Salve Regina

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

L'antienne Salve Regina est, dans la liturgie des Heures, réservée à l'office des complies, tenu à la fin de journée. Statue de la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption-et-Saint-Étienne de Spire.

L'antienne Salve Regina est une prière catholique, dédiée à la Vierge Marie. Antienne de la procession à l'origine, celle-ci obtint plusieurs usages tant dans la liturgie que dans la culture. En dépit de l'utilisation officielle pour le dernier office de jour, complies ou vêpres, on la chante très souvent à la fin de la célébration. Il s'agit de l'une des hymnes les plus populaires depuis le Moyen Âge, laquelle s'illustre d'un grand nombre de légendes.

Texte[modifier | modifier le code]

latin français
Salve, Regina,
Mater misericordiæ,
vita dulcedo et spes nostra, salve.
Ad te clamamus,
exsules filii Evæ.
Ad te suspiramus, gementes et flentes
in hac lacrimarum valle.
Eia ergo, advocata nostra,
illos tuos misericordes oculos ad nos converte.
Et Jesum benedictum fructum ventris tui,
nobis, post hoc exsilium, ostende.
O clemens, o pia, o dulcis
Virgo Maria.[1]

Salut, ô Reine,
Mère de miséricorde,
notre vie, notre douceur, notre espérance, salut !
Nous crions vers toi,
enfants d'Ève exilés.
Vers toi nous soupirons, gémissant et pleurant
dans cette vallée de larmes.
Ô toi, notre avocat
tourne vers nous ton regard miséricordieux.
Et, après cet exil, montre-nous Jésus,
le fruit béni de tes entrailles.
Ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce
Vierge Marie[2].

Partition[modifier | modifier le code]

  1. Salve Regina dite de ton simple en cinquième mode (XVIIe siècle) : [203]
    voir aussi : section Mélodie néo-grégorienne ou plain-chant musical
  2. Salve Regina dite de ton solennel ou monastique en premier mode (XIIe siècle) : [204]
Salve Regina grégorien.jpg

Historique[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Origine floue[modifier | modifier le code]

Tout comme de nombreux textes médiévaux, l'origine exacte de cette célèbre hymne ne fut pas identifiée[3]. De nos jours, la plupart des chercheurs considèrent de plus en plus que l'auteur n'était pas un personnage particulier[sh 1],[4].

Ce qui demeure certain est qu'il s'agissait d'une liturgie locale, et non issue du rite romain ancien pratiqué à Rome et alentour. Le chant ne se trouve ni dans le chant vieux-romain qui était utilisé au Vatican ni dans le fonds grégorien le plus ancien à la base de ce rite ancien[5],[mnc 1]. Faute de documents définitifs, même aujourd'hui, il reste difficile à identifier son origine exacte. La datation la plus ancienne est un décret dénoncé en 1135 à l'abbaye de Cluny[6],[mnc 2].

Or, les légendes étaient tellement riches et abondantes qu'il faut examiner les manuscrits anciens, dans l'optique de retrouver son origine.

Adoption importante par la deuxième réforme liturgique cistercienne au XIIe siècle[modifier | modifier le code]

Si l'on exclut les légendes, les manuscrits les plus anciens qui contenaient ce texte ne remontent qu'au XIIe siècle[7]. Il est probable que la partition complète la plus ancienne est celle de la bibliothèque nationale de France, Nouvelles acquisitions latines (NAL) 1412[3]. Cet antiphonaire cistercien, qui fut copié vers 1175[8], accordait déjà l'antienne Salve Regina au cantique Magnificat des vêpres de plusieurs fêtes mariales : Nativité de Marie [205] ; Annonciation [206] ; Purification [207] ; mais aussi attribuée au Benedictus des laudes pour l'Assomption [208] et son octave [209]. Usage déjà très important, car il s'agissait de l'antienne pour les deux cantiques bibliques, qui sont les plus distingués, en faveur des deux offices les plus importants. Cela signifie que cette antienne possédait une dignité supérieure dans le rite cistercien. En d'autres mots, la Salve Regina était chantée au moment du sommet de ces offices principaux[mnc 3].

Si saint Bernard n'est pas l'auteur de la Salve Regina, il était un grand promoteur de cette hymne dans le cadre de la deuxième réforme cistercienne[mnc 4].
Très mécontent de la caractéristique archaïque de la première réforme selon laquelle le chant messin et l'hymne ambrosienne étaient principaux, le supérieur de l'ordre considérait que l'édition de l'abbé Harding commettait beaucoup de fautes, qui étaient, en fait, les compositions anciennes authentiques. Pourquoi cette confusion ? Au XIIe siècle, un mouvement important était né en Aquitaine avec de nouvelles pièces musicales, qui s'illustraient d'une beauté remarquable[9]. À la suite de la décision du supérieur, qui chargea à saint Bernard le remaniement, il est normal que ce théologien n'ait pas hésité à adopter de nouvelles hymnes, belles et adaptées aux oreilles contemporaines. L'hymne Salve Regina fut intégrée dans le rite cistercien
(image : " Salve Regina " et " Salve Bernarde ", œuvre de Heinrich Hugo Cöntgen[10], d'après la vision légendaire de ce saint, présentée dans la bibliographie écrite vers 1182 Vita tertia de Jean l'Ermite, sans doute moine de Clairvaux[sh 2],[uc 1]).

Les études récentes (Chrysogonus Waddell (1984/2007)[11],[12] et Alicia Scarcez (2011)[13]) suggèrent que ce manuscrit est un fruit de la deuxième réforme liturgique cistercienne de laquelle le supérieur de l'ordre confia la gestion à célèbre saint Bernard de Clairvaux († 1153). Au lieu des hymnes ambrosiennes archaïques, qui avait été adoptées par la première réforme sous l'abbé Étienne Harding († 1134), l'équipe de saint Bernard promut de nouvelles hymnes[11],[mnc 4]. D'où, par erreur, l'auteur de la Salve Regina était attribué à saint Bernard. Or, il ne lassa aucun chef-d'œuvre de poésie[js 1].

Par ailleurs, la version cistercienne présente un texte plus ancien. Elle se terminait comme O clemens o pia o dulcis Maria alleluia. Au début, on s'aperçoit Salve, Regina misericordiæ[14].

Indice plus ancienne[modifier | modifier le code]

La Salve Regina était mentionnée dans un document plus ancien. Et cela suggère que son origine était l'antienne de procession[14]. Depuis 1135, par le décret de l'abbé Pierre le Vénérable, qui était un autre réformateur, les moines de l'abbaye de Cluny chantaient l'incipit Salve Regina lors de la procession de l'Assomption[15],[16],[17]. À cette époque-là, ce monastère avait une immense influence, en tant que dite la seconde Rome. De nos jours, il s'agit du témoignage le plus ancien qui soit supporté par un manuscrit sûr, avec une date exacte. Il ne reste aucune partition surement conservée à Cluny, car tous ses manuscrits furent perdus à la suite de la suppression de ce monastère en 1791, à l'exception de quelques manuscrits gardés ailleurs[18],[mnc 5]. Dans ces processionnaux clusiens, aucune notation ne se trouve malheureusement, car ses moines effectuaient bien cette procession de l'Assomption, par cœur, et sans support de partition[19].

Avec cette chronologie, plusieurs attributions doivent être écartées. Elle précise que l'exécution hypothétique, qui fut affectée à saint Bernard à la basilique Notre-Dame d'Avioth, n'était pas la création de l'hymne. Car, chez les Cisterciens, l'usage de Salve Regina ne put être intégré qu'après le décès de l'abbé Étienne Harding en 1134. La révision des livres de chant fut effectuée entre 1142 et 1147[20]. De même, la visite de saint Bernard à la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption-et-Saint-Étienne de Spire n'eut lieu qu'en 1146. Cette cathédrale avait une légende : cela serait saint Bernard qui y ait ajouté l'exclamation Ô clemens ! ô pia ! ô dulcis[21],[as 1]. Comme l'exclamation se trouve dans un manuscrit plus ancien, cette légende ne peut plus être supportée[mnc 6].

Or, il faut souligner que saint Bernard fût, pour cette hymne, un grand promoteur du XIIe siècle, en qualité de commentateur théologique le plus distingué de la Sainte Vierge dans ce siècle[22]. D'où, pour la diffusion, le rôle des Cisterciens était considérable[mnc 7].

Encore trois légendes[modifier | modifier le code]

Selon les études de Friedrich Gennirich et d'Higinio Anglés puis de Colette, le chant liturgique aussi voyageait, avec les musiciens, sur le chemin de Saint-Jacques au XIIe siècle. Sans doute l'hymne Salve Regina était-elle diffusée, grâce aux religieux en pèlerinage, à partir de la région aquitaine. Il semble qu'à la suite d'une vaste diffusion sur ce chemin, ces trois légendes soient nées, en raison de pleine popularité de cette hymne[9]. Chacun discutait toujours son auteur préféré, selon sa région, méridionale ou septentrionale[uc 2].

Saint Bernard ne fut pas le seule candidat. Depuis le Moyen Âge, on discutait sur trois personnages importants pour l'auteur. Il s'agissait d'Hermann Contract, bénédictin, ainsi que de deux évêques, Pierre de Compostelle et Adhémar du Puy-en Velay[uc 1].

Faute d'indices, de nos jours l'attribution pour Hermann Contract († 1054)[as 2] n'est plus supportée[23],[sh 2], si c'était très diffusé au XIXe siècle[sh 2],[uc 3]. En réalité, l'attribution n'apparut qu'à la fin du XVe siècle dans la chronique de Jacopo Filippo Foresti pour l'année 1049[sh 2],[as 3].

Ce qui reste énigmatique est celle de Guillaume V Durand, évêque de Mende, qui affecta l'auteur à Pierre (saint Pedro de Mezonzo † 1003), évêque de Saint-Jacques-de-Compostelle : « Petrus compostellanus Episcopus auctor est antiphonæ : Salve Regina [210] » (vers 1286)[24],[25],[uc 4]. En 1297, Riccobaldo da Ferrara suivit cet avis dans son Historia universalis[26]. Si en 1903 Eladio Oviedo Y Arce, théologien espagnol, avait favorisé cette attribution[26], sa conclusion ne fut pas acceptée[mnc 8]. Celle-ci est étrange aux hymnes de l'Espagne de son époque[js 2] tandis que la nouvelle génération de l'hymne avec la beauté de composition littéraire dont la Salve Regina était un exemple n'apparut qu'au XIIe siècle[js 3],[9].

Une autre légende est celle d'Adhémar de Monteil († 1098), évêque du Puy-en-Velay et grand personnage de la Croisade. En admettant que la cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay dispose une grande plaque de laquelle le texte intégral est celui de version tridentine, cette attribution aussi manque de manuscrit définitif[27],[28]. Celle-ci est issue de la chronique d'Aubry de Trois-Fontaines[mnc 9],[29]. Il s'agissait de son écriture qui date de 1241 sur l'année 1130 : saint Bernard aurait écouté, pour la première fois, l’antiphonam de Podio (du Puy[30]) à l'abbaye Saint-Bénigne de Dijon[sh 2],[31]. Ce qui favorise cette attribution est la continuité avec l'usage à Cluny qui peut respecter et satisfaire la chronologie.

Origine en Aquitaine[modifier | modifier le code]

L'attribution pour le Puy-en-Velay, qui reste possible[mnc 4],[sh 2], fut corrigée et précisée par Marie-Noël Colette en 1990[32], qui propose l'origine issue de l'antienne aquitaine[mf 1],[33]. Pierre Grelot avait suggéré déjà, en 1977, cette origine[34].

En effet, le manuscrit le plus ancien de Cîteaux, qui est mentionné au-dessus, bibliothèque nationale de France NA latin 1412, se notait en neumes aquitaines[3]. D'autres manuscrits les plus anciens aussi sont issus de l'Aquitaine[mnc 10], ou au moins liés à la France[3],[mnc 11].

Dans la même bibliothèque, Marie-Noël Colette redécouvrit un manuscrit qui peut être proche du prototype[33],[mnc 12]. Ce manuscrit latin 944 date du XIIe siècle et était utilisé auprès de l'abbaye Saint-Géraud d'Aurillac[35], à cette époque-là filiale de Cluny. La composition est différente de la version cistercienne, en tant qu'antienne processionnelle, ce que Cluny précisait[mnc 13],[mnc 14]. Son texte aussi était différent : notamment, au début, Salve Regina, vite dulcedo, ce qui demeure unique dans tous les manuscrits, et à la fin, O clemens, o pia, o celi Regina[mnc 15] :

La composition musicale de ce manuscrit suggère que l'origine de la Salve Regina peut être issue du célèbre atelier de Saint-Martial[mnc 15]. Il s'agissait du premier siège d'une véritable Nouvelle Vague des chants liturgiques, nova cantica, qui apparut au XIIe siècle[js 4]. Dans ce cas, l'auteur serait collectif[sh 1], moines bénédictins en anonyme, tel les compositeurs du chant grégorien. Avant les Cisterciens, de grands acteurs de la diffusion de cette hymne étaient les Bénédictins et les chanoines réguliers[mnc 7]. Cluny, bénédictine, était la maison mère de Saint-Martial et d'Aurillac.
Salve regina
vite dulcedo et spes nostra salve.
[Ad te clamamus exules filii eve.][mnc 16]
Ad te suspiramus gementes et flentes in hac lacrimarum valle
eia ergo advocata nostra
illos tuos misericordes oculos ad converte
et Iesum benedictum fructum ventris tui
nobis post hoc exilium ostende.
O clemens, o pia, o celi regina. Seculorum Amen[mnc 17].

D'après son synopsis[mnc 18], cette composition semblait éviter la répétition[mnc 19]. Cela serait la raison pour laquelle le verset Ad te clamamus exules filii eve se trouve en tant qu'ajoute à la fin de la notation, mais on ignore sa raison précise[mnc 20]. Au contraire de son texte qui renseigne peu, la composition musicale de cette version présente son origine assez vraisemblable, dans le mouvement nova cantica qui se distinguait dans toute l'Aquitaine au XIIe siècle[36], surtout en raison de sa composition en mode de [mnc 9]. D'ailleurs, il est à remarquer que quelques caractères musicaux de ce manuscrit se trouvent dans des manuscrits issus du Puy, tardivement copiés. Cela suggère que l'atelier du Puy aussi avait son rôle important[mnc 4]. D'après Marie-Noël Colette, la Croisade semble rester le motif de composition, selon son ton musical qui manifeste une situation de détresse[mnc 4].

En résumé, ce que ce manuscrit indique est que l'antienne de procession Salve Regina était copiée, selon la datation de celui-ci, entre 1067[mnc 21] et 1135[mnc 22]. Le texte n'était pas la composition originelle, ni définitive, mais une version intermédiaire. Les caractéristiques musicales de cette version suggèrent que la composition fut certainement effectuée sous influence de l'atelier de l'abbaye Saint-Martial de Limoges[mnc 23]. L'évolution hypothétique est[mnc 7] :

  • Le Puy-en-Velay > Cluny > Cîteaux ou
  • Saint-Martial > Le Puy-en-Velay > Cluny > Cîteaux

Telles sont les études qui favorisaient l'origine de la Salve Regina entre le Puy et Saint-Martial[mnc 7]. Depuis cela, manque de nouvelles sources, aucune identification plus détaillée ne fut obtenue.

Règle de la congrégation de Cluny[modifier | modifier le code]

Chronique d'Aubry de Trois-Fontaines[modifier | modifier le code]

Usage au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Rien n'était officiel au rite romain, aussi l'antienne Salve Regina était-elle utilisée avec une liberté, lors des fêtes mariales. C'étaient la Nativité de Marie et son octave, l'Annonciation, l'Immaculée Conception, la Purification de Marie, l'office votive après la Purification ou l'Assomption de Marie et son octave[41].

En ce qui concerne le rite romain et sa pratique auprès des diocèses, la première décision officielle fut celle du concile provincial de Peñafiel en Espagne, décision tenue en 1302, selon laquelle chaque église était demandée de chanter la Salve Regina après les complies[42],[43],[44]. De nos jours, les chercheurs ne supportent pas l'attribution pour l'ordonnance légendaire de 1239 par le pape Grégoire IX[uc 6], faute d'indices[44]. Il est à remarquer qu'au contraire de la pratique aux monastères, la décision de ce concile n'eut pas effet immédiat dans le rite romain. Il fallait attendre la Contre-Réforme.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

« Salve, Regina, in sul verde e'n su' fiori » (VII, 82 ; œuvre de Gustave Doré).

L'hymne Salve Regina accroissait certainement sa popularité. La bibliothèque nationale de France conserve sa traduction en langue romane. Il s'agit d'un livre artistique dont l'auteur était Matfre Ermengau [211] (XIVe siècle). Si cette hymne était exactement un fruit de la théologie qui avait été évoluée au Moyen Âge, son usage entra très vite dans la culture populaire[aj 1],[sh 3]. Dans le même XIVe siècle, Dante Alighieri, quant à lui, fit une belle harmonisation entre ces deux domaines. La Divine Comédie raconte, dans le chant du Purgatoire VII, 82 : « Je vis, assises sur l'herbe et sur les fleurs, des âmes qui chantaient Salve, Regina. » [212][aj 2]. Ceux qui la chantent sont les « enfants d'Ève exilés » dans la « vallée de larmes », passage tout à fait inspiré par l'antienne.

Premières mélodies monodiques[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne le chant, il est logique qu'il s'agît d'une composition solennelle, avec assez d'ornement (voir ci-dessus, Partition), en raison de ces fêtes mariales distinguées. Au Moyen Âge, on compte au moins trois versions. La version qui se trouve dans l’Antiphonaire de Hartker est utilisée pour la référence de transcription [213]. Le livre de chant était réservé à l'abbaye de Saint-Gall, abbaye bénédictine et centre du chant grégorien. Si le manuscrit est très ancien (vers 1000), ce folio 10 est une insertion tardive du XIIe siècle ou du siècle suivant[5]. Et il s'agit du témoignage le plus ancien de Salve Regina en trope avec trois strophes, qui reste également un seul exemple en tant qu'antienne du Magnificat pour l'Annonciation en trope[sh 4]. À la fin, on remarque une addition, o dulcis maria. On constate, même dans ce manuscrit, une composition successive, à partir d'un prototype[sh 4]. Ce que l'ordre de Cîteaux utilisait restait différent dans lequel la caractéristique de remaniement est évidente[sh 5]. L'abbaye de Zwettl en Autriche conserve un bon exemplaire [214][46]. Chaque ordre gardait sa propre tradition. Quelques monastères en Angleterre pratiquaient une autre mélodie tandis que les Cisterciens britanniques utilisaient la version de Sarum sous influence du grégorien[sh 5]. On trouve une composition particulière dans le manuscrit Worcester F160[sh 6], antiphonaire copié vers 1230 et annonçant déjà le Petit office, quotidien, de Sainte Marie[sh 7]. En bref, au contraire du chant grégorien ancien, cette antienne manquait d'uniformité. Or, il s'agissait d'un des chants de la nouvelle génération, nés dans un mouvement dynamique pour la liturgie.

Origine des quatre antiennes mariales[modifier | modifier le code]

Avant que les quatre antiennes mariales ne soient choisies dans le rite romain, les Franciscains sélectionnèrent cinq antiennes y compris l’Ave Maria pour leur liturgie des Heures. C'était au moment du chapitre général, qui fut tenu en 1249 à Metz, que leur décret adopta cette pratique, de nos jours devenue en quatre, de l’Alma Redemptoris Mater, de l’Ave Regina, de la Regina cæli et de la Salve Regina[47]. Un siècle plus tard, le pape Clément VI adopta ces antiennes mariales en faveur de l'Église universelle. C'était en 1350[48],[uc 6].

Avec ses études sur le rite de Sarum, Sally Harper expliquait cette évolution d'usage. Au Moyen Âge, la plupart des processions se composaient de trois étapes : I. du chœur au focal (in eundo) ; II. au focal ou centre (statio) ; III. retour au chœur (in redeundo). La dernière étape se consacrait souvent à un saint patron. À Salisbury, c'était la procession pour la Sainte Vierge, patronne de la cathédrale[sh 8]. Puis ces antiennes mariales, en mémoire de la Sainte Marie, devinrent communes pour d'autres usages, notamment l'office des vêpres ou des complies, avec cette fonction votive. Aussi, dans le rite de Sarum, les mêmes antiennes mariales se trouvent-elles tant dans le processionnal que d'autres livres de chant. Ainsi, un processionnal publié en 1502 contenait quatre antiennes : Salve regina, Regina cell, Nesciens mater et Ave regina celorum mater regis. Mais l'omission de rubrique dans cette partie indique que l'usage de celles-ci était plus libre[sh 9]. Étant donné du rite nouveau sous Guillaume le Conquérant, il est possible que la même évolution fût constatée auprès des établissements sur le continent, son origine.

Évolution de l'usage[modifier | modifier le code]

L'ancien usage restait encore. Ainsi, pour le tour de l'intérieur d'une église de Zurich, les Dominicains faisaient leur procession avec cette antienne[as 4]. L'utilisation n'était pas par hasard, car tous les moines dominicains avaient obtenu leur privilège de l'indulgence avec la procession solennelle qui étaient effectuée après les complies[as 5],[mnc 3]. Chant préféré, on amplifia son usage. Dans les chapelles consacrées à Sainte Vierge, c'était fréquent à l'abbaye bénédictine d'Einsiedeln : tous les samedis et toutes les fêtes mariales pendant le Carême[3] ; les veilles des fêtes des Apôtres, de Saint-Jean-Baptiste, de l'Epiphanie, de saint Meinrad d'Einsiedeln, de saint Michel, de Sainte Croix, de la Toussaint, de l'Ascension, du Vendredi Saint et de la Nativité[as 6]. Un manuscrit issu du Puy-en-Velay présente, d'ailleurs, un usage particulier à la mémoire des défunts[mnc 25]. Il est à remarquer que la version de procession conservait un style plus ancien, avec le texte Salve, regina misericordiæ, ce qu'un manuscrit ancien indiquait[as 7].

Parmi de nombreuses antiennes mariales, celle-ci occupait un rôle particulier. On considérait que la Salve Regina possédait une force puissante contre les maux[aj 2]. Ainsi, les Dominicains ne l'utilisait pas au début de sa fondation. Mais en constatant plusieurs miracles sur Jourdain de Saxe, l'ordre décida de l'employer pour la procession des complies. Car, à Bologne, plusieurs moines de l'ordre subissaient le mauvais esprit, à savoir diable[49]. L'antienne chantée aux complies en procession était une arme spirituelle[mf 2]. De même, on priait la Sainte Vierge en chantant la Salve Regina dans l'optique d'éviter le tonnerre[50],[mf 3]. C'est-à-dire, on la chantait lorsque le danger évoluait, notamment dans la nuit où la peur s'amplifiait, en demandant la protection de la Notre Dame (Odon Vallet explique que le terme latin salve possède aussi le sens salutaire dans la situation en péril, telle la Croisade[51]). Au Puy-en-Velay au XVIe siècle, on chantait cette antienne, au contraire avec la joie, lors de l'office de none, au jour de la réveillon de la Saint-Sylvestre[mnc 26].

Pratique quotidienne en polyphonie chez les confréries[modifier | modifier le code]

La pratique de la Salve Regina se développa en particulier dans la région de Flandre médiévale. Car, à partir du XIIIe siècle, la fondation des établissements religieux dédiés à la Notre Dame était abondante. Il s'agissait surtout d'unes des premières confréries. Chaque soir et toute l'année dans leurs chapelles Notre Dame, la Salve Regina en polyphonie était chantée tant à Bruges qu'à Anvers, après les vêpres, lors d'une célébration particulière, dite Lof (ou office de Salve), et une sorte de l'Adoration[aj 3]. En 1362, la première confrérie mariale pratiquant la Salve Regina polyphonique fut fondée à Bruxelles, à la cathédrale Saint-Gudule[52]. La pratique avait besoin de prêtre, de chantres, d'organiste et d'enfants de chœur, ainsi que parfois de solistes[aj 1],[53]. Ce grand office qui remarquait cette région était possible, grâce à une évolution économique qui était liée à la production de draps de haut luxe, dont les producteurs et commerçants riches étaient exclusivement les membres des confréries. Aussi la composition en polyphonie devint-elle florissante pour l'hymne Salve Regina[aj 4]. On constatait cette pratique encore au XVIe siècle à Anvers[uc 7].

Un manuscrit particulier comptant vingt-neuf Salve Regina[modifier | modifier le code]

La bibliothèque de l'État de Bavière s'illustre de l'un des manuscrits les plus importants de Salve Regina, Musik 34, véritables partitions de qualité à la Renaissance[54].
[manuscrit en ligne :
29 compositions de Salve Regina
]
.

En admettant que la Salve Regina soit toujours l'une des quatre antiennes mariales, elle était et est l'hymne par excellence. En effet, on ne connaît aucun manuscrit, tel celui du département de la musique 34 de la Bayerische Staatsbibliothek à Munich. Ce manuscrit se compose exclusivement de vingt-neuf Salve Regina en polyphonie[aj 5]. Un des quatre livres de luxe issus de célèbre atelier de Pierre Alamire qui se conservent dans cette bibliothèque[55], le manuscrit 34 aurait été fourni dans les années 1520[aj 6]. Curieusement, il n'y a pas de trace que celui-ci fût utilisé dans la liturgie[aj 7]. D'où, plusieurs hypothèses[aj 6]. Le chercheur qui avait examiné celui-ci, Aaron James, conclut en 2014 qu'il s'agirait d'un cadeau de la maison de Habsbourg en faveur du duc de Bavière Guillaume IV († 1550)[aj 8]. En bref, c'était une anthologie, qui avait spécialement été copiée, autrement tout comme le coffret de disques compacts de nos jours. C'était donc un témoignage de la popularité de cette antienne.

Mais ce qui demeure important est qu'il s'agît d'un riche recueil des Salve Regina, composées par quinze compositeurs précisés ainsi que sept compositions anonymes, auprès de l'école franco-flamande de laquelle la maison de Habsbourg profitait pour sa cour en tant que mécénat. Vraiment riche, la première composition est le motet de Josquin des Prés. (Il est probable que, sur le folio 1v, la croix † après le nom de Josquin signifiait que le feu compositeur était récemment décédé (1521), selon l'usage habituel de cet atelier ; donc le manuscrit rendait hommage à Josquin en plaçant son œuvre au début[aj 9].) On y compte cinq motets sur six de Pierre de la Rue, qui restent uniques dans toutes les archives[56]. De surcroît, la plupart des œuvres sont celles des compositeurs moins connus. Or, par exemple, une autre œuvre découverte de Laurentius de Vourda (ou Vorda) dont le manuscrit 34 compte deux motets Salve était sa messe pascale de laquelle le manuscrit se conserve à la Bibliothèque apostolique vaticane et issu de la chapelle Sixtine[57]. Il semble que Jean Lebrun fût en service de la Chapelle royale sous le règne de Louis XII[58]. Le choix des œuvres n'était pas par hasard. La variété de formes musicales est énorme, entre de simples harmonisations et des polyphonies développées et entières[aj 10],[aj 11]. C'est un manuscrit indispensable pour l'étude.

Dans le cadre de la Contre-Réforme[modifier | modifier le code]

À la suite du concile de Trente, la reforme liturgique dans le cadre de la Contre-Réforme favorisa profondément la pratique du culte marial, car les protestants refusaient le dogme de la Mère de Dieu. Plus précisément, l'Église catholique officialisa et intégra, auprès du rite romain, la pratique de l’Officium Parvum Beatæ Virginis (Petit livre de l'office de la Sainte Vierge), qui existait déjà. Cet office, qui contenait les quatre antiennes mariales et l’Ave Maria, avait été adopté dans le bréviaire romain selon le rite tridentin, que le pape Pie V fit sortir en 1568[59]. Ainsi, l'antienne mariale Salve Regina se trouve à la page 150, à la fin des complies, dans le Breviarium romanum publié en 1674 sous le pontificat de Clément X, et qui était utilisée à la basilique du Vatican [215]. Et l'usage se continue jusqu'aujourd'hui, pour ces complies ou le dernier office de jour. Le texte fut, pour la première fois, fixé officiellement[sh 1].

D'ailleurs, cette officialisation promut la composition du texte Salve Regina en polyphonie. Certes, avant que le rite tridentin ne soit établi, les motets selon ce texte étaient déjà nombreux. Toutefois, après cette adoption, la Salve Regina était et est officiellement en usage au Vatican. Ceux qui concernent les manuscrits les plus anciens sont ceux de la Bibliothèque apostolique vaticane issus des archives de la chapelle Sixtine : Heinrich Isaac [216] et Jacques Arcadelt [217][60].

À partir du XVIIe siècle, l'Église multiplia les indulgences dans l'optique de promouvoir la pratique des prières par les fidèles. Pour la Salve Regina, c'était le pape Pie VI qui leur accorda un indulgence de cent jours avec un décret daté du 5 avril 1786. Pour cela, il fallait reciter, à l'honneur de la Vierge Marie, la Salve Regina le matin ainsi que l'hymne Sub tuum præsidium le soir[61].

Puis la Salve Regina devint obligatoire, par un autre décret du 6 janvier 1884 de Léon XIII, à la fin de chaque messe basse. En effet, le gouvernement italien avait demandé au Vatican en 1870 de quitter la Cité léonine, ce que Pie IX avait refusé. Ces dites prières léonines y compris Salve Regina, qui avaient pour but d'obtenir la défense de la Mère de Dieu et de saint Michel, se gardaient jusqu'au concile Vatican II[62].

Musiques baroque et classique[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne le domaine musical, l'antienne Salve Regina se caractérisait de sa richesse du répertoire de la musique baroque. Dans la liste, on compte de nombreuses compositions et c'était en principal de grands compositeurs italiens qui laissèrent les chefs-d'œuvre. Au contraire, l'époque de la musique romantique connut son déclin de composition, hormis quelques compositeurs catholiques importants tels Joseph Haydn, Franz Liszt, Charles Gounod, qui continuaient à enrichir le répertoire liturgique.

Origine de la mélodie actuelle[modifier | modifier le code]

La version actuelle [201] se trouve, avec assez beaucoup de similitude, dans ce recueil [202].

La mélodie de l'antienne Salve Regina en monodie, qui est actuellement en usage dans la liturgie [218], n'est pas grégorienne authentique. En 1893, la Revue du chant grégorien précisait qu'auprès de l'ordre de saint Benoît, cette mélodie était en usage au XVIIe siècle avec quelques livres de chant de la congrégation de Saint-Vanne et Saint-Hydulphe, qui était établie en Lorraine. En outre, il y eut une permission particulière de l'usage donnée par le supérieur général, laquelle était enregistrée auprès de la congrégation de Saint-Maur[14]. Il est à remarquer que l'atelier de ce monastère était, au XVIIe siècle, un principal centre du chant néo-grégorien.

Aujourd'hui, la mélodie fut retrouvée dans un livre de chant, publié à Paris en 1634[63]. Il s'agit d'un plain-chant musical. Ce genre, qui s'employait en mode majeur ou en mode mineur au lieu des modes grégoriens, était populaire, plus adapté aux oreilles contemporaines[pb 1].

Plus précisément, le livre fut sorti à la suite d'une réforme liturgique en France sous le règne de Louis XIII. Dans cette optique, en 1611, la Société de l'oratoire de Jésus avait été fondée[pb 2]. L'auteur de la Salve Regina reste stricto sensu inconnu, en dépit de la couverture de ce livre de chant. En effet, il est possible que, selon l'avis d'Hardel, le vrai compositeur fût un premier maître de la Musique du Roy, dont l'identification reste impossible[pb 3]. Imprimé comme auteur sur la couverture, François Bourgoing, originaire de Bourges, était entré dans cet ordre le 26 novembre 1616. Lors de la deuxième assemblée générale, il avait été chargé de remanier les chants liturgiques pour son ordre[pb 3]. S'il est possible qu'il eût composé plusieurs œuvres, lui-même, le livre serait un fruit des remaniements[pb 4]. Dans ce cas, l'atelier de Saint-Maur peut être l'origine.

Quoi qu'il en soit, il s'agissait d'une publication distinguée, étant officielle avec le privilège du roi, qui appréciait ces dits Pères au beau chant[pb 3]. D'où, on suppose l'influence du gallicanisme[64]. Par exemple, alors que la version grégorienne fait chanter Salve, Regina misericoriæ, cette version n'hésitait pas à adopter une nouvelle variante Salve Regina, mater misercordiæ[65],[sh 10]. Contemporain, mais sans doute moins liturgique. Baron Du Taya constatait que le passage Jesum benedictum qui se situe au sommet de la mélodie empêche l'inclination du corps. La version monastique est, au contraire avec les notes les plus bases, adapte à cette inclination par respect[uc 8].

Il est à noter que Louis XIII vénérait exactement la Salve Regina. À la suite de la naissance du dauphin Louis, futur Louis XIV, il chargea aux religieux de reciter chaque soir les litanies de Lorette et la Salve Regina en rendant hommage à la Sainte Vierge[pb 5].

Usage actuel[modifier | modifier le code]

Après le concile Vatican II, l'utilisation de cette antienne mariale reste dans le Calendarium Concilii Vatican II, formellement ad Completrium, pour l'office des complies[66].

Or, avec sa popularité, l'antienne est souvent chantée à la fin de célébration catholique, tant pour la messe que pour l'office, surtout aux vêpres. On l'exécute, tantôt à partir des premières vêpres de la fête de la Sainte Trinité jusqu'à l'office de none du samedi avant le premier dimanche de l'Avent selon la tradition[67], tantôt toute l'année. En effet, le calendrier pour les quatre antiennes devint de plus en plus facultatif et c'est la Salve Regina, la plus célèbre et réputée[48], qui reste toujours en pratique[68].

De nos jours, la création de la musique contemporaine avec ce texte n'est pas florissante.

Légende de Roncevaux[modifier | modifier le code]

Stèle de Roncevaux, consacrée à la Salve Regina, en mémoire d'un miracle.

Le village de Roncevaux qui est situé sur le chemin de Saint-Jacques s'illustre de sa légende liée à l'hymne Salve Regina. Selon cette légende, lorsqu'un cerf à la ramure couronnée de lumière apparut dans une nuit, les anges chantaient la Salve Regina. Conduit par ce miracle, on découvrit une statue de la Vierge Marie près d'une fontaine, devenue fontaine des Anges. La collégiale royale de Roncevaux se consacre toujours à cette Mère de Dieu tandis que sa fondation coïncidait à l'apparition de l'hymne Salve Regina au XIIe siècle. Or, Élie Lambert considérait que la légende aurait été enregistrée plus tard. Il y existe donc une stèle en mémoire de cet événement[69]. La légende évolua. Martín d'Azpilcueta († 1586), savant docteur, écrivit que les samedis, la Salve Regina était chanté dans la vallée de Roncevaux par les anges[30]. Ce théologien distingué avait reçu l'habit de l'ordre de Roncevaux à une fête mariale, et un an plus tard, fait sa profession lors de la même fête[50].

Hymne national de la Corse[modifier | modifier le code]

La Corse, de laquelle la Reine du Ciel est la patronne, adopta en 1735 officiellement l'hymne national Dio vi salvi Regina, à la suite de son indépendance[70]. Celui-ci est issu de la Salve Regina[70]. L'usage reste jusqu'ici, notamment pour de grandes cérémonies religieuses[71]. La Communauté francophone des radios chrétiennes compte, pour la même raison, une émission en Corse, Radio Salve Regina[72].

Usage en Amérique du Nord en traduction[modifier | modifier le code]

Étant donné que la Vierge Marie est la sainte patronne des États-Unis et du Mexique, auprès des communautés catholiques dans ces pays, l'usage en traductions en anglais et en espagnol est historiquement fréquent. À la différence de l'hymne de la Corse, le texte ne fut jamais hymne national officiel, mais, en tant qu'hymne religieuse, celui-ci est formellement utilisé dans le domaine liturgique et la coutume religieuse, telles les funérailles[uc 9].

Référence dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Dans le film Le Gendarme et les Extra-terrestres (1979), ce chant est entonné par la chorale des sœurs dans une scène où De Funès se trouve dans le couvent (et De Funès se mettant alors à chanter à contre-temps un passage du Requiem).

Mise en musique[modifier | modifier le code]

À la Renaissance[modifier | modifier le code]

Musique baroque[modifier | modifier le code]

Musique classique[modifier | modifier le code]

Musique contemporaine[modifier | modifier le code]

Messe Salve Regina[modifier | modifier le code]

Œuvre instrumentale[modifier | modifier le code]

Attribution incertaine[modifier | modifier le code]

Manuscrits et publications anciens[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notices[modifier | modifier le code]

Liste des manuscrits musicaux[modifier | modifier le code]

Synopsis des mélodies grégoriennes[modifier | modifier le code]

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Aimé-Marie-Rodolphe Baron Du Taya[197], Un cantique. Salve Regina misericordiæ, Jean-Marie Vatar, Rennes, 1842 [lire en ligne]
  1. a et b p.  9
  2. p. 13 - 14
  3. Voir aussi p. 10 - 11
  4. p.  14
  5. p.  11 - 12
  6. a et b p. 17 ; l'ordonnance en 1239 par Grégoire IX est très douteuse (voir, par exemple, Jean Grancolas 1713 [1]).
  7. p.  17
  8. p.  18
  9. p. 17 ; l'usage lors des enterrements est issu de la coutume européenne ancienne.
  10. p.  26
  • Anselm Joseph Alois Schubiger, Le Salve Regina d'Einsiedeln (Hermann Contract), Charles de Mourgues Frères, Paris 1860 [lire en ligne]
  1. p. 8 - 10 ; selon Dom Schubiger, le texte se trouve dans une chronique de Spire, livre X, ainsi que la Vie de saint Bernard, un manuscrit de Ratisbonne (p. 10, note n° 1)
  2. p. 7 - 8 ; l'abbaye territoriale d'Einsiedeln, qui gardait son lien direct avec Hermann Contract, avait une légende que ce dernier lui octroya une copie de la Salve Regina. Dom Schubiger ayant vérifié dans sa bibliothèque que rien ne se trouvait pour confirmer cette légende considérait cependant que le chant y était pratiqué à la fin du XIe siècle. D'où, cette légende.
  3. p.  6
  4. p.  16
  5. p.  17
  6. p. 15 - 16
  7. p.  14
  • Joseph Szövérffy, L'hymnologie médiévale, recherches et méthodes, dans la revue Cahiers de Civilisation Médiévale, tome IV-16, p. 389 - 422, 1961 [lire en ligne]
  1. p.  404
  2. p.  395
  3. p.  402
  4. p. 402 et 404
  • Sally Elizabeth Harper, Medieval English Benedictine Liturgy, Studies in the Formation, Structure, and Content of the Monastic Votive Office, c. 950 - 1540, Routledge Library Editions, 1993 (réimpression 2019) (en)[lire en ligne]
  1. a b et c p.  175
  2. a b c d e et f p.  174
  3. p.  173
  4. a et b p.  178
  5. a et b p.  182
  6. p. 181 - 182 ; voir [2] Wc = Worcester F160
  7. p.  184
  8. p.  170
  9. p. 171 - 172
  10. p. 175 ; à noter : l'origine du titre Mater misericordiæ était très ancienne et liée à une légende médiévale de Cluny [3]
  • Marie-Noël Colette, Le Salve Regina en Aquitaine au XIIe siècle : l'auteur de Salve, dans la revue Cantus Planus, p. 521 - 547, dans le cadre de International Musicological Society Study Group Cantus Planus 1990, publication par Institut for Musicology, Budapest 1992 [lire en ligne]
  1. p.  545
  2. p.  525
  3. a et b p.  529
  4. a b c d et e p.  546
  5. p. 539 - 541 ; cependant l'abbaye Saint-Pierre de Solesmes réussit à récupérer un certain nombre de fragments (Études grégoriennes, tome XLI, p. 1 - 2, 2014) dont une notation de la Salve Regina, que Colette présentait dans cette thèse.
  6. p. 536, note n° 37
  7. a b c et d p.  547
  8. p. 521, note n° 3 ; en 1965, Garcia Alvarez affecta à nouveau l'auteur à cet évêque. Mais ce sont bien entendu des chercheurs espagnols qui préfèrent cette attribution.
  9. a et b p.  521
  10. p. 525 : Bnf latin 3719, folios 99v - 100r (XIIe siècle) [4]
  11. p. 544, note n° 50 ; par exemple, manuscrit Bnf latin 12584, folio 357r (abîmé) à la fin du XIIe siècle utilisé à Paris [5]
  12. p. 521, note n° 4 ; ce manuscrit avait été étudié par J. M. Canal en 1963.
  13. p.  527
  14. p. 529 ; quelques manuscrits du XIIIe siècle gardaient encore cette caractéristique de l'antienne de procession.
  15. a et b p.  522
  16. p. 523 et 537 ; ce verset avait été réparé ou ajouté, à la fin de la partition.
  17. p. 536 (notation)
  18. p. 538 - 541
  19. p. 537 et 542
  20. p.  523
  21. p. 522 ; en raison d'une mention de saint Robert de Turlande, feu abbé de la Chaise-Dieu
  22. p. 524 ; l'addition sur ce folio juste après celui de l'antienne présente sa datation m.c.xxx.v (1135).
  23. p. 522, et sa note n° 7 : « on trouve le signe caractéristique du point situé en dessous de demi-ton, que je n'ai trouvé jusqu'à ce jour, en Aquitaine, que dans des manuscrits de Saint-Martial et de Moissac. »
  24. p. 525, note n° 9
  25. p.  534, note n° 31
  26. p.  526
  1. p.  243
  2. p. 238 - 239
  3. p.  240
  • Aaron James, The Apotheosis of the Salve Regina and the Purpose of Munich, Bayerische Staatsbibliothek, Mus.ms.34, dans la revue Journal of the Alamire Foundation, 2014 (en)[lire en ligne]
  1. a et b p.  36
  2. a et b p. 36, note n° 14
  3. p. 36 et 56
  4. p.  56
  5. a b c d e f g h i j k l m n o p q r et s p.  34
  6. a et b p.  38
  7. p. 38 et 44 - 45
  8. p.  59
  9. p. 43, note n° 42
  10. p.  35
  11. p. 46, note n° 57 - 59 ; l'analyse de groupement de ces œuvres confirme d'ailleurs plusieurs manières de l'évolution de la composition polyphonique selon l'origine des compositeurs, ceux qui étaient proposés auparavant par d'autres études : division en neuf parties (issue de région germanique), façon de cycle par plusieurs voix (Rome et cour française) et alternation en deux, qui reste importante dans ce manuscrit (provenance des Pays-Bas).
  12. p. 60 - 67 : partition
  1. p. 228, note n° 86
  2. p.  224
  3. a b et c p.  228
  4. p. 229 - 237 ; il expliquait, dans ce livre, comment le remaniement avait été effectué, surtout sur la question de syllabes
  5. p.  274

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site Vatican, libretto de la messe de la Presentazione del Signore, p. 40 - 41, le 2 février 2019 [6]
  2. Site Vatican [7]
  3. a b c d et e Grove Dictionary of Music and Musicians (en)[8]
  4. S'il s'agit d'une composition qui fut effectuée par un personnage important, il y aurait eu moins de modification et de variation, selon son autorité. Les manuscrits présentent le contraire.
  5. a et b Peter Wagner, Origine et Développement du chant liturgique jusqu'à la fin du Moyen Âge, p. 161, note n° 1, 1904 [9] ; ce texte particulier en rimes indique qu'il s'agit d'une ajoute tardive avec un texte sophistiqué et non original.
  6. Selon l'étude de Hilda Graef, Maria, Eine Geschichte der Lehre und Verehrung, p. 210, Herder 1964 [10]
  7. Daniel Saulnier, Session de chant grégorien III (2005), p. 45 et sa note n° 30 [11]
  8. Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (en)[12]
  9. a b et c Marie-Noël Colette, La musique liturgique au temps du Calixtinus, p. 37 et 40, 1996 [13]
  10. Notice Bnf [14]
  11. a et b Chrysogonus Waddell, The primitive Cistercian breviary, p. 77, 2007 (en)[15]
  12. Brian Patrick McGuire (éd.), A Companion to Bernard of Clairvaux, p. 355, note n° 9, 2011 (en)[16]
  13. Notice Bnf [17] ; voir aussi l'article Tradition du chant grégorien auprès des monastères#Vérité des réformes cisterciennes
  14. a b et c Revue du chant grégorien, première année, n° 11, p. 130, le 15 juin 1893 [18]
  15. Daniel Saulnier, Des variantes musicales dans la tradition manuscrite des antiennes, 1.3.7 L'antienne de dévotion 2005 [19]
  16. Rémy Ceillier, Histoire générale des auteurs sacrés et ecclésiastiques, p. 89 - 90, 1863 [20]
  17. Jean Longère, La Vierge dans la catéchèse, p. 21, note n° 3, 2000 [21]
  18. Études grégoriennes, tome XLI, p. 1, 2014
  19. Michel Huglo, Les livres de chant notés à Cluny, une survie à Solesmes ?, p. 50 - 51, 2011 [22] ; erratum : statut 86 > statut 76 (LXXVI)
  20. Alicia Scarcez, Études grégoriennes, tome XXXVIII, p 138, 2011
  21. Theodore Ratisbon, Histoire de Saint Bernard, p. 347, 1842 [23]
  22. Voir ses sermons consacrés à la Vierge Marie [24]
  23. Data Bnf [25]
  24. Pierre Lebrun, Explication littérale, historique et dogmatique, tome III, p. 302, note n° 6, 1777 [26]
  25. Rationale divinorum officiorum, Data Bnf [27] ; attribution douteuse car I. texte tardif Salve Regina, matermisericordiæ II. autre attribution Veni Sancte Spiritus au roi de France Robert II le Pieux.
  26. a et b Annette Meakin, Galicia, the Switzerland of Spain, chapitre IV The Salve Regina, 1909 (en)[28]
  27. « SALVE REGINA, Prière attribuée à l'évêque du Puy Adhémar de Monteil (XIe siècle) » (visité et confirmé le 26 mars 2016) ; la question qui concerne est cet incipit : l'incipit des manuscrits du XIIe siècle est Salve, Regina misericordiæ et non Salve Regina, Mater misericordiæ.
  28. Joseph-Cyprien Nadal (Data Bnf [29]), Essai historique sur les Adhémar et sur Mme de Sévigné, p. 22, note n° 2, 1858 [30]
  29. Jean-Nicolas Jager, Histoire de l'Église catholique en France, d'après les documents les plus authentiques, tome VII, p. 39 - 40, note n° 2, 1864 [31]
  30. a et b La Semaine religieuse de Lyon et de la Province, p. 490 - 492, 1866 [32]
  31. a et b La question reste encore sur ce sujet. L'écriture médiévale faite cent ans plus tard sans source manque toujours de certitude. Ainsi, pour la Fête-Dieu, le chapitre des Dominicains à Barcelone adopta l'office romain écrit par Thomas d'Aquin en 1323, à la suite de sa canonisation : per venerebilem doctorem fratrem Thomam de Aquino editum, ut asseritur. Ces Dominicains, successeurs de Thomas d'Aquin, ne savaient pas si ce docteur était l'auteur exact de cet office y compris la Lauda Sion, car ut asseritur signifie on dit. Or, ce docteur de l'Église n'était décédé qu'en 1274, seulement cinquante ans auparavant.
  32. Data Bnf [33]
  33. a et b Notice Bnf [34]
  34. Pierre Grelot, Liturgie et vie spirituelle, p. 72, 4° [35]
  35. Archives Bnf [36] ; le manuscrit dit Pontifical d'Aurillac, car cette abbaye importante avait formé le premier pape français Sylvestre II († 1003) lors de son enfance
  36. Claude Andrault-Schmitt, Saint-Martial de Limoges : ambition politique et production culturelle, p. 522, 2006 [37]
  37. Hubert Du Manoir (éd.), Maria, études sur la Sainte Vierge, tome II, p. 560, 1952 [38]
  38. Denyse Riche, L'ordre de Cluny à la fin du Moyen Âge, p. 146, 2000 [39]
  39. Georg Heinrich Pertz (éd.), Monumenta Germaniae Historica, p. 828, 1874 [40]
  40. Traduction partielle par Charles Clémencet : « Que saint Bernard étant dans l'abbaye de Saint-Bénigne de Dijon, pour laquelle il avait une affection particulière, parce que sa sainte Mère y était inhumée, il avait entendu chanter par Anges autour de l'autel, l'antienne Salve Regina ; qu'il avait d'abord cru que c'était la Communauté assemblée, sur quoi il dit le lendemain à l'abbé : Vous avez parfaitement bien chanté cette nuit l'antienne du Puy, autour de l'autel de la Bienheureuse Vierge. On l'appelait l'antienne du Puy, parce que Haimar, évêque de cette ville, prélat très dévot à la Sainte Vierge, en était l'auteur. » Histoire littéraire de S. Bernard, p. 374, 1773 [41]
  41. Université de Waterloo [42]
  42. Jean Grancolas, Traité de la messe de l'office divin, p. 359 - 360 [43]
  43. Un religieux de la congrégation de Saint-Maur, L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments depuis la Naissance de Notre Seigneur, tome III, édition révisée, p. 197, 1818 [44]
  44. a et b Jean-Jaques Bourassé, Summa aurea de laudibus Beatissimæ Virginis Mariæ, tome VII, p. 740, 1862 [45]
  45. [46]
  46. Manuscrits 399 et 402, à la fin du XIIe siècle
  47. Casa de Veláquez, Mélange de Casa de Veláquez, tome XV, p. 592, 1979 [47]
  48. a et b Marina Warner, Alone of All Her Sex : The Myth and the Cult of Virgin Mary, p. 119, Oxford University Press [48]
  49. Bonaventure Racine, Abrégé de l'histoire ecclésiastique, tome V, p. 508, 1752 [49]
  50. a et b Kalendrier historial de la Glorieuse Vierge Marie, Mère de Dieu, p. 405, 1638 [50]
  51. Odon Vallet, Le sain et le saint, 1991 [51]
  52. Kristine Forney, Music, Ritual and Patronage at the Church of Our Lady, Antwerp, p. 1, 1987 (en)[52]
  53. Ibidem, p. 8 - 9 (en)[53]
  54. Site Alamire Foundation (en)[54]
  55. Data Bnf [55]
  56. Université d'Oxford [56]
  57. Université d'Oxford [57]
  58. Notice Bnf [58]
  59. The Oxford Dictionary of the Christian Church, p. 992, (en)[59]
  60. Université d'Oxford [60]
  61. Sacrée congrégation des indulgences (Vatican), Recueil de prières et d'œuvres pies auxquelles les Souverains pontifies ont attaché des indulgences, p. 184, 1878 [61]
  62. Anthony Lo Bello, Origins of Catholic Words : A Discursive Dictionary, p. 294, 2020 [62]
  63. Site de la Schola Sainte Cécile [63]
  64. Dictionnaire des Musiques, p. 1108, 2015 [64]
  65. Un auteur du Mercure de France écrivit en 1740 que sous les règnes de Charles IX († 1574) et d'Henri III († 1589), on chantait encore Salve Regina misericordiæ [65]. Il semble que l'ajoute de mater ait été tenue lors de la composition de ce plain-chant musical.
  66. Académie de chant grégorien [66]
  67. Psautier latin-français du bréviaire monastique, p. 556 - 558, Desclée et Cie., 1938, réimpression 2003
  68. Abbé Moreau, La Liturgie du Dimanche suivie des prières de la messe, des vêpres et du Salut, p. 465, 1852 [67]
  69. Élie Lambert, Roncevaux et ses monuments, dans la revue Romania, tome 241, p. 41, note n° 2, 1935 [68]
  70. a et b Accademia Corsa di Nizza [69]
  71. Jean-Baptiste Llosa (Data Bnf [70]) et Léon Cristiani, Dio vi Salvi Regina, La Reine Immaculée de la Corse, p. 119, reproduction Lulu, 2016 [71]
  72. Site officiel [72]
  73. Université d'Oxford [73]
  74. Université d'Oxford [74]
  75. Université d'Oxford [75]
  76. Notice CMBV [76]
  77. a b c d e f g h i j k et l Université de Newcastle upon Tyne [77]
  78. Université d'Oxford [78]
  79. Université d'Oxford [79]
  80. Notice Bnf [80]
  81. Notice Bnf [81]
  82. Barrie Jones, The Hutchinson concise Dictionary of Music, p. 729, 2014 (en)[82]
  83. Notice Bnf [83]
  84. Université d'Oxford [84]
  85. Notice Bnf [85]
  86. Notice Bnf [86]
  87. Notice Bnf [87]
  88. Notice Bnf [88]
  89. Notice Bnf [89]
  90. Notice Bnf [90]
  91. Notice CMBV [91]
  92. Notice Bnf [92]
  93. Université de Salamanque [93]
  94. Notice Bnf [94]
  95. Notice Bnf [95]
  96. Notice Bnf [96]
  97. Notice CMBV [97]
  98. Université d'Oxford [98]
  99. Université d'Oxford [99]
  100. Notice CMBV [100]
  101. a b c et d Notice Bnf [101]
  102. a b c d e f g h i j k l m n et o Raphael Georg Kiesewetter, Catalog der Sammlung alter Musik, p. 85 - 86, 1847 (de)[102] ; ce catalogue contient encore plusieurs Salve Regina composés par des musiciens moins connus.
  103. Notice CMBV [103]
  104. Notice Bnf [104]
  105. Article détaillé : Lucy Hruza, Multiple settings of the Salve Regina Antiphon : Tomás Luis de Victoria's Contribution to the Renaissance Veneration of the Virgin Mary, p. 409 - 424, 2002 (en)[105]
  106. a b c et d Université de Salamanque [106]
  107. Notice Bnf [107]
  108. Université d'Oxford [108]
  109. Notice CMBV [109]
  110. Notice Bnf [110]
  111. Notice Bnf [111]
  112. Notice Bnf [112]
  113. Notice Bnf [113]
  114. Université d'Oxford [114]
  115. Notice CMBV [115]
  116. Notice Bnf [116]
  117. Notice Bnf [117]
  118. Notice Bnf [118]
  119. Notice Bnf [119]
  120. Notice CMBV [120]
  121. Notice Bnf [121]
  122. Notice CMBV [122]
  123. Notice CMBV [123]
  124. Notice CMBV [124]
  125. Notice CMBV [125]
  126. Notice Bnf [126]
  127. Notice CMBV [127]
  128. Notice Bnf [128]
  129. Notice Bnf [129]
  130. Notice Bnf [130]
  131. Notice Bnf [131]
  132. Notice Bnf [132]
  133. Notice Bnf [133]
  134. a et b Éditions Ut Orpheus (it)[134] (en)[135]
  135. Notice Bnf [136]
  136. Luca Della Libera, Concerti Sacri, Opera Seconda, p. xiv [137]
  137. Luca Della Libera, Selected sacred music, p. ix, 2012 [138]
  138. Notice Bnf [139]
  139. Notice Bnf [140]
  140. Notice CMBV [141]
  141. Notice Bnf [142]
  142. Notice CMBV [143]
  143. Notice Bnf [144]
  144. Notice Bnf [145]
  145. Notice Bnf [146]
  146. Notice Bnf [147]
  147. Notice Bnf [148]
  148. Notice Bnf [149]
  149. Notice Bnf [150]
  150. Notice Bnf [151]
  151. Notice CMBV [152]
  152. Notice Bnf [153]
  153. Notice Bnf [154]
  154. Catalogue d'Éditions Bnf [155]
  155. Notice Bnf [156]
  156. Notice Bnf [157]
  157. Notice Bnf [158]
  158. a b et c Philippe Autexier (compte-rendu) 1995 [159]
  159. Notice Bnf [160]
  160. Notice Bnf [161]
  161. Éditions Carus-Verlag [162] [163]
  162. Notice Bnf [164]
  163. Notice Bnf [165]
  164. Notice Bnf [166]
  165. Notice Bnf [167]
  166. Notice Bnf [168]
  167. Notice Bnf [169]
  168. Notice Bnf [170]
  169. Notice Bnf [171]
  170. Notice CMBV [172]
  171. Notice Bnf [173]
  172. Notice Bnf [174]
  173. Notice Bnf [175]
  174. Notice Bnf [176]
  175. Notice Bnf [177]
  176. a et b Notice Bnf [178]
  177. Notice Bnf [179]
  178. Notice CMBV [180]
  179. Notice Bnf [181]
  180. Notice Bnf [182]
  181. Notice CMBV [183]
  182. Notice Bnf [184]
  183. Notice Bnf [185]
  184. Notice Bnf [186]
  185. Notice Bnf [187]
  186. Université d'Oxford [188]
  187. Notice Bnf [189]
  188. Notice Bnf [190]
  189. Notice Bnf [191]
  190. Notice Bnf [192]
  191. Notice Bnf [193]
  192. Notice Bnf [194] [195]
  193. Data Bnf [196]
  194. Notice Bnf [197]
  195. Michel Vergé-Franceschi, p. 2017 [198]
  196. Catalogue Bnf [199]
  197. Notice Bnf [200]