Baia Mare
| Baia Mare | ||||
Héraldique |
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Centre-ville de Baia Mare |
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| Administration | ||||
|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||
| Région | Transylvanie | |||
| Département | Maramureș | |||
| Maire Mandat |
Cătălin Cherecheş USL 2011- |
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| Code postal | 430311 | |||
| Indicatif téléphonique international | +(40) | |||
| Démographie | ||||
| Population | 139 870 hab. (2007) | |||
| Densité | 593 hab./km2 | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | ||||
| Altitude | 228 m | |||
| Superficie | 23 573 ha = 235,73 km2 | |||
| Divers | ||||
| Cours d'eau | Sasar | |||
| Localisation | ||||
Localisation du chef-lieu dans son județ |
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Géolocalisation sur la carte : Roumanie (administrative) Géolocalisation sur la carte : Roumanie (relief) |
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| Liens | ||||
| Site web | http://www.baiamarecity.ro | |||
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Baia Mare (en hongrois Nagybánya, en allemand Frauenbach, en latin « Rivulus Dominarum » : la « Rivière des Dames »), est une ville de 139 870 habitants en 2007[1] située dans le județ de Maramureș, dans la vallée de la rivière Sasar (affluent de la Lăpuș), au nord-ouest de la Roumanie.
La ville est un centre industriel, commercial et culturel, qui est tristement célèbre pour la catastrophe de 2000, au cours de laquelle des tonnes de cyanure furent déversées dans le fleuve. On a qualifié cette catastrophe de pire désastre écologique depuis Tchernobyl. C'est la ville natale de la célèbre chanteuse roumaine Paula Seling.
Une importante école de peinture, sous l'influence de l'impressionnisme et de l'expressionnisme a été fondée ici à la fin du XIX siècle par des artistes venus des quatre coins du monde.
Sommaire |
Géographie [modifier]
La ville de Baia Mare est située dans une dépression. Elle est environnée par un relief montagneux au nord avec les Monts Igniș (Munții Ignișului), à l'est avec les Monts Gutâi (Munții Gutâiului), collinaire au sud dans les Dealurile Silvaniei.
Baia Mare est située à environ 600 km au nord-ouest de Bucarest, à 70 km de la frontière hongroise et à 50 km de la frontière ukrainienne.
Le deuxième centre urbain du județ qui fut d'ailleurs la capitale historique de la Marmatie, Sighetu Marmației est situé à 60 km au nord-est. Il faut franchir le col de Gutâi (987 m d'altitude) pour y parvenir.
Histoire [modifier]
Des vestiges archéologiques montrent que ce territoire a été habité à partir du paléolithique supérieur. À l’âge du bronze apparaissent les Carpes, tribu Dace (des Thraces septentrionaux) dont le nom signifie « rocailleux » et qui a laissé son nom aux Carpates. Les caractères ethnographiques, folkloriques et linguistiques des Daces se sont mieux conservés dans la Marmatie voisine et autour de Baia-Mare, ce qui en fait une zone de grand intérêt pour les ethnologues.
La plus ancienne trace écrite remonte à l'année 1142, lorsque le roi hongrois Géza II encouragea les paysans et nobliaux de Lorraine, du Luxembourg et de Rhénanie à coloniser la Transylvanie pour la protéger de l'invasion des nomades Coumans.
Baia Mare est ensuite mentionnée dans un document de 1329 dans lequel elle est présentée comme un centre minier et une cité médiévale à majorité allemande, bénéficiant de franchises étendues, sise dans le Megye (comté) hongrois de Satu Mare. Cette nouvelle attestation documentaire provient la chancellerie du roi de Hongrie, Charles-Robert d'Anjou. Mais c'est la chancellerie du roi Louis d’Anjou, le 20 septembre 1347, qui détaille le mieux les institutions de la ville. L'Hôtel des monnaies de Baia Mare est mentionné pour la première fois en 1411 et présenté comme l'atelier le plus renommé de ce type en Transylvanie.
En 1446, le domaine de Baia Mare avec toutes ses mines devient la propriété du voïvode de Transylvanie, Jean Hunyadi, en remerciement pour son courage contre l’invasion ottomane. C'est à ses frais que l'on entreprend la construction de la cathédrale Saint Étienne ayant comme annexe « La Tour d’Étienne ».
En 1469, le roi Matia Corvinu émet un document important pour les citoyens de la ville : il s’agit du droit de renforcer les fortifications avec de hauts murs, des cloisons, des fossés, des palissades capables de repousser de puissants assiégeants. Baia Mare reçoit alors le rang de : « castrum » ou « castellum » (ville fortifiée). Malgré cela, en 1490 Baia-Mare est prise et pillée par les troupes polonaises du prince Jean Albert.
En 1526 la ville de Baia Mare devient la propriété du voïvode de Transylvanie, Jean Zapolya, période pendant laquelle on enregistre un déclin de la vie économique locale, les ressources de la ville étant dilapidées en coûteuses guerres par Zapolya et ses successeurs. Dans les années suivantes, la Réforme progresse parmi les Baïmarènes (comme on appelle ses habitants). L’année 1547 est remarquable pour la création d’une importante institution d’enseignement ; il s’agit de « Schola Rivulina », qui appartenait au culte reformé. Cette école s’est affirmée pendant plus de deux siècles comme un véritable berceau de culture, en fournissant un grand nombre de théologiens, de fonctionnaires, de juristes, de lettrés mais aussi d'ingénieurs des mines.
Afin d’exprimer sa reconnaissance pour l’abolition de ses dettes par le voïvode valaque, Michel le Brave, en 1600, l’administrateur des mines Felician Herbstein ordonne l’émission, par l’Hôtel des Monnaies de Baia Mare, d’une médaille d’or qui représente le visage du voïvode : c'est l’une des plus belles réalisations du domaine numismatique.
En 1699 (Traité de Karlowitz) , comme toute la Transylvanie, Baia-Mare passe sous l'occupation autrichienne. Les tentatives, en 1703, du capitaine Pintea Viteazul "le Brave", au service du voïvode François II Rakoczi, de les en chasser, échoue. En 1748 les autorités autrichiennes créent à Baia Mare l'inspection minière (Obermat), et construisent un nouvel Hôtel des Monnaies.
En 1867, alors que le chemin de fer atteint Baia-Mare, l'autonomie de la principauté de Transylvanie est abolie et l'empire d'Autriche devient la double monarchie austro-hongroise : Baia-Mare redevient une ville de province du royaume de Hongrie, où affluent des peintres (Károly Ferenczy, Vilmos Aba-Novák, Lajos Tihanyi…), attirés par les paysages alentour, des géologues et collectionneurs de minéraux, et des ethnologues venus étudier les villages valaques conservant des traditions et des pratiques médiévales. L’année 1889 voit la parution du premier hebdomadaire roumain « Gutinul », revue socio-littéraire et économique.
En 1920 (Traité de Trianon), Baia-Mare devient pour 20 ans une ville roumaine et chef-lieu de département. De 1940 à 1945, elle redevient hongroise, puis revient à la Roumanie. Comme toute la Roumanie, Baia-Mare fut soumise aux régimes dictatoriaux carliste, fasciste et communiste de février 1938 à décembre 1989.
Depuis 1991, Baia-mare se développe surtout grâce au tourisme dans le Maramureș, mais reste un centre culturel, minier et industriel important.
Le 30 janvier 2000, aux alentours de Baia Mare a eu lieu l'une des pires catastrophes écologiques d'après Tchernobyl: le déversement des cyanures de l'exploitation minière d'Aurul.
Religions [modifier]
En 2002, la répartition religieuse de la ville était la suivante :
- Orthodoxes, 71,4 %.
- Catholiques Romains, 9,2 %.
- Grecs-Catholiques, 6,1 %.
- Réformés, 6,9 %.
- Pentecôtistes, 3,3 %.
Politique [modifier]
Le conseil municipal de Baia Mare compte 23 sièges. À la suite des élections locales de juin 2012, Cătălin Cherecheş (USL) a été réélu maire de la ville[2].
| Parti | Nombre de conseillers |
|---|---|
| Union sociale-libérale (USL) | 17 |
| Parti Démocrate-Libéral (PD-L) | 2 |
| Parti du Peuple-Dan Diaconescu (PPDD) | 2 |
| Union Démocrate Magyare de Roumanie (UDMR) | 2 |
Démographie [modifier]
Le recensement de 1910 faisait apparaître une communauté hongroise de 10 663 individus (64,8 %) et une communauté roumaine de 5 546 individus (33,7 %)[4].
Au recensement de 1930, les proportions s'étaient inversées, 9 677 Roumains (54 %) pour 6 530 Hongrois (19,7 %). La ville comptait aussi une importante communauté juive de 1 274 personnes (7,1 %) qui a disparu pendant la Shoah.
Le recensement de 2002 compte 114 213 Roumains (82,8 %) et 20 466 Hongrois (14,8 %)[5].
| 1880 | 1900 | 1910 | 1930 | 1956 | 1977 | 1992 | 2002 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 11 183 | 14 156 | 16 465 | 17 879 | 37 669 | 100 985 | 149 205 | 137 921 |
Économie [modifier]
L'économie de la ville pendant la période communiste était fondée sur l'extraction minière des alentours et la transformation des métaux. Ces industries ont beaucoup souffert de la période de restructuration qui a suivi la révolution de 1989, le secteur entier ayant progressivement fait faillite, et les mines d'or, de cuivre, de plomb, les combinats Romplumb, Aurul et Phoenix sont maintenant inactifs.
En 2012, Baia Mare est la capitale roumaine du meuble [6] grâce notamment à la présence du groupe italien Natuzzi qui emploie plus de 1500 salariés au sud de la ville. Le tourisme est un domaine d'avenir pour Baia Mare et sa région qui bénéficient de nombreux atouts tels que les lacs Firiza [7] et Mogoşa [8], les stations d'hiver Izvoare et Suior, ou encore des attractions culturelles, par exemple des églises en bois inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO [9], ou la colonie de peintres.
Bâtiments [modifier]
- Un intéressant "Vieux Centre", d'une structure carrée, typique des villes de province austro-hongroises, bordé de maisons bourgeoises de style hétéroclite, actuellement en cours de restauration.
- La Tour des Bouchers, élevée en 1469, la seule des sept tours de défense du système de fortification de la ville ayant survécu.
- Le Palais de la Monnaie construit en 1734 et qui abrite aujourd'hui une partie de Musée régional.
- La Préfecture, construction contemporaine remarquable (1970) de l'architecte Mircea Alifanti.
- Cheminée du haut fourneau à cuivre Phoenix Copper Smelter, d'une hauteur de 351,5 mètres.
Transports [modifier]
Routes [modifier]
- La route nationale DN18 se dirige au nord vers Sighetu Marmației et l'Ukraine.
- La route nationale DN1C (route européenne 58) rejoint à l'ouest Satu Mare, Oradea puis la Hongrie.
- La route nationale DN1C au sud se dirige vers le județ de Cluj et sa préfecture Cluj-Napoca, puis Bucarest mais aussi vers le Județ de Bistrița-Năsăud et la ville de Dej.
Voies ferrées [modifier]
Baia Mare est reliée par le chemin de fer à Satu Mare et au réseau national, mais également à Budapest.
Aéroport [modifier]
Baia Mare possède un aéroport (code AITA : BAY). L'aéroport est situé sur le territoire de la commune de Tăuții-Măgherăuș, à 6 km à l'ouest de la ville.
La compagnie roumaine Tarom assure des liaisons avec Bucarest. En 2008, l'aéroport a été déclaré aéroport international.
Voir aussi [modifier]
Jumelages [modifier]
La ville de Baia Mare est jumelée avec[10] :
Kitwe (Zambie) depuis 1972
Szolnok (Hongrie) depuis 1990
Ivano-Frankivsk (Ukraine) depuis 1990
Wels (Autriche) depuis 2000
Hollywood (États-Unis) depuis 2001
Bielsko-Biała (Pologne) depuis 2001
Hódmezővásárhely (Hongrie) depuis 2001
Nyíregyháza (Hongrie) depuis 2003
Serino (Italie) depuis 2003
Combs-la-Ville (France) depuis 2009
Notes et références [modifier]
- http://www.insse.ro/cms/rw/resource/populatia_stab_1%20iulie2007.htm
- Cătălin Cherecheş réélu à Baia Mare avec 86,3 % des voix
- Résultats des élections municipales de juin 2012
- http://www.kia.hu/konyvtar/erdely/erd2002/mmetn02.pdf
- http://www.edrc.ro/recensamant.jsp?regiune_id=2140&judet_id=2376&localitate_id=2377
- http://www.emaramures.ro/stiri/71754/CAPITALA-MOBILEI-Primele-trei-firme-din-Romania-din-industria-mobilei-sunt-din-Maramures-
- http://gersroumanie.free.fr/topic2/page17.html
- http://www.transcarpathiantourism.ro/fr/categoria/Mogosa_Maramures_13.html
- http://whc.unesco.org/fr/list/904
- Orașe înfrățite