Ode à la joie
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
L'Ode à la joie — appelé également hymne à la joie — est un poème de Friedrich von Schiller écrit en 1785. Il est surtout connu comme pièce chantée du quatrième et dernier mouvement de la neuvième symphonie de Beethoven. Son titre original est An die Freude, mais il est souvent appelé Ode an die Freude.
Le poème célèbre l'idéal de l'unité et de la fraternité humaines (« Millions d’êtres, soyez tous embrassés d’une commune étreinte ! »).
L'Ode à la joie est l'hymne officiel de l'Union européenne.
Sommaire |
[modifier] L’hymne officiel
Plusieurs musiciens (Otto Klemperer, Walter Damrosch) s’élèvent contre cette annexion de l’Ode à la joie au nationalisme allemand et en donnent des interprétations aux États-Unis et au Royaume-Uni. De même, des déportés au camp d'Auschwitz interprètent, en signe de résistance, une version tchèque de l’Ode en mars 1944[1].
L'introduction instrumentale de ce mouvement a été adoptée en 1972 par le Conseil de l'Europe comme hymne de l'Europe, puis en 1985 comme hymne officiel par les chefs d'État et de gouvernement de l'Union. L'interprétation officielle fut confiée à Herbert von Karajan qui en réalisa trois arrangements : un pour piano, un autre pour instruments à vent et un troisième pour orchestre symphonique.
[modifier] Texte de l'Ode à la joie (Neuvième Symphonie)
Le texte chanté dans le quatrième mouvement de la neuvième symphonie reprend seulement une partie du poème de Schiller. Il comporte de légères variations par rapport au poème original de 1785 (indiquées en italique).
|
|
[modifier] Media
[modifier] Notes
- ↑ Bruno Cabanes, « Beethoven et Hitler », L’Histoire n° 233, juin 1999, p 27-28
[modifier] Bibliographie
- Esteban Buch, La Neuvième de Beethoven. Une histoire politique, Paris, Gallimard, 1999

