Paul Rivet

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Paul Rivet
Paul Rivet en 1938

Parlementaire français
Date de naissance 7 mai 1876
Date de décès 21 mars 1958
Mandat Député 1945-1951
Début du mandat 1945
Circonscription Seine
Groupe parlementaire SFIO (1945-1948)
URR (1948-1951)
IVème République

Paul Rivet, médecin et ethnologue français, naît le 7 mai 1876 à Wasigny dans les Ardennes, et s'éteint à Paris le 21 mars 1958 à la suite d'une longue maladie. Il est à l'origine de la création du Musée de l'Homme au Palais de Chaillot à Paris[1].

Sommaire

[modifier] Ethnologie américaniste

Il fit ses études supérieures à l'école nationale de médecine militaire de Lyon, et dont il sortit docteur en 1897. En 1901, on lui offrit d'accompagner en tant que médecin, la Mission Géodésique française, qui se rendait en Équateur pour y reprendre avec des méthodes plus rigoureuses et des instruments plus précis, les travaux mené de 1735 à 1745, par La Condamine, Louis Godin et Pierre Bouguer pour mesurer un arc de méridien à un degré de proximité de l'équateur. À la fin de cette mission, il resta en Amérique du Sud pendant 6 ans, observant les habitants des vallées interandines. À son retour à Paris, Rivet, engagé comme assistant au Muséum national d'histoire naturelle, mit de l'ordre dans ses observations sud-américaines.

Ses notes furent publiées conjointement à celles de René Verneau, alors directeur du Musée, en deux parties, entre 1912 et 1922, sous le titre Ethnographie ancienne de l'Équateur.

En 1926, a participé à la fondation de l'Institut d'ethnologie de l'Université de Paris, il en devint secrétaire-général avec Marcel Mauss, et l'un des premiers professeurs. En 1928, il succéda à René Verneau à la direction du Musée d'Ethnographie du Trocadéro (MET), rattaché au Muséum national d'histoire naturelle. En 1937, le MET devient le Musée de l'Homme et s'installe dans le Palais de Chaillot, élevé à l'occasion de l'exposition internationale de Paris.

Il publie en 1936 le premier fac-similé de la chronique de Guaman Poma, El primer nueva corónica y buen gobierno (1615), bien que retouchant de manière importante celle-ci. Dans sa théorie, Rivet non seulement affirme que l'Asie est le berceau de l'homme américain, mais aussi que des migrations se sont produites depuis l'Australie 6000 ans auparavant, et depuis la Mélanésie un peu plus tard. Son ouvrage, Les Origines de l'Homme Américain, publié en 1943, contient des arguments linguistiques et anthropologiques qui tendent à prouver sa thèse de la migration.

De retour à Paris en 1945, il renoua avec le Musée et l'enseignement, tout en poursuivant ses investigations sur l'Amérique du Sud. Ses travaux linguistiques apportèrent des éléments nouveaux sur les langues aymara et quechua. Rivet conserva des attaches affectives en Équateur, par son mariage en 1923 avec Mercedes Andrade Chiriboga (1877-1973), dame de la haute société équatorienne qu'il connut à Cuenca et qu'il emmena avec lui à Paris en 1906.

Son attachement à l'Amérique latine, le poussa à multiplier à Paris, des institutions comme la Maison de l'Amérique latine, l'Institut français des Hautes études brésiliennes qu'il fonda avec M. Paul Duarte. Enfin en 1954, s'ouvrait à la Sorbonne, avec son concours, l'Institut des Hautes Études de l'Amérique latine où il multiplia les conférences[1].

[modifier] Un citoyen engagé et un homme d'action

Paul Rivet prit aussi des responsabilités de citoyen :

[modifier] La résistance

En juin 1940 Il placarde à l'entrée du Musée de l'Homme, le poème de Rudyard Kipling, If— (en) (1910), (Si dans la traduction d'André Maurois) en signe de protestation contre l'armistice signée avec les troupes d'occupation. Il adresse le 14 juillet 1940 une lettre ouverte au Maréchal Pétain, où il écrit : « Monsieur le Maréchal, le pays n'est pas avec vous, la France n'est plus avec vous ». Relevé de ses fonctions par le gouvernement de Vichy à l'automne 1940, il adhère au groupe de résistance connu sous le nom de "réseau du Musée de l'homme".

Recherché par la Gestapo, il fuit à la dernière heure et parvient en février 1941, à gagner un pays ami, la Colombie, où le président Eduardo Santos lui ouvre les bras. Il participe à la fondation de l'institut d'ethnologie colombien, et à la création d'un musée à Bogota. En 1943, il est attaché culturel de la France combattante pour l'Amérique latine, à Mexico. Il parvient à y rédiger et à publier à Montréal, un livre qu'il porte en lui depuis longtemps: Les origines de l'homme américain.

[modifier] La vie de parlementaire

[modifier] Orientation bibliographique

  • Christine Laurière (2008), Paul Rivet : le savant et le politique. Publications scientifiques du Muséum national d'histoire naturelle (Paris) : 723 p. (coll. Archives 12) (ISBN 978-2-85653-615-5).

[modifier] Liens externes

[modifier] Références

[modifier] Voir aussi

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