Défense conseil international

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Défense conseil international
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Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Drapeau de la France France
Directeurs Samuel Fringant (d) (depuis le )Voir et modifier les données sur Wikidata
Effectif 1 079 ()[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.groupedci.comVoir et modifier les données sur Wikidata

Défense conseil international (DCI) est une société internationale française de services et une société militaire privée (dont l'État français est actionnaire à près de 50 %) créée en 2000 après la fusion de quatre sociétés distinctes (COFRAS, NAVFCO, AIRCO et DESCO), correspondant chacune à une composante des forces armées françaises, créées au gré des grands contrats d’exportation de la France dans le domaine de la défense et de la sécurité. En 2000, le regroupement de ces quatre sociétés donne naissance à l’actuel groupe DCI afin d'exporter le savoir-faire et l’expertise française, dans les domaines relatifs à la défense et la sécurité, vers les pays considérés comme des partenaires de la France. À ce titre, DCI intervient essentiellement en tant qu’opérateur du ministère des Armées.

Le siège social de DCI est situé à Paris. Le groupe est présent sur plusieurs continents.

Historique[modifier | modifier le code]

  • 1972 : Création, sous l’égide de l’État, de la Compagnie Française d’Assistance Spécialisée (COFRAS).
  • 1980 : Création de la Société Navale Française de Formation et de Conseil (NAVFCO).
  • 1984 : Création de la composante air de Conseil (AIRCO).
  • 1990 : Création de DESCO (alors « Armement Services »).
  • 1994 : Premier rapprochement des quatre sociétés au sein d'une holding.
  • 2000 : Fusion des quatre sociétés au sein de Défense conseil international.
  • 2008 : Création d’Hélidax, premier partenariat public-privé du secteur de la Défense.
  • 2010 : Mise en place d’un réseau de 5 antennes à l’étranger (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Koweït, Qatar et Singapour)
  • 2014 : DCI lance ses activités de cyberdéfense en partenariat avec l'État Major des Armées.

Domaines d'activité[modifier | modifier le code]

DCI, en tant qu’opérateur du Ministère de la défense, intervient dans les différents domaines de compétences des Forces armées françaises. Elle opère de concert avec l’armée française, pour œuvrer aux ventes d'armement cette dernière vers les pays alliés de la France. Le groupe se positionne comme un acteur accompagnant l’État français lors de la signature d’importants contrats d’exportation d’armement.

Marine[modifier | modifier le code]

Formateurs DCI embarquant à bord du PHA Vladivostok (devenu le Gamal Abdel Nasser) lors de l'affaire des Mistral avec des marins russes au cours de la nuit du 12 au 13 septembre 2014.Photo par No Mistrals for Putin.
Formateurs DCI embarquant à bord du PHA Vladivostok (devenu le Gamal Abdel Nasser) lors de l'affaire des Mistral avec des marins russes, au cours de la nuit du 12 au 13 septembre 2014.

NAVFCO opère depuis 1980 dans le secteur de la marine. Le groupe contribue à la vente de matériel, formation et entraînement des marines et autres partenaires[2],[3].

Une des frégates à la baie de Zhongzheng vendues à Taiwan dans l'affaire des Frégates

Les domaines d'activités couvrent les domaines navals suivants[4]: sous-marin, aéronaval, sécurité maritime, plongée et forces spéciales.

Affaire des frégates[modifier | modifier le code]

L'entreprise est impliquée dans l'affaire des frégates de Taiwan.

La marine taïwanaise leur a cependant plus tard confié la modernisation de ses frégates classes Lafayette[5] que DCI leur avait déjà vendues en 1989.

Terre[modifier | modifier le code]

DCI vend des prestations labellisées « forces armées françaises »[6].

Air[modifier | modifier le code]

Le groupe vend l'expertise de l’armée de l’air française aux forces aériennes étrangères[7].

En 2014, DCI rachète la société Vigie aviation spécialisée dans la surveillance maritime[8].

L’Institut Français de Sécurité Aérienne (IFSA) est intégré au sein de la composante aéronautique de DCI.

Armement[modifier | modifier le code]

La branche « Armement » de DCI est l’émanation de la Direction générale de l’Armement du Ministère de la Défense[9].

DCI s’appuie sur des équipes issues de la DGA et du secteur industriel français de l’armement.

Cyberdéfense[modifier | modifier le code]

Le CDMI s’est doté d"une plateforme d’environnement et de scénarios réalistes[10].

DCI s’appuie également sur le Pôle d’Excellence Cyberdéfense pour la construction de ses formations académiques en s’appuyant sur des outils techniques représentatifs de l’environnement d’entreprise. Les formations cyberdéfense couvrent la prévention et protection, la détection et gestion des incidents, les réponses et interventions[11],[12].

Hélicoptères[modifier | modifier le code]

DCI est fortement impliquée dans les activités de services aux hélicoptères[13]. DCI déploie des experts aéroterrestres pour assurer dans plusieurs pays du Moyen-Orient et d’Asie du Sud-Est, des missions de soutien technique aux flottes hélicoptères ainsi que de formations[14],[15],[16] ab initio et tactiques d'équipages opérationnels.

En avril 2019, DCI, actionnaire d'Hélidax à 50%, a exercé son droit de préemption statutaire et a acquis la totalité des actions Hélidax.

Drones[modifier | modifier le code]

DCI propose des formations dans le domaine des drones[17],[18], notamment à Draguignan et Salon-de-Provence[19], à partir de l'expérience des OPEX (Mali, République centrafricaine, Afghanistan)[20].

Santé[modifier | modifier le code]

DCI accompagne ses clients dans le renforcement et le déploiement de leurs capacités dans le domaine de la santé militaire[21],[22].

En 2015, DCI annonce la signature d’une convention-cadre avec la direction du Service de Santé des Armées (SSA) français afin de proposer à l’étranger des prestations de formation (opérationnelle et universitaire), d’expertise ainsi que les matériels associés[23].

Guerre électronique[modifier | modifier le code]

En partenariat avec des acteurs majeurs de l’industrie de l’armement, de la défense et de l’aéronautique, comme Thales, MBDA ou Lacroix, DCI a investi, par le biais de son département GE le champ de la guerre électronique.

L’association scellée en juin 2015 avec Thalès, un des leaders mondiaux du secteur de la défense et de l'aéronautique, a permis d’étayer l’engagement de DCI dans ce secteur. Ce partenariat entre ces deux entreprises a abouti à la création de modules de formations communs proposés par les deux entités dans le domaine de la guerre électronique[24],[25],[26].

Prestations payées d'e-réputation[modifier | modifier le code]

L'entreprise a fait appel à des prestations pour faire éditer des pages wikipédia[27].

Organisation[28][modifier | modifier le code]

En 2016, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 227,6 M€[29],[30],[31],[32].

En 2016, l’entreprise compte 1079 salariés[33], dont environ 260 à l’étranger et dispose d’antennes permanentes aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite, au Koweït, au Qatar à Singapour et en Malaisie.

Au Moyen-Orient, le groupe est notamment implanté au Qatar, Koweït[34], en Arabie saoudite[35] et aux Émirats arabes unis. En Asie du Sud-Est, le groupe est également déployé en Malaisie, à Singapour et en Inde. Depuis 2015, le groupe est présent en Amérique du Sud[36].

Président Directeur Général[modifier | modifier le code]

Anciens présidents[modifier | modifier le code]

Chiffres d'affaires[modifier | modifier le code]

Le chiffre d’affaires de DCI s’élevait en 2020 à 230 millions d’euros[39]. Pour les huit années précédentes, le chiffre d’affaires était de :

  • 2020 : 230 M€
  • 2015 : 227.5 M€[40]
  • 2014 : 241 M€
  • 2013 : 221 M€
  • 2012 : 183 M€
  • 2011 : 166 M€
  • 2010 : 146 M€
  • 2009 : 140 M€
  • 2008 : 129 M€
  • 2007 : 112 M€

Actionnaires[modifier | modifier le code]

  • Etat Français (49,90 %)
  • SOFEMA (30 %)
  • Eurotradia international (10 %)
  • Défense conseil International (10 %)
  • Divers (0,1 %)

Depuis le début 2020, le capital de la société DCI est réparti de la façon suivante :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « https://www.groupedci.fr/groupe-dci/ » (consulté le )
  2. « DCI-NAVFCO, transferring the French navy know-how », sur Chaîne Youtube de Défense Conseil International, (consulté le )
  3. « NAVFCO », sur Site internet de Défense Conseil International (consulté le )
  4. « DCI renforce sa petite flotte de bâtiments de formation », sur Lignes de défense, (consulté le )
  5. https://fr.rti.org.tw/archives/113922
  6. « DCI : un tiers de ses 450 stagiaires vient du Koweït », sur Lignes de défense, (consulté le )
  7. « DCI, cet acteur méconnu de la diplomatie militaire française », sur Les Echos, (consulté le )
  8. http://www.lemarin.fr/defense/surveillance-maritime-dci-absorbe-totalement-vigie-aviation
  9. « La France enclenche de juteux contrats d'armement avec le Koweït », sur Radio France Internationale ( RFI ), (consulté le )
  10. « Cyberdéfense : La France veut se protéger et pouvoir attaque », sur Mer et Marine, (consulté le )
  11. « Cyberdéfense : un savoir faire français à diffuser », (consulté le )
  12. « Jean-Yves Le Drian veut créer un club des industriels de la cyberdéfense », sur L’Usine Digitale, (consulté le )
  13. « DCI créé une nouvelle formation hélicoptère », sur Air&Cosmos, (consulté le )
  14. « DCI lance le CIF-H pour former les élèves-pilotes d’hélicoptères de « pays amis » », sur Lignes de Défénse, (consulté le )
  15. « DCI ouvre un centre de formation de pilotes d'hélicoptère étrangers », (consulté le )
  16. « La société DCI ouvre une nouvelle formation hélicoptère à Dax », (consulté le )
  17. « DCI lance ses incubateurs d'activités: santé, ISR, Cyber, drones, soutien pétrolier », (consulté le )
  18. « Bourget 2015: Avec Sagem, le groupe DCI étend son offre surveillance », sur Air&Cosmos, (consulté le )
  19. « Le Centre d’excellence drone désormais équipé d’un simulateur », sur Air&Cosmos, (consulté le )
  20. « L’envol de DCI : opérations et innovation », sur Air&Cosmos, (consulté le )
  21. « Partenariat avec DCI : l’expertise du SSA proposée à l’étranger », sur Site Internet du Ministère de la Défense, (consulté le )
  22. « Lancement d’une activité santé par DCI », sur Site Internet de Défense Conseil International, (consulté le )
  23. « Partenariat avec DCI : l’expertise du SSA proposée à l’étranger », sur Site Internet du Ministère de la Défense, (consulté le )
  24. « Thales et Defense Conseil International (DCI) s’allient dans la formation à la guerre électronique », sur Theatrum Belli, (consulté le )
  25. « Externalisation: l'armée de l'air formée à la guerre électronique par DCI », sur Site Internet de Défense Conseil International, (consulté le )
  26. « Bourget 2015 : DCI et Thales coopèrent sur la guerre électronique aéroportée », sur Air&Cosmos, (consulté le )
  27. Christine Siméone, « Comment les contributeurs de Wikipédia font le ménage pour supprimer les contenus promotionnels », sur www.franceinter.fr, (consulté le )
  28. « DEFENSE CONSEIL INTERNATIONAL (PARIS 15) Chiffre d'affaires, résultat, bilans sur SOCIETE.COM - 722031176 », sur www.societe.com (consulté le )
  29. (frr) « DCI, cet acteur méconnu de la diplomatie militaire française », sur Les Echos, (consulté le )
  30. « Le groupe DCI développe son activité », sur Air Cosmos, (consulté le )
  31. « Présentation de la société DCI », sur www.aerocontact.com (consulté le )
  32. Nathalie Guibert, « Défense : DCI va adapter ses offres dans le Golfe », sur Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le )
  33. « Groupe DCI - DCI », DCI,‎ (lire en ligne, consulté le )
  34. « La France confirme la vente pour 2,5 milliards d’euros d’armes au Koweït », sur Le Monde, (consulté le ).
  35. « Armement : l’Arabie saoudite, très, très intéressée par les frégates de DCNS », sur La Tribune, (consulté le )
  36. « DCI : cap sur l’Amérique latine », sur TTU Lettre d’informations stratégiques et de défense, (consulté le ).
  37. Vincent Lamigeon, « Samuel Fringant, nouveau patron du champion de la formation militaire DCI », Challenges,‎
  38. Décret du 21 janvier 2020 portant nomination du président-directeur général de la société Défense Conseil International
  39. « Défense Conseil International a été résilient en 2016 », La Tribune,‎ (lire en ligne, consulté le )
  40. « DCI - Découvrez le minisite DCI », sur www.aerocontact.com (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Nouveaux Entrepreneurs de la guerre. Des mercenaires aux sociétés militaires privées, Philippe Chapleau, Vuibert, 2011.
  • La Privatisation de la violence. Mercenaires et sociétés militaires privées au service du marché, Xavier Renou, Agone, 2006.
  • Future war, Christopher Cooker, Polity Press, 2015.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]