Péron

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Péron
Église Saint-Antoine de Péron
Église Saint-Antoine de Péron
Blason de Péron
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Gex
Canton Collonges
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Gex
Maire
Mandat
Christian Armand
2008-2014
Code postal 01630
Code commune 01288
Démographie
Gentilé Péronnais
Population
municipale
2 254 hab. (2011)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 11′ 24″ N 5° 55′ 35″ E / 46.19, 5.92638888889 ()46° 11′ 24″ Nord 5° 55′ 35″ Est / 46.19, 5.92638888889 ()  
Altitude Min. 411 m – Max. 1 501 m
Superficie 26,01 km2
Localisation

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Péron

Péron est une commune française, située dans le pays de Gex (département de l'Ain, région Rhône-Alpes).

Ses habitants sont appelés Péronnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Péron est situé, dans le pays de Gex au pied de la Haute Chaîne du Massif du Jura, et des pâturages tels ceux de la "Poutouille" et du "Gralet" sont situés en altitude. Comme de nombreuses communes du pays de Gex, elle a connu un fort développement au cours de la seconde moitié du XXe siècle, suite à l'implantation sur Genève des diverses organisations internationales, qui a provoqué une recrudescence de l'intérêt économique pour cette région à majorité agricole.

Hameaux[modifier | modifier le code]

La commune comprend les hameaux de Logras, Feigères et Greny :


Rose des vents Feigères, commune de Péron (Saint-Genis-Pouilly par D884)
Saint-Jean-de-Gonville
Dardagny en Suisse Rose des vents
Chézery-Forens N Challex
Greny, commune de Péron
O    Péron    E
S
Menthières, commune de Chézery-Forens Logras, commune de Péron
Farges
(Bellegarde par D884)
Pougny

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.
Armes de Péron

La commune de Péron porte :

D'argent à la croix d'azur chargée de cinq coquilles du champ, cantonnée en chef et à dextre d'un tau et en pointe à senestre d'une clef à deux penons, le tout de gueules[1].

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Les premières traces d’occupation humaines à Péron remontent à l’âge du bronze, avec la présence de pierres à cupule, et de nombreuses pierres gravées Nitton, Paruthiol, Mont, Nantet. De nombreux sites, épars sur l'ensemble du territoire communal, prouvent une colonisation gallo-romaine importante. Durant l’antiquité romaine, des villas (fermes) existent à Greny, Logras, Sauvage…

L’église et les chapelles de Feigères et de Dommartin sont construites au Ve siècle. Des « maladières » (lieux de quarantaine) sont construits à partir du XIe siècle, puis avec le développement des féodalités et de l’artisanat au siècle suivant, la commune se développe, avec des moulins à Logras, à Baraty.

Le nom de la commune se fixe tardivement : Pyrons en 1150, Cura de Pyrons en 1344, Piron en 1528 et enfin Peron en 1554.

Péron dépend du prieuré de Satigny (aujourd'hui en Suisse). En 1283, Pierre de Joinville et le prieur Girod se partagent le produit des amendes de justice. Le sire de Gex exécute les condamnations à mort. Péron est ravagé durant les guerres de religion ; en 1590 35 personnes sont massacrées et le village brûlé.

Au 16e siècle, les quatre villages de Péron, Feigère, Logras et Greny sont essentiellement agricoles. Logras est le plus peuplé avec 52 feux (foyers), Peron 33 feux, Feigère 17 feux et Greny 13 feux.

En 1670, la paroisse apparait assez pauvre "il n'y a aucune forêt sinon quelques sapins au haut de leur montagne du côté du soir. Il y croit froment, seigle et avoine. Il y a quelques vignes". La commune compte 590 habitants en 1726. Des hameaux se créent le long de la nouvelle route royale, de Gex à Bellegarde, et en 1841 1372 habitants vivent à Péron.

En 1909, quatre petits moulins et trois scieries sont actionnés par l'Annaz à Logras et une société s'est constituée pour exploiter un four à chaux. Chaque village, Logras, Péron et Feigère possède sa fromagerie associative.

En 1964, après l’exode rural, la commune ne comptait que 654 habitants.

Péron s'est développé avec l’implantation du CERN et la multiplication des frontaliers. Quelques entreprises se sont installées mais l'agriculture se fait de plus en plus rare.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 réélu mars 2008 Christian Armand[2]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 254 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
878 1 003 1 001 1 188 1 292 1 312 1 372 1 327 1 343
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 305 1 206 1 145 1 139 1 127 1 064 1 116 1 016 1 189
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
964 909 838 806 798 751 764 713 696
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
654 701 891 1 005 1 202 1 579 1 843 2 254 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Une ancienne chapelle, en hommage à sainte Catherine, située en contrebas de Feigères est tombée en ruines. À son emplacement se trouve actuellement une exploitation agricole.
  • Au-dessus de Feigères, une pierre des massifs alpins suisses - probablement valaisans-, importée sur place par le Glacier du Rhône lorsque celui-ci recouvrait encore le bassin lémanique, est, selon la légende, habitée par des Nitons, être féériques. Cette pierre n'est pas sans rapport avec celles présentes dans la rade de Genève, qui portent le même nom.
  • Sur les crêtes au-dessus de Feigères, un ancien chalet d'alpage nommé le Gralet est à présent aménagé en refuge ouvert pour les randonneurs du sentier de grande randonnée "Balcon du Léman" (GR - BL). Il garde cependant l'architecture propre à ces chalets : un bâtiment assez bas, dont la plus grande partie est constituée d'une étable à laquelle est juxtaposée un abri sommaire pour le berger et une cave pour les fromages. Encore il y a quelques années, un berger habitait le chalet pendant la saison - été, début juin à fin septembre et confectionnait du fromage.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Anthoine Brunet, sieur de Péron (Oyonnax v. 1600 - Montanges, Ain 1639) : capitaine d'un corps-franc bugiste d'Echallon lors de la guerre de Dix Ans (1634-1644). Jusqu'à il y a peu, la mémoire collective se souvenait de lui comme du « brave capitaine Brunet » ; son prénom, ainsi que ses origines géographiques, familiales et sociales, viennent seulement d'être redécouvertes[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]