Robert Fayrfax

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Robert Fayrfax, né le et décédé le , est un compositeur anglais de la Renaissance, considéré comme le plus important et influent des règnes des rois Henri VII et Henri VIII d’Angleterre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est né dans la ville de Deeping Gate dans le Lincolnshire[1]. Il a reçu la protection de la figure culturelle de tout premier plan de la cour Henry VII, la mère du roi, Lady Margaret Beaufort (1443-1509)[2]. Il a commencé sa carrière comme maître de chapelle à Saint-Alban’s à Londres en 1496 et a été nommé "Gentleman of the Chapel Royal" de 6 décembre 1497[3]. On lui a accordé l’aumônerie de la "Free Chapel" du château de Snodhill, un poste qui était donné un an plus tard à Robert Cowper, un autre "Gentleman". Il est signalé comme organiste de l’abbaye de Saint Albans de 1498 à 1502[3].

Fayrfax acquis le titre de Bachelor of Music de Cambridge en 1501, et le titre de Doctor of Music en 1504[4]. Plus tard, il a acquis le titre de Doctor of Music d’Oxford (par incorporation) en 1511[3]. Il devient membre de la fraternité sacerdotale Saint-Nicolas (une guilde de bedeaux de Londres, à laquelle appartenait de nombreux musiciens) en 1502. Au début du règne de Henri VIII en 1509, celui-ci accorda à Fayrfax la rente d’une exploitation dans le Hampshire et fit de lui plus tard un Poor Knight of Windsor (avec une attribution à vie de douze cents par jour) le 10 septembre 1514[5].

En 1520, il a dirigé la Chapelle royale lors du camp du Drap d’Or. Il mourut en 1521, peut-être à Saint-Alban, où il a été enterré[1].

Œuvre et influence[modifier | modifier le code]

De ses œuvres, ont survécu six messes, deux Magnificat, treize motets, neuf fragments de chansons et deux pièces instrumentales[5]. Une de ces messes n’est autre que l’« exercice » pour son doctorat, la messe Oh glorifica quam[3]. Une de ses messes, Regali ex Progenie a été copiée au King’s College de Cambridge et trois de celles-ci (Salve Regina, Regali Magnificat, et la Gratiae lumen Ave incomplète) ont été trouvées dans le livre de chœur d’Eton (en)[3]. Une de ses messes, O bone Jesu, commandé par Lady Margaret Beaufort est considérée comme la première « messe parodique »[5].

Il a été décrit comme « la figure de proue de l’establishment musical de son époque »[3] et comme « le compositeur le plus admiré de sa génération »[6]. Son œuvre a eu une influence majeure sur les compositeurs ultérieurs, y compris John Taverner (1490-1545) et Thomas Tallis (1505-1585)[3].

Sources[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Robert Fayrfax » (voir la liste des auteurs).

  1. a et b (en) D. M. Randel, The Harvard Biographical Dictionary of Music, Cambridge MA, Harvard University Press, 1996, p. 262.
  2. (en) J. Haar, European music, 1520-1640, Woodbridge, Boydell, 2006, p. 490.
  3. a, b, c, d, e, f et g (en) J. Caldwell, The Oxford History of English Music, vol. 1, Oxford, Oxford University Press, 1998, p. 210.
  4. (en) John Venn et John Archibald Venn, « Fairfax, Robert », dans Alumni Cantabrigienses, 10 volumes, Cambridge University Press, 1922–1958 [lire en ligne].
  5. a, b et c (en) D. M. Greene, Greene’s Biographical Encyclopedia of Composers, reproduisant Piano Roll fnd.[Quoi ?], 1985, p. 25.
  6. (en) H. Benham, John Taverner: His Life and Music, Aldershot, Ashgate, 2003, p. 66.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Enregistrements[modifier | modifier le code]