Théâtre libre de Minsk

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Le « Théâtre libre de Minsk » (en biélorusse : Voĺny teatar, Вольны тэатар, aussi Svabodny teatar, Свабодны тэатар) est l’expression retenue par la presse francophone[1] pour désigner le « Théâtre libre biélorusse »[2] (russe : Белорусский свободный театр; biélorusse : Беларускі свабодны тэатр; anglais : Belarus Free Theatre). Le Théâtre libre biélorusse est une organisation sans personnalité juridique[3] qui regroupe plusieurs comédiens, un metteur en scène et plusieurs administrateurs, dont les derniers la positionnent comme étant la seule troupe de théâtre clandestine[4] dans la dernière dictature d’Europe[5],[6],[7] et la présentent comme le fer de lance[8],[9] de la résistance artistique à l’esthétique officielle imposée par le régime du dictateur Alexandre Loukachenko[10] en Biélorussie.

Historique de la formation de la troupe[modifier | modifier le code]

Natalia Koliada, New York, 2011

L’appellation « Théâtre libre biélorusse » a été lancée en mars 2005, à la fin du deuxième mandat présidentiel d’A. Loukachenko, par le journaliste, consultant en marketing politique et marketing des organisations non commerciales, nouvellement converti en dramaturge[11], Nikolaï Khalézine, ainsi que par sa femme Natalia Koliada, spécialiste de la technologie administrative de L. Ron Hubbard[12], élaborée par ce dernier pour la direction des églises de Scientologie.

Le projet a démarré comme un concours indépendant de dramaturgies contemporaines, bénéficiant d’entrée en jeu d’une couverture médiatique dense dans une partie de la presse d’opposition, en raison de rapports privilégiés[13] entretenus avec le milieu relativement compact de journalistes indépendants, en Biélorussie, par Nikolaï Khalezine, qui avait successivement exercé, entre 1995 et 2001, les fonctions de vice rédacteur en chef dans plusieurs journaux indépendants[11]. Le lancement de ce nouveau projet théâtral est survenu au moment où la dernière troupe de théâtre indépendante en Biélorussie, la « Scène libre » (biélorusse : Вольная сцэна), avait été liquidée par les autorités, et lorsque plusieurs metteurs en scène des théâtres d’État avaient commencé à travailler avec leurs acteurs dans des appartements privés. En mai 2005, les deux fondateurs du « Théâtre libre biélorusse », Natalia Koliada et Nikolaï Khalézine, qui avaient réussi à s’assurer du soutien de célébrités mondiales fortes de leur position morale, telles que Václav Havel et Tom Stoppard[14], ont été rejoints par le jeune metteur en scène Vladimir Scherban et le collectif de comédiens que ce dernier avait réuni autour de lui pour travailler, hors institution, sur des textes de théâtre contemporains refusés par les théâtres d’État[15], dont 4.48 Psychose de Sarah Kane et Some explicit polaroids de Mark Ravenhill.

Travail artistique[modifier | modifier le code]

Le collectif ainsi rassemblé a créé entre 2005 et 2010 neuf spectacles différents, presque tous montés par Vladimir Scherban en collaboration avec les acteurs. Le travail de la troupe se réclame d’un théâtre documentaire, social et politique, en prétendant mettre en œuvre une forme radicale, ou frontale, de la sincérité[16]. En se basant sur les épisodes tragiques de leur propre vie, les acteurs du « Théâtre libre biélorusse » écrivent souvent eux-mêmes les textes qu’ils jouent, avec le but déclaré d’explorer leurs blessures personnelles, et afin de toucher celles du spectateur, si bien que les représentations endossent généralement une fonction thérapeutique et présentent un aspect confessionnel[17] articulé[18], visant à créer une dépendance psychologique entre les présents à travers le partage d’un sentiment de honte et la sensation d’une purification commune[19].

Situation pratique[modifier | modifier le code]

Grâce à la valorisation de l’idée d’une résistance artistique à la dictature, laquelle a permis de justifier ou de faire accepter des techniques de promotion combatives, les activités du « Théâtre libre biélorusse » ont pu bénéficier d’une couverture médiatique internationale importante. Au début de 2010, la compagnie regroupe cinq comédiens professionnels, un metteur en scène, deux directeurs et deux techniciens. Elle accumule l’essentiel des subventions accordées par les ambassades occidentales aux artistes indépendants en Biélorussie[20]. Depuis 2007, le « Théâtre libre de Minsk » loue une maison vétuste dans un quartier modeste de la capitale, réaménagée en un outil de travail, où ont lieu toutes les répétitions, toutes les représentations, et la plupart des interviews données par les représentants de la troupe à la presse occidentale et la presse indépendante locale.

Projet pédagogique[modifier | modifier le code]

En début 2009, grâce au soutien financier de l’ambassade de Grande-Bretagne en Biélorussie[21], le « Théâtre libre de Minsk » s’est doté d’un projet de formation appelé « le studio Fortinbras » et destiné aux étudiants locaux sans expérience théâtrale. Natalia Koliada et Nikolaï Khalézine, qui constituent un couple conjugal, et qui se définissent respectivement comme « directrice générale » et « directeur artistique » du « Théâtre libre de Minsk », y enseignent eux-mêmes le marketing, le management des organisations culturelles et la dramaturgie. Le but déclaré de ce projet d’enseignement est la « formation d’un créateur universel : d’un homme qui saura tout faire – écrire, mettre en scène, jouer – et sera capable de proposer son produit artistique pour la réalisation dans n’importe quel pays du monde »[22]. À côté de cela, il est précisé que « le “Théâtre libre” biélorusse n’est intéressé qu’à la formation du personnel pour le travail dans son propre collectif »[23]. En décembre 2009 les dirigeants de la troupe ont annoncé un nouveau recrutement pour le studio, en déclarant que sur les trente étudiants recrutés depuis la création du projet « Fortinbras » presque tous ont été « éliminés »[24]. Selon les données qui n’ont pas été relayées par les sources secondaires, la majeure partie des étudiants du projet « Fortinbras » ont pris la décision de quitter le studio début 2010 pour des raisons relatives aux méthodes d’enseignement, au contenu des matières et au type du rapport enseignant/étudiant entretenu par le couple des directeurs[réf. nécessaire]. Natalia Koliada et Nikolaï Khalézine ne possèdent aucune éducation professionnelle dans les disciplines et les matières qu’ils enseignent. Natalia Koliada est diplômée d’un master de la faculté d’Histoire de l’université pédagogique de Minsk; elle a également suivi des cours de management et de gestion des affaires auprès des cycles de formation scientologues à Moscou, ainsi qu’au « Hubbard College américain »[12], une école non accréditée qui enseigne le management en utilisant les méthodes développées par le fondateur de l’Église de scientologie L. Ron Hubbard. Nikolaï Khalézine ne possède aucune éducation supérieure, ni aucune éducation spécialisée en matière de dramaturgie, de mise en scène ou d’art de comédien[12]. Plusieurs membres permanents du «Théâtre libre biélorusse», dont une actrice et deux administrateurs, ont quitté la troupe fin 2009, après avoir découvert le lien direct de ses directeurs avec la scientologie[réf. nécessaire].

Reconnaissance internationale[modifier | modifier le code]

Le premier pays ayant exprimé sa solidarité avec le « Théâtre libre biélorusse » a été la Lettonie. La toute première tournée étrangère de la compagnie a eu lieu en novembre 2005 sur la scène du « Nouveau Théâtre de Riga »[25] dirigé par Alvis Hermanis, lauréat de la XIe édition du prix Europe pour le théâtre.

Remarqué en mai 2006 au Festival de théâtre de Berlin, le « Théâtre libre biélorusse » a débuté sur la scène française le même mois à la Maison d’Europe et d’Orient. Par la suite, entre novembre 2006 et mai 2007, la troupe a été invitée au Festival « Passages » du CDN de Nancy, au festival « Backstage » de la Comédie de Saint-Étienne, et à une résidence artistique au Théâtre-Studio de Christian Benedetti.

La troupe est parrainée par le dramaturge britannique Sir Tom Stoppard et l’ex-président de la République tchèque Václav Havel[8]. Leur soutien au « Théâtre libre biélorusse » ont également proclamé le dramaturge américain Arthur Kopit, le Lark Play Development Centre américain, l’Union des dramaturges écossaise, les compagnies et les organisations membres de l’IETM (Réseau international des arts du spectacle), du TEH (Réseau européen des centres culturels indépendants) et de la Convention théâtrale européenne, dont le « Théâtre libre biélorusse » est devenu membre à part entière[26] en avril 2007.

En décembre 2007, la troupe biélorusse a été récompensée par le Prix des Droits de l’Homme de la République française dans la nomination « liberté d’expression ».

En avril 2008, sur proposition de Tom Stoppard, Václav Havel et Harold Pinter, le collectif a reçu des mains de Georges Banu et sous la présidence de Jack Lang une mention spéciale de la XIIe édition du prix Europe pour le théâtre.

Discours de la compagnie[modifier | modifier le code]

Selon le discours formulé par les directeurs de la troupe Natalia Koliada et Nikolaï Khalézine, notamment dans les interviews données à la presse occidentale et dans les textes qu’ils publient eux-mêmes, sous les pseudonymes d’Anna Makovskaya et de Nikita Yarin respectivement, sur le site web de la compagnie, l’action du « Théâtre libre biélorusse » s’inscrirait dans le cadre d’un conflit esthétique[27] avec le système symbolique d’inspiration soviétique, au service des autorités biélorusses; elle viserait à promouvoir un théâtre contemporain et un théâtre d’actualité, pour susciter des prises de position citoyennes, une interrogation poussée sur la société biélorusse, ainsi qu’une prise en compte de la réalité des problèmes sérieux du monde et des sociétés humaines en général; elle se proposerait également d’inscrire le théâtre biélorusse dans le mouvement théâtral européen, ainsi que de promouvoir les idées de société ouverte, de diversité culturelle et d’identité européenne; elle s’inspirerait des exemples tchécoslovaque et polonais où les mouvements de protestation étaient partis des milieux artistiques indépendants et où la contre-culture avait constitué un levier important dans les processus de transition démocratique.

Évaluation des répressions[modifier | modifier le code]

La presse biélorusse officielle, contrôlée par les autorités, n’écrit aucun article sur le « Théâtre libre », et ce dernier n’est pas l’objet de campagnes de diffamation par la propagande d’État, contrairement à de nombreux autres artistes contestataires en Biélorussie. Malgré le fait que la compagnie crée effectivement du théâtre actuel dans les conditions d’une société répressive, les aspects les plus répressifs cette société ne la concernent que de manière indirecte, en dépit de l’engagement politique affiché de ses directeurs ; si bien que l’estimation répandue dans la presse internationale sur les répressions dont les membres de cette troupe seraient victimes, de même que le degré de sa clandestinité, sont largement surévalués.

Seuls deux membres du « Théâtre libre biélorusse » ont fait un séjour en prison ; dans les deux cas il a été question d’une peine administrative égale ou inférieure à sept jours pour participation à une manifestation non autorisée, et non pas pour participation aux activités de la troupe. Aucun membre de la troupe ne s’est vu refuser par les organes administratifs le renouvellement de son passeport, ou l’apposition du tampon autorisant la sortie du pays. La troupe fait des tournées fréquentes à l’étranger, mais elle n’a jamais fait face à des empêchements de la part des douaniers ou des gardes-frontières, malgré le transport de bagages volumineux avec les accessoires des spectacles. Contrairement à la plupart des associations indépendantes fonctionnant en Biélorussie, le « Théâtre libre » n’a jamais entrepris une tentative d’enregistrement officiel, pouvant lui conférer une personnalité juridique[28], ni auprès des autorités biélorusses, ni auprès de celles d’aucun pays limitrophe de l’Union européenne.

Les dirigeants de l’organisation indiquent dans la plupart des interviews que le 22 août 2007 le « Théâtre libre biélorusse » aurait été « arrêté » en pleine représentation avec l’ensemble des spectateurs[29]. En réalité, selon les estimations de la presse indépendante autochtone, il n’a été question ni d’une arrestation (qui, en Biélorussie également, constitue un acte de droit pénal), ni d’une mise en garde à vue, ni d’une interpellation, mais « d’un contrôle d’identité de police administrative » qui, selon le droit biélorusse, ne doit pas dépasser trois heures et se déroule sans rédaction du procès-verbal. Toutefois, ce contrôle d’identité s’est produit avec des infractions des règles de procédure administrative par la police, dont les actions présentaient en outre une allure assez absurde, ce qui a suscité une réaction d’indignation de la part de la communauté démocratique biélorusse, ainsi qu’une série d’articles dans la presse internationale. Notamment, ce contrôle d’identité a provoqué la présence sur les lieux de trois structures différentes (forces anti-émeutes, police conventionnelle, le KGB) et le partage des compétences entre elles portait un caractère nettement désorganisé ; un groupe de près de 50 personnes, comprenant les acteurs, les spectateurs autochtones et des citoyens étrangers, a été transporté dans la salle des fêtes du poste de police central de l’arrondissement Soviétique de Minsk par un bus des forces anti-émeutes, en vue de recensement des données personnelles, lequel a duré, pour certains, près de cinq heures, c’est-à-dire avec infraction de la procédure légale. Les dirigeants du « Théâtre libre biélorusse » présentent cet épisode comme une opération planifiée des autorités et un exemple des répressions systématiques contre leur compagnie. Toutefois, les actions des forces de l’ordre témoignent plutôt du caractère non prémédité et impréparé de ce contrôle d’identité. Dans les interviews pour la presse autochtone indépendante, les représentants du Ministère de l’Intérieur biélorusse ont précisé qu’il a été décidé d’envoyer sur les lieux une brigade des forces anti-émeutes à la suite d'un appel anonyme qui alertait sur la taille considérable du groupe rassemblé ainsi que sur le bruit de rafales (ce qui n’est pas étonnant, puisque le spectacle « Onze débardeurs » sur le texte d’Edward Bond, qui avait été monté par le metteur en scène invité Christian Benedetti avec les comédiens du « Théâtre libre », fait intervenir des fusils à air comprimé en action). La police avait également supposé qu’il s’agissait d’une réunion de secte religieuse[30]. La presse d’État n’a donné aucune couverture de cet évènement, et les précisions concernant les conditions de contrôle d’identité n’ont été exprimées par les représentants du ministère de l’Intérieur biélorusse que dans quelques interviews isolées pour la presse autochtone indépendante, tandis que la version d’une « arrestation » planifiée et de répressions systématiques, formulée par les dirigeants du « Théâtre libre biélorusse », a été reproduite dans la presse internationale[31] et est devenue dominante.

Positionnement politique[modifier | modifier le code]

Paradoxalement, le « Théâtre libre » pourrait en ceci jouer le jeu du régime dictatorial biélorusse que ses directeurs font partie d’une opposition radicale[32] russophone[33] laquelle assure une fonction essentielle pour le maintien des autorités en place, notamment en discréditant aux yeux du reste de l’opposition des leaders plus consensuels, capables de fédérer des solidarités larges[34], et d’autre part parce que cette image radicale de l’opposition est instrumentalisée par la propagande d’État[35] pour dissuader la population de tout changement politique. Les directeurs du « Théâtre libre biélorusse » occupent une place centrale au sein de l’opposition radicale russophone, parce qu’ils entretiennent des relations privilégiées[32] avec la principale organisation qui la représente, la « Charte’97 »[36], et dont Nikolaï Khalézine intègre le comité d’organisation. Le caractère radical de cette partie de l’opposition biélorusse se traduit par les particularités suivantes : elle refuse tout dialogue avec le régime en place, faisant valoir que ce dernier est criminel et « totalitaire »[37] ; elle affirme que le changement du régime ne peut se faire que par le biais des actions de rue[38] ; elle aspire à un changement sociopolitique radical et rapide, de sorte que la Biélorussie puisse intégrer l’OTAN[39] et devenir membre de l’Union européenne en 2016 ou 2017[40] ; elle entretient des relations tendues avec les ambassades de l’Europe occidentale[41] en Biélorussie et compte parmi ses sources de financement privilégiées les fondations anglo-saxonnes, et notamment le German Marshall Fund of the United States[39] ; elle se positionne comme une opposition hautement morale[42] et exploite de manière la plus active le thème des disparus politiques en Biélorussie[43], en insistant sur l’hypothèse d’une responsabilité personnelle d’Alexandre Loukachenko[44] des meurtres en question[45]. À la cérémonie de réception du Prix des Droits de l’homme de la République française, qui s’est tenue au Quai d'Orsay le 12 décembre 2007 sous la présidence de Rama Yade, la directrice du « Théâtre libre » Natalia Koliada a notamment déclaré, en russe, que « Loukachenko a tué les gens dans son pays »[46]. Dans sa pièce « Génération Jeans »[47], le directeur artistique du « Théâtre libre biélorusse » Nikolaï Khalézine raconte les liens qui l’attachent aux principales figures de l’opposition radicale russophone en Biélorussie, telles que le coordinateur de la « Charte’97 » Andrei Sannikov, sa femme, journaliste connue, Irina Khalip[48], le coordinateur de l’initiative civique « Biélorussie européenne »[49] Dimitri Bondarenko, et la présidente de l’association « Nous nous souvenons »[50], consacrée aux disparitions politiques, Irina Krassovskaya. On y apprend notamment qu’Irina Krassovskaya, la veuve de l’un des disparus politiques Anatoly Krassovsky – actuellement mariée à Bruce Jackson, figure importante du néo-conservatisme américain[51], président du Projet pour les démocraties en transition et artisan d’ombre de l’élargissement de l’OTAN[52] – est marraine de la fille de la directrice du « Théâtre libre biélorusse » Natalia Koliada.

Le 29 juin 2007, le « Théâtre libre biélorusse » s’est produit avec son spectacle « Génération Jeans » à l’hôtel luxueux de Schloss Elmau, dans le massif de Wetterstein, en Bavière, dans le cadre d’une conférence du German Marshall Fund of the United States sur les affaires transatlantiques intitulée « Valeurs communes et défis partagées : politiques, économies et cultures en Amérique et en Europe à l’ère de la globalisation »[53]. En été 2008, le « Théâtre libre biélorusse » a produit le spectacle « En découvrant l’amour », mis en scène par Nikolaï Khalézine, et qui est consacré à la relation amoureuse entre Irina Krassovskaya et son mari Anatoli Krassovski, ainsi qu’à la tragédie provoquée par la disparition de ce dernier[54]. Le spectacle se base sur les entretiens réalisés par Natalia Koliada avec Irina Krassovskaya et passés sous la rédaction littéraire de Nikolaï Khalézine ; il vise, de manière assez instrumentale, à produire chez le public une prise de position citoyenne par le biais de la profonde émotion qu’il tend à susciter[55]. Durant 2009 et 2010, en rapport avec l’annonce de la participation d’Andrei Sannikov à la présidentielle de 2011, Irina Krassovskaya a figuré à ses côtés aux réunions des programmes financés par le Marshall Fund américain, telles que le Halifax International Security Forum[39] et le Brussels Forum[56].

Le « Théâtre libre de Minsk » a bénéficié d’une position privilégiée sur le champ médiatique indépendant en Biélorussie, en raison des rapports clientélistes étroits de ses directeurs avec les chefs du site web d’opposition biélorusse le plus visité et le moins soucieux de l’éthique journalistique[57], la « Charte’97 », lequel, dès le lancement du projet « Théâtre libre biélorusse » a constamment reproduit les textes publiés par les directeurs de la compagnie sur le site web de cette dernière ou sur le blog de Nikolaï Khalézine, sans ajouts ni modifications, et souvent sans signature[58]. Irina Khalip, journaliste biélorusse connue et épouse du chef de la « Charte’97 » Andrei Sannikov[59], a plusieurs fois publié ses propres articles sur le « Théâtre libre biélorusse »[60]. De nombreux articles sur le « Théâtre libre biélorusse » ont été rédigés par la rédactrice de la « Charte’97 », Natalia Radina[61]. Les directeurs du « Théâtre libre » ont à maintes reprises renvoyé l’ascenseur aux dirigeants de la « Charte’97 », en nommant ceux derniers[62] à différents prix internationaux, comme le Freedom to Create Prize institué par une des plus grandes sociétés d’investissement sur le marché financier britannique, l’« Orient Global »[63], le milliardaire Richard F. Chandler et sa fondation « philanthropique » qui relie étroitement une vision instrumentaliste du changement social à un discours apologique sur la créativité humaine[64]; ou encore comme le « Freedom of Expression Awards »[65] institué par Index on Censorship[66] ; ou bien encore lorsque les directeurs du « Théâtre libre » Natalia Koliada et Nikolaï Khalézine ont endossé la fonction des conseillers en relations publiques pour la campagne présidentielle d’Andrei Sannikov[67].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Génération Jeans, Nous. Bellywood et Elles en ont rêvé..., L'Espace d'un instant, Paris, 2007

Film documentaire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. MILLOT, Lorraine, « Les pièces à conviction du Théâtre libre », Libération, 25 mars 2006 [1] ; BOUTEILLET, Maïa, « Le Théâtre libre de Minsk en résistance », Libération, 22 mai 2007 [2] ; DARGE, Fabienne, « Le Théâtre libre de Minsk joue en France son opposition au régime biélorusse », Le Monde, 30 mai 2007 [3] ; VERGNE, Anne-Sophie, « La Biélorussie sans fard : le Théâtre Libre de Minsk à Alfortville », Mouvement, 15 mai 2007 [4] ; ROBERT, Catherine, « Le Théâtre libre de Minsk en résidence à Alfortville : trois semaines de maquis », La Terrasse, n° 148, mai 2007 [5] ; DVININA, Ekaterina, « Le Théâtre libre de Minsk résiste toujours aux intimidations du pouvoir biélorusse », Le Monde, 2 septembre 2007 [6] ; THIBAUDAT, Jean-Pierre, « Le Théâtre libre de Minsk interdit de spectateurs », Rue89, 13 septembre 2007 [7] ; SALINO, Brigitte, « Quel théâtre pour quelle Europe ? », Le Monde, 17 avril 2008 [8].
  2. Site web du Théâtre libre biélorusse
  3. HESSE, Monica, « Belarusans Basking in -- Not Hiding From -- the Spotlight's Glare », Washington Post, September 15, 2009 [9]
  4. FELTESSE, Émile ; SORBA, Marie-Anne, « Biélorussie : la Génération Jeans sur les planches », revue Regard sur l'Est, le 15 juin 2008 [10].
  5. WILLIAMS, David, “Belarus free theatre: an aesthetic opposition first of all”, RealTime, n°89, fév.-mars 2009, p. 9 [11].
  6. TONNÈRE, Clothilde, « La résistance sur les planches », Journal EUROPA, n°17, mars 2008, p. 8 [12].
  7. POLLACCI, Sarah (France Bleu Sud Lorraine), « Un théâtre libre en Biélorussie », pour Esprit critique de Vincent Josse (France Inter), le 9 mai 2007 [13].
  8. a et b ANTOINE, Prune, « Théâtre libre de Minsk : la résistance par les planches », le 22 mai 2007 [14].
  9. RAVENHILL, Mark, “My highlight of 2008? Hooking up with the scary and unstoppable Free Theatre of Belarus”, The Guardian, Monday 5 January 2009 [15].
  10. Selon certaines estimations, « Théâtre libre biélorusse » et « dictature de Loukachenko » fonctionneraient comme deux appellations ou deux « marques déposées » (russe : бренд; anglais : brand) connexes : voir Andrei FEDORTCHENKO, « Théâtre venu du froid » (russe : «Театр, пришедший с холода»), NashaGazeta.ch, 2 décembre 2009 [16]; Conférence en ligne avec Andrei Koureitchik (russe : Онлайн-конференция с Андреем Курейчиком), Belorus.by, 9 octobre 2008 [17].
  11. a et b Biographie de l’auteur de la pièce « Je suis venu » (russe : Я пришел) sur le site Web du concours dramaturgique russe « Personnages » (russe : Действующие лица), 2004 [18]
  12. a, b et c biélorusse : Пакаленне Jeans: п’есы маладых драматургаў Беларусі ў перакладзе Андрэя Каляды / Укл. М. Халезіна, Н. Каляды. Мінск, 2007, УДК 821.161.3-6; ББК 84 (4 Беи)-4 (Génération Jeans: pièces de jeunes dramaturges de Biélorussie traduites par Andrej Kaliada / Comp[ilation] par M. Khalezin, N. Kaliada, Minsk, 2007) ; p. 97 présente une courte biographie de Natalia Koliada (biélorusse : Наталля Каляда) en qualité de l’auteure de la pièce “Elles en ont rêvé” (biélorusse : Iм сніліся сны); p. 264 porte : « Printed in EU » ; p. 2 porte : « Le “Théâtre libre”, l’association mondiale des Biélorusses “Baćkaŭščyna” et Andrej Kaliada expriment leur profonde gratitude envers Mme Irene Kaliada-Smirnov, présidente de la fondation philanthropique “The Ethnic voice of America” (Parma, États-Unis) pour son aide énergique dans l’édition de ce livre » ; pp. 175-176 présentent une courte biographie de Nikolaï Khalézine (biélorusse : Мікалай Халезiн) en qualité de l'auteur des pièces “Je suis venu” (biélorusse : Я прыйшоў), “Action de grâce (Thanksgiving)” (biélorusse : Дзень Удзячнасцi) et “Génération Jeans” (biélorusse : Пакаленне Jeans).
  13. Les tout premiers articles consacrés au « Théâtre libre » par la presse indépendante biélorusse ont été rédigés sous forme d’annonces publicitaires : cf. Alexandre Dautine, « Derrière le “Théâtre libre”, une Biélorussie libre » (russe : За «Свободным театром» – свободная Беларусь), Journal d’affaires biélorusse, 1er avril 2005 [19] ; « Premier Concours International de dramaturgies contemporaines “Théâtre libre” » (russe : Первый Международный конкурс современной драматургии “Свободный театр”), Charter’97, 2 mars 2005 [20].
  14. « Une fenêtre théâtrale vers l’Europe » (russe : Театральное окно в Европу), Charter’97, 22 mars 2005 [21].
  15. Olga Mikcha, Viktor Martinovitch, « Le théâtre d’un seul censeur » (russe : Театр одного цензора), BelGazeta, 7 juin 2004 [22].
  16. Selon le directeur de la troupe Nikolaï Khalézine, les spectacles du « Théâtre libre biélorusse » ont ceci de particulier qu’ils visent et qu’ils réussissent à « dépasser le seuil de la sincérité ». Voir : [Nikolaï Khalézine sous le pseudonyme de] Anna Makovskaya, «“Théâtre libre”. Une fleur pour Pina Bausch», site web du « Théâtre libre biélorusse » : www.dramaturg.org, 20 novembre 2009 [23] ; même texte traduit de manière sommaire pour la version française du même site web : [24].
  17. Par exemple, dans le spectacle « Zone de silence » présenté à la XIIe édition du prix Europe pour le Théâtre, l’un des acteurs raconte le suicide de son fils. Cf. Julien Lambert, « Thessalonique : prix Europe 2008 », Scènes Magazine, 1er septembre 2008 [25]
  18. Pavel Séline, « La liberté sent le chocolat » (russe : Свобода пахнет шоколадом), Charter’97, 21 janvier 2010 [26].
  19. Il est à noter qu’il existe une certaine compatibilité fonctionnelle entre cette technique théâtrale et la pratique scientologique d’audition Eglise de Scientologie#L.27audition.
  20. Par exemple, le budget du seul spectacle Eurepica.Challenge, réuni « sous le patronage financier » de la mairie de Lund atteint aux dires de Nikolaï Khalézine « un demi million de dollars » américains : voir « Un Khalezine libre » (russe : Свободный Халезин), Kaskad №21/345, novembre 2009 [27]. L’ambassade de la Grande-Bretagne en Biélorussie a financé, quant à elle, la création auprès du « Théâtre libre biélorusse » d’un studio d’enregistrement, d’un projet de formation à long terme intitulé « Fortinbras » (cf. infra), ainsi que l’édition de recueils de pièces et de spectacles audio sur CD.
  21. Site web de l’ambassade de Grande-Bretagne en Biélorussie
  22. Rimma Ouchakevitch, « Un théâtre dans le système “Realpolitik” » (russe : Театр в системе “Realpolitik”), 29 janvier 2010 [28]; voir également l’annonce correspondante sur le blog de Nikolaï Khalézine : « Le studio théâtral Fortinbras » [29]. Il est à noter qu’il existe une certaine congruence entre cette conception universaliste de l’éducation et la méthode en:Study Tech utilisée en Scientologie.
  23. Nikolaï Khalézine, « Le “Théâtre libre” biélorusse cherche les talents » (russe : Белорусский “Свободный театр” ищет таланты), Charter’97, 1er décembre 2009 [30].
  24. Nikolaï Khalézine, « Le bilan : le général et le particulier » (russe : Итоги. Общее и частное), Charter’97, 1er juin 2010 [31].
  25. Site web du Nouveau Théâtre de Riga[32]
  26. Voir la fiche de membre consacrée à la troupe biélorusse sur le site web de la Convention théâtrale européenne : [33]
  27. Nikolaï Khalézine, « Conflit esthétique : les signes et les symboles » (russe : Эстетический конфликт. Знаки и символы), Charter’97, 4 juillet 2007 [34].
  28. Ce droit d’exception, que les directeurs de la troupe revendiquent, en invoquant le contexte de dictature auquel ils doivent faire face, met généralement leurs partenaires internationaux dans une situation difficile face au droit fiscal et au niveau de la transparence du budget de la troupe. Sur la fiche de membre que les représentants de la troupe ont soumis pour la mise en ligne sur le site web de la Convention théâtrale européenne, par exemple, il est précisé que l’adresse postale de la compagnie ne peut pas être indiquée pour des raisons de sécurité, et qu’elle doit rester secrète dans la mesure où la troupe fonctionne de manière clandestine : [35]. Toutefois, l’adresse postale des directeurs de la troupe, qui indiquent ouvertement leur fonction pour la presse autochtone, aussi bien que l’adresse postale de la maison privée où se déroule l’ensemble des répétitions et des représentations depuis plusieurs années, demeurent plutôt un secret de Polichinelle, et un moyen de proposer aux journalistes étrangers un jeu de piste.
  29. « “Théâtre libre biélorusse à New York », Au-dessus des barrières, L’heure américaine, Radio Liberté, 8 avril 2008 [36].
  30. « La police a pris les spectateurs du “Théâtre libre” pour les membres d’une secte religieuse » (russe : Милиция приняла зрителей “Свободного театра” за религиозных сектантов), 28 août 2007, Naviny.by, [37].
  31. Voir, par exemple : Tom Parfitt, « 50 arrested as police storm play in Belarus », The Guardian, 24 août 2007 [38]; Ekaterina Dvinina, « Le Théâtre libre de Minsk résiste toujours aux intimidations du pouvoir biélorusse », Le Monde, 2 septembre 2007 [39].
  32. a et b Cf. infra.
  33. Barys Toumar, « Biélorussie en russe » (biélorusse : Беларусь па-расейску), Nacha Niva, 31 mars 2001 [40]. Cela n’empêche pas que cette opposition russophone ne soit, en même temps, russophobe, par le jeu du narcissisme des petites différences et en raison de la logique du positionnement politique radical. Voir : « Andrei Sannikov : Loukachenko fait du zèle pour la Russie et crache sur l’Europe » (russe : Андрей Санников:Лукашенко выслуживается перед Россией и плюет на Европу»), Charte’97, 9 septembre 2009 [41] ; « Andrei Sannikov: “Lukashenka is preparing Belarus’ surrender to Russia” », Charter’97, 1er mars 2008 [42] ; « Putin’s Plan concerning Belarus remains the same », Charter’97, 14 février 2008 [43] ; Nikolai Khalézine, « Les voisins » (russe : Соседи), kilgor-trautt.livejournal.com, 29 mars 2010 [44] ; Nikolai Khalézine, « Les clones du diktat kolkhozien » (russe : Клоны колхозного диктата), kilgor-trautt.livejournal.com, 10 mars 2010 [45] ; Nikolai Khalézine, « Les malpeignés » (russe : Нечесаные), http://kilgor-trautt.livejournal.com, 17 mai 2010, [46].
  34. C’est ainsi, par exemple, que sur le site web de la « Charte’97 », organisation qui regroupe les principaux représentants de cette opposition radicale russophone, les figures emblématiques de la musique biélorusse indépendante, ainsi que le lauréat du Prix Sakharov 2006 Alexandre Milinkevitch, ont été qualifiés de « traîtres » pour avoir accepté l’idée d’un dialogue avec les autorités. Voir : Irina Khalip, « Le Rock’n’roll est mort » (russe : Рок-н-ролл мертв), Charter’97, 22 novembre 2007 [47] ; « Nikolaï Khalézine : “Les actions des musiciens sont immorales” » (russe : Николай Халезин: “Действия музыкантов аморальны”), Charter’97, 21 novembre 2007 [48] ; « Le site web de Milinkevitch: les actions de Loukachenko visant à défendre la souveraineté du pays sont plus importantes que la libéralisation politique » (russe : Сайт Милинкевича: Действия Лукашенко по защите суверенитета важнее, чем политическая либерализация »), Charter’97, 18 septembre 2009 [49].
  35. La propagande d’État dit, entre autres, que l’opposition vise un changement trop radical, violent et révolutionnaire, qui déstabiliserait profondément le pays, ce qui serait dans l’intérêt des États-Unis qui financeraient l’opposition. Le 24 juin 2008, le président biélorusse Alexandre Loukachenko aurait notamment déclaré : « Ça sera animé, bien sûr [pendant les élections parlementaires]. Mais ce qui est inquiétant, c’est que l’Occident en a déjà assez de notre opposition. Surtout les Américains. Eux, maintenant, ils disent sans détours : tant que travail ne sera pas fait, vous n’aurez pas d’argent. Et qu’est-ce que ça veut dire ? Avant tout, des actions de rue, des manifestations. Et si ça va jusqu’aux pogroms et attentats… Dans ce cas-là, le client serait absolument content… En Biélorussie, les gens savent que le plus grave, c’est de détruire la stabilité dans notre société. » Voir « Lukashenka predicted explosion in Minsk? », Charter’97, 4 juillet 2008 [50].
  36. Site web en anglais de la « Charte’97 » [51].
  37. « Andrei Sannikov: “Dialogue is no way to changes, dictator’s resignation needed” », Charter’97, 26 novembre 2001 [52] ; « Sannikov entre en lutte » (russe : Санников вступает в борьбу), europeanbelarus.org, 2 avril 2010 [53].
  38. « Andrei Sannikov: “We must answer to regime on Freedom Day, March 25” », Charter’97, 17 mars 2010 [54]
  39. a, b et c « In Canada Andrei Sannikov met with McCain and MacKay », Charter’97, 26 novembre 2010 [55].
  40. « Andrei Sannikov: “Russia will always be Belarus’ strategic partner”, Charter’97, 14 mai 2010 [56]
  41. Du moins, en ce qui concerne l’Europe continentale. Par contre, les représentants de cette partie de l’opposition biélorusse entretiennent des relations étroites avec l’ambassade du Royaume-Uni et celles des pays de l’Europe centrale et orientale, comme la Pologne ou la République tchèque, et particulièrement celles des pays du groupe de Vilnius où les lobbys américains sont très actifs. Voir « Comité de liaison pour la solidarité avec l’Europe : Le groupe de Vilnius », 9 juin 2003 [57]. Sur les liens entre le patron du « Théâtre libre » Václav Havel, une conception morale et visionnaire de la politique, le lobby néo-conservateur américain (et notamment Bruce Jackson), la « Lettre des huit » du 30 janvier 2003, la « Lettre de Vilnius » du 5 février 2003 et la « Lettre à Obama » du 13 juillet 2009, voir : Christian Lequesne, « La génération de la dissidence, l’idée européenne et la divergence transatlantique », Eurozine.com, 20 octobre 2009 [58] ; Martin M. Simecka, « Havel’s paradox comes to an end », Eurozine.com, 23 janvier 2003 [59] ; (Nikolaï Khalézine sous le pseudonyme de) Nikita Yarin, « Le “Théâtre libre” s’est produit à Hrádeček, la “Mecque” de la résistance culturelle tchèque », www.dramaturg.org, 12 août 2008 [60] ; Alena Gebertová, « Les auteurs de la “lettre à Obama” accusés de provincialisme politique », Radio Praha, 30 juillet 2009 [61]
  42. « Decision of European Union is treachery, perfidy, and hypocrisy », Charter’97, 14 octobre 2008 [62]
  43. « Iryna Krasouskaya: “In Belarus people were murdered for their political stand” », Charter’97, 12 juin 2009 [63]
  44. « Zinaida Hanchar: “Time has come to hold Lukashenka accountable for political assassinations” », Charter’97, 17 août 2009 [64]
  45. Ceci malgré le fait que cela rend impossible tout dialogue avec les autorités, et en dépit du rapport Pourgourides [65] de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, qui met en avant l’hypothèse que les disparitions politiques en Biélorussie pourraient être le résultat d’une prise d’initiative des services spéciaux.
  46. Comme en témoigne une vidéo en ligne : « YouTube – Théâtre libre de Minsk : prix des Droits de l’Homme », 12 décembre 2007 [66]
  47. Génération Jeans, Nous. Bellywood et Elles en ont rêvé..., éditions l’Espace d’un instant, Paris, 2007.
  48. « European Belarus leader in Washington », Charter’97, 25 mai 2010 [67].
  49. Site web de l’initiative civique « Biélorussie européenne » [68].
  50. Site web de l’association « Nous nous souvenons » [69].
  51. Bruce P. Jackson est un membre actif de la direction du Parti républicain ; il a été conseiller en politique étrangère dans les équipes de George W. Bush et de John McCain pendant les campagnes électorales présidentielles de 2004 et de 2008. Le directeur du « Théâtre libre biélorusse » Nikolaï Khalézine s’est fait remarquer par ses prises de position pour le candidat républicain John McCain pendant la campagne électorale de 2008, aux États-Unis. Voir : Nikolaï Khalézine, « On félicite le vainqueur ! Une tentative de pronostic » (russe : Встречаем победителя! Попытка прогноза), kilgor-trautt.livejournal.com, 3 novembre 2008 [70]
  52. « Coucou, revoilà Jackson (pardon, BPJ)… », Dedefensa.org, 22 septembre 2005 [71].
  53. Voir l’annonce de cette conférence sur le site web du GMF [72].
  54. Ihar Karneï, « L’histoire des disparus politiques sur la scène du “Théâtre libre” », Radyio Svaboda (Radio Liberté), 7 juillet 2008 [73], texte reproduit en français sur le site web de la compagnie [74].
  55. Yael Ohana, Rapporteur Generale for the German Marshall Fund of the United States and European Cultural Foundation’s East European Reflection Group (EE RG), « Identifying Cultural Actors of Change in Belarus, Ukraine and Moldova », « Culture and Change in Belarus », Bratislava, août 2007, p. 20 (PDF) [75]
  56. « Sannikov: Positive changes in Belarus are possible only after Lukashenka’s resignation », Charter’97, 1er avril 2010 [76] ; « European Belarus leader in Washington », 25 mai 2010, Charter’97, [77]
  57. Le journal biélorussophone indépendant « Nacha Niva » rappelle, à l’occasion de l’annonce de la candidature d’Andrei Sannikov à l’élection présidentielle de 2011 en Biélorussie, que le média « Charte’97 » dirigé par Andrei Sannikov, Dimitri Bondarenko et le directeur artistique du « Théâtre libre » Nikolaï Khalézine, « possède une mauvaise réputation même dans les milieux d’opposition. On peut entendre souvent que ce portail est appelé la “télé d’État à l’envers” pour la manière dont il présente les actualités, et qu’il est également critiqué pour la censure des commentaires laissés par les lecteurs. » Voir : Zmicer Pankaviec, « Cinq avantages et cinq inconvénients d’Andrei Sannikaù » (biélorusse : Пяць плюсаў і пяць мінусаў Андрэя Саннікава), Nacha Niva, 19 mars 2010 [78].
  58. Voir, par exemple : (Nikolaï Khalézine sous le pseudonyme de) Nikita Yarin, « The V Contest, 5 Years and Five Days of The Free Theatre », www.dramaturg.org, 6 avril 2010 [79] ; même texte sur la version russe du site web de la compagnie : [80] ; même texte en russe sur le site web de la « Charte’97 » : [81] ; Nikolaï Khalézine, « Eurepica.Challenge : 5 jours avant la première : reportage photo » (russe : Eurepica.Challenge: 5 дней до премьеры: фоторепортаж), kilgor-trautt.livejournal.com, 22 février 2009 [82] ; même texte sur le site web de la « Charte’97 » : [83].
  59. « Andrei Sannikov: We’ve defeated fascism, and we will defeat Lukashism », Charter’97, 8 mai 2010 [84].
  60. Irina Khalip, « Le théâtre commence par le poste de police » (russe : Театр начинается с ментовки), Charter’97, 25 décembre 2008 [85] ; Irina Khalip, « De l’orphelinage à la faiblesse d’esprit » (russe : От сиротства до юродства), Novaïa Gazeta, 10 janvier 2008 [86], article traduit en français sur le site web de la compagnie [87].
  61. « Natalia Radina : “Loukachenko a peur de nous” » (russe : Наталья Радина: “Лукашенко нас боится”), Charter’97, 17 avril 2010 [88] ; Natalia Radina, « Andrei Koliada licencié pour coopération avec le “Théâtre libre” » (russe : За сотрудничество со «Свободным театром» – увольнение), dramaturg.org, Charter’97, 11 décembre 2008 [89] ; Natalia Radina, « “Théâtre libre : 5 étoiles » (russe : «Свободный театр» – 5 звезд), 18 février 2008, Charter’97 [90], dramaturg.org [91] ; Natalia Radina, « Le “Théâtre libre” a hissé le drapeau biélorusse au-dessus de l'Australie », dramaturg.org [92], Charter’97 [93], kilgor-trautt.livejournal.com [94], 7 février 2009.
  62. (Nikolaï Khalézine sous le pseudonyme de) Nikita Yarine, « Freedom to Create Prize reçu par le “Théâtre libre” de Minsk et la “Charte’97” », dramaturg.org, 28 novembre 2008 [95] ; même texte en russe sur le site web de la « Charte’97 » : [96].
  63. Société basée à Singapour ; voir : Pallavi S., Manish Tulsian, « Orient Global exits two unlisted arms of India Infoline at a loss », Reuters India, 27 janvier 2010 [97].
  64. Voir sur le site web de la fondation philanthropique « R.F.Chandler » [98], [99].
  65. « Index on Censorship: Freedom of Expression Awards 2010 », humanrightshouse.org, 14 mars 2010 [100]
  66. « World Press Freedom Day: Belarus: Natalya Radzina: Must more Belarusian journalists die before Europe pays attention? », indexoncensorship.org, 3 mai 2010 [101].
  67. Nikolaï Khalézine, « Mon choix » (russe : Мой выбор), kilgor-trautt.livejournal.com, 10 mars 2010 [102] ; « The aim is to build a normal state », Interview d’Andrei Sannikov préparée par Nikolaï Khalézine, Charter’97, 15 mars 2010 [103] ; Nikolaï Khalézine, « Votre interview avec Andrei Sannikov » (russe : Ваше интервью с Андреем Санниковым), kilgor-trautt.livejournal.com, 11 mars 2010 [104].