James Franck

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James Franck

James Franck (26 août 1882 à Hambourg, allemagne - 21 mai 1964 à Göttingen) était un physicien allemand. Il est colauréat avec Gustav Ludwig Hertz du prix Nobel de physique de 1925 « pour leur découverte des lois régissant la collision d'un électron sur un atome[1] ».

Biographie[modifier | modifier le code]

James Franck, Chicago 1952

Il est né à Hambourg et a travaillé sur la physique quantique. En 1925, il a reçu le prix Nobel de physique, principalement pour son travail des années 1912-1914, notamment l'expérience de Franck et Hertz, une confirmation du modèle de Bohr de l'atome. Il fut à l'origine de la découverte du principe Franck-Condon pour les réactions photochimiques.

Professeur à Göttingen, visé par la loi allemande sur la restauration de la fonction publique du 7 avril 1933, il publia une lettre ouverte de démission, refusant l'exception qu'on lui accordait comme ancien combattant en déclarant : « Nous, Allemands d'origine juive, sommes traités comme des étrangers et des ennemis de la patrie[2] ». Il quitta son poste en Allemagne le 17 avril 1933 et poursuivit ses recherches aux États-Unis, d'abord à Baltimore et ensuite à Chicago, après une année au Danemark[3].

Il participa au projet Manhattan pendant la Seconde Guerre mondiale. Il était le directeur du Comité sur les problèmes politiques et sociaux posés par la bombe atomique. Ce comité comprenait aussi d'autres scientifiques du Metallurgical Laboratory du projet Manhattan à l'université de Chicago, dont Donald J. Hughes, J. J. Nickson, Eugene Rabinowitch, Glenn T. Seaborg, J. C. Stearns et Leo Szilard. Le comité a rendu le 11 juin 1945 un rapport (le « rapport Franck [4]») sur les problèmes posés par l'usage militaire de la bombe atomique. Il fut lauréat du prix Rumford en 1955 pour ses travaux sur la photosynthèse. Franck est devenu membre étranger de la Royal Society le 23 avril 1964.

Étudiants

Wilhelm Hanle, Arthur R. von Hippel et Theodore T. Puck ont été ses étudiants au doctorat.

Anecdote[modifier | modifier le code]

Lors de l'invasion du Danemark par l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, le chimiste hongrois George de Hevesy dissoût avec de l'eau régale les médailles Nobel en or de Max von Laue et de James Franck afin d'éviter leur vol par les nazis. Il garda la solution obtenue sur une étagère de son laboratoire à l'Institut Niels Bohr et le récupéra après la guerre. Il provoqua la précipitation de l'or et la Société du prix Nobel put refondre les médailles à partir de l'or original.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « for their discovery of the laws governing the impact of an electron upon an atom » in Personnel de rédaction, « The Nobel Prize in Physics 1925 », Fondation Nobel, 2010. Consulté le 15 juin 2010
  2. Saul Friedländer, Les années de persécution, Le Seuil, 1997
  3. Serge Guérout, Science et politique sous le Troisième Reich, Édition Marketing,‎ 1992, p. 63
  4. Lien vers le texte intégral du rapport, en anglais

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • (en) Biographie sur le site de la Fondation Nobel (la page propose plusieurs liens relatifs à la remise du prix, dont un document rédigé par le lauréat — le Nobel Lecture — qui détaille ses apports)