Finmeccanica

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Finmeccanica

alt=Description de l'image Finmeccanica logo.svg.png.
Création 1948 à Rome
Personnages clés
  • Giuseppe Orsi, Président et Administrateur délégué du 1er décembre 2011[1] ( auparavant: Pier Francesco Guarguaglini, démissionné[1])
  • Giorgio Zappa, Directeur Général
Forme juridique Société Anonyme
Slogan The Future is the question, knowledge is the answer.
Siège social Drapeau d'Italie Rome (Italie)
Actionnaires État Italien 32,45 %
Activité Aéronautique, Espace, Électronique, Énergie, Transports
Produits Avions, Hélicoptères, Systèmes spatiaux, Satellites, Systèmes Électroniques, Trains, Trams, TGV, Autobus, Navires, Centrales électriques classiques et nucléaires
Filiales Alenia Aeronautica - Ansaldo
Effectif 70 474 (fin 2011)
Site web finmeccanica.it
Chiffre d’affaires €17,218 milliards (2012)
Résultat net perte de €786 millions (2012)
À travers sa filiale Alenia Aermacchi, Finmeccanica dispose de 21 % d'Eurofighter GmbH

Finmeccanica (BIT : FNC) est le second groupe industriel italien et l'un des principaux groupes du secteur aéronautique et spatial du monde. Il est présent dans la défense, les hélicoptères, l'aéronautique, l'espace, les transports et l'énergie.

Née en 1948, sous forme de holding financière du secteur mécanique intégrée dans l'IRI et est restée une holding diversifiée et soumise aux pressions politiques des différents gouvernements jusqu'en 1980, date à laquelle une réorganisation générale du secteur des participations d'État a été menée.

À cette époque, Finmeccanica détenait notamment les groupes :

  • Aeritalia, née de la fusion en 1969 de Aerfer avec la division aviation du groupe Fiat SpA-Fiat Avio), et spécialisée dans les avions civils moyen-courriers, tous avions militaires, mais aussi et surtout fabricant de composants complets pour les gros porteurs - fuselage et empennage des Boeing notamment,
  • Alfa Romeo divisions automobiles de tourisme et véhicules utilitaires, entreprise vendue en 1986 à Fiat Auto,
  • Ansaldo, très ancienne et importante société de mécanique, créée en 1853, grand constructeur de navires, de trains et de centrales électriques, s'est convertie à l'électronique industrielle, les centrales électriques (dont Super Phénix en France) et le secteur ferroviaire à grande vitesse.

Le groupe Finmeccanica a été privatisé en juin 2000, par la mise en bourse des actions détenues par l'IRI. À la suite de cette opération, l'État Italien conserve 32,45 % du capital.

La société est installée dans plus de cent pays et notamment en Grande Bretagne et aux Etats-Unis où le groupe a racheté de nombreuses entreprises de défense. Il employait plus de 70 000 salariés fin 2011 et a réalisé cette année-là un chiffre d'affaires de plus de 17 milliards d'euros.

Le projet industriel de la grande Finmeccanica[modifier | modifier le code]

À partir de 1982 et sous l'impulsion de Fabiano Fabiani, son Directeur Général et Administrateur Délégué, le projet d'une grande Finmeccanica voit le jour. La volonté était de centraliser au cœur même de la holding financière publique toutes les entreprises italiennes intervenant dans les secteurs techniques de pointe afin d'atteindre la taille critique pour justifier de la présence italienne dans le monde ; devenir un des leaders mondiaux dans les technologies spatiales (où Fiat était le leader mondial incontesté dans les systèmes de propulsion mais seulement dans cette activité[réf. souhaitée]), la défense, la robotique, la micro-électronique, qui étaient jusqu'alors fragmenté entre les divisions Finmeccanica et STET, toutes deux appartenant à l'IRI, Aviofer et FinBreda appartenant à l'EFIM, une autre holding d’État. Ces holdings d’État, mais avec un statut privé, et bien qu'ayant le même actionnaire, se retrouvaient en concurrence souvent sans le savoir.

Finmeccanica put ainsi, après sa sortie du giron public, acquérir des participations importantes dans de nombreuses sociétés privées italiennes et mondiales comme Aermacchi, célèbre constructeur d'avions, de Officine Aeronavali de Venise). Ce processus de restructuration fut relativement lent.

Le rachat des sociétés de la STET[modifier | modifier le code]

Un progrès sensible dans la concentration des entreprises technologiques avancées fut atteint lorsqu'en 1989, STET céda à Finmeccanica trois entreprises clé :

  • Selenia, spécialisée dans les technologies spatiales et dans les systèmes de défense - missiles - qui fusionnera avec Aeritalia pour donner naissance à Alenia,
  • Elsag (Elettronica San Giorgio), spécialisée dans la robotique et les automatismes industriels,
  • SGS-Thomson, coentreprise italo-française dans les semi-conducteurs, qui, après la sortie de Thomson du capital en 1992 devint ST Microelectronics. C'est aujourd'hui le premier fabricant européen et le 6e mondial.

En 1990 Finmeccanica racheta les activités industrielles en Italie du groupe anglais Ferranti, qui regroupait OTE (communications mobiles), Laben (espace) et Elmer (électronique).

Les années 90[modifier | modifier le code]

La principale difficulté rencontrée par Finmeccanica fut son manque de disponibilités financières pour lui permettre de procéder rapidement à la croissance planifiée sachant que son actionnaire principal n'aurait jamais pu soutenir seul cet effort.

C'est ainsi qu'en 1993 Finmeccanica ouvrit son capital et sera introduite en bourse.
Lorsque l'État italien décida de dissoudre l'EFIM en 1994, Finmeccanica put enfin constituer le pôle national italien de défense en reprenant des entreprises historiques comme :

  • Breda Meccanica Bresciana spécialiste dans les trains, les armes et les munitions,
  • OTO Melara SpA spécialiste dans les véhicules militaires d'assaut et l'artillerie,
  • Officine Galileo de Florence spécialiste dans les systèmes de guidage,
  • Agusta de Varese fabricant mondial d'hélicoptères civils et militaires.

Mais ce n'est qu'en 1996 que la fusion des divisions ferroviaires Ansaldo et Breda put se concrétiser pour donner naissance à AnsaldoBreda.

En 1991, ailleurs dans le monde, Finmeccanica racheta des grandes entreprises comme :

des entreprises spécialisées dans l'automation industrielle.

Les années 2000[modifier | modifier le code]

Entre 1999 et 2000, Finmeccanica signe d'importants accords internationaux qui donneront une nouvelle impulsion à son développement au niveau mondial avec :

  • l'anglais Marconi (en) devenu BAE Systems, Finmeccanica créera une coentreprise : AMS, qui fusionnera toutes les activités de défense de Selenia ;
  • l'anglais GKN, Finmeccanica créera Agusta Westland, qui est le second producteur d'hélicoptères au monde, qu'il rachètera intégralement en 2004.

Malgré l'importante participation dans STMicroelectronics et le maintien des activités industrielles de base comme l'énergie et le secteur ferroviaire, à partir de 2001, sous la présidence de Pier Francesco Guarguaglini, la stratégie de développement de Finmeccanica se porte sur les domaines de l'espace et de la défense. Des rachats importants ont été opérés :

  • en 2002 :
    • l'Anglais Marconi Mobile dans les télécommunications,
    • les Italiens Telespazio, spécialiste des transmissions satellites et Aermacchi, important constructeur d'avions d'entraînement militaire,
  • en 2004 :
    • le rachat intégral des coentreprises Agusta Westland et AMS, et de toutes leurs filiales dans le monde.

Après la reprise et l'incorporation de AgustaWestland et d'AMS, Finmeccanica est devenu le troisième constructeur mondial du secteur défense. Finmeccanica reste un des principaux acteurs mondiaux dans leur domaine avec ses filiales Ansaldo Energie, Ansaldo STS et AnsaldoBreda.

Finmeccanica a maintenu sa participation dans STMicroelectronics et garde une participation de 25 % dans Avio (ex Fiat Avio), principal constructeur de propulseurs d'avions, fusées et pour navires. Avio a été cédée par le groupe Fiat SpA en 2003.

En octobre 2008, Finmeccanica finalise le rachat pour 5,2 milliards de dollars de DRS Technologies[2], un groupe américain d'électronique de défense créé en 1968 et ayant réalisé 2,8 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2007[3].

En octobre 2013, Ansaldo Energia, qui était précédemment possédé à 55 % par Finmeccanica et à 45 % par le fond américain First Reserve, est acquise à 85 % pour 777 millions d'euros par la Cassa Depositi e Prestiti, sorte de Caisse des dépôts et consignations italienne, à travers le Fondo Strategico Italiano. Finmeccanica garde 15 % dans Ansaldo Energia, et recupère de la transaction 400 millions d'euros[4],[5].

Les différentes activités du groupe[modifier | modifier le code]

Electronique de Défense et de Sécurité[modifier | modifier le code]

Dans le secteur de l'électronique de défense et de sécurité, Finmeccanica est le numéro 2 européen et numéro 6 mondial. Ses différentes filiales sont :

  • DRS Technologies, basé à Parsippany dans le New Jersey, était un groupe d'électronique de défense américain, 14ème groupe de défense américain lors de son rachat par Finmeccanica en 2008 selon le classement Fortune
  • SELEX Elsag, basée à Gênes, fabrique des systèmes de télécommunications critiques
  • SELEX Galileo est actif dans l'avionique et l'optronique.
  • SELEX Sistemi Integrati dans les radars.

Hélicoptères[modifier | modifier le code]

La filiale d'hélicoptères Agusta Westland, second constructeur mondial d'hélicoptères, est détenu à 100 % depuis 2004 (rachat de la part de BAE Systems). Finmeccanica possède également 32 % du GIE NHIndustries.

Aéronautique[modifier | modifier le code]

Alenia Aermacchi regroupe depuis le 1/01/2012 l'ensemble des activités aéronautiques civiles, basées à Naples, et militaires, basées à Turin, du groupe. Alenia Aermacchi fabrique le M-346, le seul avion d'entrainement au pilotage des avions de combat de 4ème et 5ème génération au monde et l'avion de transport tactique C-27J. Alenia Aermacchi participe au programme d'avion de combat F-35 de Lockheed Martin, au programme de drone de combat Neuron de Dassault Aviation et fabrique des aérostructures pour les avions de ligne tels que le A380, le B787 et le Bombardier CSeries.

Alenia Aermacchi possède également des participations dans différentes sociétés, telles que :

  • 50 % du GIE ATR avec EADS, le principal fabricant d'avions régionaux à turbopropulseurs au monde
  • 21 % dans l'avion de combat européen Eurofighter
  • 51 % de SuperJet International, la structure, basée à Venise et créée en 2007, qui commercialise l'avion de ligne russe Sukhoï SuperJet 100.

Systèmes de Défense[modifier | modifier le code]

L'activité Systèmes de Défense fabrique des missiles, des torpilles, de l'artillerie et des véhicules blindés. Finmeccanica possède

  • 25 % de MBDA, le principal fabricant européen de missiles
  • OTO Melara, leader de l'artillerie navale et terrestre, bombes guidées et systèmes de DCA ; OTO Melara possède une joint-venture 50/50 avec Iveco (Fiat Industrial) dans la fabrication de véhicules blindés.
  • WASS (Whitehead Alenia Sistemi Subacquei), un leader mondial des torpilles racheté en 1995.

Spatial[modifier | modifier le code]

Dans le domaine spatial, Finmeccanica possède 2 joint-ventures avec le français Thales. Telespazio, détenu à 67 %, fournit des services satellitaires de navigation, d'observation de la Terre, de télécommunications. Thales Alenia Space, détenu à 33 % fabrique des satellites de navigation, de télécommunications, météo, militaires, scientifiques ou d'observation de la Terre.

Transports[modifier | modifier le code]

Dans les transports, Finmeccanica possède :

  • 40 % de Ansaldo STS, basé à Gênes, qui fabrique des systèmes de signalisation ferroviaire
  • AnsaldoBreda fabrique des trains à grande vitesse, des locomotives diesel et électriques, des tramway, des métros. Présent en France, en Italie, en Norvège, au Danemark et aux Etats-Unis, Ansaldo Breda est né de la fusion d'Ansaldo Trasporti avec Breda Costruzioni Ferroviarie
  • Breda Menarinibus, basé à Bologne, est le second fabricant italien de bus derrière Iveco. Il emploie 300 employés et fabrique plus de 500 bus par an.

Energie[modifier | modifier le code]

Dans l'énergie, Finmeccanica possède 55 % de Ansaldo Energia aux cotés du fonds d'investissement américain First Reserve Corporation. Ansaldo Energia est le principal fabricant italien de centrales électriques, centrales hydrauliques, au gaz ou nucléaires.

Les principaux chiffres[modifier | modifier le code]

Chiffre d'Affaires en millions d'euros[6]
2009 2010 2011
Electronique de Défense et de Sécurité 6718 7137 6035
Hélicoptères 3480 3644 3915
Aéronautique 2641 2809 2670
Systèmes de Défense 1195 1210 1223
Spatial 909 925 1001
Transports 1811 1962 1877
Energie 1652 1413 981
Autres 410 243 305
Total 18 176 18 695 17 318
Principales données financières en millions d'euros[7]
2007 2008 2009 2010 2011
Chiffre d'Affaires 13 429 15 037 18 176 18 695 17 318
Résultat Net 521 621 718 557 -2306
Dépenses de R&D 1836 1809 1982 2030 2020
Carnet de Commandes 17 916 17 575 21 099 22 453 17 434
Nombre de Salariés au 31 déc. 60 748 73 398 73 056 75 197 70 474

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (it) Celestina Dominelli, Finmeccanica, Guarguaglini lascia. All'ad Orsi anche la carica di presidente, Il Sole 24 Ore, 1th December 2011
  2. « Finmeccanica a finalisé l'acquisition de l'américain DRS », Les Échos,‎ 22 octobre 2008
  3. « Finmeccanica entre par la grande porte sur le marché américain de la défense », Les Échos,‎ 13 mai 2008 (lire en ligne)
  4. Finmeccanica to sell power unit to Italy state fund for 777 million euros, Reuters, Danilo Masoni, 4 octobre 2013
  5. Finmeccanica agrees to sell Ansaldo Energia to state fund: official, Reuters, 4 octobre 2013
  6. « Investor Relations, Sector Data », sur finmeccanica.it (consulté le 29 novembre 2012)
  7. « Investor Relations, Main Financial Data », sur finmeccanica.it (consulté le 29/11/2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]