Musée de l'Homme

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Musée de l'Homme
alt=Devise inscrite au fronton du musée de l'Homme.  Dans ces murs voués aux merveilles J'accueille et garde les ouvrages De la main prodigieuse de l'artiste Égale et rivale de sa pensée. L'une n'est rien sans l'autre. Paul Valéry
Devise inscrite au fronton du musée de l'Homme.

Dans ces murs voués aux merveilles
J'accueille et garde les ouvrages
De la main prodigieuse de l'artiste
Égale et rivale de sa pensée.
L'une n'est rien sans l'autre.
Paul Valéry

Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Paris
Adresse Palais de Chaillot
17, place du Trocadéro
75116 Paris
Coordonnées 48° 51′ 46″ N 2° 17′ 19″ E / 48.86278, 2.28861 ()48° 51′ 46″ Nord 2° 17′ 19″ Est / 48.86278, 2.28861 ()  
Informations générales
Date d’inauguration 20 juin 1938
Collections Anthropologie, préhistoire
Informations visiteurs
Site web www.museedelhomme.fr

Le musée de l'Homme est un musée national dont la vocation est de présenter l'Humanité dans sa diversité anthropologique, historique et culturelle. Le musée de l'Homme est administrativement un département de diffusion du Muséum national d'histoire naturelle, sous la tutelle conjointe du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et du ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie.

Héritier d'une histoire prestigieuse, installé depuis 1937 dans le Palais de Chaillot à Paris où il a succédé à l'ancien musée d'ethnographie du Trocadéro, le musée de l'Homme est actuellement fermé pour rénovation. La réouverture au public est prévue en 2015. C'est un des grands chantiers culturels de l’État en Île-de-France.

Historique[modifier | modifier le code]

Musée d'ethnographie du Trocadéro[modifier | modifier le code]

Le Musée de l'Homme est l'héritier du musée d'ethnographie du Trocadéro, fondé en 1882 par Ernest Hamy et installé dans l'ancien Palais du Trocadéro construit à l'occasion de l'Exposition universelle de 1878. La première collection du musée est formée à partir d'un don de l'explorateur Alphonse Pinart d'environ 3 000 objets des Amériques achetés en grande partie à Eugène Boban et de 250 objets d'Océanie. De l'ancien musée d'ethnographie, le musée de l'Homme hérite les collections historiques exceptionnelles constituées dès le XVIe siècle et provenant de cabinets de curiosités et du Cabinet Royal, ainsi que du Service des missions scientifiques du Ministère de l'Instruction publique. Ces collections ethnographiques s'enrichissent au cours du XIXe siècle et jusqu'à aujourd'hui grâce aux expéditions et missions scientifiques menées à travers le monde, auxquelles viennent s'adjoindre les dons ou les dépôts de voyageurs et de collectionneurs privés.

Musée de l'Homme[modifier | modifier le code]

Le musée de l'Homme proprement dit a été créé par Paul Rivet à l'occasion de l'Exposition universelle de 1937. Il occupe la majeure partie de l'aile Passy du palais de Chaillot (Paris 16e) et il réunit les plus importantes collections françaises concernant la définition, la vie, l'histoire et les civilisations de l'Homme.

Paul Rivet avait en effet installé dans ce bâtiment, non seulement les collections du musée d'ethnographie du Trocadéro, mais aussi les collections d'anthropologie physique et de Préhistoire du Muséum national d'histoire naturelle, précédemment conservées au Jardin des plantes. Il créait ainsi une structure entièrement novatrice, regroupant dans le même lieu l'ensemble des collections consacrées à l'espèce humaine, un centre d'enseignement de l'Université de Paris (l'Institut d'ethnologie fondé en 1925 avec Marcel Mauss et Lucien Lévy-Bruhl, dont Georges Condominas a été l'un des étudiants), un grand laboratoire de recherche associant anthropologie, ethnologie et préhistoire, et enfin une très importante bibliothèque mise aux standards américains du système de Classification de la Bibliothèque du Congrès par Yvonne Oddon.

Réseau du Musée de l'Homme, résistance à l'occupation allemande[modifier | modifier le code]

Paul Rivet est un acteur important de la lutte contre le fascisme pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est président du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes depuis sa création le 5 mars 1934. En juin 1940, il adresse une lettre ouverte au maréchal Pétain auquel il dit : « Monsieur le Maréchal, le pays n'est pas avec vous. La France n'est plus avec vous. »

Dès le mois de juin 1940, plusieurs membres du personnel, bibliothécaires, chercheurs, étudiants forment, autour de Boris Vildé, Anatole Lewitsky et Yvonne Oddon, le Réseau du musée de l'Homme, premier réseau de Résistance au printemps 1940.

Le jour de l'armistice du 22 juin 1940, Paul Rivet affiche le poème de Rudyard Kipling If… « Tu seras un homme, mon fils », sur la porte du musée de l'Homme. Le réseau est particulièrement actif permettant de faciliter des passages dans la zone libre et en Angleterre, et publiant une revue clandestine Résistance. Jacques Soustelle, le vice-président du musée, en mission de recherche au Mexique, rejoint le général de Gaulle à Londres, dès juin 1940 et retrouvera Paul Rivet, qui s'exile en Colombie en 1941.

Missions du musée jusqu'en 2009[modifier | modifier le code]

Jusqu'à sa fermeture en 2009, le musée de l'Homme avait pour objectif de réunir en un seul lieu tout ce qui concourt à situer et à définir l'être humain, à savoir :

  • l'Homme dans sa chaîne évolutive (Préhistoire) ;
  • l'Homme dans son unité et sa diversité (Anthropologie biologique) ;
  • l'Homme dans son expression culturelle et sociale (Ethnologie).

Cette triple fonction faisait du musée de l'Homme non seulement un lieu unique en France, mais aussi une référence à travers le monde.

À la suite de la réorganisation générale des musées de société décidée à la fin des années 1990, les collections d'ethnologie extra-européenne du Muséum national d'histoire naturelle ont été transférées en 2003 au musée du Quai Branly ouvert à Paris en 2006, et les collections d'ethnologie européenne ont fait l'objet d'un dépôt en 2005 au musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM) ouvert à Marseille en juin 2013.

Le déplacement des 300 000 pièces de la collection d'ethnologie extra-européenne au musée du Quai Branly a suscité de nombreuses polémiques, dans la mesure où les choix muséographiques de la nouvelle structure auraient plus été dictés par des critères esthétiques que scientifiques[1].

En 2003, une commission officielle commanditée par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et présidée par l'archéologue Jean-Pierre Mohen a proposé les grandes lignes d'un programme de rénovation du nouveau musée de l'Homme refondé autour de ses collections de préhistoire et d'anthropologie et d'un nouveau programme scientifique. Les conclusions de cette commission ont été publiées par Jean-Pierre Mohen en 2004 dans Le nouveau Musée de l’Homme (Éditions Odile Jacob). Ce programme a ensuite fait l'objet d'études muséographiques et scientifiques de définition, avec la mise en place d'un commissariat scientifique et d'un comité d'Orientation, pour aboutir au projet en cours de mise en oeuvre.

Le musée de l'Homme est aujourd'hui fermé pour des travaux de rénovation qui ont débuté le 23 mars 2009 et qui doivent prendre fin à l'automne 2015 lors de la réouverture du musée.

Rénovation[modifier | modifier le code]

Programme scientifique[modifier | modifier le code]

Comprendre l'humain et la place qu'il occupe dans le vivant, à travers ce qu'il a été mais aussi imaginer ce qu'il deviendra en analysant la nature complexe de son être et le contexte dans lequel il se déploie aujourd'hui, tels sont les contenus que souhaite développer le programme scientifique du futur musée de l'Homme. Trois grands axes seront développés dans le parcours permanent[2] :

  • Être humain ?, qui questionnera l'identité et la singularité de l'espèce humaine tout en la replaçant dans le vivant ;
  • D'où venons-nous ?, qui explorera notre histoire évolutive des origines des lignées humaines aux processus de néolithisation ;
  • Quel avenir pour l'humanité ?, qui interrogera notre avenir sur une planète profondément anthropisée.

Identifié depuis sa création en 1937 comme un lieu de référence sur l'histoire de l'Homme, le musée de l'Homme s'appuie sur des équipes de chercheurs en anthropologie, en génétique, en préhistoire et en ethnologie de niveau international qui travaillent précisément sur ces sujets en privilégiant des approches transversales aussi bien sur le plan disciplinaire que chronologique.

Le musée de l'Homme conserve une collection nationale d'anthropologie et de préhistoire unique au monde, témoignant de l'émergence et du développement des sciences de l'Homme au XIXe siècle, riche de spécimens insignes relatifs aux origines de notre espèce ou à la mise en oeuvre des premiers comportements symboliques, et toujours support de recherches actuelles.

Adoptant une approche résolument pluridisciplinaire de l'Homme originale parmi les musées européens, le nouveau musée de l'Homme réaffirme son concept fondateur de musée-laboratoire, à la croisée des sciences naturelles et des sciences humaines, visant à restituer aux publics-citoyens les acquis d'une recherche en marche au coeur de l'institution. Musée de sciences et de société tout à la fois, le musée de l'Homme adopte un positionnement différent et complémentaire des grands musées français de civilisation, d'art ou d'archéologie thématiquement proches que sont le musée du Quai Branly, le musée d'Archéologie nationale, le musée national de Préhistoire, le musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM) ou le musée des Confluences, en retraçant une histoire naturelle et culturelle de l'Homme en affirmant l'interaction permanente de ces deux dimensions.

À côté des espaces consacrés à la recherche et aux collections, le parcours permanent s'intègre à un ensemble d'autres espaces réservés aux publics. En complément de l'espace d'exposition permanente, le visiteur aura en effet la possibilité d'explorer et de s'approprier d'autres lieux du musée au sein desquels il pourra, d'une part, prendre connaissance des activités se déroulant dans l'établissement et, d'autre part, approfondir et questionner les contenus qui lui auront été exposés dans le parcours de visite ou appréhender des données complémentaires au parcours.

Musée-laboratoire[modifier | modifier le code]

Le nouveau Musée de l’Homme reste fidèle au projet initial de Paul Rivet, son fondateur, puisqu’il va associer, dans le même bâtiment, le Palais de Chaillot :

  • un parcours permanent de découverte, des expositions temporaires, une riche programmation culturelle ;
  • deux départements scientifiques du Muséum : Préhistoire et Hommes, Natures et Sociétés ;
  • des activités d’enseignements ;
  • une bibliothèque de recherche.

Il sera un lieu de recherche et un lieu de diffusion dans le domaine des sciences de l’Homme et de rencontre du public, dans toute sa diversité, avec la communauté des scientifiques et des chercheurs, permettant un accès direct à la science en train de se faire.

Riches collections[modifier | modifier le code]

Les collections d’anthropologie, de préhistoire et d’ethnologie du Muséum national d'histoire naturelle comptent plus de 500 000 pièces : fossiles originaux de l'Homme de Cro-Magnon et de l'Homme de Néandertal, œuvres d’art préhistorique telles que la Vénus de Lespugue, la collection d'objets préhistoriques de Paul de Vibraye, les relevés des peintures rupestres du Tassili du Hoggar d'Henri Lhote, des bustes anthropologiques décrivant la diversité humaine au XIXe siècle, des cires anatomiques du XVIIIe siècle, ainsi que de nombreux ensembles d'objets témoignant des relations des sociétés contemporaines entre elles et avec leurs milieux de vie.

Projet architectural[modifier | modifier le code]

Le concours d’architecture lancé en 2005 pour la rénovation du site a été remporté fin 2006 par l’agence bordelaise Brochet-Lajus-Pueyo, associée à l’atelier d’architecture Emmanuel Nebout et aux muséographes Zen+dCo.

Les architectes ont conçu un projet respectueux du monument. Ce dernier est le résultat de deux architectures imbriquées, de deux palais conçus pour des expositions universelles : le Palais de Chaillot, construit pour l’exposition internationale de 1937 par Jacques Carlu, est en effet l’héritier du Palais du Trocadéro, construit pour l’exposition universelle de 1878 par Gabriel Davioud et Jules Bourdais, dont il conserve certains éléments architecturaux, notamment les deux bras arrondis ouverts sur la Seine.

Les principaux choix portent sur l’entrée de la lumière naturelle dans le bâtiment, le vaste volume réservé aux espaces publics, lieux de rencontre et de dialogue. Le projet architectural intègre également laboratoires et bureaux des scientifiques.

Structures de recherche[modifier | modifier le code]

Organisme de recherche sous cotutelle du ministère de l'Éducation nationale, du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et du Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, le musée de l'Homme regroupait jusqu'à la réforme de 2001 trois laboratoires du Muséum national d'histoire naturelle : les laboratoires d'Anthropologie biologique, de Préhistoire et d'Ethnologie. Depuis, de nouvelles unités de recherche se sont développées dans les départements Préhistoire et Hommes, Natures, Sociétés, ainsi que des laboratoires d'analyse en génétique humaine ou en minéralogie (caractérisation des matériaux lithiques préhistoriques). Les thèmes principaux sont l'adaptation de l'espèce humaine à ses environnements, la Préhistoire dans le monde, l'art pariétal, l'anthropologie biologique et l'écologie humaine, la génétique des populations humaines et l'histoire des peuplements, et l'adaptation culturelle au milieu. Constituant un Centre de Recherche sur l'Evolution humaine, en son sein s'expriment les quatre vocations du Muséum national d'histoire naturelle : la conservation des collections, la recherche fondamentale, l'enseignement supérieur et la diffusion des connaissances. Il regroupe plusieurs unités mixtes du CNRS et il propose des formations de 2e et 3e cycles dans le cadre du master et de l'Ecole doctorale du Muséum national d'histoire naturelle.

Bibliothèque, photothèque et phonothèque[modifier | modifier le code]

Au moment de la construction du musée de l'Homme, Yvonne Oddon intervient sur les plans de la bibliothèque pour y imposer les standards américains en matière d'architecture de bibliothèque et surveille elle-même l'avancée des travaux en logeant sur place. Elle insiste, par exemple, pour que la bibliothèque occupe l'étage supérieur et qu'elle soit dotée d'une terrasse dominant la Seine. La bibliothèque n'ouvre que partiellement le 1er juillet 1938 avant de fonctionner normalement dans ses nouveaux locaux un an plus tard. Elle compte alors300 000 volumes et un nouveau poste de bibliothécaire est financé par David David-Weill. Une photothèque s'installe également au musée de l'Homme et rassemble la documentation photographique à partir du noyau de photos du Laboratoire d'anthropologie du Muséum. Elle s'étoffe au fil des images rapportées des différentes missions. Yvonne Oddon et Thérèse Rivière œuvrent à une double indexation des photographies selon un plan de classement thématique mis au point en 1938. Une phonothèque est créée en 1932 par André Schaeffner, constituée d'enregistrements sonores édités (la première collection est une série de disques 78 tours de l'Exposition coloniale de 1931 à Paris) et inédits (les enregistrements sur cylindres effectués par A. Schaeffner lors de la mission Dakar-Djibouti en 1932). Elle sera alimentée par de nombreuses acquisitions (enregistrements rapportés des différentes missions et disques commercialisés).

Après la guerre, où la bibliothèque joue un rôle important dans le mouvement de résistance du groupe du musée de l'Homme, la bibliothèque reçoit des fonds importants comme les fonds Paul Broca, Paul Topinard, Constantin Brăiloiu, Henri Breuil, Alexandra David-Néel, Eugène Caillot, Gaétan Gatien de Clérambault, Jeanne Cuisinier, Henri Frey, Léonce Joleaud, Harper Kelley, Louis Marin, Jules Marcou, Marcel Mauss, Jacques Millot, Jacques Soustelle, Georgette Soustelle, Guy Stresser-Péan, Paul Tchernia. En 1975, la bibliothèque du musée de l'Homme acquiert la bibliothèque Roger Bastide, ethnographe du Brésil. À la fin des années 1980, Paul-Émile Victor dépose à la bibliothèque du musée de l'Homme un fonds constitué des documents ethnographiques sur les Inuits qu'il a produit à l'occasion de ses expéditions au Groenland entre 1934 et 1937 (notes de terrain, manuscrits de publications, lettres et télégrammes, fiches descriptives des objets déposés au musée de l'Homme, 2 000 photographies et 355 dessins).

La création du musée du quai Branly bouleverse les collections de la bibliothèque. La partie ethnographique des collections et la photothèque rejoignent la médiathèque du musée du quai Branly, laissant à la bibliothèque du musée de l'Homme les collections de préhistoire et de paléographie. En 2006, le Muséum national d'histoire naturelle s'est vu réattribuer le centre d'acquisition et de diffusion de l'information scientifique et technique (CADIST) de préhistoire et paléoécologie humaine, ce qui a permis le retour au musée de l'Homme du fonds documentaire de 26 000 volumes concernant la préhistoire et l'anthropologie biologique, et qui, joint au fonds de la Société préhistorique de France, en fait un centre de référence important, reconnu comme « pôle associé » de la Bibliothèque nationale de France. Les archives du musée de l'Homme ont rejoint en janvier 2009, celles du Muséum National d'Histoire Naturelle. Les documents de la phonothèque, renommés "Archives sonores du CNRS - Musée de l'Homme"[3], sont gérés par le Centre de Recherche en Ethnomusicologie (CNRS).

La bibliothèque a rouvert entre novembre 2007 et janvier 2009[4]. Grâce à une salle de lecture de 50 places proposait 5 000 livres en accès libre, elle permettait à nouveau d'accueillir des chercheurs. Les fonds sont riches de 40 000 monographies et plus de 700 titres de périodiques.

Personnalités liées au musée d'ethnographie du Trocadéro[modifier | modifier le code]

Directeurs et scientifiques du musée de l'Homme[modifier | modifier le code]

  • Paul Rivet (1876-1958), médecin de formation, fondateur du musée de l'Homme en 1937
  • Maurice Leenhardt (1878-1954), spécialiste du peuple kanak de Nouvelle-Calédonie
  • René-Yves Creston (1898-1964), directeur du département de l'Arctique dans les années 1930
  • André Schaeffner (1895-1980), chargé du Département d'ethnomusicologie jusqu'en 1965
  • André Leroi-Gourhan (1911-1986), ethnologue, archéologue et historien, spécialiste de la préhistoire
  • Jacques Soustelle (1912-1990), ethnologue, homme politique, sous-directeur en 1938
  • Michel Leiris (1901-1990), ethnologue, chargé du Département d'Afrique noire jusqu'en 1945
  • Claude Lévi-Strauss (1908-2009), anthropologue, ethnologue, directeur par intérim en 1949-1950
  • Henri Victor Vallois (1889-1981), anthropologue, paléontologue, directeur en 1950
  • Bernard Dupaigne, ethnologue, directeur du Laboratoire d'ethnologie de 1989 à 2000
  • Zéev Gourarier (né en 1953), Conservateur du Patrimoine, directeur de 2003 à 2008.
  • Jean-Pierre Mohen, archéologue, préhistorien, directeur du projet de rénovation du musée de l'Homme de 2008 à 2010
  • Michel Van Praët[5], Professeur de muséologie au Muséum national d’Histoire naturelle, directeur de la rénovation du musée de l'Homme de 2010 à 2012
  • Cécile Aufaure, Conservateur en chef du Patrimoine, directrice du projet de rénovation du musée de l'Homme depuis 2012

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bernard Dupaigne, Le scandale des arts premiers. La véritable histoire du musée du Quai Branly, Paris, Mille et Une nuits, 2006.
  2. Exposition permanente du musée de l'Homme, préprogramme rédigé par l'équipe de conception de l'exposition permanente, Mai 2013
  3. Site pour la consultation des archives sonores du CNRS - Musée de l'Homme
  4. Véronique Heurtematte, « Ecce homo », dans Livres Hebdo, no 717, 18 janvier 2008, p. 72.
  5. Michel Van Praët: voir « Centre Koyré », professeur de muséologie au Muséum national d’Histoire naturelle: [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Serge Bahuchet, « L'Homme indigeste ? Mort ou transfiguration d'un Musée de l'Homme », in M-O Gonseth, J. Hainard et R. Kaer (dir.), Le Musée cannibale, Neuchâtel, Musée d'Ethographie de Neuchâtel, pp: 59-84
  • Julien Blanc, Au commencement de la Résistance : du côté du Musée de l'Homme : 1940-1941, Éd. du Seuil, Paris, 2010
  • Martin Blumenson, Le Réseau du Musée de l'Homme : les débuts de la Résistance en France (trad. de l'anglais par Jean-Pierre Carasso), Seuil, Paris, 1979, 284 p. (ISBN 2-02-005211-3)
  • Nélia Dias, La fondation du Musée d'Ethnographie du Trocadéro (1878-1900): un aspect de l'histoire institutionnelle de l'anthropologie française, Thèse de doctorat de troisième cycle, Paris, EHESS
  • Fabrice Grognet, Le concept de musée. La patrimonialisation de la culture des "autres". D'une rive à l'autre, du Trocadéro à Branly : histoire de métamorphoses. Thèse de doctorat en Ethnologie soutenue en 2009, Paris, EHESS
  • Théodore Hamy, Les Origines du Musée d'Ethnographie, histoire et documents, Paris, Ernest Leroux
  • Jean Jamin, « Tout était fétiche, tout devint totem, préface », in Bulletins du Musée d'Ethnographie du Trocadéro (rééd.), Paris, Jean-Michel Place, pp: IX-XXII
  • Christine Laurière, Paul Rivet (1876-1958), le savant et le politique, Nancy, Muséum national d'Histoire naturelle (« Publications scientifiques »)
  • Michel Leiris, « Du musée d’Ethnographie au Musée de l’Homme », in La Nouvelle Revue française, 1938, p. 344-345
  • Michel Leiris, « Le Musée de l’Homme, où l’art et l’anthropologie se rencontrent », in Réalités, no 182, 1966, p. 57-63.
  • Benoît de L'Estoile, Le goût des autres : de l'Exposition coloniale aux arts premiers, Flammarion, Paris (ISBN 978-2-0821-0498-2)
  • Jeau-Pierre Mohen, Le nouveau Musée de l'Homme, Editions Odile Jacob et Muséum national d'Histoire naturelle, Paris, 2004
  • Pascal Picq, « Quel Musée de l'homme pour demain ? », treizième chapitre de De Darwin à Lévi-Strauss. L'homme et la diversité en danger, Éditions Odile Jacob, 2013 (ISBN 978-2-7381-1224-8).
  • Paul Rivet et Georges-Henri Rivière, « La réorganisation du Musée d'Ethnographie du Trocadéro », in Bulletin du Musée d'Ethnographie, no 1, janvier, pp: 3-11

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • L'Aventure du Musée de l'Homme, réalisé par Philippe Picard et Jérôme Lambert, avec la participation de Georges Balandier, Gilbert Rouget, Geneviève Calame-Griaule, Georges Condominas, Jean Rouch et Germaine Tillion, France 5, BFC Productions, Paris, 2002, 53' (VHS)
  • Hommage à l'Afrique : les adieux à la galerie Afrique du Musée de l'Homme, réalisé par Frédéric Dubos, avec des interventions de Jean Rouch, Jacques Faublée, Edmond Bernus, Claude Tardits, Gilbert Rouget, Nicole Boulfroy, Serge Bahuchet, Geneviève Calame-Griaule (et al.), sur une idée de Marie-Paule Ferry, Société des africanistes, filmé le 25 février 2003, à l'occasion de la fermeture de la galerie Afrique du Musée de l'Homme, 33' (VHS)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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