Châtillon-sur-Chalaronne
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| Châtillon-sur-Chalaronne | ||
L'hôtel de ville |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Ain | |
| Arrondissement | Bourg-en-Bresse | |
| Canton | Châtillon-sur-Chalaronne (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | communauté de communes Chalaronne-centre | |
| Maire Mandat |
Yves Clayette 2008-2014 |
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| Code postal | 01400 | |
| Code commune | 01093 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Châtillonnais | |
| Population municipale |
4 899 hab. (2009) | |
| Densité | 274 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 215 m — Max. 274 m | |
| Superficie | 17,86 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | chatillon-sur-chalaronne.fr | |
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Châtillon-sur-Chalaronne est une commune française, située dans le département de l'Ain et la région Rhône-Alpes. La commune est chef-lieu du canton de Châtillon-sur-Chalaronne, qui regroupe 16 communes.
Ses habitants s'appellent les Châtillonnais et les Châtillonnaises[1].
Sommaire |
Géographie [modifier]
Localisation [modifier]
Châtillon-sur-Chalaronne se situe dans la région de la Dombes, à l'ouest du département de l'Ain.
Hydrographie [modifier]
Châtillon-sur-Chalaronne est traversée par le cours d'eau, la Chalaronne[2].
Climat [modifier]
Le climat y est de type océanique de transition.
Voies de communication et transports [modifier]
Les départementales D7, D2 et D40 passent à Châtillon-sur-Chalaronne, tandis que la départementale D936 la contourne.
Les gares les plus proches sont situées à Marlieux et Villars-les-Dombes, à environ un quart d'heure de Châtillon-sur-Chalaronne : la gare de Marlieux - Châtillon et la gare de Villars-les-Dombes.
Les lignes départementales numéro 119 et numéro 102 passent à Châtillon-sur-Chalaronne. Une navette gratuite circule également dans la ville. Une autre navette gratuite permet de rejoindre la gare de Villars-les-Dombes.
L'aéroport le plus proche est celui de Lyon-Saint-Exupéry.
Toponymie [modifier]
Située au confluent de la Chalaronne et du Relevant, Châtillon est une ville de la Bresse installée au cœur de la Dombes, ce qui lui vaudra différentes appellations au cours des siècles : « Chatillon en Dombes », puis « Châtillon-lès-Dombes » au XVIIe siècle pour finalement se nommer Châtillon-sur-Chalaronne à partir du XXe siècle.
Histoire [modifier]
Le bourg fut reliée à la gare de Marlieux par une ligne de Chemin de fer secondaire à voie métrique exploitée de 1879 à 1934 par la Compagnie du chemin de fer de Marlieux à Châtillon puis par les Tramways de l'Ain.
La commune a absorbé l'ancienne paroisse de Saint-Cyr dont le nom provient de saint Cyr.
Si des Gaulois ont vécu à Châtillon, il n'en demeure aucune trace. Par contre les Romains ont laissé quatre voies commerciales et stratégiques dont la première à l'est mène à Saint Paul de Varax en passant par Marlieux, la seconde au Nord conduit à Bourg-en-Bresse, la troisième au Sud traverse Saint Trivier sur Moignans pour aller à Trévoux et la dernière à l'ouest amène à Belleville. À cette époque, Châtillon fait partie de la province lyonnaise occupée par les Romains, et ces routes leur servent à communiquer avec d'autres voies vers l'Helvétie et la Germanie pour les deux premières et à rejoindre la Saône pour les deux autres voies.
Vers 443, la ville passe sous la domination des rois Burgondes. À la mort de leur dernier roi en 1032, l'empereur d'Allemagne, alors héritier des terres, ne peut prendre possession de cet héritage. L'heure est à l'indépendance et Conrad II le Salique n'a pas de grande armée pour occuper ce territoire.
Au XIe siècle, Châtillon devient une seigneurie comprenant les villages à l'entour de Buenans, Fleurieux, Saint-Cyr-sur-Chalaronne et quelques autres mas épars. En 1023, dans son château fort, le sire Hugo de Châtillon devient le seigneur de ce petit fief. De la maison de Châtillon, seront issus deux personnage célèbres : Bérard qui fut évêque à Mâcon et participe à la croisade en Terre sainte et son petit-neveu Étienne qui vécut 27 ans à la combe de la Chartreuse de Portes et acquit l'auréole des saints (fête le 7 septembre).
En 1101, la ville appartient à Robert l'Enchaîné. Ce dernier désire se joindre à la croisade auprès de Geoffroi de Bouillon. Pour financer son expédition, il lègue en "franc-alleu" les seigneuries de Châtillon et Montmerle à Guichard alors sire de Beaujeu. Peu à peu, la cité prospère, se peuple et s'agrandit.
Le 15 janvier 1228, Humbert sire de Beaujeu marie sa sœur Sibille de Beaujeu à Renaud, sire de Bagé et de Bresse. Dans la corbeille de mariage, outre 500 marcs d'argent et 40 livres de rente en fonds de terre, figure la seigneurie de Châtillon. Or Sibille, âgée de 13 ans, unique héritière de la maison de Bagé a comme tuteur Amé de Savoie le futur Amédée V.
En 1790, Châtillon-les-Dombes devient chef-lieu de district jusqu'en 1800 et pris le nom révolutionnaire de Châtillon-sur-Chalaronne.
Politique et administration [modifier]
Administration municipale [modifier]
De 1989 à 2008, le maire de Châtillon, Noël Ravassard, était de gauche. Depuis 2008, le maire Yves Clayette est de droite.
Liste des maires [modifier]
Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de la commune :
Jumelage [modifier]
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La commune a développé une association de jumelage avec[4] : |
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Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 4 922 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Enseignement [modifier]
La ville compte une école maternelle et une école primaire, toutes deux publiques. Il y a également à Châtillon-sur-Chalaronne, un collège public et un lycée professionnel (Georges Charpak, spécialisé dans les Métiers de la Maintenance des Engins Mécaniques). Concernant l'enseignement privé, se trouvent dans la ville, une école maternelle, une école primaire et un collège, tous trois dépendants de l'enseignement privé catholique. L'école (et collège) Saint-Charles est privée ; le collège Eugène-Dubois est lui, public.
Manifestations culturelles et festivités [modifier]
- Tous les ans depuis une vingtaine d'années se tient, à l'Ascension, le festival national de théâtre contemporain amateur.
Culture et patrimoine [modifier]
Le village adhère à l'association des plus beaux détours de France. ce village très fleuri mérite vraiment le détour. Sa halle, son église, ses sites touristiques et les étangs environnants sont des lieux de promenade très agréables.
Monuments civils [modifier]
L'ancien château [modifier]
Construit par les seigneurs de Châtillon vers l’an 1000, il échoit en 1272 aux Comtes de Savoie qui lui trouvent un intérêt stratégique non négligeable. De plus la taille des bâtiments leur permet d’y donner des réceptions.
En 1598, Henri IV déclare la guerre à la Savoie. La Bresse est envahie et le château de Châtillon rasé. Ne reste plus alors que l’enceinte avec sa porte d’entrée en ogive et les fondations de quatre tours sur les sept qu’elle comptait à l’origine.
Un gros travail de réhabilitation a permis de relever les quatre tours et de sécuriser le site qui offre aujourd’hui une vue exceptionnelle lorsqu’on arrive par la D 936 (Bourg en Bresse - Villefranche sur Saône).
Le visiteur pourra de plus se délasser sur la pelouse créée à l’intérieur de cette enceinte ou assister à l’un des nombreux spectacles à caractère historique qui y sont donnés en été.
Afin de profiter encore mieux de ce site, la Ville a entrepris des travaux et est en train de créer un sentier piétonnier autour du vieux chateau.
L'ancien château fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 22 février 1927[7].
Les halles [modifier]
La maison du marché a été remplacée en 1440 par des Halles à l’allure de cathédrale : 80 m de long, 20 m de large et 10 de haut. Le bâtiment partagé en trois travées est soutenu par d’énormes piliers de chêne sur lesquels repose la charpente également en chêne.
Détruites en partie en 1670 par un incendie, elles seront reconstruites à l’identique grâce à la générosité de Mlle de Montpensier, Comtesse de Châtillon qui autorisa les habitants à prendre le bois nécessaire dans sa forêt de Tanay.
Elles accueillent, tous les samedis matins, le marché aux produits frais et servent de refuge aux manifestations de plein air surprises par les intempéries.
Cet édifice médiéval, l’église Saint André et les maisons à colombage de la place ainsi que celles de la rue Commerson constituent le cœur de la vieille ville.
Le bâtiment des halles du XVIIe fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 14 novembre 1988[8].
La porte de Villars [modifier]
La porte de Villars fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 13 juillet 1926[9].
L'hospice [modifier]
L'hospice, ancien hôpital (construit en 1727 en remplacement d'un bâtiment plus ancien), abrite de nos jours le musée Tradition et Vie qui expose des faïences de Meillonnas et un triptyque fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 25 novembre 1982[10].
Maisons à colombages [modifier]
À noter également de nombreuses maisons à colombages et la maison de Saint Vincent de Paul. On en trouve dans toute la vieille-ville et en particulier Place des Halles mais aussi rue Commerson ou Place-Saint-Vincent-de -Paul où se trouve le grenier à sel (devenu cabinet radiologique). La rue Barrit abrite également quelques maisons construites selon cette technique qui consistait à bâtir une armature en bois et à remplir les espaces avec les matériaux les plus divers : branches, argile ou pierres. Les Bâtiments de France veillent à la qualité de la réhabilitation de ces immeubles.
Monuments religieux [modifier]
L'église Saint-André fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 14 avril 1909[11].
Patrimoine culturel [modifier]
Le musée du train miniature présente 1 km de voie à l'échelle HO, mettant en scène de nombreux sites réels ou imaginaires entre les Alpes, Lyon et la Méditerranée.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Saint Vincent de Paul (1581 - 1660), curé de Châtillon-sur-Chalaronne et fondateur de la confrérie de la Charité en 1617.
- Samuel Guichenon (1607 - 1664), historien de la maison de Savoie.
- Jean Decomble (1898 - 1944), maquisard, chef du secteur de Châtillon-sur-Chalaronne au sein des maquis de l'Ain[12].
- Jeanne Barret (1740-1807) , collaboratrice de Commerson, première française à avoir réalisé le tour du monde
Naissance dans la commune [modifier]
- Philibert Commerson (1727 - 1773), botaniste français.
- Georges Lagrange (1929 - ), évêque de Gap.
Héraldique [modifier]
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La commune de Châtillon-sur-Chalaronne porte:
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Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Gentilé, sur habitants.fr
- SANDRE, « Fiche rivière la chalaronne (U4400500) ». Consulté le 15 juin 2011
- [PDF] Liste des maires de l'Ain au 16 avril 2008 sur le site internet de la préfecture de l'Ain
- Annuaire des communes jumelées
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Notice no PA00116366, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00116368, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00116370, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00116369, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00116367, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Jean Decomble, sur Maquis de l'Ain et du haut-Jura. Consulté le 19 juillet 2011.
- Armes de Châtillon-sur-Chalaronne, sur newgaso.fr.
