Mai 1989

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Mai 1989
Nombre de jours 31
Premier jour Lundi 1er mai 1989
1er jour de la semaine 18
Dernier jour Mercredi 31 mai 1989
3e jour de la semaine 22

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mai 1989
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Évènements[modifier | modifier le code]

  • Israël :
    • Un commando de cinq terroristes palestiniens après leur débarquement sur une plage est neutralisé par l'armée israélienne — trois sont abattus et les deux autres arrêtés.
    • à Jérusalem, trois civils israéliens sont assassinés au poignard par des tueurs du Hamas, à la suite de l'enquête de la police israélienne, plusieurs réseaux terroristes du Hamas sont démantelés et près de deux cents personnes sont arrêtés dont deux dirigeants de l'organisation, le cheikh Ahmed Yassine et le docteur Mahmoud al-Zahar.
  • Kazakhstan : à Almaty, alors Alma-Ata, des émeutiers islamistes kazakhs descendant dans la rue, en brandissant des drapeaux verts, pour molester des fonctionnaires russes.

Lundi 1er mai 1989[modifier | modifier le code]

  • Allemagne de l'Ouest : à Berlin-Ouest, une manifestation de l'extrême gauche dégénère, toute la nuit de violentes bagarres ont lieu avec les forces de l'ordre, des magasins sont pillés et des véhicules incendiés. Plus de trois cents policiers sont blessés.
  • Chine : le gouvernement tente de désamorcer la crise en proposant un dialogue radio-télévisé avec les représentants des étudiants.
  • Paraguay : lors de l'élection présidentielle, le général Andres Rodriguez est plébiscité avec 75 % des suffrages exprimés.

Mardi 2 mai 1989[modifier | modifier le code]

  • France : la grève des fonctionnaires en Corse prend fin. Elle avait débuté le 22 février à Bastia.
  • France - Palestine : visite officielle de deux jours de Yasser Arafat à Paris. Lors de cette visite, il déclare que la charte de l'OLP est « caduque ».
  • Hongrie : début, près de Hegyeshalom, du démantèlement du « rideau de fer » établi le long de la frontière avec l'Autriche. Ce double réseau de grillage barbelé et électrifié, long de 260 km, fermait la frontière entre les deux pays depuis 1966. En vingt-deux ans, 13 500 personnes ont tenté, au péril de leur vie, de franchir ce barrage, alors que trois cents seulement ont réussi à passer à l'Ouest.
  • Liban : à Saïda, Issam Salem, le représentant de Yasser Arafat est la cible d'un attentat. Il est grièvement blessé de deux balles dans la tête.
  • Pérou : l'armée arrête quinze membres de l'organisation terroriste du Sentier lumineux.

Mercredi 3 mai 1989[modifier | modifier le code]

Jeudi 4 mai 1989[modifier | modifier le code]

  • Chine : trois cent à cinq cent mille manifestants occupent la place Tian'anmen, transformée depuis quelques jours en forum permanent de la contestation, où ils scandent les mots d'ordre : « liberté », « démocratie ». Des journalistes et des intellectuels rejoignent les étudiants. Une manifestation de soutien a lieu à Hong Kong, des fonds importants sont collectés et parviennent aux grévistes de la place Tian'anmen. Mais, ce 4 mai est une date symbolique qui marque le soixante-dixième anniversaire du Wu Si, le début de l'insurrection communiste en 1919, le gouvernement dénonce « les ennemis du peuple et du socialisme (...) et le complot étranger ».
  • États-Unis : dans l'affaire de l'Irangate, le lieutenant-colonel North est reconnu partiellement coupable.
  • Nouvelle-Calédonie : à Ouvéa, Jean-Marie Tjibaou, le chef du FLNKS, et son second, Yéweiné Yéweiné, sont assassinés par un commando du FULK. Cette tendance radicaliste du FLNKS est violemment hostile aux accords de Matignon. Le commando est dirigé par Djubelly Wéa qui est immédiatement abattu.

Vendredi 5 mai 1989[modifier | modifier le code]

  • Chine : une lutte d'influence apparaît dans les plus hautes sphères dirigeantes. Le secrétaire général, Zhao Ziyang se montre favorable au dialogue et à l'évolution du pays.
  • États-Unis : le secrétaire d'État, Allen Holmes (affaires politico-militaires), déclare que son gouvernement est prêt de demander au Congrès d'adopter des lois imposant des sanctions contre les pays et les industriels qui aideraient certains pays à se procurer des armes bio-chimiques. Il estime cependant que dans le cas des entreprises américaines, le président américain doit rester libre de leur application.
  • Naissance de Chris Brown, chanteur de R'n'B et Hip-Hop, à Tappahannock, Virginie (États Unis).
  • Iran : Hachemi Rafsandjani, le président du Parlement, lance un appel aux Palestiniens à « tuer des Américains, des Britanniques ou des Français, et à attaquer leurs intérêts dans le monde » en représailles contre « la brutalité sioniste en Palestine ». L'OLP condamne cet appel.

Samedi 6 mai 1989[modifier | modifier le code]

Dimanche 7 mai 1989[modifier | modifier le code]

Lundi 8 mai 1989[modifier | modifier le code]

Mardi 9 mai 1989[modifier | modifier le code]

Mercredi 10 mai 1989[modifier | modifier le code]

  • France : le mouvement des « Rénovateurs » dépose une motion de censure au sujet de la politique européenne du gouvernement qui paraît à leurs yeux « trop timide ». Elle est rejetée le 17 mai.
  • Hongrie : le nouveau gouvernement est pour la première fois investi par le Parlement et non plus par le comité central du parti communiste hongrois.
  • Iran : sous la pression internationale, Hachemi Rafsandjani revient mollement sur son appel du 5 mai dernier, à « tuer des Américains, des Britanniques ou des Français, et à attaquer leurs intérêts dans le monde ».
  • Panama : les élections du 7 mai sont annulées.

Jeudi 11 mai 1989[modifier | modifier le code]

  • Négociations Est-Ouest : lors des entretiens à Moscou entre Mikhaïl Gorbatchev et James Baker, le secrétaire d'État américain, les soviétiques proposent de réduire unilatéralement un premier lot de 500 ogives nucléaire de leur fusées tactiques, et de lancer immédiatement les négociations vers l'« option zéro », c’est-à-dire, la suppression de toutes les armes nucléaires tactiques américaines et soviétiques, d'ici deux ans.
  • Panama : le président des États-Unis, George H. W. Bush appelle au renversement du général Manuel Noriega et annonce l'envoi de près de 1 900 soldats américains en plus des troupes déjà sur place.

Vendredi 12 mai 1989[modifier | modifier le code]

Samedi 13 mai 1989[modifier | modifier le code]

Dimanche 14 mai 1989[modifier | modifier le code]

Lundi 15 mai 1989[modifier | modifier le code]

  • Chine - Union soviétique : réunion du premier sommet sino-soviétique depuis septembre 1959, durant quatre jours, entre Deng Xiaoping et Mikhaïl Gorbatchev. Les cérémonies officielles sont perturbées par les manifestants à Pékin puis à Shanghaï. Au total, il est compté plus d'un million de manifestants qui contraignent le gouvernement à modifier à plusieurs reprises le programme du président soviétique.

Mardi 16 mai 1989[modifier | modifier le code]

  • Hongrie : la commémoration d'Imre Nagy marque la fin du régime communiste.
  • Liban :
    • Deux travailleurs sociaux allemands de l'association Asme-Humanitas sont enlevés par les Moudjahidins de la liberté.
    • Assassinat à Beyrouth-Ouest, du cheikh Hassan Khaled, chef de la communauté sunnite, et « Grand mufti de la République » depuis 1966. Sa Cadillac blindée, piégée par 150 kilos de TNT explose en tuant quatorze autres personnes. Les services secrets syriens sont soupçonnés de cette opération qui a nécessité un dispositif technique lourd et des spécialistes. Le mufti était un opposant à la mainmise de la Syrie sur le Liban et travaillait sur un rapprochement de toutes les communautés religieuses libanaises. En avril dernier, les assises du sunnisme libanais avait réclamé le retrait des canons syriens menaçant Beyrouth.

Mercredi 17 mai 1989[modifier | modifier le code]

  • Allemagne de l'Ouest : le pirate de l'air d'origine libanaise, Mohamed Hamadé, est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par le tribunal de Francfort.
  • France : le conseil des ministres adopte le projet présenté par le ministre de l'Intérieur Pierre Joxe relatif aux conditions de séjour et d'entrée des étrangers. Elle doit être discuté à l'Assemblée nationale à partir du 29 mai.
  • Tchécoslovaquie : le dramaturge dissident Václav Havel est libéré. Il était emprisonné depuis le 16 février.

Jeudi 18 mai 1989[modifier | modifier le code]

Vendredi 19 mai 1989[modifier | modifier le code]

  • Chine : le secrétaire général, Zhao Ziyang se rend au chevet des grévistes de la faim sur la place Tian'anmen. Mal reçu, il déplore : « Je suis venu trop tard ». Désormais, les communistes conservateurs, vont prendre le dessus au Bureau politique, considérant les étudiants comme des nouveaux gardes rouges. La commission militaire centrale est convoquée en réunion extraordinaire et l'ordre d'acheminer des troupes de province vers la capitale est donné.
  • France : le cofondateur du club de l'Horloge et ancien député RPR, Yvan Blot, rallie le Front national
  • Liban : arrivée des premiers représentants de la Ligue arabe chargés de faire respecter le cessez-le-feu. Le chef des Druzes pro-syriens, Walid Joumblatt, déclare : « Ils reviendront dans leur pays dans des linceuls ».
  • Italie : démission du gouvernement de coalition dirigé par Chirico De Mita.

Samedi 20 mai 1989[modifier | modifier le code]

Dimanche 21 mai 1989[modifier | modifier le code]

Lundi 22 mai 1989[modifier | modifier le code]

Mardi 23 mai 1989[modifier | modifier le code]

Mercredi 24 mai 1989[modifier | modifier le code]

Jeudi 25 mai 1989[modifier | modifier le code]

  • Argentine : le président Raul Alfonsin organise un « cabinet de crise » dans le but de mener son projet de mise en place d'une « économie de guerre ». Début de plusieurs jours d'émeutes et de pillages des commerces d'alimentation dans les villes.
  • Chine : le secrétaire général du parti communiste, Zhao Ziyang, est limogé ainsi qu'une partie de ses partisans les plus « modérés », ce qui annonce une reprise en main de la situation, ce qui n'empêche pas Li Peng d'affirmer à la télévision : « L'architecte en chef des réformes de la Chine et de son ouverture sur le monde extérieur, c'est le camarade Deng Xiaoping, et personne d'autre. »
  • Union soviétique : le nouveau Congrès des députés du peuple réunit ses 2250 membres au Kremlin. Il élit les 542 membres du Soviet suprême et son président Mikhail Gorbatchev. Les réformateurs menés par Boris Eltsine sont complètement écartés; mais ce dernier finit, le 29 mai, par obtenir un siège.

Vendredi 26 mai 1989[modifier | modifier le code]

Samedi 27 mai 1989[modifier | modifier le code]

  • Chine : nouvelles manifestations des étudiants à Pékin et Shanghaï, mais le mouvement commencent à s'essouffler. Les liaisons par satellites des chaînes de télévision étrangères sont coupées. Dans les usines, des « comités de travail » commencent à dresser des listes de personnes suspectes de « libéralisme bourgeois », cependant les ouvriers, qui connaissent un début de prospérité, n'ont jamais réellement suivi le mouvement de contestation.

Dimanche 28 mai 1989[modifier | modifier le code]

Lundi 29 mai 1989[modifier | modifier le code]

  • Argentine : le gouvernement décrète l'état de siège pour trente jours.
  • OTAN : à Bruxelles, réunion du 40e sommet des chefs d'État et de gouvernement sur la question de la modernisation des missiles nucléaires à courte portée. L'Allemagne de l'Ouest accepte le compromis, pour la détente et le désarmement, proposé — certains disent « imposé » — par le président George H. W. Bush qui présente à ses alliés sa « nouvelle vision de l'Europe » avec un échéancier pour l'horizon 2000. Selon le président américain, les plafonds souhaitables sont pour chacun des côtés : 275 000 soldats, 20 000 chars et 3 400 avions. Les Soviétiques disposent de quatre fois plus de soldats et d'armes que l'ensemble des pays occidentaux. Cependant le plan Bush passe sous silence le problème des missiles Lance et leur modernisation. Le ministre ouest-allemand, Hans-Dietrich Genscher proposait de son côté une « troisième option zéro » prévoyant le démantèlement en Europe des missiles nucléaires à courte portée après ceux à longue et moyenne portée.
  • Panama : une « mission de médiation » de l'Organisation des États américains arrive dans le pays.
  • Pologne : trois cents militantes de l'Union des femmes sionistes manifestent devant le carmel d'Auschwitz situé en bordure de l'ancien camp de concentration, pour demander sa fermeture.

Mardi 30 mai 1989[modifier | modifier le code]

  • Chine : durant la nuit, des étudiants de l'Académie des Beaux-Arts ont dressé une statue de la Liberté en plâtre devant le portrait géant de Mao Tsé Toung. Sur la banderole est inscrit : « Chine, réveille-toi ». Au petit matin, des étudiants de l'Institut central de musique, viennent chanter l'« Ode à la joie ». Le premier ministre, Li Peng, furieux, déclare à la télévision : « Nous sommes en Chine, non aux États-Unis. Cette statue sera détruite, au besoin par la force. »

Mercredi 31 mai 1989[modifier | modifier le code]

  • Arménie : les dirigeants arméniens emprisonnés à Moscou sont libérés, rapatriés et mis en résidence surveillée.
  • Chine : à Pékin, des manifestations de soutien à Deng Xiaoping et au premier ministre Li Peng se déroulent.
  • France : début de la nouvelle chaîne de télévision culturelle européenne, La Sept, avec diffusion sur le réseau câblé.

Naissances[modifier | modifier le code]

Décès[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]