Ambronay

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Ambronay
Vue du château d'Ambronay (ou château de Blains), mairie d'Ambronay.
Vue du château d'Ambronay (ou château de Blains), mairie d'Ambronay.
Blason de Ambronay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Belley
Canton Ambérieu-en-Bugey
Intercommunalité Communauté de communes de la plaine de l'Ain
Maire
Mandat
Gisèle Levrat
2014-2020
Code postal 01500
Code commune 01007
Démographie
Gentilé Ambrunois
Population
municipale
2 365 hab. (2011)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 00′ 23″ N 5° 21′ 40″ E / 46.0063888889, 5.3611111111146° 00′ 23″ Nord 5° 21′ 40″ Est / 46.0063888889, 5.36111111111  
Altitude Min. 225 m – Max. 765 m
Superficie 33,55 km2
Localisation

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Ambronay (prononcé [ ɑ̃.bʁɔ.ne ]) est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Rhône-Alpes. Elle se situe à quelques kilomètres d'Ambérieu-en-Bugey.

Ses habitants s'appellent les Ambrunois[1].

Abbaye d'Ambronay

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune d'Ambronay se situe au centre d’un hémicycle de moyenne montagne, au pied du contrefort le plus occidental du Jura bugiste ; elle est bordée sur sa façade ouest par la rivière l’Ain.

Il s'agit d'une commune rurale dont le territoire compte 3 355 hectares dont 720 boisés.

Le point le plus haut s'établit au lieu-dit Le Morimont qui culmine à 643 m ; en plaine, le point le plus bas est à 299 m près du hameau du Genoud.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La restauration des bâtiments anciens continue et fait partie des « 1000 projets » du gouvernement français de 2009. L'histoire d'Ambronay continue d'être étroitement liée à celle de la France.

Antiquité[modifier | modifier le code]

On voit les vestiges d’un camp romain, près de la gare, au lieu dit à la Motte des Sarrasins, qui attestent l'origine lointaine d'Ambronay.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Un moine irlandais y aurait initialement fondé une abbaye de femmes, puis vers l'an 800, Saint Barnard, officier de la cour de Charlemagne, entreprend la restauration des bâtiments primitifs et installe un monastère obéissant à la règle de Saint Benoît. Il obtient la totale indépendance de l'abbaye qui, au fil des siècles, va devenir de plus en plus puissante. Une bulle de 1051 du pape Léon IX atteste de cette indépendance. Mais la convoitise et les nombreuses guerres font qu'en 1282, l'abbaye demande la protection des Savoyards. Ambronay est alors fortifiée.

En 1470, la ville a ses armoiries actuelles.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1601, Ambronay est rattachée au royaume de France par le traité de Lyon. Biron arase la tour Dauphine et le déclin continue jusqu'en 1652, date à laquelle l'abbaye est rattachée à la riche congrégation des moines de Saint Maur. De grosses restaurations sont entreprises.

Époque comtemporaine[modifier | modifier le code]

La Révolution française supprime les ordres religieux le 12 juillet 1790 et tout est dispersé à Ambronay. Le cloître est reconverti en prison. Albitte, en 1793, fait abattre le clocher de l'abbaye.

Il faut attendre le 21 décembre 1889 pour que le chanoine Garcin et le député Alexandre Bérard obtiennent le début du classement de l'abbaye, suivi en 1905 par celui du cloître.

La ville a son aspect actuel depuis 1762. La rue principale est alors percée et perd son passage couvert, le quartier nord et deux de ses trois portes. Seule la porte de la Gargouille est conservée.

Dans la plaine, un camp militaire est installé en 1916 pour fournir le pain aux soldats du front pendant la Première Guerre mondiale. Il ferme définitivement en juin 2008.

Le festival international de musique baroque est créé en 1980. En 2003, le centre culturel de rencontre d'Ambronay est ouvert.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1983 François Beau    
1983 2001 Daniel Benassy   Conseiller général du canton d'Ambérieu-en-Bugey depuis 2001
2001 2008 Gabriel Fournier UDF  
2008 2014 Robert Greffet[2]    
2014 En cours Gisèle Levrat DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie d'Ambronay.

En 2011, la commune comptait 2 365 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 571 2 375 1 895 1 882 1 798 1 833 1 737 1 813 1 835
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 773 1 706 1 728 1 502 1 506 1 492 1 501 1 415 1 327
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 278 1 282 1 241 1 171 1 208 1 164 1 097 1 100 1 216
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 037 1 193 1 270 1 862 1 996 2 146 2 219 2 241 2 328
2011 - - - - - - - -
2 365 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Abbaye Notre-Dame d'Ambronay
Article détaillé : Abbaye Notre-Dame d'Ambronay.
L'abbaye Notre-Dame d'Ambronay est une abbaye bénédictine, fondée au XIe siècle par Barnard de Romans.
Au titre des monuments historiques, l'église Notre-Dame fait l’objet d’un classement par arrêté du 21 décembre 1889 ; le cloître et la salle capitulaire font l’objet d’un classement par arrêté du 27 décembre 1905, la tour des Archives fait l’objet d’une inscription par arrêté du 26 novembre 1928, les façades et toitures de la tour Dauphine font l’objet d'une inscription par arrêté du 16 novembre 1964, les parties non classées des bâtiments dits conventuels et des bâtiments de l'infirmerie font l’objet d'une inscription par arrêté du 26 mars 1991}, et les bâtiments composant l'abbaye, bâtiments dits conventuels, bâtiments de l'infirmerie, logis abbatial, pigeonnier font l’objet d’un classement par arrêté du 14 décembre 1992[5].
  • Bastide de Gironville
Article détaillé : Bastide de Gironville.
La bastide de Gironville ou Fort Sarrazin ou Les Terreaux est une ancienne maison forte fossoyée[6] du XIVe siècle dont les vestiges se dressent sur la commune.
La bastide fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 2 décembre 1993[7].
  • Enceinte urbaine
Subsiste des anciennes fortifications de la ville : la porte de la Gargouille ; la tour des Archives (XIIIe siècle ?) ; la tour Dauphine[8].
  • Hôtel de ville dit château de Blains ou château d'Ambronay
Ancien château du XVIe siècle, remanié au XIXe siècle.

Culture[modifier | modifier le code]

Labellisé Centre culturel de rencontre depuis 2003, Ambronay est un lieu de partage où la culture est accessible à chacun, un lieu d'échange ouvert sur la vie. Enfants, adolescents, amateurs, professionnels, chercheurs, étudiants, artistes internationaux, jeunes professionnels, tout le monde trouve à Ambronay un espace de création et d'épanouissement ouvert à tous.

Pour les amateurs, le Chœur du festival d'Ambronay réunit chaque année entre trente et quarante choristes autour de chefs de renom. Autour de sa réflexion artistique et de sa thématique "musique et sacré", le centre de recherche d'Ambronay a choisi de se déployer dans différentes directions : chercheurs et créateurs travaillent de concert pour en explorer les ramifications intellectuelles, humaines, sociales et artistiques.

Enfin, le Label Ambronay est distribué par Harmonia Mundi depuis 2005. Grâce au soutien des partenaires institutionnels, une nouvelle phase de restauration et de valorisation du patrimoine s'ouvre. Elle permettra aux résidences de s'épanouir et aux séminaires d'entreprises de prendre forme.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.
Blason Blasonnement :
De gueules au faisceau rayonnant de treize épis d'or (représentant les 13 hameaux de la commune) lié du même[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé, sur habitants.fr
  2. [PDF] Liste des maires de l'Ain au 16 avril 2008 sur le site internet de la préfecture de l'Ain
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  5. « Abbaye (ancienne) », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  6. Action thématique programée en archéologie métropolitaine : "inventaire des fortifications de terre" (groupe Rhône-Alpes), Château de Terre : de la motte à la maison-forte - histoire et archéologie médiévales dans la région Rhône-Alpes, Juin 1987-décembre 1988, p. 6.
  7. « Bastide de Gironville dite Fort Sarrazin », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France,‎ 1987, 1304 p. (ISBN 2865350703), p. 30.
  9. routes-touristiques-ain.com.
  10. Banque de blason, sur newgaso.fr (section “communes de France” puis “01” puis “Ambronay”)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]