Châtillon-sur-Chalaronne

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Châtillon et Chalaronne.
Châtillon-sur-Chalaronne
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Blason de Châtillon-sur-Chalaronne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Canton Châtillon-sur-Chalaronne (chef-lieu)
Intercommunalité communauté de communes Chalaronne-centre
Maire
Mandat
Yves Clayette
2008-2014
Code postal 01400
Code commune 01093
Démographie
Gentilé Châtillonnais
Population
municipale
4 940 hab. (2011)
Densité 277 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 07′ 18″ N 4° 57′ 21″ E / 46.1217, 4.9558 ()46° 07′ 18″ Nord 4° 57′ 21″ Est / 46.1217, 4.9558 ()  
Altitude Min. 215 m – Max. 274 m
Superficie 17,86 km2
Localisation

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Châtillon-sur-Chalaronne
Liens
Site web chatillon-sur-chalaronne.fr

Châtillon-sur-Chalaronne est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Rhône-Alpes. La commune est chef-lieu du canton de Châtillon-sur-Chalaronne, qui regroupe 16 communes.

Ses habitants s'appellent les Châtillonnais et les Châtillonnaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Châtillon-sur-Chalaronne se situe dans la région de la Dombes, à l'ouest du département de l'Ain.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Chalaronne à Châtillon-sur-Chalaronne.

Châtillon-sur-Chalaronne est traversée par le cours d'eau, la Chalaronne[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type océanique de transition.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les départementales D7, D2 et D40 passent à Châtillon-sur-Chalaronne, tandis que la départementale D936 la contourne.

Les gares les plus proches sont situées à Marlieux et Villars-les-Dombes, à environ un quart d'heure de Châtillon-sur-Chalaronne : la gare de Marlieux - Châtillon et la gare de Villars-les-Dombes.

Les lignes départementales numéro 119 et numéro 102 passent à Châtillon-sur-Chalaronne. Une navette gratuite circule également dans la ville. Une autre navette permet de rejoindre la gare de Villars-les-Dombes.

L'aéroport le plus proche est celui de Lyon-Saint-Exupéry.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Située au confluent de la Chalaronne et du Relevant, Châtillon est une ville installée au cœur de la Dombes, ce qui lui vaudra différentes appellations au cours des siècles : « Chatillon en Dombes », puis « Châtillon-lès-Dombes » au XVIIe siècle pour finalement se nommer Châtillon-sur-Chalaronne à partir du XXe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

La gare, vers 1910
Le bourg fut reliée à la gare de Marlieux par une ligne de Chemin de fer secondaire à voie métrique exploitée de 1879 à 1934 par la Compagnie du chemin de fer de Marlieux à Châtillon puis par les Tramways de l'Ain.

La commune a absorbé l'ancienne paroisse de Saint-Cyr dont le nom provient de saint Cyr.

Article détaillé : Cyr de Tarse.

Si des Gaulois ont vécu à Châtillon, il n'en demeure aucune trace. Par contre les Romains ont laissé quatre voies commerciales et stratégiques dont la première à l'est mène à Saint Paul de Varax en passant par Marlieux, la seconde au nord conduit à Bourg-en-Bresse, la troisième au sud traverse Saint Trivier sur Moignans pour aller à Trévoux et la dernière à l'ouest amène à Belleville. À cette époque, Châtillon fait partie de la province lyonnaise occupée par les Romains, et ces routes leur servent à communiquer avec d'autres voies vers l'Helvétie et la Germanie pour les deux premières et à rejoindre la Saône pour les deux autres voies.

Vers 443, la ville passe sous la domination des rois burgondes. À la mort de leur dernier roi en 1032, l'empereur d'Allemagne, alors héritier des terres, ne peut prendre possession de cet héritage. L'heure est à l'indépendance et Conrad II le Salique n'a pas de grande armée pour occuper ce territoire.

Au XIe siècle, Châtillon devient une seigneurie comprenant les villages à l'entour de Buenans, Fleurieux, Saint-Cyr-sur-Chalaronne et quelques autres mas épars. En 1023, dans son château fort, le sire Hugo de Châtillon devient le seigneur de ce petit fief. De la maison de Châtillon, seront issus deux personnage célèbres : Bérard qui fut évêque à Mâcon et participe à la croisade en Terre sainte et son petit-neveu Étienne qui vécut 27 ans à la combe de la Chartreuse de Portes et acquit l'auréole des saints (fête le 7 septembre).

En 1101, la ville appartient à Robert l'Enchaîné. Ce dernier désire se joindre à la croisade auprès de Geoffroi de Bouillon. Pour financer son expédition, il lègue en "franc-alleu" les seigneuries de Châtillon et Montmerle à Guichard alors sire de Beaujeu. Peu à peu, la cité prospère, se peuple et s'agrandit.

Le , Humbert sire de Beaujeu marie sa sœur Sibille de Beaujeu à Renaud, sire de Bagé et de Bresse. Dans la corbeille de mariage, outre 500 marcs d'argent et 40 livres de rente en fonds de terre, figure la seigneurie de Châtillon. Or Sibille, âgée de 13 ans, unique héritière de la maison de Bagé a comme tuteur Amé de Savoie le futur Amédée V.

En 1790, Châtillon-les-Dombes devient chef-lieu de district jusqu'en 1800 et pris le nom révolutionnaire de Châtillon-sur-Chalaronne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De 1989 à 2008, le maire de Châtillon, Noël Ravassard, était de gauche. Depuis 2008, le maire Yves Clayette est de droite.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de la commune :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1850   Meunier    
1989 mars 2008 Noël Ravassard    
mars 2008   Yves Clayette[3] UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune a développé une association de jumelage avec[4] :

Localisation des villes européennes jumelées avec Châtillon-sur-Chalaronne
Localisation de la ville
Châtillon-sur-Chalaronne

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 940 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 179 3 119 3 194 2 759 2 638 2 814 3 236 3 424 3 533
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 874 3 004 3 046 2 763 3 090 2 890 2 840 2 956 2 813
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 902 2 901 2 858 2 660 2 732 2 653 2 606 2 474 2 493
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 608 2 678 3 241 3 518 3 786 4 137 4 813 4 904 4 940
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville compte une école maternelle et une école primaire, toutes deux publiques. Il y a également à Châtillon-sur-Chalaronne, un collège public et un lycée professionnel (Georges-Charpak, spécialisé dans les Métiers de la Maintenance des Engins Mécaniques). Concernant l'enseignement privé, se trouvent dans la ville, une école maternelle, une école primaire et un collège, tous trois dépendants de l'enseignement privé catholique. L'école (et collège) Saint-Charles est privée ; le collège Eugène-Dubois est lui, public.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le village adhère à l'association des plus beaux détours de France. ce village très fleuri mérite vraiment le détour. Sa halle, son église, ses sites touristiques et les étangs environnants sont des lieux de promenade très agréables.

Monuments civils[modifier | modifier le code]

L'ancien château[modifier | modifier le code]

Construit par les seigneurs de Châtillon vers l’an 1000, il échoit en 1272 aux Comtes de Savoie qui lui trouvent un intérêt stratégique non négligeable. De plus la taille des bâtiments leur permet d’y donner des réceptions.

En 1598, Henri IV déclare la guerre à la Savoie. La Bresse est envahie et le château de Châtillon rasé. Ne reste plus alors que l’enceinte avec sa porte d’entrée en ogive et les fondations de quatre tours sur les sept qu’elle comptait à l’origine.

Un gros travail de réhabilitation a permis de relever les quatre tours et de sécuriser le site qui offre aujourd’hui une vue exceptionnelle lorsqu’on arrive par la D 936 (Bourg en Bresse - Villefranche sur Saône).

Le visiteur pourra de plus se délasser sur la pelouse créée à l’intérieur de cette enceinte ou assister à l’un des nombreux spectacles à caractère historique qui y sont donnés en été.

Afin de profiter encore mieux de ce site, la Ville a entrepris des travaux et est en train de créer un sentier piétonnier autour du vieux chateau.

L'ancien château fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [7].

Les halles[modifier | modifier le code]

La maison du marché a été remplacée en 1440 par des halles à l’allure de cathédrale : 80 m de long, 20 m de large et 10 de haut. Le bâtiment partagé en trois travées est soutenu par d’énormes piliers de chêne sur lesquels repose la charpente également en chêne.

Détruites en partie en 1670 par un incendie, elles seront reconstruites à l’identique grâce à la générosité de Mlle de Montpensier, comtesse de Châtillon qui autorisa les habitants à prendre le bois nécessaire dans sa forêt de Tanay.

Elles accueillent, tous les samedis matins, le marché aux produits frais et servent de refuge aux manifestations de plein air surprises par les intempéries.

Cet édifice médiéval, l’église Saint-André et les maisons à colombage de la place ainsi que celles de la rue Commerson constituent le cœur de la vieille ville.

Le bâtiment des halles du XVIIe fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [8].

La porte de Villars[modifier | modifier le code]

La porte de Villars fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [9].

L’hôtel de Ville[modifier | modifier le code]

A l'origine ce batiment abritait un couvent.

Maison de St Vincent-de-Paul[modifier | modifier le code]

Devenue maison des Illustres. De passage à Châtillon, Saint Vincent de Paul y résida en 1617. L’original du règlement de la Confrérie est aujourd’hui conservé dans la chapelle qui était à l’origine sa chambre

L'hospice[modifier | modifier le code]

L'hospice, ancien hôpital (construit en 1727 en remplacement d'un bâtiment plus ancien), abrite de nos jours le musée Tradition et Vie qui expose des faïences de Meillonnas et un triptyque fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [10].

Maisons à colombages[modifier | modifier le code]

À noter également de nombreuses maisons à colombages et la maison de Saint Vincent de Paul. On en trouve dans toute la vieille-ville et en particulier place des Halles mais aussi rue Commerson ou place-Saint-Vincent-de -Paul où se trouve le grenier à sel (devenu cabinet radiologique). La rue Barrit abrite également quelques maisons construites selon cette technique qui consistait à bâtir une armature en bois et à remplir les espaces avec les matériaux les plus divers : branches, argile ou pierres. Les Bâtiments de France veillent à la qualité de la réhabilitation de ces immeubles.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Vue du toit de l'église Saint-André.

L'église Saint-André fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [11].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Le musée du train miniature présente 1 km de voie à l'échelle HO, mettant en scène de nombreux sites réels ou imaginaires entre les Alpes, Lyon et la Méditerranée. Un des plus beaux spectacles miniatures d’Europe. Il met en scène la circulation ferroviaire et routière, les centaines de scènes animées par des autoroutes et les milliers de personnages entre les Alpes, Lyon et la Méditerranée.
  • Musée Tradition et Vie : lieu de mémoire et de transmission des traditions, savoir-faire, gestes et pratiques sociales de la Bresse et de la Dombes au début du XXe siècle. A travers le personnage de Marie, une petite Bressane, venez revivre le quotidien d’une famille rurale de l’époque. 5 000 objets anciens parfaitement conservés et regroupés selon des scènes traditionnelles, vous plongeront, le temps de la visite, dans les campagnes d’antan.
  • Apothicairerie : ancien hôpital de Châtillon-sur-Chalaronne datant de 1814, aujourd’hui transformé en centre culturel. Ouverte au public jusqu’à la dernière guerre, l’apothicairerie conserve une collection rare de 120 pots en faïence de Meillonnas

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Arboretum : Site remarquable, cet arboretum surprend par sa grandeur et par la diversité des arbres qu’il abrite. Toute l’année, ses 12 hectares sont ouverts pour faire découvrir 350 variétés d’arbres du monde entier, de même que des espèces rares comme l’arbre aux mouchoirs ou bien le buisson pleureur de perles. Au cœur de l’arboretum, il y a un joli plan d’eau.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Portrait de Philibert Commerson

Naissance dans la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.
Armes de Châtillon-sur-Chalaronne

La commune de Châtillon-sur-Chalaronne porte:

Écartelé de gueules et d'azur, à la croix d'argent brochant, chargée en cœur d'une étoile aussi de gueules[13].

Labels[modifier | modifier le code]

La commune de Châtillon-sur-Chalaronne possède ces différent labels:

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Châtillon-sur-Chalaronne.

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]