Armée du Potomac

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État-major de l'armée du Potomac à Culpeper, Virginie, en 1863. Depuis la gauche: Gouverneur K. Warren, William H. French, George G. Meade, Henry Jackson Hunt, Andrew A. Humphreys, George Sykes.

L'Armée du Potomac est la principale Armée de l'Union sur le théâtre oriental de la guerre de Sécession.

Historique[modifier | modifier le code]

À la veille de la guerre civile, rares étaient les officiers de l'armée des États-Unis ayant plus d'une brigade rassemblée en un seul lieu. L'armée régulière était d'une taille dérisoire (16 400 hommes[1]) et ses troupes, la plupart du temps dispersées en petits détachements dans des forts et dans des postes sur la frontière. Cependant, dès le déclenchement de la guerre en 1861, des armées d'une taille inconnue auparavant en Amérique du Nord, se présentèrent sur les champs de bataille. La plus grande, l'Armée du Potomac, était la création du général George McClellan, surnommé « le jeune Napoléon ». En dépit de son talent pour l'organisation et de sa formation militaire, McClellan n'apporta aucune preuve de sa ressemblance avec Bonaparte contre le commandant confédéré Robert Lee. Cependant l'armée qu'il bâtit était destinée à porter la cause de l'Union vers la victoire.

L'organisation de l'infanterie de McClellan suivait le modèle établi par Napoléon pour la Grande Armée. L'unité tactique de base étant le corps, composé de trois ou de quatre divisions chacune divisée en trois ou quatre brigades, plus une brigade d'artillerie, pour un total de 10 000 à 15 000 hommes. La complexité de cette organisation nécessita la création d'écussons ou d'insignes qui permettaient l'identification rapide des unités et la localisation des commandants sur le champ de bataille. Les insignes du corps, habituellement autorisés à leurs commandants, apparurent en 1862 et bientôt, furent placés sur les étendards. Pour finir, le règlement général no 53 de l'Armée du Potomac (mai 1863) introduisait un système standard pour celle-ci, à chaque corps fut donc attribué un insigne distinctif. L'étendard du corps était bleu, une queue fourchue et montrant l'insigne et le numéro du corps. Les étendards des divisions et des brigades étaient respectivement rectangulaires et triangulaires, avec un arrangement distinctif de couleur pour chacun. Il y avait également des étendards pour la brigade du corps d'artillerie et le quartier général.

D'autres armées de l'Union et départements militaires adoptèrent un système semblable concernant les étendards, mais aucune réglementation générale de l'armée régissant leur dessin ne fut publiée lors de la guerre civile américaine. Cependant, les insignes d'uniformes et les étendards de l'armée des États-Unis d'aujourd'hui ont leurs origines dans les insignes et drapeaux de cette époque.

L'armée est dissoute à la fin de la guerre de Sécession[2].

Composition[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Lamarre, Les Canadiens français et la Guerre de Sécession, p. 39
  2. (en) Tom Huntington, Searching for George Gordon Meade. The Forgotten Victor of Gettysburg, Stackpole Books,‎ 2013, p. 350

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Lamarre, Les Canadiens français et la guerre de Sécession, 1861-1865, Montréal : VLB, 2006. (OCLC 166146223)
  • (en) Russel H Beatie, The Army of the Potomac, Cambridge, MA : Da Capo Press, 2002. (OCLC 50211271)
  • (en) John H Eicher et David J Eicher, Civil War high commands, Stanford, Calif. : Stanford University Press, 2001. (OCLC 45917117)
  • Régis de Trobriand, Quatre ans de campagnes à l'Armée du Potomac, Paris : Librairie internationale, A. Lacroix, Verboeckhoven et cie, 1867-1868, (OCLC 5717165)