Botoșani

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Botoşani
Blason de Botoşani
Héraldique
Ancienne Mairie de Botoşani
Ancienne Mairie de Botoşani
Administration
Pays Roumanie Roumanie
Région Coat of arms of Moldavia.svg Moldavie
Département Modèle:Botoşani
Maire
Mandat
Ovidiu Portariuc PD-L
2012-
Code postal 710xxx
Indicatif téléphonique international +(40)
Démographie
Population 106 847 hab. (2011)
Densité 2 584 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 44′ 55″ N 26° 40′ 10″ E / 47.74861, 26.6694447° 44′ 55″ Nord 26° 40′ 10″ Est / 47.74861, 26.66944  
Altitude 170 m
Superficie 4 135 ha = 41,35 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Roumanie (administrative)

Voir la carte administrative de Roumanie
City locator 14.svg
Botoşani

Géolocalisation sur la carte : Roumanie (relief)

Voir la carte topographique de Roumanie
City locator 14.svg
Botoşani
Liens
Site web http://www.primariabt.ro

Botoşani est une ville de Roumanie et le chef-lieu du judeţ de Botoşani. Sa population s'élevait à 106 847 habitants en 2011.

Géographie[modifier | modifier le code]

Botoşani est située au nord-est de la Roumanie, entre la plaine de Moldavie et le plateau de Suceava, à une altitude de 170 m.

Limité au nord par le ruisseau Sitna et son affluent Luizoia et à l'est par le ruisseau Dresleuca, le plateau de Botoşani semble suspendu entre deux profondes vallées en pente douce au nord et plus abrupte au sud. La pente générale du plateau est orientée nord-est / sud-est, conformément à la pente du réseau hydrographique. La ville couvre 4 135,41 ha, dont 1 910 ha en zone urbaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les recherches archéologiques ont conduit à la découverte d'artefacts préhistoriques remontant aux cultures du Danube, de Starčevo, de Vinča et de Cucuteni-Tripolje. Des pièces de monnaie romaine montrent que les daces et les sarmates commerçaient avec le monde méditerranéen, mais la région de Botoșani n'a jamais fait partie du monde romain. Les habitants du lieu étaient les Carpes, une tribu dace (qui a donné leur nom aux Carpates), entraînée dans les Balkans par la migration des Goths. Ces derniers ont laissé des objets ornementaux dont un trésor constitué de vases et de monnaies d'argent datant du IVe siècle, confisqué par l'Armée rouge et conservé au musée d'Histoire de Moscou. À l'époque pré-féodale, des Slaves (les Tivertses et les Oulitches) et des Alains (les Iasses) s'installent dans la région de Botoșani[1] où est également mentionnée la présence des Volochovènes, une population mi-slave, mi-valaque probablement issue de la culture de Dridu (VIIe ‑ Xe siècles, balkano-danubienne). Des objets en céramique avec des composants techniques du Xe siècle, et typique de l'artisanat de Moldavie du Nord, ont également été retrouvés. Ces populations ont fini par être assimilées par les Moldaves[2].

Les occupations principalement pastorales des « Valaques » des environs de Botoşani avant le fondation des principautés roumaines sont attestées par la fourniture à la puissance suzeraine, la principauté de Galicie-Volhynie, de denrées agricoles (blé, fromage, cuirs, bois). Mais les invasions mongoles et tatares qui commencent au XIIIe siècle, rendent nécessaire la fortification des bourgs, et dans ce contexte la première mention de la ville de Botoşani se trouve dans la Chronique de Bistriţa :

« Il est écrit dans notre chronique que dans les années 6947 depuis la Création (1439 après J.C.), le 28 novembre, est entrée dans le pays une armée tatare qui a tout pillé et brûlé jusqu'à Botăşani. »

Botoşani fait alors partie de la Moldavie (1359-1859). Des voïvodes tels Alexandru cel Bun, Étienne le Grand, Alexandru IV Lăpusneanu, Basile le Loup, et bien d'autres, y séjournent entre leurs campagnes et leurs chasses. Malgré leurs travaux de renforcement des protections, Botoşani a connu beaucoup de tragédies : elle a été pillée et incendiée à plusieurs reprises par les Tatars et les Cosaques, mais elle a pu renaître chaque fois. Elle fut aussi un des théâtres des révolutions de 1821, 1848 et a perdu de nombreux édifices pendant la Seconde Guerre mondiale, lorsqu'elle a été violemment bombardée par les soviétiques de mars à août 1944, et occupée par eux de 1944 à 1958.

Comme toute la Roumanie, Botoşani fut soumise aux régimes dictatoriaux fasciste et communiste, de septembre 1940 à décembre 1989, mais renaît lentement depuis la Libération de 1989 et depuis son entrée dans l'Union européenne en 2007.

Population[modifier | modifier le code]

Recensements ou estimations de la population[3]  :

Évolution démographique
1900 1912 1930 1948 1956
32 193 32 574 32 355 29 145 29 569
1966 1977 1992 2002 2011
35 220 63 204 126 145 115 070 106 847


Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la ville de Botoşani réalise 70 % de la production départementale alors que la population ne représente que 25 % des habitants du département.

7 084 entreprises, dans les domaines industriels, commerciaux, les services et l'agriculture sont implantées a Botoşani.

Nombre de salariés :

  • 1999 : 40 636
  • 2000 : 35 148
  • 2001 : 34 988

Personnalités[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Naissance à Botoşani.

Personnalités nées à Botoşani :

Autres personnalités liées à la ville :

  • George Enescu (1881-1955), compositeur, violoniste et pianiste roumain.
  • Stefan Luchian (1868–1917), peintre roumain, célèbre pour ses paysages et ses natures mortes.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La municipalité de Botoşani entretient un accord de coopération économique et culturelle avec :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Gh. Ghibănescu, Originile Iașilor, în „Arhiva”, Iași, 1904, p. 42-46
  2. Вернадский, Георгий Владимирович (Georgui Grigorovitch Vernadski) История России (Histoire des peuples russes) sur: Образование Киевской Руси (839—878 гг.)
  3. Population depuis 1912 sur le site pop-stat.mashke.org