Communauté caribéenne

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Communauté caribéenne
(en) Caribbean Community
(nl) Caribische Gemeenschap
(es) Comunidad del Caribe
Logo de l'organisation
Carte de l'organisation
  •      Pays membres
  •      Pays associés
  •      Pays observateurs

Région Caraïbe
Création
Type Union supranationale
Siège Georgetown, Guyana
Coordonnées 6° 49′ 14″ N 58° 07′ 01″ O / 6.820429, -58.116839 ()6° 49′ 14″ N 58° 07′ 01″ O / 6.820429, -58.116839 ()  
Langue(s) Anglais
Espagnol
Français
Néerlandais
Membre(s)
Secrétaire-général Irwin LaRocque
Président Michel Martelly
Site web http://www.caricom.org/

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La Communauté caribéenne, en abrégé CARICOM (Caribbean Community, et en espagnol Comunidad del Caribe), qui regroupe plusieurs États anglophones de la Caraïbe, en plus du Suriname néerlandophone, et d'Haïti, à la fois francophone et créolophone. Sa langue officielle demeure l'anglais. Cependant le président haïtien Martelly, a demandé, en 2011, que le français devienne également langue officielle. En effet, il insiste sur le fait que son pays représente à lui seul la moitié de la population de l'organisation. [1]

Elle est née en 1973 du traité de Chaguaramas (en)[1] entre quatre pays : la Barbade, le Guyana, la Jamaïque et le Trinité-et-Tobago; avec pour objectifs de renforcer les liens interétatiques dans la Caraïbe et maintenant qu'elle est jumelée au CSME, de créer un marché commun unique.

Actuellement elle est composée de 14 États membres et de 6 membres associés, la majorité appartenant au Commonwealth. Il existe actuellement aussi sept États observateurs de cet espace.

Les principaux organes de décision de l'organisation sont les Conférences des chefs d'État et le Conseil des ministres.

Antécédents à la communauté actuelle[modifier | modifier le code]

Le Caricom remplace l'Association de libre-échange caribéenne (CARIFTA, Caribbean Free Trade Association en anglais) qui a existé entre 1965 et 1972. Cette association avait elle-même été constituée pour renforcer l'alliance économique des pays anglophones de la Caraïbe en lieu et place de la Fédération des Indes occidentales (West Indies Federation) existante entre le et le .

La communauté est née sous le nom de Communauté et Marché commun de la Caraïbe avec le traité de Chaguaramas signé le par les Premiers ministres Errol W. Barrow de la Barbade, L.F.S. Burnham du Guyana, Michael Manley de Jamaïque et Eric Williams de Trinité-et-Tobago.

Le , lors de la vingt-deuxième rencontre des membres à Nassau (Bahamas), les chefs des gouvernements de la Communauté caribéenne ont révisé le traité de Chaguaramas[2] ré-établissant les statuts du Caricom en y incluant le marché et l'économie unique caribéenne (CSME) ainsi que la création de la Cour caribéenne de justice.

Participation[modifier | modifier le code]

Haïti est d'abord entré dans le Caricom en tant que membre provisionnel de le pour ne devenir membre de plein droit que quatre ans plus tard.

En , la participation d'Haïti au Caricom a été suspendue[3] par son premier ministre Gérard Latortue en réponse à la visite du président haïtien sortant, Jean-Bertrand Aristide, en Jamaïque. La participation d'Haïti a été effectivement suspendue le , car le Caricom a refusé de reconnaître le gouvernement intérimaire. Haïti a réintégré le Caricom à la suite de l'élection de René Préval et la création de son nouveau gouvernement.

En , Anguilla a réintégré le Caricom, cette fois-ci en tant que membre associé. Elle faisait en effet partie du Caricom de 1974 à 1980 quand elle était associée à Saint-Christophe-et-Niévès, dans l'ancien État de Saint Christophe-Nevis-Anguilla.

En 2005, le ministre des affaires étrangères de la République dominicaine a proposé l'intégration de son pays dans le Caricom. Il n'était pas évident que celle-ci soit acceptée par les autres membres du Caricom, en raison du poids de la population et de l'économie dominicaine par rapport à celles des autres États membres. Cette demande s'explique par le fait que l'État voisin d'Hispaniola : Haïti, fait lui partie du Caricom. Il a été proposé que les relations entre le Caricom et la République dominicaine soit resserrées par le biais de l’Association des États de la Caraïbe (AEC).

Structure[modifier | modifier le code]

À la suite de la restructuration de 2001, le Caricom fonctionne ainsi :

L'exécutif[modifier | modifier le code]

Il est constitué :

  • des représentants de l'exécutif de chaque membre,
  • d'un président (à tour de rôle le premier ministre de chaque État-membre),
  • d'un secrétaire général (chef de l'exécutif)
  • et du secrétariat du Caricom (chef de l'organe administratif).

Il existe aussi un cabinet pour quasiment chaque chef de gouvernement à qui il délègue des responsabilités ou des dossiers spécifiques de développement et d'intégration régionale[4].

La branche législative[modifier | modifier le code]

Le Conseil de la Communauté se compose des ministres responsables des affaires communautaires, plus d'autres ministres dont la désignation est laissée à l'entière discrétion des États membres. Il s'agit là de l'un des principaux organes de la Communauté (l'autre étant la Conférence des chefs de gouvernement). Il est assisté de quatre autres conseils et de trois comités.

Les autres conseils[modifier | modifier le code]

  • Le conseil des finances (Council for Finance and Planning, COFAP)
  • Le conseil du commerce et du développement économique (Council for Trade and Economic Development, COTED)
  • Le conseil des affaires étrangères et communautaires (Council for Foreign and Community Relations, COFCOR)
  • Le conseil pour le développement (Council for Human and Social Development, COHSOD)

Les comités[modifier | modifier le code]

  • Le comité aux affaires juridiques[5]: fournit des avis juridiques aux conseils et organismes de la Communauté;
  • Le comité budgétaire: examine le projet de budget et le programme de travail du Secrétariat et fournit des recommandations au conseil de la Communauté;
  • Le comité des directeurs de banques centrales: fournit des recommandations au COFAP dans le domaine monétaire et financier.

Les institutions judiciaires[modifier | modifier le code]

La cour caribéenne de justice (CCJ) sera l'organe de règlement des disputes au sein du CARICOM, ainsi que la Cour d'appel en dernier ressort pour les États membres ayant renforcé leurs liens avec le Privy Council basé à Londres, au Royaume-Uni. La CJC a son siège à Port d'Espagne, Trinité-et-Tobago.

Organes de la communauté des Caraïbes[modifier | modifier le code]

Secrétariat[modifier | modifier le code]

Le Secrétariat est basé à Georgetown, en Guyana.


"To provide dynamic leadership and service, in partnership with Community institutions and Groups, toward the attainment of a viable, internationally competitive and sustainable Community, with improved quality of life for all."|}


Caribbean Community Institutions[modifier | modifier le code]

Institutions associées[modifier | modifier le code]

Organes secondaires[modifier | modifier le code]

Autres organes[modifier | modifier le code]

Institutions nées du Caricom[modifier | modifier le code]

Plusieurs institutions sont nées à la suite d'initiatives du Caricom, c'est le cas de :

D'autres institutions se sont associés formellement au Caricom, c'est le cas de :

Projets du CARICOM[modifier | modifier le code]

Marché unique du CARICOM[modifier | modifier le code]

Un accord entre la Barbade, la Jamaïque et Trinité-et-Tobago a été signé le .

L'objectif était que les douze autres États membres rejoignent le Marché unique avant la fin de l'année. Le Traité a pris effet le 1er janvier 2006 avec la Barbade, Belize, la Jamaïque, le Guyana, le Suriname et Trinité-et-Tobago pour premiers membres. Le territoire britannique de Montserrat cherche à obtenir l'accord du Royaume-Uni pour faire partie du marché unique. Haïti ne rejoindra pas le marché unique en raison de la situation politique interne et les Bahamas en raison d'une disposition autorisant les travailleurs qualifiés à se déplacer librement.

Le Secrétariat du CARICOM maintient des contacts étroits avec l'Organisation des Caraïbes orientales.

Passeport commun du CARICOM[modifier | modifier le code]

Ce passeport, en plus de permettre la liberté de circulation et des économies d'échelle aux États membres, permet la prise de conscience d'une identité commune par les citoyens. Les nouveaux passeports disposent d'une meilleure sécurisation et sont lisibles en machine. Le , la République du Suriname est devenue le premier État membre à le mettre en place. Puis, en , ce fut le cas de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, et le , de Saint-Christophe-et-Niévès. Les autres États membres devraient faire de même à mesure que leurs stocks d'anciens passeports parviendront à épuisement.

Conception du passeport[modifier | modifier le code]

les trois couleurs en sont :

Les passeports font souvent figurer côte à côte les symboles nationaux et celui du CARICOM. Les passeports du Surinam ont été créés par la Canadian Banknote Company Ltd. (en) pour un coût d’un million et demi de dollars sur cinq ans.

Perspectives futures[modifier | modifier le code]

  • Fusion des lignes aériennes
  • Charte de la société civile
  • Union monétaire
  • Liberté de déplacement
  • Union(s) politique(s)
  • Bourse régionale
  • centrale d'achat

Libre-échange[modifier | modifier le code]

À partir des années 2000, les États du CARICOM ont eu pour nouvel objectif l'établissement d'Accord de libre-échanges avec les partenaires commerciaux locaux et régionaux. Ce processus s'effectue dans le cadre du Caribbean Regional Negociating Machinery (CRNM).

Accords préférentiels[modifier | modifier le code]

Accords de libre-échange[modifier | modifier le code]

À l'étude[modifier | modifier le code]

De plus, douze des quinze membres du CARICOM (à l’exception de la Barbade et de Trinité-et-Tobago) font partie de l´alliance Petrocaribe mise en place en 2005 avec le Venezuela et permettant aux pays signataire d´acheter le pétrole de ce dernier à des conditions de paiement préférentielles.

Comparaison avec d'autres blocs régionaux[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]