Massagètes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Les Massagètes (grec: Μασσαγέται, Massagetai; latin: Massagetae) forment un peuple de l'Antiquité qui nomadisait entre la mer d'Aral et la mer Caspienne (au-delà de l'Araxe, précise Hérodote). Leur nom signifie les « Grands[1] Gètes » dans le sens de forts[2]. Ils devaient être apparentés aux Scythes, puisque les Anciens les ont parfois confondus. Le fondateur de l'empire perse, Cyrus, s'est battu contre les Massagètes selon Hérodote et contre les Saces selon Strabon. Leur culte du Soleil, mentionné par Hérodote, semble tout à fait iranien. En vérité, sur ces immenses territoires, il devait y avoir une nébuleuse de peuples apparentés, mais qui se donnaient des noms divers et dont les cultures variaient localement.

Strabon[modifier | modifier le code]

Dans sa Géographie, Strabon donne un aperçu pittoresque de cette nation[3]. Selon lui, les Massagètes sont monothéistes et pratiquent des sacrifices de chevaux ; ils seraient monogames mais les hommes n'hésiteraient pas à prendre la femme d'autrui pour maîtresse et s'adonneraient à une forme de nécrophagie rituelle.

Peuple de cavaliers guerriers créateur de la cavalerie lourde, ils ont pour armes l'arc, le sabre court et la hache à double tranchant ou Labrys. Cavalier(e)s et montures sont totalement cuirassés et à l'origine des cataphractes.

Sur le plan des ressources minérales, leur domaine est riche en or et en cuivre, qu'ils utilisent dans les ornements, mais pauvre en argent et en fer.

Nomades, les Massagètes pratiquent un élevage assez fruste pour le lait et la laine, mais vivent surtout de chasse, de pêche et de cueillette[3].

Citation[modifier | modifier le code]

Robert Garnier, Marc Antoine, I, 190-191 :

» Nous irons pour les éviter,
» Aux Scythes et aux Massagètes,

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Massa signifie grand en avestique
  2. cf Raban Maur, De Universo
  3. a et b Géographie, Livre XI, 8