Athanase de Charette de La Contrie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Charette.
Athanase de Charette de La Contrie
Baron de La Contrie
Image illustrative de l'article Athanase de Charette de La Contrie

Naissance 3 septembre 1832
Nantes
Décès 9 octobre 1911 (à 79 ans)
Saint-Père-Marc-en-Poulet
Origine Français
Allégeance Drapeau du Duché de Modène Duché de Modène
Flag of the Papal States (pre 1808).svg États pontificaux
Drapeau français République française
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 1846 - 1871
Conflits Risorgimento
Guerre franco-allemande de 1870
Commandement Zouaves pontificaux
Légion des volontaires de l'Ouest
Faits d'armes Bataille de Castelfidardo
Bataille de Mentana
Bataille de Patay (1870)
Bataille de Loigny
Distinctions Légion d'honneur
Croix de Mentana
Autres fonctions Élu député des Bouches-du-Rhône
(1871 : refuse de siéger)
Famille Charette de La Contrie

Emblème

Athanase Charles Marie de Charette, 2e baron de La Contrie (18 septembre 1832 - Sainte-Reine-de-Bretagne 9 octobre 1911 - Saint-Père-Marc-en-Poulet), 2e baron de La Contrie, est un officier général français du XIXe siècle qui s'est distingué dans la défense des États du Pape et pendant la guerre de 1870.

Biographie[modifier | modifier le code]

Légitimiste[modifier | modifier le code]

Fils du baron de La Contrie, Athanase de Charette naquit à Nantes, rue du Château, près du château des ducs de Bretagne, pendant l'insurrection légitimiste de 1832 alors que la duchesse de Berry s'y cachait et que son père, l'un des chefs Vendéens était recherché par la police[1]. Sa naissance réelle (le 3 septembre 1832) fut d'abord dissimulée et à quatorze jours il fut clandestinement déplacé de Nantes à la commune de Sainte-Reine-de-Bretagne, d'où sa naissance « officielle » (18 septembre 1832 à Sainte-Reine)[1].

En 1846, sa famille n'étant pas prête, en raison de ses antécédents légitimistes, à servir la France de Louis-Philippe Ier, le jeune Charette, entra à l'Académie militaire de Turin ; il dut en partir en 1848 pour éviter de servir le Piémont, la « politique révolutionnaire de ce royaume lui étant évidente[1] ».

En 1852 le duc de Modène, beau-frère du comte de Chambord, nomma Charette sous-lieutenant dans un régiment autrichien stationné dans le duché. Officier d'ordonnance du duc (1856), il démissionna, les Français étant à la veille d'une campagne contre l'Autriche (1859).

Au service du pape[modifier | modifier le code]

En mai 1860, alors que deux de ses frères, avides comme lui de combattre les révolutionnaires italiens avaient offert leurs services au roi de Naples, il se rendit à Rome où il se plaça au service du pape Pie IX et s'engagea dans l'armée pontificale réorganisée par Lamoricière. Charette fut nommé capitaine de la 1re compagnie des Volontaires franco-belges, connus après 1861 sous le nom de Zouaves pontificaux et fut blessé au combat de Castelfidardo (septembre 1860) où l'armée pontificale est mise en déroute par l'armée sarde venue mettre fin à l'indépendance du Royaume des Deux-Siciles après l'expédition des Mille.

Lieutenant-colonel en 1867, il prit le commandement en second de l'unité qu'il conduisit à la bataille de Mentana (3 novembre 1867) dont l'objectif était d'empêcher la conquête de Rome par Giuseppe Garibaldi.

Général de la Défense Nationale[modifier | modifier le code]

Après l'occupation de Rome par les troupes piémontaises (septembre 1870), Charette embarque pour Marseille avec ses troupes. Il négocia avec Gambetta l'emploi des Zouaves français au service de la France contre l'Allemagne et fut autorisé à les organiser sous le nom de Légion des volontaires de l'Ouest[1], corps remarquablement discipliné qui fut attaché au 17e corps d'armée, et se battit « bravement[2] » avec elle aux batailles de Patay et de Loigny (2 décembre), où il fut grièvement blessé, fait prisonnier, mais s'évada[1].

Il venait d'être nommé général de brigade au titre auxiliaire par le gouvernement de la Défense nationale, le 14 janvier 1871, quand la capitulation de Paris suspendit les opérations militaires. Il se trouvait alors en Bretagne pour y organiser une division de Mobiles.

Bien qu'il eût refusé toute candidature à l'Assemblée nationale, il fut élu[3], le 8 février 1871, représentant des Bouches-du-Rhône, le 8e sur 11, mais donna immédiatement sa démission.

Thiers lui proposa d'intégrer l'armée française avec ses Zouaves, mais Charette déclara vouloir rester à la disposition du pape : le 15 août 1871, ses Zouaves furent démobilisés de l'armée française[1].

Charette se retira et passa ses trente dernières années à défendre la cause de la religion tout en songeant à la restauration de la monarchie légitime[1]. Il fut du nombre des légitimistes qui allèrent saluer le comte de Chambord à Anvers (24 février 1872), mais le baron ne prit aucune part aux essais de restauration monarchique tentés en 1873 et 1874. Vers 1877, en compagnie d'Abel Durant de La Pastellière, il tenta d'ériger une stèle en mémoire des 61 martyrs de Legé (Loire-Atlantique). Legé surnommé la "Capitale de Charette". En 1889, il contribue à l'érection du monument du comte de Chambord à Sainte-Anne-d'Auray[4].

Sa personnalité, comme celle du général de Sonis aux côtés duquel il combat en 1870, marqua durablement les milieux légitimistes français.

État de service[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Officier de la Légion d'honneur Médaille de Castelfidardo Croix de Mentana
Drapeau de la France France 
Flag of the Papal States (pre 1808).svg États pontificaux 

Ascendance et postérité[modifier | modifier le code]

Athanase de Charette était le deuxième enfant (son aîné meurt en bas âge) du baron de La Contrie (1796-1848), pair de France et de Louise de Bourbon, comtesse de Vierzon (° 19 décembre 1809 - Londres26 décembre 1891 - Château de La Contrie, Couffé), fille naturelle de Charles Ferdinand d'Artois (1778-1820), duc de Berry et d'Amy Brown (1783-1876).

Le 19 juillet 1862, il épouse Marie-Antoinette Fitzjames (8 juin 1837 - La Chapelle-sur-Oudon22 janvier 1865 - Rome), fille de Jacques Marie Emmanuel (1803-1846), 7e duc de Fitz-James et de Marguerite de Marmier (1807-1888). Veuf, il convola en secondes noces, le 12 décembre 1877 avec Antoinette Wayne van Leer Polk (27 octobre 1849 - Nashville3 février 1919 - La Basse-Motte, Saint-Père-Marc-en-Poulet).

  • De ses deux unions, il eut :
    • Henriette Marie Caroline Pauline (30 novembre 1863 ou 1864 - Rome22 novembre 1889 - Bourlemont), mariée, le 27 septembre 1887 à La Basse-Motte, avec Jean Marie François Gérard d'Hannoncelles (1861-1940) ;
    • François Athanase (10 janvier 1864 ou 10 janvier 1865 - Rome † 29 décembre 1885 - La Basse-Motte)
    • Andrée (1877-1877 ou 1879-1879) ;
    • Charles Antoine (3 juillet 1880 - Paris † 21 octobre 1947 - Nice), marié, le 19 novembre 1909 à New-York, avec Suzanne Hennings (divorcés), puis avec Marcelle Jeanjean. Il eut, de sa première union :
      • Suzanne, mariée en octobre 1935 avec Charles Marshall puis avec M. van Stockum.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g « Athanase de Charette de La Contrie », sur roglo.eu (consulté le 19 octobre 2011)
  2. « Charette de La Contrie (Athanase-Charles-Marie, baron de) », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français,‎ 1889 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]
  3. Par 47 253 voix sur 75 803 votants et 140 189 inscrits.
  4. « Monument au comte de Chambord - Sainte-Anne-d'Auray », sur www.e-monumen.net (consulté le 4 juin 2012).
  5. « Notice no LH/489/28 », base Léonore, ministère français de la Culture
  6. Frère de François-Athanase Charette de la Contrie

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.