Farges (Ain)

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46° 10′ 04″ N 5° 54′ 19″ E / 46.1677777778, 5.90527777778

Farges
Image illustrative de l'article Farges (Ain)
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Gex
Canton Collonges
Code commune 01158
Code postal 01550
Maire
Mandat en cours
Daniel Juliet
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Gex
Démographie
Population 840 hab. (2009)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 10′ 04″ Nord
       5° 54′ 19″ Est
/ 46.1677777778, 5.90527777778
Altitudes mini. 360 m — maxi. 1 527 m
Superficie 14,28 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Farges est une commune française, située dans le département de l'Ain et la région Rhône-Alpes.

Sommaire

[modifier] Géographie

Cette commune fait partie du parc naturel régional du Haut-Jura. Outre le chef-lieu, Farges, la commune compte les hameaux d'Airans, d'Asserans et de Ferruaz.

[modifier] Histoire

[modifier] Héraldique

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.
Armes de Farges

Les armes de Farges se blasonnent ainsi[1] : D'argent au sautoir ancré d'azur.

[modifier] Faits historiques

Le nom de Farges vient du latin méridonial fabrica (apparu pour la première fois en 1337), c’est-à-dire fabrique ou forge.

Historiquement, Farges est essentiellement connue pour avoir abrité le réformateur italien Mathieu Gribaldi et la filleule de Napoléon Ier, Napoléonne de Montholon. La commune fut aussi marquée par la Seconde Guerre mondiale et la libération de l'occupation allemande avec l'incendie d'Asserans.

C'est aussi à Farges que fut tué vers 1880, au lieu dit "golet a l'ours", le dernier ours du Jura gessien, qui fut ensuite exposé au Muséum d'histoire naturelle de Genève.

L'occupation allemande et l'incendie d'Asserans.

En août 1944, à l'heure de la libération gessienne, le petit hameau d'Asserans connaît un triste épisode de la Seconde Guerre mondiale. Comme à Valleiry le 17 août, où les troupes allemandes brûlent le village, la tragédie se poursuit à Farges le 18 avec des prises d'otages puis à Asserans le 19, où les habitants vont subir les violences de quelques officiers nerveux, voire revanchards car la France se libère définitivement. Le village sera incendié, les habitants brutalisés et terrorisés, et les frères Mathieu seront assassinés.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 réélu mars 2008 Daniel Juliet[2]    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
433 552 631 637 732 714 792 767 723
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
720 654 640 628 615 609 627 573 726
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
509 454 436 383 408 385 388 317 335
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 -
365 415 456 480 559 594 795 840 -
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
Sources : Base Cassini de l'EHESS jusqu'en 1962[3], base Insee à partir de 1968[4],[5],[6].

[modifier] Économie

[modifier] Lieux et monuments

  • Pierre à cupules, dite pierre à Baptiste datant du néolithique est un bloc erratique glaciaire (Würmien), d'origine alpine, présentant une série de cupules reliées par une rigole. D'après certains auteurs ces ensembles cupules-rigoles servaient à recueillir le sang lors de sacrifices en guidant celui-ci vers la déesse mère afin de la féconder. Dans des cas révélés la disposition des cupules représente des éléments de la voûte céleste.
  • Nombreux gouffres dont le Gouffre de la Rasse (- 580m), le plus profond du Jura francais et suisse, le gouffre Lévrier, le gouffre Bouchet, le gouffre du Charmy, le gouffre des Grands Cerfs.
  • Légende: Le gouffre de la Donde à la Dame tire son nom d'une histoire locale qui selon laquelle, un valet jaloux de sa maitresse précipita cheval et cavalière dans le précipice...

Un squelette d'aurochs (l'ancêtre des vaches) fut mis au jour au gouffre du Crâne par les spéléologues de Bellegarde, cette découverte permit après datation au carbone 14 de préciser qu'entre 5 et 225 après JC le Jura était fréquenté par cet animal actuellement disparu[7].

  • Vestiges d'une maison forte du XVe (tour carrée) qui fut l'ancienne demeure du réformateur Mathieu Gribaldi.
  • L'église et ses retables classés.
  • Le Chateau de Farges et son parc désormais reconverti en résidence immobilière de standing qui fut la propriété de la filleule de l'empereur, Napolėonne de Montholon.
  • La place « Barack Obama »[8], au lieu dit du Parking-derrière-l'église, la première du nom en France.

[modifier] Personnalités liées à la commune

Mathieu Gribaldi dut fuir Padoue pour ses opinions religieuses et se réfugia d'abord à Genève en 1553 où il se brouilla avec Calvin (il rejetait le dogme de la Trinité et niait la divinité du Christ). Il résida alors dans le pays de Gex, à Farges, jusqu'à la fin de sa vie où il mourut de la peste. Sa doctrine est encore d'actualité en Transylvanie, en Angleterre et aux États-Unis. Son ami, Gentile Valentino, fut décapité pour avoir répandu les mêmes idées[9].

Napoléonne de Montholon, née à Sainte-Hélène le 18 juin 1816 à Longwood Île Sainte-Hélène, résidence d'exil de l'empereur, était la filleule de Napoléon Ier (plus vraisemblablement sa fille naturelle selon plusieurs historiens et contemporains...). Elle fut aussi une proche de Napoléon III. Veuve, Napoléonne s'est remariée en 1846 avec le comte de Lapeyrouse, à 30 ans, et c'est en 1853 qu'elle achète le château de Farges. Elle y résidera jusqu'en 1888. Son fils, Amblard, sera maire éphémère de la commune de 1888 à 1890, date à laquelle le château sera vendu. Napoléonne décédera ensuite à Aix-en-Provence en 1907 mais aura marqué la vie fargeoise durant 35 ans.

[modifier] Notes et références

  1. Banque de blason, sur newgaso.fr (section “communes de France” puis “01” puis “Farges”)
  2. [PDF] Liste des maires de l'Ain au 16 avril 2008 sur le site internet de la préfecture de l'Ain
  3. Notice communale de Farges sur la base Cassini. Consulté le 1er janvier 2012.
  4. Résultats du recensement de la population - Farges sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  5. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  6. Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  7. Dépot MHNGE. CHAIX, L. & B. VALTON. 1984. Note sur un aurochs (Bos primigenius BOJANUS) subatlantique du Jura gessien (Ain, France). Revue de Paléobiologie 3(2): 185-190.
  8. Place « Barack Obama » sur france3.fr consulté le 18 novembre 2008
  9. «  Gentile Valentino » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Articles connexes

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