Quasi-Zenith Satellite System

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Animation représentant la course des trois satellites QZSS lorsqu'ils seront déployés.
Trace au sol d'une orbite Toundra.

Quasi-Zenith Satellite System ou QZSS est un système de positionnement par satellite régional complémentaire du système GPS en cours de développement par l'agence spatiale japonaise JAXA. Le système QZSS repose sur l'utilisation du signal émis par trois satellites qui se relaient à la verticale du Japon. Les récepteurs GPS qui captent le signal de ces satellites peuvent bénéficier d'une précision accrue. Par ailleurs les pertes de signal sont réduites de manière importante dans les zones montagneuses et dans les zones urbaines (signal habituellement réverbéré ou bloqué par les immeubles). Les satellites sont placés sur une orbite Toundra très elliptique qui leur permet de rester plus de 12 heures sur 24 au-dessus du Japon. Trois satellites placés avec des inclinaisons différentes permettent d'assurer une couverture permanente au-dessus du Japon.

Déploiement[modifier | modifier le code]

Le projet a été lancé en 2002 dans le cadre d'un partenariat public/privé qui incorporait, outre la fonction de navigation, des services de télécommunication et de diffusion vers les terminaux mobiles. Le déploiement des réseaux terrestres utilisant la fibre optique a remis en cause le modèle économique sous-jacent et les industriels se sont désengagés du projet qui est désormais uniquement financé par le secteur public[1]. Le système est en cours de déploiement en 2012. Un premier satellite, construit par Mitsubishi Electric et baptisé Michibiki, a été lancé le 11 septembre 2010. Le système complet, comprenant au minimum 4 satellites (dont trois opérationnels), doit être déployé dans les prochaines années. Le cout de ce déploiement est estimé à 1,3 milliards €. Avec une constellation de 7 satellites le système QZSS pourrait fournir un signal permettant de se passer du GPS mais il en couterait environ 2 Mds€ et cette dépense est difficilement envisageable dans le contexte économique déprimé que connait le Japon[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « La navigation en zone urbaine améliorée grâce à Michibiki », sur bulletins-electroniques.com, Ministères des Affaires étrangères et européennes,‎ 20 mai 2011
  2. (en) « Le GPS japonais se développe », sur bulletins-electroniques.com, Ministères des Affaires étrangères et européennes,‎ 8 juillet 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]