Pascal Picq

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Pascal Picq,
Non/Fiction 2010, Moscou.

Pascal Picq (né le 22 janvier 1954 à Bois-Colombes en France) est un paléoanthropologue français, maître de conférences au -Collège de France où il collabore avec le professeur Yves Coppens. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et articles scientifiques autour de la question de « Qu'est-ce que l'humain ? ». Il cherche surtout à trouver ce qu'est le propre de l'espèce humaine : « Le propre de l'humain n'est-il pas justement de se poser cette question : « Qu'est ce que l'humain ? » Et est-ce ce sens propre à notre espèce Homo sapiens ? Dans ce cas, les autres hommes, dits préhistoriques, étaient-ils des humains[1] ? »

Dans ce même texte, Picq répond à sa propre interrogation en affirmant que : « L'humain est bien une invention des hommes, qui repose sur notre héritage évolutif partagé, mais n'est pas une évidence pour autant. Homo sapiens n'est pas humain de fait. Il a inventé l'humain et il lui reste à devenir humain, ce qui sera fait lorsqu'il regardera le monde qui l'entoure avec humanité[2]. »

Pour Picq, il importe de différencier l'homme de l'humain. L'idée ou la croyance voulant que l'humain aille de soi, ou dit autrement, que l'homme soit considéré comme un primate humain oblige, selon Picq à une définition de ce qu'est l'humain. Les questions que se pose Picq font référence à de grands débats entre spécialistes du comportement dit animal, sur la question de la continuité ou de la discontinuité entre l'animal, l'homme ou l'humain[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Pascal Picq est né le 22 janvier 1954 à Bois-Colombes. À cette époque, ses parents sont maraîchers. Au début des années 1960, lorsque la banlieue s'urbanise, son père se reconvertit dans le transport routier et sa mère va travailler en usine[3]. Élève peu doué pour les matières classiques et surtout passionné par le sport, il effectue ses études secondaires dans le lycée technique d'Argenteuil et obtient son bac E (Mathématiques et techniques). Il s'oriente initialement vers les études de physique à l'Université de Villetaneuse puis à l'université Pierre-et-Marie-Curie. Au cours de l'année de sa licence, il rencontre les professeurs Bernard Vandermeersch et Yves Coppens qui le font s'orienter vars la paléoanthropologie. Après un DEA de paléontologie des vertébrés et de paléontologie humaine et une thèse sur l'articulation temporo-mandibulaire des hominidés, il obtient son doctorat en 1983. Ses études post-doctorales ont lieu aux Ètats-Unis à l'université Duke où il devient chercheur associé et enseignant en anatomie au Duke University Medical Center (en) sous la houlette de l'anthropologue William Hylander. C'est au cours de son séjour américain qu'il rencontre sa femme[4]. Il rentre en France avec elle et leurs deux premiers enfants en 1991 et devient maître de conférence au Collège de France, attaché à la chaire de Paléoanthropologie et Préhistoire du professeur Yves Coppens, position qu'il occupe de nombreuses années avant de devenir responsable de l'unité de paléoanthropologie et d'anatomie fonctionnelle (UPAF) appartenant à cette chaire[3].

Qu'est-ce que l'homme ?[modifier | modifier le code]

Picq distingue l'homme en tant qu'espèce animale de l'humain en tant que concept philosophique. L'homme appartient à l'ordre des primates, terme qui signifie « les premiers ». On doit cette classification à Carl von Linné - considéré comme le fondateur des sciences naturelles - dans l'édition de 1758 de la Systématique naturelle ou Systema Naturea[5]. Picq conçoit que notre espèce fait partie du genre Homo, dans la famille des hominidés qui se trouve elle-même dans la superfamille des hominoïdes ; eux-mêmes classés dans l'infrastructure des anthropoïdes ; au sein des primates ; c'est-à-dire parmi les Archonta, autrement dit « Les chefs »[6]. Ce qui permet à Picq de déclarer :

«  Difficile de faire plus anthropocentrique[5]. »

Pour Picq, cet anthropocentrisme se gâte effectivement avec l'émergence des théories évolutionnistes qui vont traduire la relation de proximité, auparavant perçue par l'observation visuelle par une relation de généalogie. Autrement dit, émerge la compréhension nouvelle que l'homme et le singe ont un ancêtre commun. Selon Picq, c'est à partir de ce moment et en grande partie à cause de l'influence de Thomas Huxley et de Charles Darwin que les chimpanzés et les gorilles se retrouvent classés plus près des hommes que des singes. Il devenait problématique de ne pas créer « une classe à part » pour les hommes. D'un côté les spécialistes insistent sur un caractère jugé à l'époque exclusivement humain : la bipédie. De l'autre on s'axe sur les caractéristiques psychologiques ; d'où la classe des Psychozoa créée par Julian Huxley. Toujours selon Picq :

«  Ainsi, même dans le cadre des théories modernes de l'évolution, qu'on appelle néodarwinisme ou théorie synthétique de l'évolution - terme inventé pas Julian Huxley - et qui domine la pensée évolutionniste entre 1947 et 1977, les évolutionnistes s'efforcent de réserver une place à part à l'homme, étant entendu que si son corps à évolué, il reste que ce qui fait l'humain échappe aux lois de l'évolution[7]. »

À partir des années 1970, et grâce à la systématique moléculaire, on compare le matériel génétique afin d'établir des relations entre les espèces. Depuis l'avènement de la systématisation phylogénique, le classement des espèces ne répond plus à l'idée anthropocentrique, mais en fonction de relation de parenté. Picq affirme en ce sens qu'

«  Aujourd'hui, la famille des hominidés se compose des grands singes africains : gorilles, chimpanzés, bonobos et hommes. C'est tout simplement que nos origines sont africaines[8]. »

Pour Picq il est clair que le terme « Homme » correspond à l'espèce à laquelle nous appartenons. Il tente aussi de dresser un bref portrait de l'éthologie comparée, dans la visée des savoirs actuels.

Le propre de l'homme[modifier | modifier le code]

En découvrant que les plus anciens outils n'ont peut-être pas été produits par l'homme mais par un australopithèque[9], il a fallu admettre que le premier artisan de la préhistoire n'était peut-être pas un homme[10]. Il précise à ce sujet que le statut de premier homme attribué à Homo habilis ne fait pas plus consensus actuellement qu'en 1964.

Des critères tels que ceux-ci, développés dans les écrits de Picq, se retrouvent à la fois chez l'homme et chez d'autres espèces animales :

  • la bipédie
  • l'usage et la création d'outils
  • les comportement guerriers
  • les interdits sexuels
  • la vie sociale
  • la chasse et le partage de la nourriture
  • la sexualité
  • la politique, la morale et le mensonge
  • l'agression et la réconciliation
  • la communication symbolique
  • la conscience de soi
  • les rires et pleurs.

Ce ne sont donc pas ces critères qui définissent le propre de l'homme puisque nous les partageons avec d'autres animaux. Ce que nous avons longtemps cru qui nous différenciait des autres animaux est en fait lié à la façon avec laquelle nous avons regardé le monde qui nous entoure ; la lunette de l'anthropocentrisme a engendré des erreurs d'analyses chez les scientifiques qui se sont penchés sur la question.

Pour répondre à la question du propre de l'homme, Picq défend l'idée selon laquelle les Homo sapiens sont en quête d'humanité :

«  Les origines de notre espèce Homo sapiens sont certainement africaines et remontent à 200 000 ans. Mais une révolution considérable arrive, portée par certaines populations d'Homo sapiens : la révolution symbolique, avec l'art qui apparaît sous toutes ses formes - musique, gravure, peinture, sculpture, sans oublier les parures et mobilier funéraire[11]. »

Définition de l'humain[modifier | modifier le code]

Par conséquent, pour Picq, l'humain est loin d'être une évidence. Il donne alors sa définition conceptuelle de ce qu'est, selon lui, l'humanité :

« C'est une construction de notre psychisme qui s'appuie nécessairement sur un substrat cognitif dont les origines remontent au-delà du dernier ancêtre commun que nous partageons avec le chimpanzé. Au cours de leur évolution, les chimpanzés ne sont pas devenus des hommes ; quant aux hommes, il n'est pas certain qu'ils soient devenus humains[11]. »

L'humanité devient alors chez Picq un idéal philosophique qui permet d'affirmer que certains comportements que peut adopter l'homme en tant qu'espèce, puissent être qualifiés d'« inhumains ». L'humain est donc pour Picq, une invention de notre espèce animale. Ce point n'est pas propre à Picq mais s'inclut dans le changement de paradigme considérable qui s'est produit au cours des années 1960 et qui vise à rechercher une définition de l'homme, du genre Homo au sens biologique du terme. D'après les études actuelles dans son domaine de recherche Picq peut affirmer que l'homme n'a pas toujours été ou voulu être humain. Il dit à ce sujet

«  Je ne pense pas que les premiers hommes, quelque part en Afrique vers 3 millions d'années, s'interrogeaient sur leur condition humaine en descendant chaque matin de leur arbre et avant de partir quérir quelques charognes dans les savanes arborées[1]. »

C'est donc pour ces raisons et bien d'autres encore que Picq et les paléoanthropologues tentent de distinguer scientifiquement l'homme, en tant qu'espèce animale, de l'humain qui semble davantage être un concept philosophique ; une invention propre à notre espèce. Cette distinction conceptuelle permet aux paléoanthropologues d'étudier l'évolution de notre espèce, en décrivant spécifiquement l'objet de leurs recherches.

Approche concurrente[modifier | modifier le code]

Il existe une approche importante actuellement qui ne va pas du tout dans la même direction que celle de Picq. Il s'agit de la thèse de la coévolution entre gènes et culture (theory of gene-culture coevolution) proposée par Edward Osborne Wilson. En effet selon Picq l'évolution biologique a précédé l'évolution culturelle, tandis que chez Wilson, l'hypothèse centrale est que les comportements sociaux sont dans toutes les espèces modelés par la sélection naturelle, y compris la nôtre. Ce que sous-tend cette position, c'est que l'évolution génétique est ce qui permet la culture. Wilson a une formule slogan qui résume son hypothèse : « les gènes tiennent la culture en laisse ». La conclusion de Wilson soutient que l'émergence de la culture n'a pas mis un terme à l'évolution biologique de l'humanité[12], mais qu'au contraire, elle constitue un élément majeur d'une évolution biologique qui se poursuit[13].

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • L'articulation temporo-mandibulaire des hominidés : biomécanique, allométrie, anatomie comparée et évolution, Paris, Éditions du Centre national de la recherche scientifique, « Cahiers de paléoanthropologie », 1990. (ISBN 2-222-04373-5)
  • Les Origines de l'homme : l'odyssée de l'espèce, préface d'Yves Coppens, Paris, Tallandier, 1999. (ISBN 2-235-02235-9) ; Nouv. éditions Tallandier, diffusion le Seuil, 2002. (ISBN 2-84734-010-6) ; 2005 coll. « Points-Sciences ». (ISBN 2-02-066056-3)
  • avec Yves Coppens (dir.), Aux origines de l'humanité, préface d'Yves Coppens ; projet scientifique conçu par Pascal Picq, 2 vol., Paris, Fayard, 2001 ; vol. 1, De l'apparition de la vie à l'homme moderne (ISBN 2-213-60369-3) ; vol. 2, Le propre de l'homme (ISBN 2-213-60370-7)
  • avec Laurent Lemire, À la recherche de l'homme, Paris, Nil éditions, 2002. (ISBN 2-84111-227-6)
  • Le singe est-il le frère de l'homme ?, Paris, Éditions le Pommier, « Les petites pommes du savoir », 2002. (ISBN 2-7465-0113-9)
  • Au commencement était l'homme : de Toumaï à Cro-Magnon, illustrations d'Olivier-Marc Nadel, Paris, éditions Odile Jacob, 2003. (ISBN 2-7381-1281-1)
  • avec Michel Serres et Jean-Didier Vincent, Qu'est-ce que l'humain ?, Paris, Éditions le Pommier ; Cité des sciences et de l'industrie, 2003. Texte des trois discours prononcés le 15 septembre 2002 lors du banquet d'ouverture du Collège de la Cité des sciences et de l'industrie. (ISBN 2-7465-0130-9)
  • avec Hélène Roche, Les premiers outils, Paris, Éditions le Pommier ; Cité des sciences et de l'industrie, « Les origines de la culture », 2004. (ISBN 2-7465-0202-X)
  • Les Tigres, photographies de François Savigny, préface de Nicolas Hulot, Paris, Odile Jacob, 2004. (ISBN 2-7381-1342-7)
  • Nouvelle histoire de l'homme, Paris, Perrin, 2005. (ISBN 2-262-02048-5) ; rééd. Perrin, « Tempus ». (ISBN 978-2-262-02663-9)
  • avec Jean-Louis Dessalles et Bernard Victorri (dir.), Les origines du langage, Paris, Éditions le Pommier ; Cité des sciences et de l'industrie, « Les origines de la culture », 2006. Fait suite à une série de conférences tenues à la Cité des sciences et de l'industrie les 6, 13, 20 et 27 janvier, 3, 10 et 17 février, 10 et 17 mars 2005. (ISBN 2-7465-0266-6)
  • Les animaux amoureux, d'après le film de Laurent Charbonnier, photographies d'Éric Travers, Paris, Chêne, 2007. (ISBN 978-2-84277-734-0)
  • avec Michel Hallet Eghayan, Danser avec l'évolution, photos de Henriette Ponchon de Saint-André, préface de Annie Mamecier-Demounem ; préambule de Michel Serres, Grenoble, SCÉRÉN-CRDP Académie de Grenoble ; Paris, Éditions le Pommier, 2007 (Contient le synopsis du ballet « Which side story ? » et le texte de la conférence dansée « Danser avec l'évolution », tous deux faisant partie de la trilogie « Arborescence ». SCÉRÉN-CRDP = Services culture, éditions, ressources pour l'Éducation nationale-Centre régional de documentation pédagogique) (ISBN 978-2-7465-0353-3)
  • Lucy et l'obscurantisme, Paris, Odile Jacob, 2007 (ISBN 978-2-7381-1783-0) ; rééd. « Poches » Odile Jacob (ISBN 978-2-7381-2160-8)
  • Au commencement était l’homme, Paris, Odile Jacob, 2009 (ISBN 978-2-7381-2278-0)
  • Le sexe, l'homme et l'évolution (avec Philippe Brenot), Odile Jacob, 2009 (ISBN 978-2-7381-2168-4)
  • Le monde a-t-il été créé en sept jours ?, Paris, Perrin, 2009 (ISBN 978-2262031978)
  • Il était une fois la paléoanthropologie, Odile Jacob, 2010 (ISBN 978-2-7381-2494-4)
  • Regards sur le sport, collectif, dirigé par Benjamin Pichery et François L'Yvonnet, Le Pommier/INSEP 2010, 256 p. (ISBN 9782746504844)
  • Les Hommes de Rio, Paris, Plon, 2012 (ISBN 978-2-259-21217-5)
  • De Darwin à Lévi-Strauss. L'homme et la diversité en danger, Odile Jacob, 2013 (ISBN 978-2-7381-1224-8)

Ouvrages pour la jeunesse[modifier | modifier le code]

  • La vie des gorilles et des chimpanzés, illustrations de Véronique Ageorges, Paris, Nathan, « Monde en poche », 1992. (ISBN 2-09-204530-X)
  • Lucy et les premiers hominidés, illustrations de Véronique Ageorges, Paris, Nathan, « Monde en poche », 1993. (ISBN 2-09-204543-1)
  • Lucy et son temps, dir. artistique par Nicole Verrechia, Paris, Fontaine-Mango, « Regard d'aujourd'hui », 1996. (ISBN 2-9106-3595-3)
  • Cro-Magnon & nous, direction artistique par Michel Coudeyre, Paris, Mango jeunesse, « Regard d'aujourd'hui », 2000 (ISBN 2-7404-1087-5)
  • La préhistoire, illustrations de Jean-Denis Pendanx, Paris, Mango jeunesse, « Regard junior », 2001. (ISBN 2-7404-1180-4)
  • Darwin et l'évolution expliqués à nos petits-enfants, Paris, Seuil poche, 2009 (ISBN 2-0209-9061-X)
  • Les origines de l'homme expliquées à nos petits-enfants, Paris, Seuil poche, 2010 (ISBN 2-0209-9160-5[à vérifier : isbn invalide])

Documents vidéo[modifier | modifier le code]

  • sur le sport : Pascal Picq, paléoanthropologue, en compagnie de François L'Yvonnet, film réalisé par Benjamin Pichery, INSEP, Paris, 2007, 80'
  • avec N. Borgers, Le Singe cet homme, Arté / Doc en Stock, 1999.
  • avec N. Borgers, Du rififi chez les chimpanzés, Arté / Doc en Stock, 1998, Prix Léonardo.
  • Coorganisateur de la Soirée Thema (19 décembre 1998) : Le Singe cet Homme. « De Quoi je me mêle » de Daniel Leconte

Émissions de radio[modifier | modifier le code]

Cédérom[modifier | modifier le code]

  • avec Y. Coppens et L.-M. Désert, Aux origines de l'Homme, Éditions Microfolie's (Prix Möbius international 1994)

Conférences en ligne[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Pascal Picq, « L'humain à l'aube de l'humanité », dans Qu'est ce que l'humain ?, p. 33.
  2. a et b Pascal Picq, « L'humain à l'aube de l'humanité », dans Qu'est ce que l'humain ?, p. 64.
  3. a et b Catherine Mallaval, « Pascal Picq, 43 ans, sapiens sapiens du Collège de France et vulgarisateur-agitateur, déroule l'histoire de l'Homme, des facs aux gamins des banlieues », sur Libération,‎ 27 mai 1997
  4. Pascal Picq, Il était une fois la paléoanthropologie. Quelques millions d’années et trente ans plus tard, Odile Jacob,‎ 2010, p. 19-27
  5. a et b Pascal Picq, « L'humain à l'aube de l'humanité », dans Qu'est ce que l'humain ?, p. 39.
  6. Cette phrase s'inspire fortement de Pascal Picq, « L'humain à l'aube de l'humanité », dans Qu'est ce que l'humain ?, p. 39.
  7. Pascal Picq, « L'humain à l'aube de l'humanité », dans Qu'est ce que l'humain ?, p. 41.
  8. Pascal Picq, « L'humain à l'aube de l'humanité », dans Qu'est ce que l'humain ?, p. 44.
  9. Des outils de plus de deux millions d'années ont été découverts en 1959 par Mary et Louis Leakey, dans les Gorges d'Olduvai, en Tanzanie, associés à des ossements de Paranthropus. Toutefois, aucun consensus n'existe à ce jour concernant le taxon à l'origine des premiers objets de pierre taillée.
  10. Cette phrase s'inspire fortement de : Pascal Picq, « L'humain à l'aube de l'humanité », dans Qu'est ce que l'humain ?, p. 45.
  11. a et b Pascal Picq, « L'humain à l'aube de l'humanité », dans Qu'est ce que l'humain ?, p. 59.
  12. Chez Picq l'évolution biologique a précédé l'évolution culturelle
  13. Cette phrase s'inspire fortement de J. Gayon, « Évolution culturelle : le spectre des possibles », dans J.-P. Chayeux, Gènes et cultures - Symposium annuel, Paris, Odile Jacob, 2003.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]