Macerata

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Macerata
Macerata
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la région des Marches Marches 
Province Macerata 
Code postal 62100
Code ISTAT 043023
Code cadastral E783
Préfixe tel. 0733
Démographie
Gentilé maceratesi
Population 43 019 hab. (31-12-2010[1])
Densité 468 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 18′ 00″ nord, 13° 27′ 00″ est
Altitude Min. 315 m
Max. 315 m
Superficie 9 200 ha = 92 km2
Divers
Saint patron San Giuliano l'Ospitaliere
Fête patronale 31 août
Localisation

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Liens
Site web http://www.comune.macerata.it

Macerata est une ville italienne d'environ 43 000 habitants, située dans la province de même nom, dans la région des Marches, en Italie centrale.

Géographie[modifier | modifier le code]

S'élevant sur une colline à 313 mètres au-dessus du niveau de la mer, Macerata domine les vallées des fleuves Potenza, au nord, et Chienti, au sud.

Comme pour de nombreux habitants des villes de la région, les habitants de Macerata ont vue sur la mer Adriatique à 30 km à l'ouest et sur les montagnes de l'Appenin central à 60 km à l'est.

Histoire[modifier | modifier le code]

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L'origine de Macerata remonte à la cité romaine de Helvia Recina, forme évoluée d'une cité italique antérieure datant probablement du IIIe siècle av. J.-C. et habitée des Picéniens. Les restes du théâtre romain du IIe siècle sont aujourd'hui la principale trace de l'antique cité et témoignent de sa relative prospérité. Lors du IVe ou Ve siècle, les invasions des Goths contraignirent la majeure partie des Riciniens à s'installer sur les collines où furent fondés les centres médiévaux de Macerata et Recanati.

Site de Helvia Ricina

En 1320 la décision du pape Jean XII de concéder à Macerata le siège épiscopal eut pour conséquence un accroissement de la population et un regain d’importance politique en raison de la fidélité de la Ville aux États pontificaux. Au cours de la seconde moitié du XIIIe siècle, presque partout les structures vicinales se transformèrent en systèmes seigneuriaux et ceci advint également à Macerata, l'exercice du pouvoir passa dans les mains d'un seul individu.

Le XVIe siècle constitue le siècle d’or de la ville, la vie citadine se manifeste par un renouveau politique et économique, où fut achevée la construction des murs d’enceinte et fut restructurée la place centrale. La ville est alors en nette expansion. Et dans la ferveur qui voit naître en Italie du XVIe siècle tant d’académies culturelles, le , Gerolamo Zoppio, professeur de poétique, rhétorique et philosophie morale à l'Université de Macerata fondée par Bartolo da Sassoferrato, alors réputée pour ses études sur Dante et Petrarque, fonda l’Accademia dei Catenati

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Au XVIIe siècle, la centralisation des pouvoirs à Rome, provoquée par la bulle pontificale De Bono Regimine du pape Clément VIII en 1592, se fit ressentir, jusqu’au siècle suivant. Dans la bourgeoisie, qui s'était consolidée, s’imposaient progressivement de l’étranger les idées des lumières, combattues avec virulence par le clergé. Le siècle se termina avec l’arrivée des troupes napoléoniennes, qui occupèrent toute la région des Marches ; l’événement fut accueilli avec enthousiasme dans la bourgeoisie et une partie du reste de la population, parce qu’ils voyaient en lui l’avènement de leurs aspirations à plus de libertés et de justice. Après la suppression des ordres religieux et de la forte pression fiscale, l'enthousiasme se transforma en un fort ressentiment qui conduisit en 1799 à un mouvement de rébellion qui contraignit les troupes napoléonienne à fuir la ville. Ces dernières revinrent plus fortes alors, le 5 juillet, et réussirent à prendre la cité et s’adonnèrent au pillage.

Nombre d’habitants de Macerata prirent parti au XIXe siècle aux campagnes pour l’indépendance italienne. Le , la cité reçut la visite de Giuseppe Garibaldi et de sa légion. Au cours du même mois débuta une campagne électorale, médiatisée par le gouvernement de la République avec la suppression de l’opprimante taxe sur le grain et les céréales.

Célébration en l’honneur de Garibaldi dans le sphéristère

Ils accueillirent favorablement la publication des décrets qui mentionnaient les futures élections, votant également le même Garibaldi qui pourtant, avec 2069 votes, arriva seulement treizième. Entre l’été et l'automne 1859, le mouvement libéral de Macerata alla en se renforçant à la suite de la tentative de Garibaldi d'annexer l’Italie centrale. Ce dernier fut bloqué par Victor-Emmanuel II à cause de l’hostilité des gouvernements toscan et romagnols. Pourtant, durant cette période, les libéraux maceratesi avaient gagné de nombreux soutiens de la part de tous leurs concitoyens, nobles, bourgeois, prêtres, carabiniers et petites gens. Le , Vittorio Emanuele II gagna Macerata accueilli de manière festive par le commissaire en chef de la Cité, Luigi Tegas. Le vote sur l'annexion à l'État libéral ou le maintien dans l’État pontifical, se déroulèrent entre le 4 et le . Le vote exprima une totale adhésion aux idéaux du Règne de Savoie : sur 4127 votants au total, 99.44% accueillirent favorablement l’annexion au Royaume d'Italie. Ce qui se réalisa le , par un décret signé à Naples par Vittorio Emanuele II.

Avec l’avènement du Fascisme, même à Macerata, il y eut de grands troubles à l’ordre public. Après la marche sur Rome, les fascistes prirent le pouvoir et traquèrent les socialistes. Macerata fut libérée le par les partisans du Commandant Augusto Pantanetti. L'économie fut remise en route essentiellement grâce à l’agriculture, au commerce et au secteur tertiaire, vrai moteur économique de la cité. Autour des années 1950, le principal problème fut celui de trouver un logement aux nombreuses personnes déplacées. Aussi se développa la zone périphérique et de nouvelles zones populaires. Dans les années 1980, la ville atteint un nouveau seuil démographique suite à la construction de nouvelles zones populaires dans les lieux-dits de Piediripa, Sforzacosta et Villa Potenza. Au début des années 1990, une forte immigration arrive sur une grande partie de l’Italie. Elle représente, pour la population traditionnelle actuelle, un changement notable des repères traditionnels.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sphéristère de Macerata.

La cathédrale[modifier | modifier le code]

la façade, inachevée, comporte un reste de campanile gothique flamboyant, érigé entre 1467 et1478 et attribué à Marino di Marco Cedrino. L’intérieur de l’église, vaste et lumineux, est l’oeuvre de Cosimo Morelli (en). Dans l’abside, un retable figurant saint Julien qui intercède auprès de la Vierge à l'enfant à cause de la menace de la peste, œuvre de Cristoforo Unterperger (en) (1786). Dans les chapelles latérales des œuvres intéressantes comme dans la seconde chapelle à droite : un retable du XVIIe siècle avec La Vierge entourée de saints, et enfin, une mosaïque avec l'Archange saint Michel dans le transept droit, réalisée en 1628.

Images[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
5 avril 2005 avril 2010 Giorgio Meschini Centre gauche  
avril 2010 En cours Romano Carancini Centre gauche  
Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Acquesalate, Acquevive, Botonto San Giacomo, Botonto Sant'Isidoro, Cervare, Cimarella, Cincinelli, Collevario, Consalvi, Corneto, Helvia Recina, Isola, Madonna del Monte, Montanello, Piediripa, Sforzacosta, Valle, Vallebona, Valteia, Villa Potenza

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Appignano, Corridonia, Montecassiano, Montelupone, Morrovalle, Pollenza, Recanati, Tolentino, Treia

Personnages liés à la commune[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Personnalité liée à Macerata.

Nés (et/ou morts) à Macerata[modifier | modifier le code]

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Ayant séjourné ou vécu à Macerata[modifier | modifier le code]

  • Bartolo da Sassoferrato, jurisconsulte du XIVesiècle et fondateur de l’Université de Macerata.
  • Joachim Murat, maréchal d’Empire a établi ses quartiers au palazzo Torri (via Garibaldi) en 1815, année de la Bataille de Tolentino.
  • Giuseppe Garibaldi y a séjourné quelques mois formant ladite legione Maceratese
  • Michel de Montaigne, au cours de son voyage en Italie, entre 1580 et 1581, est passé à Macerata. Voici ce qu'écrit le philosophe dans son journal de voyage, à propos de cette visite :

« Belle ville de la grandeur de Libourne, assise sur un haut en forme aprochant du ront, & se haussant de toutes pars egalemant vers son vantre. Il n’y a pas beaucoup de bastimans beaus. J’y remercai un Palais de pierre de taille, tout taillé par le dehors en pouinte de diamans carrée ; come le Palais du Cardinal d’Este à Ferrare cete forme de constructure est plesante à la veue. L’antrée de cete ville, c’est une porte neufve, où il y a descrit : Porta Boncompaigno, en lettres d’or ; c’est de la suite des chemins que ce Pape a redressés. C’est ici le siege du Legat pour le païs de la Marque[2] »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. Lire le texte complet à la page 81 du Journal de voyage de Montaigne en Italie publié par le site de l'université de Chicago