Târgu Mureș
| Târgu Mureș Marosvásárhely |
||||
Héraldique |
||||
La place du théâtre |
||||
| Administration | ||||
|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||
| Région historique | ||||
| Région | ||||
| Département | ||||
| Maire Mandat |
Dorin Florea PD-L 2004- |
|||
| Code postal | 540 xxx | |||
| Indicatif téléphonique international | +(40) | |||
| Démographie | ||||
| Population | 145 943 hab. (2007) | |||
| Densité | 2 960 hab./km2 | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | ||||
| Altitude | 320 m | |||
| Superficie | 4 930 ha = 49,30 km2 | |||
| Divers | ||||
| Cours d'eau | Mureș | |||
| Localisation | ||||
|
Géolocalisation sur la carte : Roumanie (administrative) Géolocalisation sur la carte : Roumanie (relief) |
||||
| Liens | ||||
| Site web | http://www.tirgumures.ro | |||
| modifier |
||||
Târgu Mureș, également orthographiée Tîrgu Mureș (en hongrois Marosvásárhely, en allemand Neumarkt am Mieresch) est une ville de Roumanie (145 943 habitants en 2007)[1] située au centre de la Transylvanie, dans le Pays sicule. C'est le chef-lieu du județ de Mureș.
Sommaire |
Géographie [modifier]
La ville de Târgu Mureș, centre politique, économique et culturel de première importance est située sur le plateau de Transylvanie (Podișul Transilvanei). La ville s'est d'abord développée sur la rive gauche du Mureș. Elle est ensuite grimpée à l'assaut des collines environnantes pour maintenant atteindre la vallée de la Niraj au sud et la rive droite du Mureș au nord, tandis qu'elle grandissait le long de la rivière en aval vers la ville d'Ungheni.
La municipalité de Târgu Mureș comprend la ville de Târgu Mureș elle-même (128 612 habitants en 2002) et les localités de Bistra Mureșului (Dédabisztra) (9 402 habitants en 2002) et Remetea (Remeteszeg) (12 027 habitants en 2002)[2].
Târgu Mureș se trouve à 339 km au nord-nord-ouest de Bucarest, la capitale du pays, à 171 km au nord-ouest de Brașov, à 107 km à l'est de Cluj-Napoca et à 124 km au nord de Sibiu.
Histoire [modifier]
La localité est mentionnée pour la première fois dans les registres du Vatican, en 1332, sous le nom de Novum Forum Siculorum (en hongrois: Székelyvásárhely) : les Sicules de Transylvanie sont des fermiers-soldats magyarophones. L'existence de corporations indique qu'il s'agissait déjà d'une ville : les archives de la ville contiennent un document signé par Louis d'Anjou, roi de Hongrie, qui accordait de nouveaux droits à la corporation des tanneurs.
En 1405, le roi de Hongrie Sigismond de Luxembourg accorde à la ville le droit d'organiser des foires. En 1482, le roi Mathias Corvin l'élève au statut de ville royale. Le 29 avril 1616, Gábor Bethlen, prince de Transylvanie, signe un document par lequel la ville devient une ville libre royale et change son ancien nom de Székelyvásárhely (cité des Sicules) en Marosvásárhely (cité du Mureș).
Au cours des siècles, la ville servit plusieurs fois de siège à la Diète (conseil) de Transylvanie et c'est ici que furent élus plusieurs princes de Transylvanie.
En 1754, la Table Royale (Cour Suprême de Justice de la Transylvanie) s'installe dans la ville. Mais, en 1867, l'autonomie de la Transylvanie est abolie et le pays est directement rattaché à la Hongrie au sein de la monarchie austro-hongroise, la ville devient alors le chef-lieu du comitat de Maros-Torda. Et, en 1918, elle est rattachée à la Roumanie.
Comme toute la Roumanie, Târgu Mureș fut soumise aux régimes dictatoriaux carliste, fasciste et communiste de février 1938 à décembre 1989. Après le Deuxième arbitrage de Vienne, elle est occupée par la Hongrie entre août 1940 et août 1944, et par les Soviétiques de 1944 à 1952. Durant la présidence de Nicolae Ceaușescu, la vie intellectuelle est bridée et les relations avec l'étranger très limitées, ce qui pénalise entre autres les Hongrois de Transylvanie et notamment les enseignants. Les émigrés hongrois en Occident dénoncent cette politique, et cela contribue au discrédit du régime Ceaușescu, mais discrédite également la Roumanie en tant que nation. Conséquence de ces faits, une certaine tension nationaliste se fait jour en 1990, après la chute de la dictature, et Târgu Mureș est le théâtre de bagarres entre jeunes Magyars et Roumains, qui furent instrumentalisées en affrontements inter-ethniques par un pouvoir post-communiste, désireux de se poser en défenseur de l'intégrité de la nation. Mais les anciens et les femmes de Târgu Mureș firent preuve d'un esprit de médiation qui apaisa rapidement les plus échauffés[3].
Depuis le boom économique des années 2000, le développement rassemble les Târgu-Mureșois par-delà origines et différences, et les tensions se sont en grande partie dissipées. Beaucoup de familles sont d'ailleurs mixtes et bilingues.
Religions [modifier]
En 2002, la répartition religieuse de la population était la suivante [4]:
- Orthodoxes, 46,74 % ;
- Réformés, 30,06 % ;
- Catholiques romains, 13,50 % ;
- Unitariens, 2,58 % ;
- Adventistes du septième jour, 0,93 % ;
- Pentecôtistes, 0,69 % ;
- Autres confessions chrétiennes, 0,65 % ;
- Juifs, 0,04 %
- Musulmans, 0,02 %.
Démographie [modifier]
La composition ethnique de la ville a été bouleversée depuis le début du XXe siècle.
En 1900, Târgu Mureș comptait 23 253 Hongrois (86,83 %) pour 2 416 Roumains (9,02 %) et 624 Allemands[5].
En 1930, après que la ville a été intégrée à la Roumanie, elle ne comptait déjà plus que 22 898 Hongrois (soit 57,16 %) alors que 10 715 Roumains (26,75 %) l'habitaient aux côtés de 667 Allemands (1,67 %) et 431 Tsiganes (1,08 %). On comptait aussi une importante communauté juive de 4 851 personnes (12,11 %) qui fut détruite par les Nazis durant la Shoah.
En 1992, les Hongrois restaient majoritaires, 84 493 personnes (51,38 %) pour 75 851 Roumains (46,13 %).
Par contre, en 2002, la situation s'est inversée et la ville compte une majorité de population roumaine 75 533 (soit 50,34 %) pour 70 108 Hongrois (46,73 %). On trouve aussi une communauté tsigane de 3 660 personnes (2,44 %) et une communauté résiduelle allemande de 304 personnes (0,20 %)[4].
| 1850 | 1880 | 1890 | 1900 | 1910 | 1920 | 1930 | 1941 | 1956 | 1966 | 1977 | 1992 | 2002 | 2007 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 8 719 | 13 688 | 15 191 | 20 299 | 26 779 | 31 998 | 40 058 | 46 332 | 65 455 | 86 464 | 13 076 | 164 445 | 150 041 | 145 943 |
Politique [modifier]
Le Conseil Municipal de Târgu Mureș 23 compte sièges de conseillers municipaux. À l'issue des élections municipales de juin 2008, Dorin Florea (PD-L) a été élu maire de la Ville[6].
| Parti | Nombre de conseillers |
|---|---|
| Union démocrate magyare de Roumanie (UDMR) | 10 |
| Parti démocrate-libéral (PD-L) | 8 |
| Parti national libéral (PNL) | 2 |
| Parti social-démocrate (PSD) | 2 |
| Parti de la Grande Roumanie (PRM) | 1 |
Éducation et culture [modifier]
La ville possède un réseau complet d'enseignement, écoles collèges, lycées ainsi que plusieurs universités.
- Université de Médecine et de Pharmacie, ouverte en 1945, installée dans les locaux de l'ancien lycée militaire austro-hongrois (1907) qui comprend des facultés de médecine générale, dentaire et de pharmacie[8].
- Université Petru Maior qui comprend une école d'ingénieurs, des facultés de sciences, de littérature, d'économie, d'administration et techniques[9].
- Université écologique Dimitrie Cantemir (depuis 1991) avec des facultés de géographie, d'histoire, de psychologie, de psycho-pédagogique et de pédagogie.
- Université des Arts du théâtre (transférée de Cluj) avec des sections roumaines et hongroises.
Autres Institutions
- L'Orchestre Philharmonique de Târgu-Mureș est l'un des plus anciennes formations musicales du pays. Au cours de sa prestigieuse histoire il a reçu des personnalités aussi importantes que Pablo Casals, Jan Kubelik et Béla Bartók. Son chef permanent est actuellement Shinya Ozaki
Principaux musées de la ville :
- Museum de Sciences Naturelles (1890-1913).
- Musée d'Ethnographie et des Arts Populaires, installé dans le Palais Todalafi (palais baroque de 1758-1772).
- Musée des Beaux-Arts.
- Musée d'Histoire.
Festivals :
- Festival Peninsula / Félsziget - le plus grand festival éclectique (rock, pop, electro, jazz, blues, world music etc.) du pays
Evènements particuliers :
- Coupe Shusaku : un des plus grands tournois de jeu de go en Europe
Lieux et monuments [modifier]
La ville possède un ensemble important de monuments, tant civils que religieux ou militaires, du Moyen Âge au XXe siècle.
Les constructions les plus anciennes de la ville sont la Citadelle et son église de style gothique datant de 1492. De la Renaissance (1554) date la Maison Köpeczi-Teleki, plus ancien palais de la ville.
De nombreux édifices datent de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle..
- la Bibliothèque Teleki, qui compte 200 000 volumes dont 52 incunables, de style baroque (1799-1802), commandée par le comte Samuel Teleki, chancelier de Transylvanie et grand bibliophile dont les collections (40 000 volumes) ont été constamment enrichies, notamment de la collection Bolyai (80 000 volumes), de collections confisquées à des institutions religieuses (monastères).
- l'édifice de la Tabla Regeasca (1828).
Un bon nombre d’édifices ont été construits au début du XXe siècle, lorsque György Bernády était maire de la ville :
- l'actuelle Préfecture (Palațul administrativ), datant de 1905-1907 dans le style art nouveau.
- le Palais de la Culture, né de la volonté austro-hongroise de doter toutes les provinces de l'Empire de lieux culturels, construit de 1911 à 1913 où l'influence de la Sécession viennoise est très nette (courbes et contre-courbes, profusion du décor intérieur) ainsi que celle de l'éclectisme (toits de tuiles vernissées par exemple). Il abrite aujourd'hui un auditorium, la bibliothèque du județ, des salles de conférences, le Musée des Beaux-Arts et le Musée d'Histoire.
- l'Université de Médecine.
- la Maison Bányai (Casa Bányai) (1904-1907) de style éclectique.
- la Synagogue (1900), construite selon les plans de l'architecte viennois Jacob Gartner. Elle fut restaurée en l'an 2000.
La cathédrale orthodoxe, construite entre 1925 et 1934 a longtemps été la plus grande de Roumanie.
Enfin, le Théâtre National a été inauguré en 1973.
Sports [modifier]
Basketball [modifier]
Le BC Mureş est un club évoluant en 1ère division. L'ambiance de la Sala Sporturilor (Arène des Sports - 2 800 places) est assez réputée, notamment pour l'accueil des joueurs, qui se fait au son de Welcome to the jungle.
Football [modifier]
Le FCM Târgu Mureș est le club de la ville fondé en 2004 (et rebaptisé en 2008). Son principal fait de gloire reste sa victoire lors de l'édition 2009-2010 du championnat de D2, qui lui permet l'accession en Liga 1 l'année d'après (il sera néanmoins relégué après l'édition 2011-2012). Le club joue ses matchs à domicile au Stade Trans-Sil (8 000 places).
La ville accueille un autre club de football, qui évolue en 4e division : le Gaz Metan Târgu Mureş
Bowling [modifier]
Electromureş est le club le plus important de la ville.
Communications [modifier]
La ville est très bien reliée au réseau de communications roumain.
Routes [modifier]
Târgu Mureș se trouve sur l'itinéraire européen 60 qui traverse la Roumanie d'ouest en est, d'Oradea à Constanța.
La route nationale DN15 se dirige vers le nord-est, la ville de Reghin, les montagnes, le județ de Harghita et la Moldavie.
La route nationale DN13 (E60) se dirige vers l'ouest, la ville de Luduș, Cluj-Napoca et la Hongrie.
Vers le sud, la route nationale DN15 (E60) rejoint Sighișoara, Brașov et Bucarest.
Voies ferrées [modifier]
Târgu Mureș est reliée à Bistrița au nord et Miercurea-Ciuc (Csíkszereda) à l'est. Vers l'ouest, on peut se rendre à Turda.
Aéroport [modifier]
La ville possède un aéroport international situé à une quinzaine de kilomètres qui a enregistré 80 000 passagers en 2008. Des liaisons vers Bucarest (compagnie Tarom), Timișoara (compagnie Carpatair), Budapest (compagnie Malev), Paris (via Wizzair), Copenhague et Billund au Danemark (compagnie Cimber Air)[11].
En plus, à 90 km de Târgu Mureș se trouve l'aéroport de Cluj, quatrième aéroport roumain en termes de trafic aérien.
Personnalités [modifier]
- Ada Milea, actrice et chanteuse, née à Târgu Mureș en 1975
Jumelages [modifier]
La ville de Târgu Mureș est jumelée avec : [12]
Bournemouth (Royaume-Uni)
Ilmenau (Allemagne)
Szeged (Hongrie)
Kecskemét (Hongrie)
Budapest (Hongrie) (onzième arrondissement)
Zalaegerszeg (Hongrie)
Baja (Hongrie)
Chișinău (Moldavie)
East Renfrewshire (Royaume-Uni)
Güzelçamlı (en) (Turquie)
Notes et références [modifier]
- Population de Târgu Mureș en 2007 sur le site de l'Institut National de Statistiques de Roumanie
- Population des différentes localités de la municipalité en 2002
- A. Sutö, Vivre et écrire en Transylvanie, La Nlle Alternative n° 18, juin 1990, et Jean-Baptiste Naudet, Le nationalisme roumain, danger réel ou pétard mouillé? La Nlle Alternative n° 22, juin 1991
- La fiche de Târgu Mureș au recensement de 2002 sur le site de l'Institut National de Statistiques de Roumanie
- Recensements du județ de 1850 à 2002
- Liste des maires élus en 2008
- Résultats des élections municipales de 2008
- Site de l'Université de Médecine
- Site de l'Université Petru Maior
- Site de l'Université Sapinetia
- Site officiel de l'aéroport de Târgu Mureș
- Orase infratite
Liens externes [modifier]
- (ro) (Riche) site de la commune
- (ro) Informations municipales
- (en) (ro) (hu) Informations sur la ville
- Carte du județ de Mureș
- (en) Galerie de photos sur la ville
- (en) (ro) (hu) Photos de la ville