 1959 Louis Robic    
1900 1935 François Robic    
1886 1900 François Robic    
1876 1886 Rene Le Galoudec    
1871 1876 Rene Postic    
1840 1871 Jacques Hellec    
1836 1840 Joseph Louis Bellec    
1834 1836 Mathurin Postic    
1817 1834 Julien Le Govic    
1800 1817 Mathurin Postic    
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

Le Blavet et l'usine Lydall.

La commune de Melrand compte, en 2015, 143 établissements en activité dont 35 dans le secteur de l'agriculture, 7 de l'industrie et 19 de la construction. Le principal employeur de la commune est la fabrique de fibres de verre, appartenant au groupe américain Lydall (95 salariés), installé à Saint-Rivalain dans la vallée du Blavet au confluent du Blavet et de la Sarre[10]. L'usine est spécialisée dans la fabrication de non tissés destinés à la filtration de l'air et des liquides. Le site industriel occupe une surface de 15 000 mètres carrés. Il était occupé à l'origine par une papèterie construite en 1874. L'usine, qui a une longue histoire,a aussi fabriqué autrefois des semelles de chaussure.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Irlande Ballineen-Enniskean (en) (Irlande)

Europe laea location map.svg
Ballineen-Enniskean

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Melrand
  • Description :

Partie supérieure : illustration de la ferme archéologique de la commune sur fond vert, rappelant la forêt.

Partie gauche : Dessin d'un champ d'hermine symbolisant l'ancien fief de la chouannerie que fut Melrand.

Partie droite : Représentation du calvaire, sur fond jaune, significatif de l'intérêt du talent, de la passion des artistes bretons pour la sculpture.

  • Devise :

Disket Melrandiz petra en dès groelt ho tadeu

« Apprenez Melrandais ce qu'ont fait vos Pères »

Associations[modifier | modifier le code]

  • APEL - Organisation de fêtes diverses au profit des enfants.
  • Cercle Celtique Bugalé Melrand - Danse et musique bretonne.
  • Comité de la vallée du Guelhouit - Rénovation de la chapelle du Guelhouit.
  • LA MELRANDAISE - Courses cyclistes.
  • Les fuseaux Melrandais - Activités manuelles.
  • MELRAND LOISIRS CULTURE - Promouvoir puis entretenir et coordonner des activités culturelles et de loisirs.
  • Moto Club Marc'h Houarn - Balades, sorties caritatives.
  • QUARTIER LIBRE - Culture.
  • BADMINTON (section de Melrand Loisirs Culture) - Badminton.
  • club de l'Amitié - Loisirs.
  • CYCLO-CLUB Melrandais - Pratique du cyclo-tourisme et organisation de randonnées.
  • MELRAND AUTREFOIS - Collecter photos, documents et témoignages.
  • Melrand-Sports Football - Football.
  • OGEC - Gestion de l'école privée de Melrand.

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École publique Gabriel-Louis-Guilloux
  • École Notre-Dame du Guelhouit

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2017, 33 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue catholique (soit 26 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[11].

Sports[modifier | modifier le code]

  • Melrand-Sports Football
  • Cyclo Club Melrandais
  • Palet sur route ou palet pontivyen.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13].

En 2017, la commune comptait 1 516 habitants[Note 1], en augmentation de 0,86 % par rapport à 2012 (Morbihan : +2,52 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 6352 7142 2422 7612 8872 9072 7053 1093 128
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 0533 0403 2123 0323 1813 2413 2953 4213 535
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 6003 5703 6663 7123 6583 6373 5263 0052 575
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
2 1492 0311 8831 7711 5841 5251 5111 5091 507
2013 2017 - - - - - - -
1 5021 516-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune possède un patrimoine architectural riche et diversifié, composé de l’église, de nombreux calvaires, des fontaines, et chapelles dominent les terres de Melrand.

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Vestiges préhistoriques et antiques[modifier | modifier le code]

Il a été fouillé à la fin du XIXe siècle.
Il est situé dans une lande dépendant du village de Locmaria.
Il a 27 mètres de diamètre sur 2 mètres de hauteur.
Il est situé près de l'ancien village de « Télion ».
Le tumulus Saint-Fiacre de Melrand, Morbihan.
Elle reliait Rennes à Carhaix en passant par Castennec (Sulim).

Église et chapelles[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre XVe , XVIe siècle, XVIIe siècle : clocher de granit de 1733.
  • Chapelle de Locmaria XVIe siècle flamboyant : clocher-porche, vitraux XVIe siècle, retable XVIIe siècle, statues, bénitier XVIe siècle.
  • Chapelle Saint-Fiacre XVe siècle flamboyant : jubé XVIe siècle l'un des quatre derniers toujours en place dans le Morbihan, panneaux peints, éléments de retable de bois XVIIe siècle et deux statues, bénitier.
  • Chapelle Notre-Dame du Guelhouit et sa scala XVIIe siècle : située au creux de la vallée où coule la Sarre et au pied d'une colline aux pentes boisées. La chapelle porte la date de 1683.
  • Chapelle Saint-Laurent réduite à son pignon oriental percé d'une belle fenêtre rayonnante XVe siècle.
  • Chapelle Saint-Rivalain XVIIIe siècle (retable de chevet, statues).
  • Chapelle Saint-Prisce XVe – XVIIIe siècle.
  • Chapelle Sainte-Madeleine.

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Fontaines[modifier | modifier le code]

Calvaires et Croix[modifier | modifier le code]

  • Calvaire sur socle et autel route de Guémené-sur-Scorff XIXe siècle. Il est situé sur la route de Guémené à la sortie du village.
  • Croix de Mauricette (1894). Elle est située sur la route Melrand - Pontivy à droite après la route de Manevan, Elle a été édifiée à la mémoire de Mauricette Jaffrézo. On peut y lire l'inscription « Ici fut tuée Mauricette Jaffrezo pour la défense de sa virginité le , Cette croix fut relevée en 1894 par les paroissiens ». Mauricette Jaffrézo avait 20 ans, elle habitait au village de Locmaria. Son voisin Pierre Guéganic la poursuivait de ses avances, mais il fut éconduit par Mauricette et résolut de se venger. Le , Mauricette conduit son troupeau au pâturage. Pierre Guéganic la suit et devant son refus : « Je préfère mourir mille fois que d'offenser mon Dieu une fois », il lui fend le crâne avec une balance à crochet. Il sera condamné à être pendu en place de Vannes.
  • Croix de Locmaria. Elle est située au carrefour de la route de Pontivy et de Locmaria.
  • Calvaire de Kerdrain (1821). Il est situé sur la route qui mène au village de Kerdrain.
  • Calvaire de Saint-Fiacre (1891). Il est situé au carrefour de la route de Guern et de Saint-Fiacre.
  • Calvaire de Kerlay. Ce calvaire marque le lieu de la mort de Jean Jan.
  • Calvaire de Saint-Rivalain (1809). Il est situé dans l’enceinte de l’usine Lydall Axohm au bord du Blavet.
  • Calvaire et croix de Kerentrec'h. Ils sont situés sur la route de Saint-Barthélemy à la sortie du village.
  • Croix de Kervihan (1671). Elle est située au carrefour de la route de Saint-Barthélemy et de Saint-Price.
  • Calvaire de Kerguelen (1667). Il est situé entre le village du Petit-Kerguelen et du Grand-Kerguelen.
  • Calvaire de Talroc'h (1821) A été édifié par J. et O. Ezouannic. Dédié à saint Isidore, comme la chapelle du Guelhouit.
  • Les croix de Noguello. Elles sont situées près du village de l'An Mil.
  • Croix Rouge XVIIe siècle. Elle est située sur la route Melrand - Pontivy au croisement de la route de Guern.
  • Croix de Toulmelin XVIIe siècle. Elle est située sur la route Melrand - Pontivy au lieu-dit Toulmelin.
  • Croix de Kergroix. Elle est située sur la route de Guémené.
  • Croix Ty Neué. Elle est située sur la route de Guémené au village de Ty Neué.
  • Croix Pennec. Elle est située sur la route de Guémené avant le village de Kercloirec.
  • Calvaire de la Salle du Patronage (1866).
  • Croix de Bleun-Brug.
  • Croix de Mission. Adossée à l'église.
  • Calvaire de Rongoëd. Il est situé dans un sous-bois entre le village Rongoëd et de Peudinas.
  • Calvaire de Kervalo. Il est situé sur la route entre le village de Spernen et La Villa Thomas.
  • Croix de Kerguillerme. Elle est située sur le talus de Kerguillerme derrière l'éco-station.

Moulins[modifier | modifier le code]

  • Moulin de Boterff.
  • Moulin de Cabossen.
  • Moulin de la Madeleine.
  • Moulin de Talroc'h[16] qui date de 1756. À l'abandon, il est racheté en 2009 par Dominique Dago, ingénieur météorologue et restauré depuis 2010[17].
  • Moulin de Poul.
  • Moulin de Maneguen.

Fours[modifier | modifier le code]

Four de Kercloirec.
  • Four de Kercloirec (1896).
  • Four de Kerven Lapaul.
  • Four de Kerguillerme.

Curiosités[modifier | modifier le code]

  • Puits de Kerhoh.
  • La grotte de Saint-Rivalain qui est située sur les bords de la Sarre. La légende dit que les poussières de la grotte avaient pour effet, introduites dans les oreilles, de guérir les malentendants.
  • Le village de Kurun qui, en français, veut dire « Tonnerre ». Il est situé sur la route de Goëjan, 100 m avant la départementale Bieuzy Saint-Barthélemy. Du nord-ouest à est, l'on aperçoit cinq clochers : Locmaria, Saint-Fiacre, Quelven, Bieuzy, Nicodème.
  • La fontaine aux oiseaux est appelée en breton Fétan er coach Klan (Fetan ar Konnar klañv, soit : la fontaine de la rage, c'est-à-dire, dont l'eau permet la guérison de la rage). Les chiens enragés venaient prétendument boire en ce trou creusé dans la pierre. D'autres légendes circulent aussi autour de cette pierre. Selon certains ce trou aurait été creusé dans la pierre pour y faire reposer le socle d'une croix.
  • Le pont Mérian est réalisé à l'aide de simples dalles de granite posées sur des pierres, il ne permet pas le passage des charrettes mais devait servir pour les piétons et le bétail.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La bouillie de millet[modifier | modifier le code]

Lors de tous les pardons et kermesses, se déroulant au cours de l'année, et même en certaines autres occasions, la coutume veut que soit fabriquée de la bouillie de millet. Celle-ci est vendue en barquettes par le comité organisateur, le bénéfice retiré est destiné à valoriser les œuvres ou actions que le comité patronne. Lors de chaque vente, il faut s'y prendre rapidement pour que votre demande soit satisfaite, car la totalité de la préparation est vite écoulée. Ce mets est donc très estimé par une grande majorité. Il est confectionné par des personnes qui ont gardé en mémoire la façon de faire de leurs ancêtres.

La galette de pomme de terre[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Jan lieutenant de Cadoudal, fut tué dans son refuge à Kerlay par des soldats républicains venus de Pontivy le .
  • Isidore Le Devehat dit Mab er Klohour (le fils du bedeau) réfractaire à la conscription sous Louis-Philippe Ier (1830), qui était un roi élu, ce qu'il contestait, il finira au bagne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Résultats concernant « Melrand » », sur la base KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le 25 septembre 2017).
  2. Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Éditions Jean-Paul Gisserot, (lire en ligne), p. 84.
  3. « Chiffres clés - Logement en 2016 à Melrand » (consulté le 1er janvier 2020).
  4. « Chiffres clés - Logement en 2016 dans le Morbihan » (consulté le 1er janvier 2020).
  5. « Chiffres clés - Logement en 2016 dans la France entière » (consulté le 1er janvier 2020).
  6. Erwan Vallerie, Communes bretonnes et paroisses d'Armorique, Beltan, , p. 42.
  7. site infobretagne, Melrand : histoire, patrimmoine, noblesse
  8. inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, archives civiles, archives départementales du Morbihan, 1888
  9. « Municipales à Melrand : Charles Boulouard a été réélu », sur Le Télégramme, (consulté le 28 mai 2020)
  10. Cléguérec sur le site France, le trésor des régions, Roger Brunet
  11. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  16. Du breton tal « près de » et roc'h « rocher ».
  17. « Patrimoine. La renaissance du Moulin de Talroc'h », sur letelegramme.fr, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Tanguy Le Roux, Deux nouvelles tombes de l'âge du Bronze à Quéménéven (Finistère) et Melrand (Morbihan), Annales de Bretagne, no 80, 1, 1973, pp 7–20.
  • Pierre LECUYER, JEAN JAN LIEUTENANT DE CADOUDAL, Yves Salmon, éditeur.
  • Jean DANIGO, Églises et chapelles du Pays de Baud, 1974.
  • Aveneau de la Grancière, Fouille du Tumulus à Enceinte Semi-Circulaire de Saint Fiacre, 1898
  • TANGUY-SCHROËR Judith, TOSCER-VOGEL Catherine, VALLEE DU BLAVET - Le canton de Baud, 2003.

Association MELRAND Autrefois 56310 Melrand

  • POSTIC Célestine et LAURENT Josiane, Melrand au fil du temps, Édition Melrand autrefois, 2de édition, 2006.
  • POSTIC Célestine et LAURENT Josiane, Nos villages autrefois, Édition Melrand autrefois, 1998.
  • POSTIC Célestine et LAURENT Josiane, Nos métiers autrefois, Édition Melrand autrefois, 2006.
  • LE MOUEL Bernard et LAURENT Josiane, N'ankoéhet Ket, « les melrandais dans la tourmente 1914-18 » Édition Melrand autrefois 2007
  • LE MOUEL Bernard et LAURENT Josiane, N'ankoéhet Ket, « 1914-18 liste des melrandais mobilisée » Édition Melrand autrefois 2007
  • LE MOUEL Bernard et LAURENT Josiane, Isidore Le Dévéhat, « Les réfractaires des années 1830 à travers le pays de Pontivy » Édition Melrand autrefois 2010
  • LE MOUEL Bernard et LAURENT Josiane, Révolution et chouannerie en Morbihan intérieur Édition Melrand Autrefois 2012

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]