Enseignement militaire supérieur en France

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L’enseignement militaire supérieur (EMS) est destiné, au sein des Forces armées françaises, à la formation des officiers - succédant aux différents niveaux de leur formation initiale et de spécialisation - appelés à exercer des responsabilités importantes de commandement ou à occuper des postes nécessitant des qualifications techniques, juridiques ou scientifiques élevées. Il est régi par les articles D.4152-1 à D.4152-10 du code de la Défense. Son organisation a été profondément modifiée par des réformes successives, notamment en 1993 et 2009.

Structuration de l'enseignement[modifier | modifier le code]

L'enseignement militaire supérieur est divisé en degrés[modifier | modifier le code]

  • le premier degré s'adresse à l'échelon de mise en œuvre ; il est destiné à acquérir des qualifications élevées pouvant être sanctionnées par un diplôme[1] ;
  • le deuxième degré s'adresse à l'échelon de conception ; il est sanctionné par un brevet qui prépare à certaines fonctions d'état-major ou de direction et de commandements importants[1] ;
  • au-delà du deuxième degré, l'enseignement militaire supérieur peut apporter des connaissances particulières pour exercer de hautes responsabilités.

Du ressort de deux niveaux d'autorité[modifier | modifier le code]

  • le premier degré (EMS 1) et l'enseignement spécifique de deuxième degré (EMS2-S) relèvent de chaque armée ou service ou, pour la justice militaire, du directeur des affaires juridiques, etc.
  • l'enseignement « interarmes » du deuxième degré (EMS2 interarmes) et toute formation au-delà du deuxième degré sont placés sous l'autorité du chef d'État-Major des armées (CEMA).

Organisation par niveau d'autorité[modifier | modifier le code]

Le niveau de chaque armée ou service[modifier | modifier le code]

Armée de Terre[modifier | modifier le code]

Concernant l'enseignement militaire supérieur du 1er degré (EMS1) et du second degré spécifique (EMS2-T), l'Armée de Terre dispose de sa propre direction de l'enseignement supérieur (DEMS-T) et dispense un enseignement organisé sous la responsabilité du Centre de Doctrine et d’Enseignement du Commandement (CDEC) créé en 2016 qui a autorité sur quatre entités[2],[3], dont trois localisées à l'école militaire de Paris :

Marine[modifier | modifier le code]

L'enseignement militaire supérieur de la Marine s'effectue notamment à École d'administration des affaires maritimes (Nantes), composante de l'École nationale de la sécurité et de l'administration de la mer (ENSAM)[4],[5],[6], sous la responsabilité de l'inspecteur général des affaires maritimes. La formation des professeurs de l'enseignement maritime est du ressort de l'inspecteur général de l'enseignement maritime.

Armée de l'Air[modifier | modifier le code]

L’enseignement militaire supérieur du 1er degré (EMS1) est délivré par le Centre d'enseignement militaire supérieur air (CEMS Air) (Salon-de-Provence) et comprend deux niveaux de formation générale (FG 1 et FG2). S’y ajoutent les formations scientifiques et techniques dispensés par divers établissements militaires et civils[7].

L’EMS2, suivant le brevet visé (BEMS et BT) se déroule à l’école de Guerre, ou est délivré en interne (BQMS)[7].

Le niveau supérieur « interarmes »[modifier | modifier le code]

La charge de l'enseignement militaire supérieur de second degré interarmes (EMS2 interarmes) revient à la DEMS (Direction de l'enseignement militaire supérieur) créée en 2009. La DEMS est un organisme interarmées, placé sous l'autorité du CEMA, et dont dépendent trois écoles, localisées à l'école militaire de Paris (comme les instituts), qui dispensent l'enseignement militaire du plus haut niveau :

En relation étroite avec la DEMS, l’Institut de recherche stratégique de l'École militaire (IRSEM) (Paris) est chargé d'assurer l'interface avec le monde de la recherche, notamment civile, mais aussi le rayonnement de la pensée stratégique française en France et à l'international.

L'enseignement militaire supérieur et l'IRSEM travaillent en partenariat étroit avec l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) (Paris)[9], organisme dépendant du Premier ministre.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]