Vogt

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Vogt (du v.h.all. fogā̌t, tiré du lat. médiév. vocātus, aphérèse d’advocātus ; dit aussi Voigt ou Voight ou Landvoigt ou Fauth ; pluriel : Vögte; néerlandais : voogd ; danois : foged ; polonais : wójt) dans le Saint-Empire romain germanique était un titre d'intendant, d'avoué ou de suzerain (généralement de la noblesse) exerçant une tutelle, une protection militaire ou la justice séculière (Blutgericht) dans un certain territoire. Le territoire sous la responsabilité du Vogt était appelé Vogtei.

Vogt est aussi un nom de famille, assez peu populaire en France, au rang 2473 des noms de famille. Origine : Vogt est un patronyme localisé en Alsace et en lorraine. Plusieurs Vogt se sont installés dans le monde entier, notamment à Bâle en Suisse.

Empire Franc[modifier | modifier le code]

Le rang social et le degré de responsabilité des personnes portant ce titre étaient très variables, du plus humble, équivalent du reeve anglais ou du bailli, au plus élevé.

À son plus haut rang social, le titre de Vogt est souvent tenu par des nobles ou des familles princières en relation avec des territoires ecclésiastiques, une position que ces familles exploitaient souvent à leur propre avantage.

Le concept de Vogt est souvent lié à l'idée de Munt en vieux haut-allemand, ou de gardien, mais faisait aussi référence à des idées de défense physique ou de représentation légale[1].

Saint-Empire romain germanique[modifier | modifier le code]

Dans les monastères privés ou familiaux[2], le propriétaire en personne tenait souvent le rôle de Vogt, le gardant fréquemment après la réforme de la propriété[3].

France et Angleterre médiévales[modifier | modifier le code]

Le reeve anglais avait une fonction proche de celle de Vogt au niveau du village et, dans un contexte différent, les rôles de sheriff, bailiff, seneschal et de castellan incluaient des élément similaires. En France, le rôle de vidame montrait certaines similarités. La traduction la plus fréquente de ces similarités est avocat ou seigneur protecteur.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Benjamin Arnold, Princes and Territories in Medieval Germany, Cambridge University Press,‎ 1991, 332 p. (ISBN 9780521390859)

Références[modifier | modifier le code]

  1. D'où le lien avec l'avocat.
  2. Voir les églises propriétaires.
  3. Voir Régime de la commende.