Pie X

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Pie X
pape et saint chrétien
Image illustrative de l’article Pie X
Pie X vers 1914.
Biographie
Nom de naissance Giuseppe Melchiorre Sarto
Naissance
Riese, Drapeau du Royaume de Lombardie-Vénétie Royaume de Lombardie-Vénétie
Ordination sacerdotale par Giovanni Antonio Farina
Décès (à 79 ans)
Rome, Drapeau du Royaume d'Italie Royaume d'Italie
Saint de l'Église catholique
Canonisation par Pie XII
Béatification par Pie XII
Pape de l'Église catholique
Élection au pontificat 68 ans)
Intronisation
Fin du pontificat
(11 ans et 16 jours)
Cardinal de l'Église catholique
Créé
cardinal
par le pape Léon XIII
Titre cardinalice Cardinal-prêtre de San Bernardo alle Terme
Évêque de l'Église catholique
Ordination épiscopale par Lucido Maria Parocchi
Patriarche de Venise
Évêque de Mantoue

Signature de Pie X pape et saint chrétien

Blason
Instaurare omnia in Christo
(« Tout restaurer dans le Christ »)
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Giuseppe Melchiorre Sarto, né le à Riese en Vénétie (alors dans le royaume de Lombardie-Vénétie, maintenant Riese Pie X, dans la province de Trévise, en Italie) et mort le à Rome, est le 257e pape de l’Église catholique sous le nom de Pie X (en latin : Pius X, en italien : Pio X) du à sa mort.

Le pontificat de Pie X est marqué par son opposition absolue au modernisme, mais aussi par des réformes ecclésiales, notamment en ce qui concerne la réception quotidienne de l'eucharistie ou la réduction de l'âge minimum des enfants pour l'admission à la première communion.

Il est béatifié le , puis canonisé le  : il est donc « saint Pie X » pour les catholiques. Sa fête liturgique a été fixée en 1955 au , puis au à partir de 1969.

Jeunesse et itinéraire pastoral[modifier | modifier le code]

Giuseppe Sarto jeune.

Il est né dans une famille très modeste. Son père, Giovanni Battista Sarto (1792-1852), est facteur rural et appariteur de Riese[1]. Sa mère, Margherita Sanson (1813-1894), est couturière[2].

Deuxième d'une famille de dix enfants, Giuseppe Sarto veut être prêtre depuis son enfance, mais la situation économique de sa famille ne le permet pas. C'est le curé de sa paroisse qui trouve le soutien financier, grâce auquel Giuseppe peut entrer au grand séminaire de Padoue, à l'âge de 15 ans, à l'automne 1850. Son père meurt en 1852. Lors de sa dernière année d'études, il est nommé « directeur du chant des clercs » de l'école de chant grégorien, créée par l'évêque de Padoue Grégoire Barbarigo († 1697)[b 1].

Giuseppe Sarto est ordonné prêtre le [b 2]. En même temps, se répand la nouvelle qu'une jeune Française, dénommée Bernadette Soubirous, aurait été témoin d'apparitions de la Vierge Marie.

Giuseppe Sarto est nommé vicaire de la paroisse de Tombolo[a 1]. Il crée une petite école de chant grégorien pour que les paroissiens puissent participer au chant de la messe[a 1].

L'année suivante, François-Joseph Ier d'Autriche déclare la guerre au royaume de Sardaigne. Allié à l'empereur des Français, Napoléon III, le roi Victor-Emmanuel II de Sardaigne défait les troupes autrichiennes. L'Autriche cède la riche province de Lombardie et sa capitale, Milan, mais la Vénétie reste autrichienne. Ayant annexé la quasi-totalité de la botte italienne, le roi de Sardaigne se proclame roi d'Italie et transfère sa capitale à Florence. En 1866, l'Autriche est vaincue par la Prusse qui l'écarte de la sphère politique allemande. Pour prix de sa neutralité, la France reçoit la Vénétie, qu'elle rétrocède à son allié italien. L'abbé Sarto n'est plus sujet du très catholique empereur d'Autriche mais du libéral roi d'Italie.

L'abbé Sarto est nommé archiprêtre de Salzano en 1867, puis chanoine de la cathédrale de Trévise en 1875[2]. Parallèlement, il devient directeur spirituel du séminaire diocésain.

En , le roi d'Italie annexe la Latium et transfère sa capitale à Rome. Les États pontificaux sont rayés de la carte. Âgé de 78 ans, le pape Pie IX, se considérant prisonnier, s'enferme dans ses palais du Vatican. Il meurt en 1878. Le conclave élit l'archevêque de Pérouse, qui prend le nom de Léon XIII et prône une politique de réconciliation et d'ouverture.

En 1882, lors du congrès européen d'Arezzo pour la musique sacrée, en tant que chancelier de l'évêché et directeur spirituel du grand séminaire, le chanoine Sarto soutient les moines de l'abbaye Saint-Pierre de Solesmes en faveur de la restauration du chant grégorien, alors que le pape Léon XIII défend plutôt le chant néo-médicéen[a 1].

Sarto, jeune évêque.

En 1884, il est consacré évêque de Mantoue[2].

Il effectue deux visites pastorales et organise un synode diocésain avant d'être nommé contre son gré patriarche de Venise en 1893. Il reçoit la barrette de cardinal-prêtre (pour la paroisse de San Bernardo alle Terme) lors d'un consistoire secret en . Le gouvernement italien refuse d'abord son exequatur au motif que sa nomination a été le fait du gouvernement austro-hongrois. Sarto doit attendre 18 mois avant d'être reçu dans son nouveau diocèse.

À Venise, il publie le une Lettre pastorale sur le chant d'Église en présentant des principes généraux pour l'organisation et la réalisation de la prière commune, chantée et liturgique[a 1].

Giuseppe Sarto, cardinal.

Élection[modifier | modifier le code]

Portrait de Pie X revêtu des parements liturgiques, réalisé peu après son élection.

Léon XIII meurt en 1903. Son successeur le plus probable est le secrétaire d'État, le cardinal Mariano Rampolla del Tindaro, qui totalise 29 voix lors du premier scrutin, et Sarto 5 voix. Mais chaque vote voit progresser le score de ce dernier tandis que celui de Rampolla tend à se tasser. La révélation au conclave de l'exclusive lancée par l'Autriche-Hongrie à l'encontre de Rampolla scandalise l'ensemble du Sacré-Collège et Sarto refuse la perspective d'être élu pontife. Cependant, ayant cédé aux instances du cardinal-doyen Luigi Oreglia di Santo Stefano, et de l'archevêque de Milan, Andrea Carlo Ferrari, il finit par accepter. Le , Sarto est donc élu pape en dépassant largement les deux tiers des suffrages nécessaires (50 sur 62)[3]. Il a alors 68 ans.

Il choisit de prendre le nom de Pie X en souvenir des papes du XIXe siècle qui « [avaient] courageusement lutté contre les sectes et les erreurs pullulantes ». Il est intronisé le . Un de ses premiers actes est d'interdire l'exclusive, pratique qui avait empêché Rampolla d'être élu.

Pontificat[modifier | modifier le code]

Photo de Pie X.

Le nouveau pape a pour particularité de n'avoir aucune expérience diplomatique, ni véritable formation universitaire. Il s'entoure de personnalités comme le cardinal Rafael Merry del Val, Espagnol de 38 ans, polyglotte et directeur de l'Académie des nobles ecclésiastiques, dont Pie X fait son secrétaire d'État.

Issu d'un milieu populaire et voulant continuer de vivre dans la simplicité, Pie X fait aménager au Vatican un appartement d'une grande austérité.

Conservateur et réformateur[modifier | modifier le code]

Le nouveau pape s'écarte de la conception conciliatrice de son prédécesseur, et affiche tout de suite une politique conservatrice. En matière administrative, il se montre pourtant réformateur : il confie à Pietro Gasparri une refonte du droit canonique, qui aboutit à la promulgation du Code de droit canonique de 1917.

Il publie le Catéchisme de la doctrine chrétienne (aujourd'hui appelé Catéchisme de Pie X), ainsi que les Premiers Éléments de la doctrine chrétienne (ou Petit Catéchisme de Pie X). Ce catéchisme a fait l'objet d'un éloge pontifical public de Benoît XVI lors de l'audience générale du [4].

Sur le plan financier, il réunit les revenus du denier de Saint-Pierre et ceux du patrimoine du Vatican puis fait acheter de nouveaux bâtiments. Il réforme l'organisation de la curie romaine par la constitution Sapienti consilio[5] du , supprimant des dicastères devenus inutiles et en concentrant les prérogatives des différents organes.

Avec le décret «Singulari quadam (es) »[6] du , Pie X demande que les enfants fassent leur première communion dès l'âge de 7 ans, ce qui aboutit en pratique à une inversion de l'ordre traditionnel des sacrements, en plaçant la communion avant la confirmation[7]. Rite de passage important du début de l'adolescence, l'ancienne première communion qui se célébrait vers douze ans est alors maintenue en France en se transformant en cérémonie de profession de foi ou « communion solennelle ».

Antimodernisme[modifier | modifier le code]

Pie X dans les jardins du Vatican.

Le modernisme est à l'époque une tendance théologique considérée par les courants intransigeants, dominant les autorités catholiques d'alors, comme « déviante » et menant à l'hérésie.

Dans la constitution apostolique Lamentabili sane exitu (1907), Pie X condamne formellement 65 propositions dites « modernistes », rappelées dans l'encyclique Pascendi. Celle-ci rejette notamment les thèses d'Alfred Loisy qui est excommunié.

Le résumé de la position antimoderniste est donné dans le motu proprio Sacrorum antistitum de 1910, encore appelé serment antimoderniste, que chaque prêtre est tenu de prononcer jusqu'à sa suppression en 1967. En 1914 sont publiées les 24 thèses soutenant le thomisme. Quarante ecclésiastiques refusent de prêter serment.

Parallèlement, Pie X encourage personnellement la constitution du réseau dit « La Sapinière », créé par Umberto Benigni et destiné à lutter contre les catholiques soupçonnés de « modernisme », dans une organisation que l'historien Yves-Marie Hilaire décrit comme un système de « combisme ecclésiastique »[8].

La « question française »[modifier | modifier le code]

Pie X sur une ancienne photographie en couleur de 1907.

Il fait face à la loi française de séparation des Églises et de l'État, votée par le parlement le , et qui s'inscrit dans le prolongement de la politique anticléricale menée par le précédent gouvernement d'Émile Combes, qui a ordonné la dissolution des congrégations religieuses et l'expulsion des religieux réguliers : enseignants, personnel des hospices, etc. (pendant de longues années, les religieux congréganistes désireux d'enseigner devront porter la soutane du clergé séculier).

Pie X se montre moins conciliant et plus dogmatique que son prédécesseur, Léon XIII.

Bien que la majorité des évêques français conseille de se plier à la loi, Pie X interdit toute collaboration par l'encyclique Vehementer nos (), l'allocution consistoriale Gravissimum (), et l'encyclique Gravissimo officii munere (), que Louis Duchesne baptise malicieusement « Digitus in oculo » (« doigt dans l'œil »). Le pape affirme alors que la « loi […], en brisant violemment les liens séculaires par lesquels [la] nation [française] était unie au siège apostolique, crée à l'Église catholique, en France, une situation indigne d'elle et lamentable à jamais »[9].

Cette opposition du pape à la loi française a pour conséquence de compromettre la création des associations cultuelles, prévues par la loi, et de faire transférer les biens immobiliers de l'Église au profit de l'État. Ce n'est qu'en 1923 que la situation est débloquée par la création des associations diocésaines.

En 1911, le concordat portugais prend pareillement fin.

Relations avec le royaume d'Italie[modifier | modifier le code]

À l'instar de ses prédécesseurs Pie IX et Léon XIII, Pie X maintient sa position de prisonnier du Vatican née de la prise de Rome par les forces armées du royaume d'Italie le . Toutefois, face à la montée du socialisme, il assouplit le non expedit. Dans son encyclique de 1905, Il fermo proposito, il autorise les évêques à offrir une dispense permettant aux paroissiens d'exercer leurs droits législatifs lorsque « le bien suprême de la société » est en jeu[10].

Liturgie[modifier | modifier le code]

Avec sa connaissance du chant grégorien et de sa restauration, Pie X achève la plus importante centralisation de la liturgie de l'Église romaine depuis l'époque de Charlemagne, par la publication des livres en latin à la place des liturgies locales. Désormais, l'Église catholique va célébrer ses offices de la même manière jusqu'au IIe concile du Vatican.

Pie X publie son motu proprio « Inter pastoralis officii sollicitudes[11] » le , fête de Sainte-Cécile, patronne de la musique. Dans ce motu proprio, il précise ses instructions concernant la musique sacrée de l'Église romaine.

Pie X est également le fondateur de l'Institut pontifical de musique sacrée à Rome, en 1910[12]. La fondation de cet établissement avait été proposée par Dom Angelo de Santi, le théologien et musicologue de Léon XIII et vieil ami de Pie X, qui est donc nommé le premier directeur de l'institut[13],[14].

Dernières années[modifier | modifier le code]

Pie X sur son lit de mort le 20 août 1914.

Dans l'encyclique Lacrimabili Statu du [15], Pie X s'élève contre le sort réservé aux Indiens d'Amérique du Sud et appelle les archevêques et évêques à agir en leur faveur, dénonçant les massacres, l'esclavage et les autres traitements indignes auxquels étaient soumises les populations indigènes, y compris par des catholiques, comme l'avait déjà dénoncé son prédécesseur Benoît XIV en 1741 mais sans grand effet.

Pie X est bouleversé lorsqu'éclate la Première Guerre mondiale, mais la question se pose de savoir s'il a tenté de la prévenir et si son entourage l'y encourageait[16]. Même si selon une anecdote encore acceptée par Y.-M. Hilaire[17] mais mise en doute par plusieurs historiens[18], y compris des catholiques[19], le pape refuse sa bénédiction aux armées austro-hongroises, disant « Je ne bénis que la paix », Rafael Merry del Val, toujours secrétaire d'État, ne tente rien pour dissuader l'Autriche-Hongrie d'entrer en guerre contre la Serbie. En tout état de cause, l'influence papale reste faible face à la montée des passions nationalistes[17] et l'attitude du Saint-Siège semble incohérente[20].

La guerre éclate et s'étend à toute l'Europe dans les premiers jours d'. Pie X est affecté par une bronchite et meurt le (à 79 ans), causant une grande émotion chez les fidèles auprès desquels il est populaire[21].

Canonisation[modifier | modifier le code]

Image pieuse de saint Pie X.

Après sa mort, la dévotion envers Pie X ne cesse pas. Sa cause est ouverte dès le et on érige à Saint-Pierre de Rome un monument en sa mémoire pour le vingtième anniversaire de son accession au pontificat. Devant l'afflux des pèlerins venus prier sur sa tombe dans la crypte de la basilique Saint-Pierre, on fait sceller une croix de métal sur le sol de la basilique, afin que les pèlerins puissent s'agenouiller juste au-dessus de son tombeau. Des messes y sont dites jusqu'à l'avant-guerre.

Le , Pie XII prononce un discours à sa mémoire et le , en pleine guerre, « l'héroïcité de ses vertus » est proclamée. Peu après Pie X est déclaré « serviteur de Dieu ».

La Congrégation des rites ouvre alors le procès de béatification examinant en particulier deux miracles. En premier lieu, celui intervenu auprès de Marie-Françoise Deperras, religieuse qui, d'après les Acta Apostolicæ Sedis, était atteinte d'un cancer des os dont elle aurait été guérie en [22] et en second lieu celui d'une sœur Benedetta de Maria, de Boves (Italie), qui aurait été guérie d'un cancer de l'abdomen en 1938.

Ces deux miracles sont officiellement approuvés par Pie XII, le , et aboutissent à la lettre de béatification de Pie X le suivant. La cérémonie elle-même a lieu le en la basilique Saint-Pierre, en présence de 23 cardinaux, de centaines d'archevêques et d'évêques et d'une foule de 100 000 pèlerins. Pie XII parle alors de Pie X comme du « pape de l'Eucharistie », pour avoir permis l'accès de la communion aux jeunes enfants et autorisé la communion eucharistique quotidienne[23].

Châsse de saint Pie X dans la Basilique Saint-Pierre.

Le son corps est transféré de la crypte à son emplacement actuel sous l'autel de la chapelle de la Présentation, à l'intérieur de la basilique, dans un sarcophage de bronze ajouré par un vitrage.

Le , deux miracles sont reconnus par l'Église catholique, en premier lieu celui qui aurait permis la guérison d'un avocat italien — Francesco Belsami — d'un abcès pulmonaire, et l'autre celui qui aurait permis la guérison d'une religieuse — Sœur Maria-Ludovica Scorcia — affectée d'un virus du système nerveux[24]. La messe de canonisation célébrée par Pie XII est suivie par une foule de 800 000 fidèles.

Pie X est le premier pape depuis le XVIe siècle à être canonisé, le dernier ayant été en 1712 Pie V qui avait régné de 1566 à 1572.

La fête de Saint-Pie X est célébrée le dans le nouveau calendrier liturgique[25]. Il est fêté le dans l'ancien calendrier. Dans les prieurés de la FSSPX (Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X), sa fête est une fête de 1re classe.

La basilique souterraine, plus récente et plus vaste des basiliques de Lourdes, est placée sous son patronage. Une relique de Saint Pie X est exposée à la chapelle 'Pax Christi'.

Dans la culture[modifier | modifier le code]

En 1913, Guillaume Apollinaire, exprimant la lassitude de l'Antiquité gréco-romaine et lui opposant le christianisme, qui « seul en Europe n'est pas antique », écrit dans son poème Zone un éloge paradoxal du pape qui avait condamné le modernisme :

« L'Européen le plus moderne c'est vous, pape Pie X[26]. »

En 1952, Pie X est l'un des principaux personnages du film Les hommes ne regardent pas le ciel d'Umberto Scarpelli. Le film revient sur la vive inquiétude du souverain pontife à la veille du déclenchement de la Première Guerre mondiale, alors qu'il tente d'appeler les nations à la paix. Il y est interprété par Henri Vidon[27].

En 2016, la personnalité de Pie X influence l'élaboration du personnage de Pie XIII dans la série The Young Pope de Paolo Sorrentino. Comme Pie X, Lenny Belardo (Jude Law) affirme un conservatisme intransigeant sur certains sujets, quitte à s'attirer les foudres de ses contemporains. Dans le premier épisode, le personnage contemple longuement un portrait de Pie X, ce qui semble accréditer cette filiation idéologique.

Ce pape fictif jouit d'une grande popularité et se montre capable de faire des miracles. Le plus significatif d'entre eux a lieu dans la série The New Pope (2020), où le pontife déchu parvient à guérir un jeune garçon rachitique et pratiquement agonisant. Ce moment peut faire écho à un épisode du pontificat de Pie X : le souverain pontife, prenant une fillette paralysée sur ses genoux, l'aurait immédiatement guérie. Lors d'une autre audience, il aurait également guéri le bras paralysé d'un homme adulte, qui revenait d'un pèlerinage infructueux à Lourdes[28]. Ces récits ont contribué à accroître la réputation de sainteté de Pie X de son vivant.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Appariteur de mairie : il était chargé de parcourir les rues du village afin d'annoncer les événements de la commune (crieur public) et les instructions de la mairie.
  2. a b et c (it) [1].
  3. Charles Ledré, Pie X, Spes-Paris, 1952, pp. 77-89.
  4. [2].
  5. La Curie romaine: notes historiques et canoniques d'après la constitution "Sapienti consilio" et les autres documents pontificaux.
  6. Le décret «Quam singulari» et le programme de réformes du pape Giuseppe Sarto.
  7. Henri Bourgeois, « La place de la confirmation dans l'initiation chrétienne », nouvelle revue théologique, vol. 115, no 4,‎ , p. 516-542 (lire en ligne).
  8. Yves-Marie Hilaire (dir.), Histoire de la papauté : 2 000 ans de mission et de tribulations, éd. Seuil/Tallandier, 2003, p. 435.
  9. « Vehementer nos : Lettre encyclique de sa Sainteté le pape Pie X au peuple français », sur le site du Vatican : [3].
  10. (it) Pape Pie X : Il Fermo Proposito. Le Saint-Siège, (consulté le ) : Article en italien sur l'encyclique Il fermo proposito (it)
  11. [4].
  12. [5].
  13. (it) Notamment, la première photo est celle de Dom Angelo de Santi, dit le Père de Santi.
  14. (it) (Dizionario-Biografico).
  15. (en) Texte de l'encyclique Lacrimabili statu, sur le site de Vatican.
  16. Le Saint-Siège et la Première Guerre mondiale. Publications de l'École Française de Rome. Année 1987 95 ; p. 123-137, Philippe Levillain.
  17. a et b Hilaire p. 436.
  18. Martin Benoist, « Été 1914, la Papauté face à la guerre », La Nouvelle Revue d'histoire HS no 8, p. 59-61.
  19. Francis Latour (chargé de cours à l'Institut catholique de Paris), dans son livre La Papauté et les problèmes de la paix pendant la Première Guerre mondiale (L'Harmattan, 1996, p. 26), met au conditionnel aussi bien la demande faite par le prince Schönburg que la réponse (« je ne bénis pas les armes, mais la paix ») de Pie X. Il signale que l'historien catholique Daniel-Rops, dans son Histoire de l'Église (t. VI, vol. 2, Paris, 1963, p. 376) émet un doute très net. Charles Maurras aurait visiblement aimé que l'anecdote fût vraie, mais il ne la raconte qu'au conditionnel dans son livre La Démocratie religieuse (1921), rééd. 1970, Nouvelles Éditions latines, p. 11.
  20. Francis Latour, p. 27.
  21. Hilaire, p. 436.
  22. Pierre Delooz, Les Miracles : un défi pour la science ?, éd. De Boeck Université, 1997, p. 72 [lire en ligne].
  23. Des miracles en procès. En 1907, l’encyclique Pascendi de Pie X condamne l’interprétation « rationaliste » des phénomènes inexpliqués reconnus.
  24. Fr. Christian Thouvenot, loc. cit.
  25. Marie-Hélène Congourdeau et Jacques Fournier, Le livre des saints : Calendrier et sanctoral de l'église universelle, Brepols, (ISBN 978-2-503-83041-4), p. 461
  26. Guillaume Apollinaire, un poète catholique ?. Aleteia.
  27. (it) www.webngo.net, « GLI UOMINI NON GUARDANO IL CIELO regia di Umberto Scarpelli con Henri Vidon, Tullio Carminati, Isa Miranda, Corrado Annicelli, Miranda Campa, Antonio Centa, Giannina Chiantoni, Teresa Franchini, Luigi Cimara, Mario Mazza, Luca Cortese, FilmScoop.it vota e commenta film al cinema », sur filmscoop.it (consulté le )
  28. René Bazin, Pie X, Flammarion, (lire en ligne)

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • René Bazin, Pie X, Ernest Flammarion, Paris 1928, 267 p.
  1. p. 27-28.
  2. p. 28.
  1. a b c et d p. 163.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]