Léaz

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Léaz
Le village de Léaz vu depuis le Vuache.
Le village de Léaz vu depuis le Vuache.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Gex
Canton Collonges
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Gex
Maire
Mandat
Daniel Tricot
2008-2014
Code postal 01200
Code commune 01209
Démographie
Gentilé Léaziens et Léaziennes
Population
municipale
577 hab. (2011)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 05′ 53″ N 5° 53′ 12″ E / 46.0980555556, 5.88666666667 ()46° 05′ 53″ Nord 5° 53′ 12″ Est / 46.0980555556, 5.88666666667 ()  
Altitude Min. 330 m – Max. 1 507 m
Superficie 11,40 km2
Localisation

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Liens
Site web www.leaz.fr

Léaz est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Rhône-Alpes.

Ses habitants s'appellent les Léaziens et les Léaziennes[1]

Géographie[modifier | modifier le code]

Le hameau de Longeray vu depuis la via ferrata du Fort l'Ecluse.

La commune de Léaz est située sur la rive droite de la vallée du Rhône, en aval du défilé de l'Écluse, gardé par le fort du même nom (Fort l'Ecluse). Une partie de la commune s'appuie sur le massif calcaire du Crédo (ou Crêt d'Eau, haut Jura). Mais l'essentiel du territoire communal est recouvert de dépôts glaciaires et fluvio-glaciaires datant de la dernière glaciation (würmienne). En effet, le glacier du Rhône, qui s'était avancé loin vers l'aval lors du maximum glaciaire, s'est arrêté au niveau du défilé de l'Ecluse lors de son recul. À ce stade, le glacier recouvrait encore le pays de Gex. Il a apporté de grandes quantités d'alluvions, (graviers et sables) qui se sont déposées dans un lac ayant recouvert temporairement le Bassin de Bellegarde et le plateau de la Semine (Haute Savoie). Ces sables sont exploités sur le territoire des communes de Bellegarde et Lancrans[2].

Outre son chef-lieu, la commune a trois hameaux : Grésin, Lavoux et Longeray.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 réélu mars 2008 Daniel Tricot[3]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 577 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
445 544 528 644 775 859 1 026 824 1 003
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 029 1 013 908 907 812 875 785 788 726
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
695 666 581 458 489 405 435 383 450
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
433 405 480 482 461 481 503 502 529
2011 - - - - - - - -
577 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Fort l'Écluse, est un ouvrage militaire fortifié construit à flanc de montagne pour contrôler le défilé de l'Écluse passage du Rhône en sortie ouest du bassin genevois. C'est un site classé, s'étendant sur 1 844 hectares et qui offre les vestiges de plusieurs siècles d'architectures militaires (tours, tourelles de guets, meurtrières, échauguettes, casemates, chambres à munitions...)
  • Le belvédère de Léaz est un éperon rocheux situé à l'extrémité est du village et surplombant le Rhône. Sur ce promontoire, culminant à 547 m, a été érigée la statue de la Vierge de Léaz. On trouve également sur cette hauteur les traces de l'ancien village et de son château, abandonnés à la fin du XVIe siècle, et dont subsistent les ruines du mur d'enceinte et d'une tour carrée. Du belvédère, on peut voir non seulement le Jura et le Vuache, mais également le village de Léaz, le Rhône et le Fort l'Ecluse.
  • Le viaduc ferroviaire de Longeray, reconstruit après la guerre, peu après la gare de bifurcation de Longeray-Léaz (fermée aux voyageurs) sur la ligne de Longeray-Léaz au Bouveret.
  • Le pont de Grésin est un pont suspendu qui franchit le Rhône sous le hameau de Grésin. On peut y accéder en automobile depuis Grésin. En revanche, en direction d'Éloise, sur le versant savoyard du Rhône, seul un chemin de terre conduit au pont. Ce pont a été construit à la suite de la mise en eaux en 1948 du barrage de Génissiat et de la formation du lac de barrage, qui a noyé un ancien pont situé en dessous. Cet ancien pont avait eu dans le passé une importance stratégique, au XVIIe siècle. En effet, il faisait partie du chemin des Espagnols, par lequel les armées espagnoles étaient autorisées à traverser le Royaume de France pour rejoindre la Franche-Comté (alors territoire espagnol) à partir de la Savoie, en passant par Chézery.
  • Église de 1675.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Leaz
Blason de Leaz Blason Parti : au 1er d’azur à la tour d’argent ajourée de sable, au chef d’argent au lion issant de gueules, au 2e de gueules à la Vierge à l’Enfant assise sur un trône d’argent, les deux auréolés d’or[6].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Gentilé de Léaz », sur http://www.habitants.fr/ (consulté le 31 décembre 2010)
  2. Carte géologique au 1/50000 de la feuille Saint Julien en Genevois, éd. BRGM.
  3. [PDF] Liste des maires de l'Ain au 16 avril 2008 sur le site internet de la préfecture de l'Ain
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  6. Armorial de France.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]